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EKWA
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5,0
Publiée le 28 janvier 2026
Excellent film ! Ça fait plaisir de voir enfin, à nouveau, une comédie qui soit vraiment drôle. Super real, une histoire efficace, un bon mélange de genres, les acteurs sont top, ça fourmilles d idées originales et le tout est rythmé jusqu'à la fin. A recommander !
C'est créatif, rythmé et drôle. Ça pioche chez Chaplin, Keaton, Monty Python et Lonney Tunes, mais c'est définitivement trop long. 1h50, c'est trop. Beaucoup trop. Il y avait sans doute des idées à écarter et des choix à faire. On m'a toujours dit que les meilleures blagues sont les plus courtes. Bravo quand même pour ce projet dingo.
Hundreds of Beavers suit un homme lancé dans une aventure de survie absurde, où chaque obstacle devient un gag, une épreuve ou une nouvelle règle à comprendre. J’ai plutôt bien aimé cette proposition singulière et marquante, même si son concept finit par s’étirer un peu trop.
Cette production indépendante à petit budget, en noir et blanc et presque sans dialogues, mélange cinéma muet, cartoon, slapstick et logique de jeu vidéo dans une forme volontairement répétitive. Il vaut donc mieux l’aborder comme un cartoon en prises de vues réelles que comme une comédie traditionnelle.
Le film explore avant tout l’apprentissage par l’échec. Son personnage progresse en ratant, en tombant, en recommençant et en comprenant peu à peu les règles d’un monde hostile. La répétition n’est donc pas seulement un ressort comique : elle montre comment on apprend à survivre, comme dans un jeu vidéo où chaque tentative permet d’avancer un peu plus.
Le récit détourne aussi le mythe du trappeur et du pionnier. La nature n’est pas un simple décor à conquérir, mais un système absurde, organisé et presque plus intelligent que l’homme qui tente de la dominer. Derrière le délire burlesque, le film transforme la survie en mécanique d’échange et d’accumulation, jusqu’à faire ressortir l’absurdité d’une logique capitaliste où le vivant devient une ressource à monnayer.
J’ai surtout aimé son identité visuelle très forte, son humour burlesque et son inventivité constante. C’est une proposition qu’on voit rarement dans le cinéma actuel et qui risque de me rester en tête. Le film assume totalement son côté artisanal et bricolé, mais derrière cette apparente simplicité, on sent un véritable travail de rythme, de mise en scène et de construction des gags.
Toutefois, j’ai trouvé que le concept s’étirait un peu trop sur la durée. Le film est assez long pour une proposition aussi répétitive et, même si cette répétition fait partie de son principe, elle a fini par me lasser par moments. On comprend assez vite son fonctionnement et sa logique comique, ce qui donne parfois l’impression que l’ensemble prolonge son délire plus que nécessaire. L’humour, très efficace au départ, m’a peu à peu moins fait sourire.
Au final, Hundreds of Beavers reste une expérience de cinéma généreuse, portée par une vraie cohérence burlesque. Un film drôle et particulièrement inventif, dont la répétition fait autant la force que la limite, mais qui mérite clairement d’être vu pour son identité à part.