L'Attachement
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "L'Attachement" et de son tournage !

Naissance du projet

Avec L’Attachement, Carine Tardieu porte à l’écran L’intimité, un roman écrit par Alice Ferney, publié pour la première fois en 2020. La réalisatrice confie : "Je l’avais lu une première fois avec beaucoup d’émotion et un intérêt certain, notamment pour le personnage de Sandra, mais celui-ci s’effaçait dans la seconde partie du roman au profit d’un autre personnage pour lequel j’avais beaucoup moins d’attrait. Mais par hasard, quelques mois plus tard, Fanny Ardant, de passage à la maison et trouvant le bouquin sur mon bureau, me dit qu’elle l’a lu et qu’elle pense que cette histoire est faite pour moi..."

"Interpellée, je m’y suis replongée en me concentrant sur ce qui m’avait ému, la rencontre entre cette libraire farouchement indépendante et son voisin de palier qui se retrouve brutalement seul avec un petit garçon et un nourrisson... et j’ai compris qu’en remettant Sandra au centre, un film était possible..."

Choix techniques

La présence des enfants sur le plateau a renforcé, pour Carine Tardieu, l’idée d’une nécessaire légèreté d’un point de vue technique. Ainsi, le film est essentiellement composé de champs/contrechamps, avec une caméra portée assez stable et suffisamment souple pour accompagner l’imprévu : "Pour Les jeunes amants, nous avions privilégié des longues focales pour laisser au couple une forme d’intimité en les filmant « de loin »."

"Sur ce projet, je voulais que la caméra s’intègre à la famille, qu’elle fasse le lien, qu’en référence au titre, elle ne soit pas détachée des personnages et bien entendu, qu’elle ne contraignent aucunement les acteurs. Et puis j’ai découvert par la suite, au montage, que le film était beaucoup plus musical que je ne l’avais imaginé..."

Tourner avec des bébés

Si le plateau était à la fois studieux et joyeux, Carine Tardieu et son équipe dépendaient de l’humeur et des horaires de siestes et autres biberons de la multitude de bébés castés pour incarner Lucille, de sa naissance jusqu’à ses deux ans. La cinéaste se souvient : "Leur temps de présence étant très limité, dès que l’un d’eux arrivait sur le plateau, il nous fallait être prêt à saisir l’instant."

"La cheffe opératrice, Elin Kirschfink s’installait parfois sur un cube à roulettes, qui lui permettait de se repositionner immédiatement pour s’adapter à leurs mouvements. Pour quelqu’un comme moi, qui a tendance à tout vouloir contrôler, la fébrilité induite par la présence d’un bébé sur le plateau est paradoxalement assez jouissive."

Qui pour Eliott ?

Au terme d'un long casting, Carine Tardieu a finalement choisi César Botti pour jouer Eliott : "Du haut de ses 5 ans ½ (âge auquel il a passé les essais), César avait une qualité essentielle : l’écoute : une attention aux autres, un regard et une curiosité insatiable pour ses partenaires... En casting, j’ai vu tout un tas d’enfants capables de tenir le texte, mais César s’est imposé d’emblée car il était à peu de choses près le seul capable de gérer le silence notamment."

"Et puis il avait le désir et la joie ! César débordait d’enthousiasme et se réjouissait, chaque matin, de retrouver l’équipe, les acteurs... Du début à la fin du tournage, soutenu non seulement par sa coach Karin Katala, mais aussi par ses formidables parents qui accompagnaient son désir sans jamais le surinvestir, César ne m’a jamais fait défaut."

Un bouleversement indescriptible

Pour jouer la scène où l’on comprend que la femme de son personnage est morte, Pio Marmaï devait exprimer, sans dialogue, un bouleversement indescriptible. Carine Tardieu lui a alors suggéré de mettre son réveil toutes les heures, la nuit précédente, pour atteindre un degré d’épuisement proche de celui du personnage :

"Et je crois que c’est plus ou moins ce qu’il a fait : ce matin-là il est arrivé sur le plateau extrêmement concentré, l’air hagard et défait... comme rempli de larmes... Toute l’équipe, silencieuse autour de lui, s’est affairée pour que l’attente soit la moins longue possible entre deux plans, deux prises...", se remémore la cinéaste.

Côté bande-originale

Pour compléter les morceaux intégrés au scénario, Carine Tardieu a concocté une playlist en amont du tournage, qu'elle a partagée avec l’équipe et les acteurs. Il n’est pas rare qu’une partie des titres se retrouvent finalement dans le film. Elle précise : "Dans ce cas précis, Voce Abusou, Don’t get me wrong, mais aussi un certain nombre de morceaux du groupe de musique des Balkans (Les yeux noirs) du compositeur de la B.O., Eric Slabiak. C’est le personnage d’Emillia (d’origine roumaine), qui m’a dans un premier temps inspiré ces ambiances d’Europe de l’Est, mais au montage, elles se sont imposées tout au long du film..."

"Lorsqu’elle semble légère, cette musique se teinte de mélancolie, ou à l’inverse, lorsqu’elle apparaît infiniment dramatique voire plaintive, elle finit toujours par céder à une certaine gaité. Cette dualité s’est révélée fondamentale pour que ce film, lesté dès sa première demi-heure par l’annonce de la mort de la mère, ne sombre jamais dans les abysses et bascule toujours du côté de la vie."

Le personnage de Sandra

En écrivant ses films, Carine Tardieu a pour habitude d'avoir en tête des comédiens disparus. Ainsi, la réalisatrice est certaine que les acteurs avec qui elle va travailler vont lui apporter une dimension supplémentaire dans leurs personnages, qu'elle n'avait pas imaginée. Elle explique : "C’était d’autant plus flagrant avec Valeria, car le personnage de Sandra était pour elle une sorte de contre-emploi."

"Dès la préparation, avec sa sacoche, ses baskets, son jean, ses lunettes et cette coupe de cheveux plutôt courte, nous lui avons forgé une silhouette inédite qu’elle a tout de suite adoptée... Mais l’habit n’est pas suffisant et rentrer dans les marques de « la Sandra » que j’avais en tête n’a pas été si simple. Valeria est d’un naturel expansif, elle est chaleureuse, on la connaît d’ailleurs plutôt dans des rôles extravertis."

"Or, à l’écriture, Sandra était au contraire une femme posée, dans la retenue voire distante, une femme qui pèse ses mots. Sur le plateau j’ai dû réfréner son naturel pour tenir le fil du personnage. Ce n’était pas toujours simple ni pour elle ni pour moi d’autant que je suis une réalisatrice très directive et attachée au texte et que Valeria a besoin d’avoir un grand espace de liberté, de se réapproprier éventuelle."

Les secrets de tournage des films les plus populaires lors des 30 derniers jours
  • Les Rayons et les Ombres (2026)
  • Projet dernière chance (2026)
  • The Drama (2026)
  • Le Crime du 3e étage (2026)
  • LES K D'OR (2026)
  • La Maison des femmes (2026)
  • Super Mario Galaxy Le Film (2026)
  • Police Flash 80 (2025)
  • Ceux qui comptent (2026)
  • Compostelle (2026)
  • Jumpers (2026)
  • La Guerre des prix (2026)
  • Reminders Of Him (2026)
  • Une bataille après l'autre (2025)
  • Victor comme tout le monde (2026)
  • Marty Supreme (2025)
  • Ce qu'il reste de nous (2025)
  • Cocorico 2 (2026)
  • Le Rêve américain (2026)
  • Plus fort que moi (2025)