Hurry Up Tomorrow est un bijou expérimental qui transcende le simple film de musique pour devenir une expérience immersive et envoûtante. Le réalisateur Trey Edward Shults signe une mise en scène cinématographique et atmosphérique, rythmée par les titres vibrants de The Weeknd et Daniel Lopatin — la bande-son pulse, envahit l’écran et propulse le récit dans une dimension presque onirique .Mais la vraie révélation, c’est Jenna Ortega, qui incarne Anima avec une intensité et un charisme absolus. Dès son apparition, elle capte toute l’attention : une femme mystérieuse, obsédée, à la frontière de la folie, portée par une expressivité brutale. Comme le soulignent plusieurs critiques, elle est « la seule personne qu’on ait envie de suivre à l’écran » Sa performance devient le cœur battant du film : dans chaque regard, chaque geste, elle fait monter la tension, explore la folie douce jusqu’à des sommets glaçants — on sent une Anima à la fois vulnérable et redoutable, capable de brûler d’un feu intérieur qu’on ne peut ignorer .The Weeknd, dans le rôle de lui-même, offre une interprétation sincère et sensible, mais face au jeu flamboyant de Jenna, on comprend que le film vibre véritablement à son tempo. La dynamique entre ses deux personnages donne une profondeur inédite à ce parcours initiatique torturé.
En résumé, Hurry Up Tomorrow est une odyssée visuelle et sensorielle unique, qui trouve son âme dans la performance bouleversante de Jenna Ortega. Un film risqué, qui ose s'affranchir des conventions et nous happe littéralement — une œuvre marquante, à voir absolument.