Un film fait pour les fans. J'ai eu la chance d'assister à l'avant-première au Grand Rex et je suis passée par toutes les émotions en l'espace de 1h45 : j'ai été perplexe, voire confuse, j'ai ri puis j'ai eu peur et enfin j'ai pleuré. Je suis ressortie de tout ça chamboulée en ayant une sensation d'avoir eu les adieux qu'on mérite en tant que fan impliqué dans les œuvres de cet artiste de génie. Honnêtement, je ne le recommanderais pas à d'autres mis à part pour l'aspect visuel et je comprends que certaines personnes s'attendaient à un scénario linéaire et se retrouvent perdus dans cette épopée conceptuelle, mais si vous connaissez un tant soit peu l'univers de The Weeknd ça ne vous étonnera tant que ça pas !
Pas spécialement fan du chanteur The Weeknd, alias Abel Tesfaye, j'ai trouvé ce film pour le moins tordu. La star conjure ses propres démons en mettant en scène sa lâcheté quand il va se retrouver en face d'une fan (excellente Jeanne Ortega) à la santé mentale douteuse. Qualifié sur le site comme drame ou thriller, ce film fait la part belle au répertoire de l'artiste et s'apparente parfois à un film musical. Volonté de rédemption ou coup de communication, j'opterais plutôt pour la deuxième option même si cette oeuvre se démarque par son originalité et séduira sans doute les inconditionnels de l'artiste.
Je comprends mieux pourquoi le film n’a pas été présenté à la presse. Il avait peur de se faire démolir après le désastre de The Idol. Au delà d’être d’une prétention insupportable et égocentrique, ce film n’est qu’une pub pour son dernier disque. Ne cherchez pas de scénario, il n’y en a pas. Allez bye bye The Weeknd et son personnage satanique qui fait l’apologie des substances illicites entre autre. .
Je l’ai vu en avant première, alors on suit le côté plus personnel de Abel jusqu’à rentrer dans son intimité ce qui est cool, mais le problème est l’exécution, on dirait un film low budget spoiler: 1/3 du film par exemple se passe dans une chambre sans cut on a souvent l impression que le film démarre pas, à la moitié du film on se dit encore si on est à l intro de l intrigue… Au moins c est sûr qu’on s attend pas à ce qui va se passer tellement que ça part dans tous les sens
Vu en avant-première le 14 mai, j’ai adoré. Abel, Jenna et Barry sont très bons, la bande son aussi bien sûr (si on aime The Weeknd c’est mieux). J’ai été agréablement surprise par l’histoire. Très bon film.
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + Hurry Up" sur YouTube ! Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun !? Ça commence dans un miroir, ou peut-être une flaque. Une image d’Abel Tesfaye, mais inversée. Déjà, il n’est plus lui-même. Le film non plus.
Shults ne raconte rien. Il expose une infection. Une nuit comme une plaie qui ne coagule pas. Pas de début, pas de résolution. Juste un glissement. Le luxe moite d’Hollywood comme cercueil climatisé. Des couloirs de verre, des regards qui transpirent. Jenna Ortega surgit, comme une ligne de coke incarnée, et Barry Keoghan murmure à l’oreille de la paranoïa. Ils ne jouent pas. Ils hantent.
On croit suivre une star poursuivie. Mais la seule chose qui le poursuit vraiment, c’est lui-même. Le thriller se dissout en trip auditif. Des flashs, des cris étouffés, un drone qui remplace la musique. Il n’y a pas de rythme, il y a une pression intracrânienne. C’est là que le film se place : entre deux battements.
La caméra ? Une prédatrice. Elle n’éclaire jamais ce qu’on veut voir. Elle guette les failles. Chaque plan semble volé à un rêve fiévreux. Pas d’exposition. Pas d’explication. Juste l’errance d’un homme qui a perdu son image en la regardant trop longtemps.
Le montage, fractal. Les ellipses font des trous dans le réel. On saute, on tombe, on recommence. Il faut accepter de ne rien comprendre pour commencer à ressentir. Comme quand on écoute une chanson en boucle sans savoir pourquoi.
Shults filme l’identité comme une maladie sexuellement transmissible. À force d’être regardé, on devient un fantôme consensuel. Ce n’est plus de la célébrité. C’est de l’érosion.
Abel Tesfaye n’“interprète” pas. Il dérive. Sa performance est un trou noir. Tout s’y engloutit. Ortega, magnétique, l’observe fondre avec une tendresse sadique. Keoghan, lui, est l’ombre portée du malaise. Chaque apparition est un symptôme.
Est-ce un bon film ? Mauvaise question. C’est une expérience, un poison lent, une hypnose inversée. Il faut le voir fatigué. Ou amoureux. Ou après trois nuits sans sommeil.
Shults signe un rêve toxique. Un film qui ne veut rien dire, mais qui dit tout. Il suffit de se laisser contaminer.