Un polar qui se laisse regarder, dans lequel Belmondo est très loin de ses rôles de gangsters habituels. Ici, il joue François Holin, petite frappe devant "caid" grâce à une évasion audacieuse, et jouant ensuite les "Spaggiari" d'opérette. Pas indispensable.
Un policier honnête mais assez convenu et peu palpitant avec le gentil, trahi qui veut se venger. Moyen dans l'ensemble mais toujours très bien interprété. D'Enrico, je trouve "zone rouge" et surtout "les grands gueules" des films passionnants
Un film fait sur mesure pour Belmondo qui, une fois de plus, fait son Belmondo (toujours même jeu que l' on voit dans presque tous ses films...). Scénario sans grand intérêt; rythme bien mou pour un polar: il ne faut pas s'étonner que ce film ait été vite oublié!
Ce n'est surement pas le meilleur film de Belmondo ou d'Enrico mais on y retrouve tous le ingrédients d'un bon policier. Le personnage principal est très bien ficelé, tiraillé entre le bien et le mal. Il ne sait pas trop comment orienter sa vie et oscille entre le "grand bandit", celui qui peut braquer une banque, celui qui est assez malin pour s'enfuir de prison et le "petit malfrat" qui ne sait pas se faire respecter par ses acolytes. Si sa vie n'avait basculé dans ses premières années il aurait certainement pas fait cette carrière de bandit qui va mal se finir comme dans beaucoup de cas comme ça. On retrouve un Belmondo en beau dandy qui n'en fait pas trop, il y a peu de cascades aussi. Le film a certes un peu vieilli mais conserve beaucoup de charme.
Un Bébel assez atypique au vu de la faiblesse du héros, gangster d’opérette qui se révèle aussi émouvant qu’affligeant. Si l’atmosphère musicale est sympathique ainsi que les quelques vieuseries des années 60, je n’ai pourtant guère accroché à l’histoire ainsi qu’au personnage principal.
Henri Verneuil est un bon metteur en scène (ce n'est pas lui qui aurait pu tourner "Mon curé chez les nudistes" ou "Les Charlots font l'Espagne" ou encore "Ton thé t'a-t-il ôté ta toux ?". Belmondo : rien à dire. C'est un remarquable acteur. Pour ce qui est de "Ho !", c'est un très bon film.J'aime les Citroen DS, le scorbut et les oignons.Vous allez me dire : ce n'est pas Verneuil qui a tourné "Ho !" Et alors ? Cela reste un trè bon film !
Entendons-nous bien. Dans les carrières respectives de Robert Enrico et Jean-Paul Belmondo,"Ho!"(1968)n'est qu'un polar de plus,bien construit mais anecdotique. Il est intéressant dans le sens,où Bebel y mettait son image en danger,présenté comme un chauffeur soumis,comme un poltron,comme un gars qui va en prison et se fait larguer. Ce film situé entre sa période Nouvelle Vague et sa période super-star lui permettait encore ce genre de risques. Son personnage de François Holin est difficile à saisir,comme le journaliste qui le voit comme une addition entre Arsene Lupin et Al Capone. C'est un braqueur,mais le fait-il pour sa célébrité,pour la culpabilité de la mort de son ami,ou pour se prouver qu'il peut le faire? Le film s'ouvre et se termine sur une mort par le feu. Le film,vampirisé,par Belmondo,propose de belles choses,dans les fusillades ou sur la piste de Monthlery,mais l'ensemble au final une impression brouillonne.
Si l'on est un spectateur neutre, «Ho!» est un film anecdotique et tout ce qu'il y a de mineur dans la filmographie de son réalisateur et dans celle de son acteur principal, il peut même être sacrément rebutant tant il est banal. En revanche, si l'on est un fan de Jean-Paul Belmondo (ce qui est mon cas), la donne change, le film reste toujours aussi basique mais on ne le regarde pas de la même façon. Dans ce film de Robert Enrico, notre Bébel national est pris à contre emploi. Il joue le rôle d'une petite frappe soumise (incroyable car d'habitude Bébel est plutôt le redresseur de tords) qui progressivement va prendre de l'assurance et devenir l'ennemi numéro un. Voici donc un pari audacieux à moitié concluant puisque le film a rencontré un succès somme toute modeste mais qui aujourd'hui est bien oublié. Tout est très basique que ce soit le scénario, la réalisation ou le jeu d'acteur. Bébel ne brille pas, se contente juste de faire parler son charisme légendaire. Ça passe de justesse. «Ho!» est l'exemple type du film qui ne se regarde qu'une seule et unique fois.
Pas le film le plus mémorable ou apparaît notre Bebel, il livre une prestation sérieuse bien plus calme que sur la majorité de ses films et moi je préfère quand ça déménage.
Le film possède une bonne intrigue malheureusement la réalisation n'est pas à la hauteur.
Un film un peu inégal, des transitions assez brutal Belmondo passant de pilote de course, à larbin (style fiote)pour des truands, puis véritable truand pour finalement s'apercevoir qu'il n'est pas fait pour ça (après avoir arrosé du poulet tout de même!)... Mise à part cela il y a des bons passages (à l'ancienne ) avec un Belmondo en forme.
Voila des années que je le cherchais en dvd et enfin avril 2009 le voila flambant neuf. J'ai du le voir 30 fois quant j'etais jeune il a contribué a mon admiration à Belmondo , plus de 10 ans sans le voir, et il n'a pas bougé. C'est un des meilleurs film de bebel, un super polar.A voir et revoir encore. Du bon film, du bon belmondo, et robert enrico est un tres bon realisateur, et egalement superbe musique de frabçois de Roubai.
Enrico et Giovanni, quelques années après Les Grandes Gueules, sont à nouveau réunis pour brosser le portrait peu conventionnel d’un truand un rien timoré, tentant de jouer dans la cour des grands. Le profil psychologique de notre « héros » est cependant peu crédible. Passant de la soumission au tout à l’égo surdimensionné, instiguant une brillante évasion (tiré des premières nouvelles d’Arsène Lupin, Giovanni n’a rien inventé) mais se laissant piéger naïvement par les condés, macho viril auprès de la belle Shimkus, mais pleutre devant les frères Schwartz … on a beaucoup de mal à suivre l’évolution du François Holin. Reste le style viril d’Enrico, le charme exceptionnel de Belmondo et cette plongée dans le Paris des années 60 qui portent le film. A bout portant.
François Holin dit Ho est un petit malfrat qui veut jouer dans la cour des grands et adorant les cravates (il en a 372), il est bien campé par un bon Belmondo au jeu plus calme qu'à son habitude. Un film prenant qui comme presque toute les histoires de José Giovanni comporte une scène dans le milieu carcéral. Peu connu Ho est pourtant un polar tout à fait honorable avec un excellent final. Un film à découvrir.
Un film guère passionnant, avec une intrigue improbable, et un Belmondo assez peu crédible. Ce film vaut surtout pour ses seconds rôles (Joanna Shimkus, Paul Crauchet, Sydney Chaplin), sa musique sympathique et son coté original : Belmondo à eu laudace de jouer une petite frappe, une sorte de looser essayant dêtre pris au sérieux par le milieu. Cest tout à son honneur, mais au final, le résultat est décevant.