L'Attachement
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Franreal
Franreal

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 février 2025
L’approche de Carine Tardieu pour dépeindre différents types d’attachement m’a quelque peu surpris. La réalisatrice, en partie inspirée du roman L’Intimité de Alice Ferney, met en scène un film choral explorant la diversité et la plasticité des attachements. Ceux-ci sont ici la plupart du temps synonyme d’interactions sociales.

Durant moins de deux ans, des liens se font et se défont entre cinq personnages singuliers, eux-mêmes gravitant dans d’autres cercles relationnels. Valéria Bruni-Tedeschi brille par son jeu contenu, et cadré par Tardieu, tandis que Pio Marmaï m’est toujours un poil agaçant, et, comme il le dit lui-même, la justesse est le cadet de ses soucis.

Finalement le concept d’attachement et le deuil ne sont qu’effleurés : le long-métrage enchaîne les situations pivots sur quelques mois (sans tomber dans le vaudeville) pour perturber ce petit monde, et cela donne une comédie dramatique riche et rythmée.
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juin 2025
« Qui est le crétin qui a décrété qu'il fallait aller bien pour rencontrer quelqu'un ? » À la suite d'un drame personnel, Alex se repose sur sa voisine Sandra, une femme indépendante sans enfant et peu portée sur la famille. Un soutien inattendu pour une entraide finalement mutuelle qui profite à chacun d'eux... Carine Tardieu continue d'explorer ces amours impossibles et ces relations compliquées pour plein de raisons. Un chaos sentimental et familial que l'on retrouve constamment dans cette histoire qui s'étale sur plusieurs mois. Une situation jamais stagnante qui couvre beaucoup de choses du deuil aux liens du cœur et du sang en passant par la monoparentalité, la difficulté à trouver sa place au sein d'un équilibre familial ou encore la confusion des sentiments après un drame. Pour le coup, ça veut peut-être trop en faire et trop en dire même s'il y a des réflexions intéressantes sur chaque sujet abordé. Le fait de s'éparpiller autant a un impact sur l'émotion. J'ai rarement retrouvé ce que j'ai ressenti lors de la première partie. Alors, certes, il y a cet événement qui facilite les choses, mais même au niveau des relations, c'est plus posé et plus vrai au début. Par la suite, c'est juste une succession de moments dispersés dans le temps. J'ai quand même apprécié le film grâce à cette famille élargie attachante et assez atypique, mais je m'attendais à un peu mieux.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juillet 2025
Sandra, libraire féministe célibataire bien contente d'être indépendante, subit un jour de plein fouet un grand malheur chez ses voisins. Un événement qui va la rapprocher de cette famille recomposée, dont le père, Alex, va tenter de se reconstruire.
Pas vraiment romance, ni comédie, ni mélodrame, ni feelgood movie, "L'Attachement" est néanmoins une belle tranche de vie, où les bonheurs et malheurs se succèdent au sein de cette cellule familiale pas comme les autres. Et c'est surtout une oeuvre très juste.
Sobre dans sa mise en scène et ses sentiments, ne tombant jamais dans les conventions, et bénéficiant de deux très bons personnages. Sandra (Valérie-Bruni Tedeschi), l'indépendante qui reçoit un enfant dans les pattes, summum des soucis logistiques, mais qui va peu à peu s'ouvrir en établissant une relation ambigu avec son voisin. Alex (Pio Marmaï), le père veuf qui tente de faire son deuil, avec un flux d'émotions difficiles à gérer, une habitude à céder par empathie plutôt que de construire des relations saines, contre-balancée par des saillies parfois méchantes.
Un développement intéressant et avant tout humain, sur la base de ce sujet pas évident, traité avec beaucoup de sensibilité.
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mars 2025
Je suis allé voir ce film pour ses critiques très positives et non pour sa bande-annonce que je trouve horrible et clichée d’un film français avec des répliques ultra écrites et des musiques qui personnellement ne m’inspirent pas du tout. Du coup, j’étais assez curieux de me laisser surprendre et j’ai découvert un joli petit film sur une famille recomposée, qui aborde les questions du deuil, des rencontres qui soignent et des désirs individuels qui se percutent. Valérie Bruni Tedeschi est super touchante en libraire féministe et célibataire. C’est juste et ça ne déborde jamais vers le fabriqué ou le sensationnel. Bon, j’ai pas été ému aux larmes comme on me l’a vendu et certains acteurs qu’on voit trop ces derniers temps me lassent. Et j’ai aussi trouvé l’ensemble trop long ; y’a des scènes dont on aurait pu se passer à mon sens. Mais je retiens ce beau scénario, et cette belle interprétation qui pourraient mériter une présence aux César (même si on risque de l’oublier d’ici l’année prochaine)…
Ewen Blake
Ewen Blake

189 abonnés 1 301 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 février 2025
spoiler: C'est l'histoire d'une revanche pour les célibataires à chats quinca accros aux Malboro.

- Cette critique contient des spoilers -

Un film sur les liens entre les gens, l'amour, l'amitié, l'attachement.

La réalisatrice témoigne d'une grande maitrise dans le déroulé du scénario, et notamment dans sa capacité à faire apparaitre et vivre ses personnages. Tel la belle mère d'Alex qui semble souffir d'Alzeihmer ("Cécile", touille dans le vide à l'enterrement) avant que ses apparitions ultérieures nous montrent que le choc était ponctuel et lié au décès de sa fille (on lui confie ensuite Lucille seule, le toast...). Notons aussi la rareté d'une héroïne célibataire de 60 ans et les multiples scènes dans lesquels les femmes dominent (le repas en famille de Sandra auquel participe Alex).

L'Attachement m'a paru d'une grande complexité et d'une grande délicatesse, creusant le sentiment dans ce qu'il est trop peu représenté : l'ignorance de lui-même. Ici pas de déclaration amoureuse flamboyante, de francs moments de camaraderie ou de sacrifice maternelle pour son enfant. Tardieu creuse ici le sentiment flou : amour, amitié, attachement.

Les liens se font et se relachent. C'est très émouvant et ne nécessitait pas une BO parfois superflue venu appuyer là où on ne le voudrait pas.

On est au creux des personnages et de l'intime et la réalisatrice abuse de plans serrés.

Le scénario recours perpetuellement à des clichés pour avancer ce qui est irritant : le classeur sur le crâne, les sushis, l'énervement au bureau de l'administration, les courses qui tombent dans l'escalier. Cela m'a gavé, j'aurai probablement aimé plus de temps et moins d'événements.

Le cadre bourgeois m'a gentiment gonflé : les appartements "parisiens", le papa fan de jazz, la maison de famille à Cancale, son job dans une banque aux projets d'investissements équitable, le hug à sa boss lors de son retour, son job de pédiatre à elle qui sauvegarde la vie, les gamins insupportables de mignonerie, la gamine HPI qui marche et parle à 11 mois...

Il n'empêche que le film excelle dans ses dialogues ("période de deuil vs ta mission c'est d'être heureux") et dans des scènes riches aux interprétations multiples. Le premier baisé forcé par exemple, il intervient après un (le seul ?) accès de masculinité toxique du héro (t'es qui pour me dire ce que je peut dire). On peut lire ce baiser comme un acte de domination, une agression sexuelle passible de 3 ans de prison mais aussi comme un noyé qui se débat de couler ou même un accès de faiblesse d'un homme jeune, beau et riche manipulé par une vieille célibataire pauvre.

Je me suis senti assez proche du héro principal : il fait de son mieux, à bouffer pour ses gamins, gère son beau frère pas malin, n'arrive pas à la lever le premier soir, pense aux compotes de ses gosses. Il subit pas mal, accepte pour faire plaisir et ne fait pas beaucoup de choix, jusqu'au dernier, une fois encore à l'initiative de sa partenaire. Ce final ("je t'ai aimé") consacrant la légèreté des sentiments m'a irrité tant elle me parait représentative d'une époque où l'on ne se bat pas pour affronter les difficultés à deux, préférant célébrer la joie d'une liberté retrouvée.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mars 2025
Adapté d’un roman d’Alice Ferney ; Carine Tardieu réalise un film sur le thème des recompositions affectives après un drame familial. Ici, un père accompagne sa compagne à l’hôpital pour la naissance de leur second enfant, ils déposent l’aîné chez la voisine ; le père rentrera seul au domicile avec sa petite fille. Le prologue est lourd ; cependant faut bien placer le contexte, mais elle parvient à ne pas rendre ce moment larmoyant. L’affiche du film parait donner le ton du scénario en montrant la voisine enlaçant le petit garçon ; mais elle est trompeuse. On peut penser au début que cette relation est le centre de l’histoire, ce ne sera malheureusement pas le cas ; et si cela avait été le cas, en 2023 « Ama Gloria » avait placé la barre tellement haut que celui-ci aurait fait pâle figure. Carine Tardieu décide de faire un film chorale, donc c’est très vite, trop vite le veuf qui sera au centre du jeu ; et ce seront la construction et reconstruction des relations autour de lui qui nous seront donné de voir ; avec plus ou moins d’intérêt pour nombre de ces relations transverses. De fait, elle réussit peu son film chorale et délaisse trop tôt le cœur du film pour des traitements secondaires sans guère d’importance ; donc au premier chef, le féminisme de la voisine libraire qui n’apporte rien au propos et tombe bien souvent comme un cheveu sur la soupe. Si on ajoute, les baisers imposés d’un homme sur deux femmes, regardés par Carine Tardieu avec beaucoup de complaisance ; comme si le deuil permettait d’être grossier et déplacé. Donc même si elle parvient à donner beaucoup de douceur et de tendresse à toutes les relations jalonnant le film et rentre très honnêtement tous les personnages très sympathiques, le lien ne se fait pas ; faute aussi à une mise en scène purement fonctionnelle (champ-contre champ) et à des dialogues sursignifiant ; dont les répliques du petit garçon tout droit sorti d’un livre avec une sagesse quasi bouddhiste.
« Les jeunes amants » et maintenant le très ancien « Du vent dans les mollets » m’avaient émus ; salué comme étant son meilleur film ; je le juge plus sévèrement, les maladresses des précédents étaient attendrissantes ; ici, elles m’ont trop souvent sorties du film voire irritées.
TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
VILLE.G
VILLE.G

77 abonnés 805 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mars 2025
Fait pour vous tirer des larmes (ce que je n’ai pas manqué de faire) ce film (bien fait par ailleurs) est une succession de moments de tensions affectives entre des personnages forts et attachants. Mais à la fin il en ressort un sentiment un peu flou de trop plein.
domit64
domit64

74 abonnés 369 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2025
Un très joli film tendre et touchant sur les relations humaines, l’amour, le deuil.
Le jeu de Valeria Bruni Tedeschi tout en finesse, pudeur et joliesse, la sobriété de celui de Pio Marmai et celui d’une justesse des enfants donne à ce film une humanité appréciable.
Dommage que le scénario se perde un peu sur la fin (notamment une relation qui aurait pu être écourtée).
« L’attachement » se regarde avec plaisir malgré la gravité du sujet.
Diane T
Diane T

5 abonnés 78 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 mars 2025
très beau film ... porté par des d'acteurs précis, efficaces, touchants. J'ai aimé l'émotion parce qu'elle était juste, bien dosée , sans excès ni facilité. J'ai aimé cette ode à l'amour de cœur et non de sang ...
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juillet 2025
Adapté du roman "L’Intimité" d’Alice Ferney, "L'Attachement" aborde le deuil, la parentalité et les affections choisies avec une pudeur et une justesse qui font du bien. On y découvre une libraire indépendante et farouchement célibataire, dont la vie bascule lorsqu’elle se retrouve voisine et presque tutrice d'un père veuf, et de ses deux enfants après un tragique accouchement. Valeria Bruni‑Tedeschi est remarquable, fragile sans fausse pudeur, tandis que Pio Marmaï trouve un contre-emploi convaincant de d'homme écorché, oscillant entre douleur et devoir d’être fort. Un très beau film, proche du cœur, intelligent et généreux.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mars 2025
Faire apparaître l’évolution de l’histoire à travers l’âge successif de la fillette me parait être l’une des faiblesses de ce film ( on compense la narration comme on peut ) qui par ailleurs peine à affirmer la personnalité de ses protagonistes. Les acteurs ne sont pas en cause, ils sont très bons, mais la mise en scène bavarde et traînante, les noie dans des circonvolutions affectives apprêtées, attendues. Dès la première rencontre entre Elliot le gamin, et sa voisine , une libraire bien installée dans son indépendance, le pacte est scellé. Malgré l’absence d’instinct maternel, l’entente quasi immédiate façonne un récit tissé sur de la soie. Plein de tendresse, d’amour, de sensibilité, le film se construit sur les attendus de leur quotidien bien programmé dans l’émotion et le pathétique ... C’est beau, c’est propre, c’est lisse et surtout beaucoup trop long. Certaines scènes s’enchevêtrent , en rappellent d’autres, quand une fois les fêtes de Noël passées, il aurait été sage de ranger le sapin…
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
tisma

356 abonnés 2 302 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 février 2026
Comment ne pas pleurer face à tant de tendresse, tant d’amour, tant de gens qui veulent juste bien faire face à la vie. C’est toujours juste, ce n’est jamais trop. Un bon gros shot d’emotions.
Dom Domi
Dom Domi

54 abonnés 360 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mars 2025
S'attacher aux autres c'est lâcher du lest, se convertir au monde des gens biens. Lorsqu'on est pétri de solitude, l'effort est poussif, parfois accompagné de refus. Au final, on se laisse aller et les ennuis commencent. Ce film ne renonce pas à donner de l'espoir. Ilen faut... Un peu trop bcbg
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)

42 abonnés 145 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mars 2025
Avec une bande-annonce assez peu alléchante, laissant entrevoir un film bourré de bon sentiment, j’allais à reculons voir l’attachement de Carine Tardieu.
Le début confirme mes craintes. Le film joue effectivement sur la corde sensible du spectateur, mettant en scène, notamment, un enfant dont les phrases échangées avec sa voisine et son père peuvent laisser quelque peu dubitatif quant à son niveau de réflexion et d'analyse... mais bon, pourquoi pas.
Et puis, finalement, c’est quand l’histoire s’éloigne un peu du point de vue de cet enfant qui vient de perdre sa mère, que le film devient plus intéressant. Quand il montre les adultes confrontés à leurs tourments, tentant pour certains de se reconstruire, ou pour d’autres, simplement, d’avancer dans la vie.
Même si il y a des tas de choses que l’on a déjà vues par le passé, et quelques situations un peu "too much", le film gagne au fil des minutes en intérêt et en intensité, avec des personnages, il faut dire, parfaitement bien interprétés, en premier lieu, par Valeria Bruni Tedeschi, qui semble se renouveler comme jamais ici, mais aussi par Pio Marmaï et Vimala Pons.
Un trio très juste, très bien filmé, dans un scénario qui évoque de tas de sujets comme le deuil, la famille, la paternité, la solitude, l’engagement, etc... À noter aussi, la présence d’un Raphaël Quenard, beaucoup plus en retenue qu’à l’accoutumée.
Malgré toutes les qualités "techniques" du film, je n’ai pas été touché plus que ça par cette histoire, sans doute par l'aspect extrêmement "écrit" du scénario et des dialogues, et par ce côté cinéma « qualité France » indiscutable
https://www.hop-blog.fr/lattachement-film-de-carine-tardieu/
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 octobre 2025
Le cinquième long-métrage de Carine Tardieu, sorti en 2024, représente la quintessence du film choral, où chaque interaction entre les différents personnages repose sur une grande justesse d’écriture. Cela se traduit notamment par les interprétations remarquables des acteurs (Valeria Bruni Tedeschi et Pio Marmaï en premier lieu mais également le tout jeune César Botti absolument épatant en tant que pierre-angulaire de cette fresque sociale). En suivant le parcours d’une célibataire endurcie, l’histoire brasse une multitude de thèmes (le deuil, la famille, la reconstruction, l’amour, etc.) avec un savant mélange de douceur et de détresse. Bref, une œuvre simple mais véhiculant des émotions fortes.
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