Très beau film malgré quelques scènes qui gênent un peu la dramaturgie, mais la persévérance est la force du film et représente tout dans son désir de reconquérir sa fille. Il faut bien reconnaître que toute la seconde partie est superbe et émouvante.
Après "Keeper" et "Nos batailles", "Une part manquante" est le 3ème film de Guillaume Senez consacré à la parentalité et, même, plus précisément, à la paternité. Des films dans lesquels le personnage principal est un homme que des femmes, personnages secondaires, vont faire évoluer. Comme dans Nos batailles, Romain Duris est au sommet de son art et Judith Chemla, l’interprète de Jessica, est (comme d’habitude !) excellente. Quant à l’interprète de la franco-japonaise Lily, il a été jugé plus judicieux de la trouver lors d’un casting parisien, plutôt que dans un casting au Japon. Avec Mei Cirne-Masuki, le résultat du casting parisien est convaincant. Convaincante aussi, l’absence des habituels clichés sur le Japon. Par contre, on est moins convaincu par le rythme parfois un peu trop indolent de la réalisation, ce qui empêche le film de se hisser au niveau de Keeper et de Nos Batailles.Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-express-une-part-manquante/. Film vu en avant-première.
Un melo sobre (peut être trop) sur la parentalité et le manque impossible à combler dans le cadre d une séparation. Romain Duris épouse la sobriété du film et s avère très juste. En revanche j ai eu beaucoup de mal avec le personnage de Jessica qui alourdit énormément le récit.
Porté par un Romain Duris sobre et émouvant, la quête sensible d’un père expatrié pour retrouver sa fille dans un Japon rigide où après une séparation, la garde d’un enfant revient à un seul parent. 2,75
Romain Duris livre une composition parfaite dans cette comédie dramatique qui a le mérite de traiter d'un sujet méconnu (la loi - ou plutôt son absence - japonaise en matière de divorce et de garde des enfants). Le choc des cultures est intéressant mais traité de manière un peu trop explicative. Le démarrage est un peu poussif mais finit par laisser place à l'émotion.
Le scénario du film repose sur une loi japonaise ubuesque : en cas de séparation conflictuelle, lorsqu'un des deux parents part avec l'enfant, il ôte à son ex-conjoint tout droit parental. Le parent qui n’en a pas la garde ne le verra plus jusqu’à sa majorité.
Romain Duris, en chauffeur de taxi qui écume les rues de Tokyo dans l'espoir de retrouver sa fille, puis de renouer un lien avec elle, trouve là un de ses plus beaux rôles, après Le Règne Animal et le plus lointain mais non moins réussi Dans Paris. Tout en sensibilité et en intériorité, il porte le film quasi intégralement sur ses épaules, ou plus exactement sur ses regards, à travers son rétroviseur. Sa maîtrise du japonais impressionne également.
Pour autant, le récit fait du sur place pendant tout son deuxième tiers, par un certain manque de consistance du scénario, même s'il faut mettre à son crédit de ne jamais tomber dans le pathos ou dans la facilité, comme aurait pu être celle de faire naître une histoire d'amour entre les personnages incarnés par Romain Duris et Judith Chemla, deux parents qui portent le même combat et la même souffrance.
La dernière ligne droite du film cherche à compenser ce rythme languissant et à augmenter la charge émotionnelle, au risque d'être quelque peu en contradiction avec tout ce qui a été bâti précédemment. spoiler: Mais l'on comprend que c'est la prise de conscience de ce père qu'il ne parviendra jamais à ses fins par des voies diplomatiques et légales qui le pousse à franchir la ligne rouge.
La bande originale, composée majoritairement par @oliviermarguerit , renforce la mélancolie douce du film et s'accorde parfaitement avec les images de déambulation du taxi dans les rues de la capitale japonaise. Elle contient également un très beau morceau interprété par @jeanneadded ainsi qu'une reprise de Que je t'aime, chantée en japonais par Johnny himself.
Une Part Manquante est typiquement le genre de films qui ne touchera pas nécessairement un très large public mais qui offre à un acteur un rôle qui lui permet de tutoyer les sommets et de consolider encore davantage une filmographie déjà très belle.
Ce n’est pas un plaidoyer en faveur des mariages bi- nationaux, ni en faveur du divorce et montre bien la profondeur du sentiment paternel ou filial de façon délicate et sensible. Le cadre du Japon permet de renouveler un peu le genre. Ces Japonais si polis sont d’une violence impressionnante et la belle-mère n’est pas moins redoutable là-bas. S’il manque un peu de rythme, ce film est somme toute assez réussi et charmant .
Ce drame aurait pu être une très belle surprise si tout n'avait pas été raconté avec une telle distance, que ça soit dans le fond ou la forme. Sous couvert de subtilité, les dialogues minimalistes et les non-dits créent un hermétisme rédhibitoire.
Guillaume Senez avait exploré le thème de la paternité avec son précédent film Nos batailles déjà avec la présence de Romain Duris. Ils collaborent à nouveau avec cette histoire inspirée notamment du combat mené par Vincent Fichot pour retrouver ses 2 enfants kidnappés par leur mère. Une part manquante dévoile ainsi une toute autre facette du Japon à travers ses règles très spécifiques sur la garde des enfants chez les couples séparés. Des règles qui s’appliquent aussi bien aux japonais qu’aux gaijins (les étrangers du pays), ces derniers étant contraints de vivre sur place pour espérer retrouver leurs enfants. Un film touchant qui évite le piège de la facilité avec un Romain Duris qui incarne à merveille ce père désemparé.
Romain Duris est très émouvant dans le rôle de ce père en quête de sa fille. Le film fait aussi le portrait de la société japonaise, très dure. Un beau film sur la parentalité.
Vu ce film par hasard à la sortie de la journée de travail...seule séance coïncident sans trop d'attente... et c'est une bonne pioche... Très bon film dommage qu’il soit si peu représenté en salle de cinéma.
J'ai appris beaucoup de choses sur la vie familiale/ divorce/ séparation au Japon. Leur législation... et même pour les droits des enfants bi-nationalite.
Romain duris est très crédible, il a appris le japonnais.
Un ancien cuisinier devenu chauffeur de taxi vit au Japon depuis plusieurs années avec l’espoir de retrouver sa fille élevée par sa mère avec qui il n’a plus de contact. Le sujet de la garde des enfants lors d’une séparation au sein d’une société japonaise très conservatrice est effleuré avec intelligence sans tomber dans la charge facile grâce à un récit surtout centré sur la détermination d’un père courage à revoir son enfant formidablement interprété par l’acteur Romain Duris retrouvant ici un rôle à la hauteur de son talent. Ce drame délicat et pudique est très touchant.
J’ai adoré ce film. Ravie de retrouver Romain Duris en chauffeur de taxi au Japon. On est embarqué dans l’histoire dés les premières minutes. Magnifique bande son. Il faut courir le voir. Un petit bijou.
Guillaume Senez avait déjà réalisé "Nos batailles" il y a 6 ans avec Romain Duris en rôle principal ( et Laure Calamy à l'époque, tiens tiens.... ) et nous emmène ici dans une aventure dramatique, même terrifiante, au pays du soleil levant. L'intrigue met un certain temps à s'organiser, la vie de Jay ( R Duris ) simple taxi à Tokyo mène une vie réglée et somme toute assez simple. Par contre, dès lors qu' à l'occasion d' une course, une connexion s' établit telle une étincelle, et la suite va se dérouler comme un thriller. Jessica ( Judith Chemla ) va apporter son lot de d'hystérie et de folie dans la vie de Jay en parallèle de sa lutte pour une cause si émouvante et mise en scène avec grande finesse et précision. Car elle-même est confronté à ces labyrinthes judiciaires nippons, à en devenir fou. Le thème abordé, qui concerne beaucoup de couples séparés, est instructif, pas si connu du grand public. Encore une fois, R Duris, tisse une interprétation incroyable, tellement à l'aise avec la langue japonaise et les codes de comportements si précieux. Excellent montage qui va nous offrir des images fantastiques avec Mei Cirne-Masuki ( Lily ), volées à l'enfermement promis tant figuré que réel, et du choix intenable du final. Grande émotion donc, pour un film intense et touchant....!!**
Une comédie dramatique sensible et mélancolique, ponctué d'éclats de détresse dans un Japon qui nous paraît très lointain, rendu humain par un Romain Duris attachant. La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com/2024/11/une-part-manquante-de-guillaume-senez.html