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Cin&Moi
18 critiques
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4,0
Publiée le 5 janvier 2025
Un film remarquable notamment par le traitement assez juste de son sujet et aussi par la performance de Laure Calamy. Un film émouvant qui traine parfois en longueur mais brillant dans ses dialogues et son interprétation.
Petite note : Ce n'est pas un film "Tout public". Quelques scènes sexuellement explicites (saines et sans violence) sont présentes.
On pense, au début de ce film, qu’il va se concentrer sur le personnage du fils handicapé et l’évolution de son couple que la société semble condamner Mais ce serait vite oublier que le film a surtout pour but de mettre en valeur son interprète principale. Car on assiste là à un vrai festival Calamy : calamy en colère, calamy en larmes, calamy en orgasme, calamy en souffrance, calamy en joie etc etc A croire que ce scénario a été écrit par ChatGPT pour être certain de cocher toutes les cases. Elle joue sa partition à la perfection certes, mais on aurait tellement préféré que. le film traite son vrai sujet …
Laure Calamy mène vraiment le film. Elle incarne une mère qui sature, à s'occuper seule de son fils handicapé, alors que le père de celui-ci a refait sa vie et qu'elle peine à trouver du temps pour elle. Lorsque son fils émet le souhait d'être papa, c'en est trop pour Laure Calamy. Les rapports sont ambigus entre elle et son fils car à la fois elle l'infantilise et semble être jalouse de sa nouvelle copine et en même temps elle ne peut se passer de lui et l'aime éperdument. Un film qui donne une réflexion sur le rapport parent-enfant et le fait d'accepter de voir son enfant grandir et voler de ses propres ailes.
Charles Peccia-Galletto est magnifique. C'est un bon film qui soulève quelques questions sur l'autonomie des personnes handicapées. Pas franchement politique mais le point de vue des deux protagonistes dans la vraie vieet c'est beau
Un film qui laisse perplexe... De très belles scènes illustrant les difficultés de la relation entre Mona et son fils qui émeuvent particulièrement. Mais trop de remplissage avec des scènes qui s'étirent, sans raison apparente, et qui font au final un ensemble hétéroclite... dommage !
Superbe premier film d'Anne Sophie Bailly, réalisatrice pleine de finesse qui a déjà fait parler d'elle avec son court métrage de fin d'études "la ventriere". Une densité, un humour, un regard rares. Dans "mon inséparable", à nouveau, cette qualité dans la direction artistique, cet amour pour ses comédiens qui les mène au plus juste, au plus vrai, au plus libre. Ce film est nécessaire et fait un bien fou.
Film très intense qui montre bien la vérité lorsque l'on a un enfant handicapé et qui parle de choses que tout le monde occulte sur l'amour et la sexualité des personnes adultes handicapées, Laure Calamy interprète remarquablement bien le rôle et est d'une très grande sensibilité
Un film intéressant, avec des moments très justes et très poignants. Il traite essentiellement de la séparation mère/enfant (comment retrouver un statut de femme quand on l'a mis de côté pendant des années) et du regard des autres sur un couple de personnes en situation de handicap. (Magnifiques Charles Peccia Galetto et Julie Froger!) J'ai aimé les ellipses et la douceur de certaines scènes, mais j'ai trouvé inutile et trop longue la deuxième scène de sexe, et complètement ridicule (et mal écrite) la scène chez le père de Joël. Quelques dialogues font mouche et nous emportent. A voir.
En général, un film, c'est une situation de départ et ce que la réalisatrice ou le réalisateur fait à partir de cette situation. Pour son premier film en tant que réalisatrice, Anne-Sophie Bailly a choisi de s'intéresser à une mère qui a plus ou moins sacrifié sa vie pour s'occuper d'un fils en situation de (léger) handicap mental et qui apprend que Joël, ce fils, va devenir père de l'enfant que son amie Océane, également en situation de (léger) handicap mental, porte en elle. La réalisatrice aurait pu choisir de s'intéresser avant tout à ce jeune couple, elle a choisi de s'intéresser presque exclusivement à Mona, cette mère, qui s'aperçoit que son fils est en train de lui échapper et qu'on sent totalement déboussolée par cette situation qu'elle n'avait pas du tout anticipée. Pourquoi pas ! Le film repose pour beaucoup sur les prestations de Laure Calamy, l'interprète de Mona, et de Charles Peccia-Galletto, l'interprète de Joël, qui souffre lui-même d'un handicap. Laure Calamy fait du Laure Calamy, ce qui, dans le contexte de ce film, s'avère parfois un peu "Too much". Finalement beaucoup plus sobre, Charles Peccia-Galletto, premier comédien en situation handicap à être nommé pour le César de la révélations masculine de l'année, s'avère finalement plus convaincant. Quant à la réalisation, elle n'est pas toujours parfaitement maitrisée par la jeune réalisatrice à qui, par contre, on se doit de reconnaitre le choix de son sujet, un sujet fort et innovant.
Après un démarrage un peu lent, le film prend toute sa dimension, passées les 20 premières minutes. Les inséparables font l’apprentissage de la séparation et c’est un film universel. La salle est pleine, aux Halles à 13h30 le 30 décembre, et tout le monde est ému aux larmes, grâce notamment à l’interprétation de Charles Peccia-Galetto. Chapeau l’artiste !