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Kouto
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3,0
Publiée le 1 novembre 2025
Dans ce film l’acteur Jean-Paul Belmondo alors à la croisée des chemins dans sa carrière incarne un ancien pilote automobile tombé dans le banditisme. Loin de l’image qu’il développera par la suite, la star incarne ici un personnage à la personnalité grivoise, lâche et narcissique obsédé par l’envie de réussir dans sa voie criminelle. Aux commandes du long-métrage, le réalisateur Robert Enrico possède un certain savoir-faire pour mettre en scène la trajectoire de cet homme au final plutôt pathétique bien loin des rôles qui feront la légende de l’acteur qui apporte malgré tout sa gouille au personnage. Loin d’être un mauvais film, il est simplement trop anecdotique dans sa conduite pour marquer.
Pour reprendre une formule de Godard à propos d'un autre film, "ho!" n'est pas un mauvais film, c'est un film raté. Le polar de Robert Enrico, d'après un roman de José Giovanni, est plein de bonnes intentions mais il se montre trop fidèle aux clichés du genre. L'histoire de François Holin, dit péjorativement Ho, s'appuie sur le mythe courant du gangster et sur des péripéties policières sans grand relief. Pourtant, le portrait de ce petit porte-flingue du gang des braqueurs de banques du dénommé Canter ne manque pas d'éléments intéressants. Ho est un type orgueilleux, pressé de se faire un nom dans la pègre. Un objectif qu'il croit, jusqu'à à la mégalomanie, avoir atteint spoiler: en s'évadant de la Santé. Prétention illusoire. Le personnage qu'interprète Belmondo méritait cependant une approche psychologique plus profonde. De sorte que Ho reste, en l'état, une figure pas complètement aboutie. Dans le même esprit, le long épisode spoiler: dans la prison introduit une cadre réaliste, et toujours singulier, à une action et à des protagonistes qui le sont beaucoup moins. Enfin, l'idée de tourner certaines séquences spectaculaires au coeur de la foule, dans la rue, est une idée intéressante mais un peu vaine au sens où cette façon de vérité cinématographique ne s'accorde pas à l'ensemble. Belmondo n'est déjà plus ici le Belmondo de la Nouvelle vague mais celui de ses futurs polars, bêtes et musclés pour certains d'entre eux.
Un film un peu inégal, des transitions assez brutal Belmondo passant de pilote de course, à larbin (style fiote)pour des truands, puis véritable truand pour finalement s'apercevoir qu'il n'est pas fait pour ça (après avoir arrosé du poulet tout de même!)... Mise à part cela il y a des bons passages (à l'ancienne ) avec un Belmondo en forme.
Pas le film le plus mémorable ou apparaît notre Bebel, il livre une prestation sérieuse bien plus calme que sur la majorité de ses films et moi je préfère quand ça déménage.
Le film possède une bonne intrigue malheureusement la réalisation n'est pas à la hauteur.
Si l'on est un spectateur neutre, «Ho!» est un film anecdotique et tout ce qu'il y a de mineur dans la filmographie de son réalisateur et dans celle de son acteur principal, il peut même être sacrément rebutant tant il est banal. En revanche, si l'on est un fan de Jean-Paul Belmondo (ce qui est mon cas), la donne change, le film reste toujours aussi basique mais on ne le regarde pas de la même façon. Dans ce film de Robert Enrico, notre Bébel national est pris à contre emploi. Il joue le rôle d'une petite frappe soumise (incroyable car d'habitude Bébel est plutôt le redresseur de tords) qui progressivement va prendre de l'assurance et devenir l'ennemi numéro un. Voici donc un pari audacieux à moitié concluant puisque le film a rencontré un succès somme toute modeste mais qui aujourd'hui est bien oublié. Tout est très basique que ce soit le scénario, la réalisation ou le jeu d'acteur. Bébel ne brille pas, se contente juste de faire parler son charisme légendaire. Ça passe de justesse. «Ho!» est l'exemple type du film qui ne se regarde qu'une seule et unique fois.
Ce n'est surement pas le meilleur film de Belmondo ou d'Enrico mais on y retrouve tous le ingrédients d'un bon policier. Le personnage principal est très bien ficelé, tiraillé entre le bien et le mal. Il ne sait pas trop comment orienter sa vie et oscille entre le "grand bandit", celui qui peut braquer une banque, celui qui est assez malin pour s'enfuir de prison et le "petit malfrat" qui ne sait pas se faire respecter par ses acolytes. Si sa vie n'avait basculé dans ses premières années il aurait certainement pas fait cette carrière de bandit qui va mal se finir comme dans beaucoup de cas comme ça. On retrouve un Belmondo en beau dandy qui n'en fait pas trop, il y a peu de cascades aussi. Le film a certes un peu vieilli mais conserve beaucoup de charme.
Moi qui suis un grand fan de Bébel, j'ai droit à une excellente interprétation du rôle d'Ho. Ajoutons des scènes de prison tout à fait crédibles et une évasion de notres héros vraiment marrante. Un Belmondo qui devient narcissique coupant les revues de presse le concernant et en tapissant sa résidence. Comme toujours chez Robert Enrico on a droit à un récit simple, fluide et compréhensible. De très bon second couteaux et à noter pour le fun, Zardi dans son (7000éme ?) rôle et une Jackie Sardou qui a l'air d'une "dondon" dans un enballage a chocolat. Un bon petit film qui se laisse regarder grace à sa réalisation tout ce qu'il y a de plus classique et a de très bons dialogues...pour le reste regarder donc le film, ca vaut le coup.
Voila des années que je le cherchais en dvd et enfin avril 2009 le voila flambant neuf. J'ai du le voir 30 fois quant j'etais jeune il a contribué a mon admiration à Belmondo , plus de 10 ans sans le voir, et il n'a pas bougé. C'est un des meilleurs film de bebel, un super polar.A voir et revoir encore. Du bon film, du bon belmondo, et robert enrico est un tres bon realisateur, et egalement superbe musique de frabçois de Roubai.
Enrico et Giovanni, quelques années après Les Grandes Gueules, sont à nouveau réunis pour brosser le portrait peu conventionnel d’un truand un rien timoré, tentant de jouer dans la cour des grands. Le profil psychologique de notre « héros » est cependant peu crédible. Passant de la soumission au tout à l’égo surdimensionné, instiguant une brillante évasion (tiré des premières nouvelles d’Arsène Lupin, Giovanni n’a rien inventé) mais se laissant piéger naïvement par les condés, macho viril auprès de la belle Shimkus, mais pleutre devant les frères Schwartz … on a beaucoup de mal à suivre l’évolution du François Holin. Reste le style viril d’Enrico, le charme exceptionnel de Belmondo et cette plongée dans le Paris des années 60 qui portent le film. A bout portant.
Henri Verneuil est un bon metteur en scène (ce n'est pas lui qui aurait pu tourner "Mon curé chez les nudistes" ou "Les Charlots font l'Espagne" ou encore "Ton thé t'a-t-il ôté ta toux ?". Belmondo : rien à dire. C'est un remarquable acteur. Pour ce qui est de "Ho !", c'est un très bon film.J'aime les Citroen DS, le scorbut et les oignons.Vous allez me dire : ce n'est pas Verneuil qui a tourné "Ho !" Et alors ? Cela reste un trè bon film !
Belmondo dans le rôle du larbin d'une bande de gangsters, c'est assez rare ! Par la suite, il décide de prendre son indépendance, galvanisé par les gros titres de la presse à son encontre, mais tout cela s'avérera être un stratagème monté par un journaliste et un inspecteur de police. Le fil conducteur de ce polar démarre sur les chapeaux de roues, l'aventure romantique est un peu "gnangnan" sur les bords. Motion pour la scène de la prison qui est quand même assez mémorable (et assez infâme, il faut bien dire) et on retrouve finalement un Bebel au meilleur de sa forme qui va tout faire pour redorer son image ternie après son incarcération, quitte à jouer à Al Capote avec de jeunes frappes par simple appât d'argent. Film qui n'est pas très connu qui s'avère assez longuet : les scènes s'accumulent successivement sans grand rapport entre elles et à la fin, ça devient vraiment du grand n'importe quoi.
Grand fan de belmondo depuis ma tendre enfance, j’étais passé à côté de ce film peu médiatique. Excité à l’idée de le découvrir, je fus un peu déçu par ce polar au scénario simpliste. Quelques scènes d’actions sympa et un Belmondo joueur rendent néanmoins le film sympathique.
Oh est un film qu'il se regarde, mais ce n'est pas un film qui restera dans les annales du cinéma et dans la biographie de Belmondo comme le Professionnel ou d'autre qui son des classiques de Bebel. Malgré tout le film a le mérite de se regarder avec plaisir. Et une étoile en plus pour la scène ou on a le plaisir de revoir l'équipe Matra qui rappelle les belles époques de la course automobile française.
« Ho » est un polar réalisé par Robert Enrico en 1968 avec Jean-Paul Belmondo (François Holin, dit « Ho ») dans le rôle principal et Joanna Shimkus, Raymond Bussières, Paul Crauchet, Alain Mottet et André Weber dans les seconds rôles. Le film explore la psychologie de François Holin veut devenir un grand criminel par narcissisme plus que par appât du gain, il veut faire la "une" des journaux. Ho est un personnage vulnérable, solitaire et presque amateur, souvent méprisé par les "vrais" caïds et obsédé par la notoriété. Dommage que le rythme est un peu lent, malgré Belmondo, cela aurait fait de « Ho » un très bon polar.
Maîtrise cinématographique totale de Robert Enrico. Jeux de lumières à couper le souffle, en témoignent les scènes finales mais aussi celle où il conduit la nuit...
Ho!, c'est finalement l'histoire d'un gars qui a besoin qu'on le voit, un second plan qui n'a ni l'intelligence ni la carrure pour être sur le podium. Un gars qui se fout des autres, sans empathie, ... En ce sens, je trouve que Belmondo livre une partition remarquable et c'est le grand acteur que j'aime, assez loin du guignolo. Parfois la lumière vire au drame et j'en reviens à la scène de fin.
Film dramatique, polar et personnage dérangé voir dérangeant sur la musique du toujours excellent De Roubaix.
Je le classe dans mes films préférés avec Belmondo.