Un film douloureux ou l’on assiste à l’impuissance d’un père aimant et attentionné face à la lente dérive d’un de ses fils emporté par des mouvements extrêmes. C’est effrayant de réalisme de part sa teneur et l’incarnation sobre, juste et intense des 3 personnages. Seules quelques longueurs viennent nuancer le tableau.
Le coup de génie des deux réalisatrices fût d'obtenir la participation comme vedette de Vincent Lindon, acteur capable à lui seul de porter un film au scénario brinquebalant.
Le problème de " jouer avec le feu" est surtout qu'il n'est pas écrit. Pauvreté continuelle des dialogues ( seule la tirade de Lindon à dix minutes de la fin semble avoir été travaillée), scénario terne, il reste un sujet mais il n' est pas complétement traité.
Plaidoyer contre l'intolérance, le scénario évite totalement de s'interroger sur ses causes.
On passe sur l'oubli total d'une tentative d'expliquer, d'éclairer, les causes qui provoquent le fanatisme au sens large et celles qui ont pu animer le personnage du jeune homme ( rien sur le rapport à la mère avant sa disparition, ni sur le choc d'apprendre son décès...)
Bref, la superficialité du traitement du sujet laisse un sentiment mitigé. Il reste les scènes avec Vincent Lindon toutes réussies, mais dès qu'il n'est plus présent à l'écran, " jouer avec le feu" s'éteint, dépourvu de la moindre saveur.
Un film fort , intense et poignant . Les 2 réalisatrices ont réussi un film juste et profond sur un sujet complexe . Les acteurs sont épatants .On sort marqué par cette histoire . Je le conseille vivement.
Un film avec Vincent Lindon c'est toujours un évènement, et celui-ci ne fait pas exception. Il y incarne un père qui élève seul ses deux enfants, tandis que l'un est en passe d'intégrer une prestigieuse université parisienne, l'autre fréquente un groupuscule d'extrême-droite. Ce film démontre de façon magistrale qu'il n'est point besoin de montrer des scènes d'ultra-violence pour la suggérer, faire état de ses conséquences ravageuses et en faire un vrai sujet de débat, les faits divers que l'on entend dans les médias entrent en résonance avec ce scénario d'une brûlante actualité et la parole prise par le père lors du procès de son fils est à graver en mémoire dans le disque dur de notre société ultra-connectée. Vincent Lindon est, comme à son habitude magnétique et incandescent dans ce rôle d'un père aimant et dévoué, d'une moralité irréprochable mais dépassé par les évènements, tant il est vrai que l'amour peut beaucoup mais ne peut rien sans un consentement mutuel. Le film parle de la fibre paternelle à travers l'adversité , de l'amour filial et de la fibre fraternelle aussi. Il est tiré du roman "Ce qu'il faut de nuit" de Laurent Petitmangin, Prix Fémina des lycéens en 2020 (et de nombreux autres prix) et il donne d'ailleurs très envie de lire le roman.
Spectacle sans intérêt. Film parisien dans toute sa splendeur qui veut donner des bons points et des mauvais mais sans avoir le niveau pour le faire. Lindon encore dans le rôle du moralisateur.
Magnifique récit, photo, jeu . J’ai découvert le film à une avant première : merci aux réalisatrices d’avoir confié cette histoire ( tirée du roman « ce qu’il faut de nuit » de Laurent Petitmangin ) ces rôles profonds, complexes aux acteurs. C’est tellement fort de dévoiler une nouvelle facette , encore jamais vue, de Vincent Lindon . Les deux fils - extraordinairement incarnés par Benjamin Voisin et Vincent Crepin- sont des personnages complexes . Le film nous emmène avec finesse et un rythme qui le rend crédible, dans le quotidien de ce trio masculin et comme le père et le frère aimants, nous assistons à la sortie de route de l’ainé . La tendresse et la tension sont subtilement liées, la violence plus souvent suggérée que « montrée « . À voir absolument.
Un peu lent parfois, mais une histoire forte avec un père de famille et ses fils. Lindon et Voisin sont au top, il est compliqué derrière notre écran de cinéma de ne pas pouvoir faire quelque chose pour empêcher ce qui arrive..
" Jouer avec le feu" est un film qui nous laisse quelques bons moments à défaut de quelques bonnes surprises.Vincent Lindon est un très bon acteur mais il ne se renouvelle pas, enfermé dans des films " problèmes de société" qui sont très nombreux , trop nombreux , en ce moment.Ici , toutefois, les problèmes, sans être délaissés, restent souvent au second plan!il s'agit avant tout de l'histoire d'un père qui est contraint, avec un métier difficile, d'élever seul deux grands adolescents, limite adulte, de leurs rapports entre eux, une belle histoire en fin de compte!certes le film de Delphine et Muriel Coulin présente des imperfections sur la forme où la forme se sacrifie parfois aux effets de mode ( trop de prises de vue à contre jour, couleurs " papier mâché" parfois,des dialogues conçus pour faire vrai, mais le vrai n'est pas toujours bien audible...mais l'essentiel est là!