3409 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
393 critiques spectateurs
5
54 critiques
4
124 critiques
3
105 critiques
2
70 critiques
1
30 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Lemouze
1 abonné
13 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 1 février 2025
Ayant lu le bouquin il y a quelques années (ce qu’il faut de nuit de Laurent Petitmangin ) , j’avais été touché par ce père veuf qui élève deux fils bien différents. La performance de Vincent Lindon, comme souvent , est tout simplement éblouissante. Un film noir, dur, sans concession, qui soulève bien des questions sur notre société de violence.
C'est long , ultra long, même le générique de fin arrive alors que la salle était en pleine torpeur.. Certaines scènes dures inutilem, le scénario part d'une bonne idée ( assez classique de père et fils) , mais Hélas trop peu de prise de risques, et c'est fortement académique.. Bref Vincent Lindon sauve comme toujours le film du naufrage complet... Mais que c'est long .
Excellente interprétation des trois personnages principaux et un sujet très intéressant. Alors pourquoi avoir raté la réalisation avec une bande-son inadaptée, une mise scène sans contraste et un scénario sans émotions finalement.... Une déception
Parfaitement joué par une équipe d'acteurs très convaincants. On regrette un peu que la dérive du fils ainé vers l'extrême droite et la violence ne soit pas davantage étudiée, expliquée,. Rien n'est dit sur la séduction qu'exercent ces mouvements extrêmes et le film se concentre sur les rapports familiaux. C'est un peu court pour en faire un grand film.
Ce film nous interroge sur l’identification des facteurs vitaux qui assurent l’union dune famille : besoins vitaux, espaces d’autonomie, projets de developpement personnel, etc. Le film nous invite à y réfléchir urgemment
Jouer avec le feu est une claque ! S'Y mêlent tension émotionnelle et réflexion sur la parentalité et les relations entre freres. Vincent Lindon, y est intense et juste en homme confronté à des choix moraux difficiles. Les deux jeunes acteurs sont impressionnants de justesse Le scénario de "Jouer avec le feu" aborde des thèmes universels tels que la peur, la responsabilité le tt tt en nuances. Les échanges entre ceux qui incarnent les figures de la jeunesse et de l'autorité, sont souvent chargés de tension, contribuant à l’atmosphère dramatique du film. Les choix visuels, notamment l'utilisation d'un éclairage naturel et des plans rapprochés, renforcent l'intensité émotionnelle des scènes Le film aborde l la question des choix moraux dans des situations de crise, posant des questions sur la responsabilité individuelle et collective.
Je ne m'étendrais pas sur le thème de l'extrême droite qui est abordée dans le film car tout un chacun comprend que c'est LE mauvais choix qui bousille la vie du personnage joué par Benjamin Voisin. Les acteurs sont tous excellents. Ce qui marque c'est l'amour que se portent les trois personnages : c'est un amour infaillible et réel. Et pourtant, cet amour n'empêche pas la catastrophe. On se dit "comme c'est dur d'être parent, comme c'est dur d'éviter à nos enfants de faire les mauvais choix". Les raisons du choix du fils ainé se laisse deviner bien sûr mais on reste effondré face à cette vie perdue, d'autant plus que ce fils est loin d'être un personnage tout noir. Mais toute idéologie extrême (droite comme gauche, sectaire) se loge dans les failles des personnes. Qu'est-ce qui sauve alors ? Le dialogue, l'échange, la présence que le père n'a pas su faire ou donner ? En tout cas, on sort du film chamboulés en ce promettant qu'on ne lâchera jamais nos enfants.
Ce drame social est porté par un trio d'acteurs (notamment Vincent Lindon toujours aussi impeccable) qui malgré quelques longueurs emporte l'adhésion et finit même par bouleverser. La lente descente aux enfers d'un père désemparé par les fréquentations de son fils ainé qui succombe aux idées extrémistes de droite fait malheureusement écho au quotidien que peut vivre beaucoup de foyers. Sans sombrer dans un pathos dégoulinant, les soeurs Cousin parviennent à distiller une émotions sincère qui finira à provoquer de fortes secousses intérieures....
Très beau film d'Hommes réalisé par les deux soeurs Muriel et Delphine Coulin.... En fait un drame autour de la relation entre un père et ses deux fils, ce père joué remarquablement encore par Vincent Lindon, qui fait "au mieux" après le décès de sa femme. Un rôle sur mesure pour lui, écorché par la vie, travailleur, confronté à l'éducation de deux adolescents, pas toujours synonyme de long fleuve tranquille ! Son interprétation me fait penser naturellement à "Welcome" et d'autres bien sur, par son flegme, son regard profond et sa signature relativement avare de paroles. Il est extra ! Les deux ados Fus ( Benjamin Voisin ) nous avait déjà tapé dans l' oeil dans "Eté 85" et surtout "Les âmes soeurs", très prometteur, et Louis ( Stefan Crepon ) tisse progressivement un parcours attachant. Excellent questionnement proposé par nos deux réalisatrices... notamment dans la dernière partie : que feriez vous à sa place ? Voilà des films dont la portée ne s' éteint pas à la sortie du cinéma.... j' adore.... !!**
Un VRAI film sur la VRAIE vie. Vincent Lindon toujours aussi excellent… On ne peut que s’identifier à ce père veuf qui sent l’éducation avec son aîné lui échapper. Les deux jeunes acteurs sont aussi excellents, mis en lumière par de superbes plans et une bonne mise en scène. Il y a quelques longueurs, d’où le 4/5.
Dans "Jouer avec le feu" , Pierre, cheminot veuf, n’a que ses mains pour travailler, que ses principes pour tenir debout. Il a élevé ses fils dans l’idée d’un monde juste, où la lutte ouvrière et la fraternité façonnent les destins. Mais le vent tourne, et c’est un fils qu’il ne reconnaît plus lorsqu'il se dresse face à lui. Fus, l’aîné, glisse vers un ailleurs qu’il ne comprend pas, happé par un groupe d’extrême droite.
Mais le film ne se contente pas d’être un drame familial. Le film pose une question : Pourquoi un fils d’ouvrier, élevé dans des valeurs progressistes, se laisse-t-il séduire par une idéologie qui trahit tout ce que son père lui a appris ? La réponse ne tient pas en une ligne. C’est tout le trouble du film : explorer la séduction du radicalisme sans jamais l’excuser, montrer comment l’extrême droite ne se construit pas seulement dans le vacarme des propos, mais dans les interstices de notre société.
Le cinéma a souvent buté sur cet écueil : comment représenter la fascination sans l’alimenter ? Jouer avec le feu frôle souvent cette limite. En s’immergeant dans le quotidien du groupe, en captant la ferveur des rituels, la solidarité virile qui s’y noue, le film restitue la force d’attraction sans la déconstruire suffisamment.
La trajectoire du fils suit un schéma narratif presque mécanique : il découvre un groupe d'extrême droite, se laisse endoctriner, passe à l'acte et finit en prison. Ce choix scénaristique pose plusieurs problèmes car il réduit la radicalisation à un parcours forcément extrême et criminel, alors que dans la réalité, elle s'exprime souvent par des engagements plus diffus, occultant les formes plus insidieuses de la dérive idéologique, comme la normalisation du discours radical et la banalisation de certaines idées. Il donne l'impression que la radicalisation mène inévitablement à un acte de violence spectaculaire, alors que beaucoup de jeunes basculent sans pour autant devenir criminels.
Le problème du film réside là, exonérer les formes de radicalisation plus modérées mais tout aussi problématiques. En associant la radicalisation uniquement à la violence extrême, Jouer avec le feu donne l'illusion que tant qu'un individu ne commet pas d'acte criminel, son engagement reste anodin ou inoffensif. Le film met en avant l'idéologie d'extrême droite comme un engrenage qui mène inévitablement au crime.
Par ailleurs, il laisse penser que la justice résout la question de la dérive idéologique, alors qu'en réalité, la prison est parfois un lieu où ces idéologies se renforcent plutôt que de disparaître.
Un autre problème du film est de laisser une question en suspens : pourquoi et comment ce jeune homme bascule-t-il ? L’engrenage est montré, mais jamais véritablement expliqué. En évitant d’explorer les influences concrètes, les failles psychologiques et les fractures sociales qui nourrissent ces dérives, Jouer avec le feu se heurte à une limite : celle de faire paraître que se radicaliser est une fatalité.
Et pourtant, ce qui demeure aussi après la projection, ce n’est pas la trajectoire du fils, mais l’effondrement du père. Pierre incarne une génération qui croyait à la transmission, à l’héritage des luttes, et qui se retrouve face à une jeunesse qui cherche ailleurs. Son impuissance est le véritable cœur battant du film. Lindon n’a pas besoin de longs dialogues : sa présence suffit à faire exister ce basculement du monde, ce vertige d’un père qui comprend trop tard qu’il a perdu son fils bien avant de le voir partir. Cependant, tout le monologue au tribunal n'a aucun intérêt.
La scène finale, qui enferme Fus derrière les murs d’une prison, n’a rien d’une résolution. Au contraire, elle laisse une brûlure ouverte, une question sans réponse : et après ? Que reste-t-il, une fois que les cendres sont retombées ?
J’ai beaucoup aimé ce film original et émouvant. Les trois acteurs principaux sont fantastiques, comme le sont tous les rôles secondaires. Je n’aime pas trop Vincent Lindon d’habitude, mais là il faut reconnaître qu’il est très bien. J’ai ri, j’ai pleuré, et je me souviendrai longtemps de cette histoire. À ne pas manquer !!!
Un film français "engagé", avec un bon jeu d'acteur par Vincent L Malheureusement c'est pour moi le seul point positif Le synopsis est vraiment décevant et aurait pu être plus réaliste. Il s'agit d'un fils qui commence a traîner avec des groupes extrémistes (ici de droite mais qui aurait pu être de gauche ce qui finalement aurait donné plus de crédit au scénario). On voit le fils sombrer dans la violent mais d'un manière très caricaturale avec un père déconnecté qui cumule les stéréotypes connus dans ce nouveau "cinéma francais"