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Si Alexandre Arcady n'est pas exactement le réalisateur français le plus doué de sa génération il a le mérite d'avoir braqué les premiers projecteurs sur la communauté des pieds noirs. Si vous ne savez pas ce que signifie ce terme c'est que vous n'êtes pas vraiment français ou que vous ne connaissez pas les conséquences de la guerre d'indépendance algérienne. Cette expression péjorative désigne la communauté des citoyens français nés en Algérie et poussés à un exode massif une fois l'indépendance obtenue. La grande majorité d'entre eux étaient d'origine juive certains avaient même leurs ancêtres vivant dans la région depuis bien plus longtemps que les musulmans d'origine arabe mais ils étaient néanmoins considérés comme des citoyens français et ont payé le prix de leur attachement ou de leur détachement selon votre point de vue par une offre de la milice indépendante qu'ils ne pouvaient refuser car c'était les bagages ou le cercueil...
"Le coup de sirocco" est film qui relate simplement et sincèrement le sort des rapatriés d'Algérie. A travers son cas personnel, et dans une façon de préambule, Alexandre Arcady raconte d'abord l'existence d'un adolescent, fils d'épiciers pieds-noirs de Tadjira, une existence qui commence à être troublée par les attentats du FLN puis de l'OAS. Plus tard, Arcady relate le départ obligé -coup de sirocco- vers la métropole et les premiers temps parisiens de la famille Narboni.
Le grand talent du réalisateur est l'habileté et la sensibilité avec lesquelles, au coeur d'une comédie entretenue par le caractère pittoresque du pied-noir à Paris, il décrit la détresse vraie d'une famille qui a tout perdu, c'est-à-dire essentiellement ses racines.
Roger Hanin et Marthe Villalonga, fort bien dirigés et sans donner dans le cabotinage, incarnent un couple Narboni attachant et d'une certaine façon emblématique. Arcady rend hommage à ces expatriés dans une chronique tendre et nostalgique à laquelle on pourra juste reprocher quelques scènes fondées sur un anecdotisme un peu convenu. L'excellence de l'interprétation participe de cette images très juste du drame pied-noir et de l'état d'esprit de l'époque.
Le grand talent du réalisateur est l'habileté et la sensibilité avec lesquelles, au coeur d'une comédie entretenue par le caractère pittoresque du pied-noir à Paris, il décrit la détresse vraie d'une famille qui a tout perdu, c'est-à-dire essentiellement ses racines.
Roger Hanin et Marthe Villalonga, fort bien dirigés et sans donner dans le cabotinage, incarnent un couple Narboni attachant et d'une certaine façon emblématique. Arcady rend hommage à ces expatriés dans une chronique tendre et nostalgique à laquelle on pourra juste reprocher quelques scènes fondées sur un anecdotisme un peu convenu. L'excellence de l'interprétation participe de cette images très juste du drame pied-noir et de l'état d'esprit de l'époque.
Une apologie du racisme et une justification lamentable de la colonisation. Une tentative immonde d'émouvoir sur le sort de colons pour qui ont été commis des crimes de guerre.
film si bien fait qu'on on oublie qu'on vit en 2010
Belle réédition de ce film qui rend compte avec légèreté d'un épisode douloureux et important de notre histoire nationale : le retour en métropole des pieds-noirs d'Algérie, à l'été 1962. Outre le jeu mémorable de Marthe Villalonga, les débuts de P. Bruel, la présence lumineuse de R. Hanin, ce film permet à ceux qui n'ont pas connu cette époque de comprendre l'arrachement qu'ont subi ces Français, l'accueil mitigé qu'ils ont reçu, leurs difficultés quotidiennes. Et pourtant l'humour qui teinte ce film ne le transforme jamais en mélo.
Par ailleurs cette édition récente comprend d'intéressants bonus.
Par ailleurs cette édition récente comprend d'intéressants bonus.
Un joli film familiale. Le scénario et sympa et le casting très bon.
Le Coup de sirocco est un film sincère mais profondément limité.
Alexandre Arcady raconte l’exode d’une famille juive oranaise avec une réelle affection pour ses personnages. On sent que le sujet lui tient à cœur. Le problème, c’est que cette affection se transforme rapidement en regard fermé. Le film reste centré sur la communauté, ses codes, ses réflexes et sa mémoire. les Algériens, les autres pieds-noirs, la complexité politique n’existent presque pas. On est dans un récit identitaire plus que dans un vrai travail de regard.
La mise en scène reste très sage, télévisuelle. Les dialogues manquent souvent de légèreté, le pathos est appuyé, et la nostalgie finit par devenir le seul moteur du récit. Arcady privilégie l’émotion communautaire à la distance critique. Le résultat est touchant pour ceux qui s’y reconnaissent, mais reste assez étroit pour les autres.
Le film a trouvé son public à l’époque, ce qui se comprend : il parlait directement à une mémoire encore vive et douloureuse. Cela ne suffit pas, cependant, à en faire une œuvre aboutie. On ressort avec le sentiment d’avoir vu un témoignage affectueux, mais pas un vrai film sur l’exode.
Alexandre Arcady raconte l’exode d’une famille juive oranaise avec une réelle affection pour ses personnages. On sent que le sujet lui tient à cœur. Le problème, c’est que cette affection se transforme rapidement en regard fermé. Le film reste centré sur la communauté, ses codes, ses réflexes et sa mémoire. les Algériens, les autres pieds-noirs, la complexité politique n’existent presque pas. On est dans un récit identitaire plus que dans un vrai travail de regard.
La mise en scène reste très sage, télévisuelle. Les dialogues manquent souvent de légèreté, le pathos est appuyé, et la nostalgie finit par devenir le seul moteur du récit. Arcady privilégie l’émotion communautaire à la distance critique. Le résultat est touchant pour ceux qui s’y reconnaissent, mais reste assez étroit pour les autres.
Le film a trouvé son public à l’époque, ce qui se comprend : il parlait directement à une mémoire encore vive et douloureuse. Cela ne suffit pas, cependant, à en faire une œuvre aboutie. On ressort avec le sentiment d’avoir vu un témoignage affectueux, mais pas un vrai film sur l’exode.
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