Le Coup de sirocco
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Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 avril 2012
Le premier long-métrage d'Alexandre Arcady,pied-noir exilé en France,fut largement autobiographique.En suivant une famille algérienne,qui suite à la Guerre d'Algérie,est obligé de partir en France pour survivre,il raconte sa propre histoire."le coup de sirocco"(1979)s'organise autour du couple formé de l'affable Roger Hanin,de la gratinée Marthe Villalonga,et de leur fils,le tout jeune Patrick Bruel(19 ans!!).La première partie au pays,qui ressemble au temps des cerises,de l'insouciance.Puis une seconde se déroulant à Paris:des Pieds-Noirs déboussolés,mal acceptés,sans le sou,mais unis toujours.Arcady en met grosse louche sur les clichés juifs:la communauté prime sur l'individu,les repas gargantuesques à base de couscous sont un passage obligé...Et sa faute de goût ultime,c'est cette voix-off niaiseuse(la sienne)qui explique de façon didactique et puérile les ravages de quitter sa Terre natale pour une Terre d'adoption,très hostile.De plus,les circonstances et les conséquences de la Guerre d'Algérie sont complètement expédiées,au profit d'une chronique pittoresque,certes sincère et juste,mais vraiment trop anecdotique.Dommage.
Acidus

870 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 mars 2012
Bizarre cette approche de la guerre d'Algérie et du rapatriement des pieds noirs. Alexandre Arcady use d'une certaine légèreté dans cette histoire qui mélange maladroitement un peu d'humour avec un aspect plus dramatique. Les personnages sont attachants mais à aucun moment le film décolle réellement. "Le coup de sirocco" m'a moyennement convaincu.
Yannickcinéphile

2 879 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 février 2017
Je rejoins assez les avis de certains sur ce film lorsqu’il parle d’un métrage moyen, avec une sincérité évidente, mais un traitement relativement plat, voire assez décevant.
En fin de compte, Arcady essaye de traiter de la petite histoire dans la Grande histoire, cependant, en frôlant, que dis-je en ignorant quasiment totalement la Grande histoire, et bien il fait de son film un métrage quasi « communautaire ». En effet, je ne vois pas comment quelqu’un d’extérieurs aux événements narrés peut parvenir à comprendre la situation, le contexte, à saisir le déracinement, surtout que la tonalité choisie par le réalisateur, tournant autour de la comédie douce-amère, notamment via le personnage de Villalonga, n’était pas la plus judicieuse. Le film se laisse suivre, mais il reste plutôt plat, démonstratif, linéaire, Arcady montrant une vraie sincérité dans ce métrage, mais ne parvenant pas à donner de hauteur à son film. Il en résulte une chronique familiale sympathique mais assez fade.
Le casting est correct, mais inégal. Roger Hanin en impose en patriarche, mais son jeu n’est pas très affuté. Plutôt monolithique, prenant un accent assez balourd, il a la stature et la tête de l’emploi, mais sa prestation reste mitigée. Villalonga elle est pleine d’entrain, mais comme je le disais je ne sais pas si sa dimension « comique » était judicieuse. Mais l’actrice reste, comme souvent, du punch en barre. On soulignera la présence du débutant Bruel, méconnaissable. Il ne retient pas outre mesure l’attention mais ne démérite pas. Le film a aussi mis à contribution quelques vedettes du Splendid dans des seconds rôles parfois bizarres (celui de Jugnot).
Quant à la réalisation, Arcady signe une mise en scène assez classique de son cinéma. Ce n’est pas un réalisateur très audacieux, et ça reste assez plat, malgré un certain souci d’authenticité dans les décors et quelques belles images, notamment dans la première partie du film. Disons qu’à l’image de l’histoire la réalisation manque d’ambition, de hauteur, et peine à insuffler le dynamisme et la force émotionnelle qui aurait dû apparaitre davantage dans un tel métrage.
Pour ma part Arcady signe ici un film moyen. Pas ennuyeux ni antipathique, c’est seulement un métrage assez quelconque compte tenu de son sujet, qui convaincra peut-être par sa sincérité, et par le caractère presque autobiographique du film par rapport à son réalisateur. Cela garantit une certaine authenticité du film. 2.5
dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 novembre 2011
Pour son premier film, Alexandre Arcady a décidé de nous raconter son enfance en Algérie et le départ forcé de sa famille en France lors des événements de 54. Même si le réalisateur a eu depuis l’occasion de revenir, plus ou moins directement, sur cette période et sur ses conséquences (du "Grand Pardon" à "Là-bas mon pays" en passant par "Le Grand Carnaval"), "Le coup de sirocco" reste le film qui traite du sujet de la façon la plus frontale en insistant sur le choc culturel subi par ses Pieds Noirs, chassés de leur terre pour se réfugier dans un pays dont il ignore tous et qui les méprise. Le déracinement, les problèmes de logement et d’emploi ainsi que l’attitude des Français sont au centre de l’intrigue sans pour autant être traité avec manichéisme, la famille Narboni n’étant pas à l’abri de quelques remarques désobligeantes envers leur terre d’accueil. Certes, l’intrigue et l’interprétation ne sont pas forcément des modèles de subtilité (à l’instar de l’ensemble de la filmographie du réalisateur) mais on retrouve dans ce premier film tout le charme du cinéma d’Arcady, avec ses personnages chaleureux et braillards, ses dialogues hauts en couleur, ses scènes de famille touchantes, l’importance de la communauté toujours plus forte que l’individu, sa nostalgie et sa BO magnifique signée Serge Franklin. Arcady prouve également, dès son premier film, son amour pour les acteurs qu’il dirige avec un talent certain. On retrouve ainsi l’affable Roger Hanin qui n’a jamais été meilleur que devant la caméra du réalisateur et qui campe ici un chef de famille déboussolé. A ses côtés on retrouve l’inévitable Marthe Villalonga dans son rôle de prédilection de mère juive caractérielle et possessive, le tout jeune Patrick Bruel dans son premier rôle au cinéma, Michel Auclair en escroc, Marie-Anne Chazel et Gérard Jugnot dans de petits rôles sans oublier les futurs fidèles du réalisateur (Philippe Sfez, Lucien Layani, Jean-Claude de Goros…). "Le coup de sirocco" souffre malheureusement d’un rythme inégal et surtout d’une voix off, assurée par Arcady lui-même, maladroitement utilisée (diction inappropriée, dialogues frisant parfois le ridicule…). Reste que, malgré ses défauts, on se laisse porté par le charme de ce premier film qui sera suivi par le chef d’œuvre du réalisateur "Le Grand Pardon".
soulman
soulman

140 abonnés 1 399 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 juillet 2014
Cabotinage éhonté du couple principal, mièvrerie et folklore grossiers, le premier film d' Arcady est un pur navet, où les Pieds-Noirs passent pour des demeurés, racistes et bas de plafond (ce qu'ils ne sont pas tous).
Bruno65
Bruno65

59 abonnés 825 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mai 2009
Militante de la cause pied-noir,cette chronique douce-amère se laisse regarder,et est bien jouée.Mais Hanin et Villalonga surexploite les travers des rapatriés ce qui par moment agace.
Gonnard
Gonnard

287 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 octobre 2010
Film clé dans la thérapie cinématographique d'Alexandre Arcady, le coup de Sirocco étonne par sa légèreté. Cela en devient même gênant. Avec une telle voix-off, on a l'impression d'assister au "Rapatriement des pieds noirs expliqué aux enfants par Oui-Oui". Le jeu des acteurs accentue cette impression de second degré : Roger Hanin et son accent caricatural, Marthe Villalonga qui fait des esclandres à tout va, ... Même la musique contribue à créer une atmosphère potache et bon-enfant. Pourtant, la douleur qu'Alexandre Arcady veut faire ressentir est touchante. On sent qu'il s'agit d'une déchirure. La volonté pédagogique est elle-aussi évidente. A coups d'images d'archives, d'extraits des discours du général de Gaulle, de sous-titres indiquant les dates-clés de l'intrigue (correspondant évidemment aux dates-clés de l'histoire algérienne), Alexandre Arcady enfile sa robe de professeur pour nous expliquer le pourquoi du comment. Bien sûr, ça reste superficiel. La question des droits politiques des Algériens est totalement absente. La guerre d'Algérie semble n'avoir jamais existé. Les harkis n'ont même pas droit à 20 secondes, comme si leur sacrifice était un héritage trop encombrant. Au-delà de ces défauts spécifiques, il faut aussi évoquer la mollesse du scénario. La seconde partie, à Paris, manque cruellement de sel. On assiste par obligation aux jérémiades continuelles de Marthe Villalonga, toutes aussi pénibles les unes que les autres. Bref, "Le coup de Sirocco" est une œuvre bien imparfaite même si nécessaire et cinématographiquement importante.
kray
kray

68 abonnés 1 266 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 août 2011
Véritable porte drapeau de la communauté pieds-noirs , arcady commence sa carrière plutôt brillamment avec ce film relatant la destinée de certains membres cette communauté devant apprendre à changer de vie avec les avantages mais aussi et surtout les inconvénients que cela comporte. On sent clairement que arcady se livre dans ce film , ce qui le rend d'autant plus attachant. A voir.
Val_Cancun
Val_Cancun

68 abonnés 764 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 octobre 2013
Le 1er long-métrage du prolifique Alaxandre Arcady raconte le destin d'une famille de "pieds-noirs" rapatriés en métropole suite aux événements survenus en Algérie. Si les dates-clés de la guerre d'indépendance sont évoquées au début du film, Arcady ne s'y attarde pas : il ne souhaite visiblement pas centrer son récit sur ces événements, mais bien sur leurs conséquences, à savoir le départ dès mai 1962 d'environ 800 000 pieds-noirs, parmi lesquels la famille Narboni.
On suit donc l'arrivée à Paris, via Marseille, de ces rapatriés contraints et forcés, quasi-ruinés, sous le regard souvent condescendants de leurs compatriotes métropolitains. Entre le père débonnaire (sur mesure pour Roger Hanin), la mère hystérique (impayable Marthe Villalonga) et le fils timide (débutant Patrick Bruel), chacun va tenter de s'adapter à cette nouvelle vie, avec plus ou moins de succès...
Avec cette fresque familiale douce-amère, on comprend les intentions louables d' Arcady d'évoquer ce déchirement personnel en évitant tout manichéisme, mais le film souffre de ne pas trouver sa propre tonalité. De plus, le récit paraît souvent décousu, en raison notamment des ellipses inévitables pour évoquer la destinée d'une familiale en à peine plus d'1H30. Au final on relève un poblème de rythme, à mettre en lien avec le fait que le film a pas mal vieilli.
Dommage car on penserait presque à Pagnol dans la tendresse à décrire les souvenirs d'enfance, et la mélancolie à évoquer les paradis perdus..
soniadidierkmurgia

1 433 abonnés 4 334 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2019
Le premier opus de la trilogie hommage d’Arcady à son Algérie natale. Il a choisi de nous narrer le difficile retour vers le pays d’origine des pieds noirs qui n’étaient plus chez eux « là-bas » et qui furent des étrangers « ici ». Ce film a permis à Roger Hanin au creux de la vague de donner une seconde impulsion à sa carrière en abordant des rôles plus en rapport avec son physique et ses origines. Ici il est confondant en chef de famille qui voit tout son monde s’écrouler et qui doit malgré tout continuer à conserver son énergie pour nourrir sa famille. Arcady a choisi de traiter un sujet grave sur le mode de la comédie douce amère et c’est sans aucun doute ce qui a fait le succès du film. Car la vie n’est pas toujours qu’une succession de malheurs et les moments de joie viennent heureusement au secours des périodes difficiles. Malgré ce parti pris apolitique, Arcady à plusieurs reprises nous montre bien que la situation n’était pas tenable pour les algériens qui étaient qu’on l’admette ou non sous le joug des colons. Cette famille un peu perdue mais unie arrivera à se faire une place dans la métropole des trente glorieuses. Il aura pour ça fallu faire face aux à priori des autochtones qui voyaient d’un mauvais œil l’arrivée de ces Français d’Algérie qui en plus d’avoir pris la vie des appelés du contingent se voyaient octroyer des emplois réservés dans les administrations et entreprises publiques. Cette vision est un peu simpliste mais c’est pourtant comme ça qu’a été vécue la situation par la majorité des « Pieds noirs ». Arcady tenait à apporter son témoignage sur cette période de sa jeunesse et il l’a fait avec brio et sincérité. Les acteurs principaux sont à l’aise dans des rôles taillés sur mesure. Arcady profite de l’occasion pour donner des apparitions aux débutants du « Splendid » comme Jugnot ou Chazel. Il donne aussi au regretté Michel Auclair un rôle d’aigrefin que n’aurait pas renié Jules Berry.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 septembre 2022
Le premier film d’Alexandre Arcady, aux relents autobiographiques, retrace sur une vingtaine d’années mais sans réel panache, l’histoire d’une famille pied-noir sur un ton plein de légèreté plutôt que dramatique. Un choix étonnant et guère propice à l’enthousiasme, d’autant plus que « Le Coup de Sirocco » a plutôt mal vieilli. Autour de Roger Hanin et Marthe Villalonga, la présence de Patrick Bruel est plus anecdotique que convaincante. Le réalisateur comme l’acteur ont prouvé heureusement par la suite qu’il pouvait mieux faire.
Hotinhere

790 abonnés 5 456 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 novembre 2022
Une chronique inégale mais attachante qui évoque avec humour et nostalgie l'exode d'une famille pieds-noir suite à l'indépendance de l'Algérie, interprétée par un casting séduisant. En revanche, la voix off est insupportable. 2,75
Gourmetdefilms
Gourmetdefilms

68 abonnés 657 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2017
Une comédie dramatique distrayante qui sent bon le soleil. Un Roger Hanin en forme qui porte un personnage haut en couleur. Marthe Villalonga est pas mal aussi. On respecte je trouve un bon équilibre entre dureté, humour et sobriété.
GéDéon
GéDéon

133 abonnés 709 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 septembre 2025
En 1979, Alexandre Arcady signe son premier long-métrage. L’histoire, inspirée des souvenirs de jeunesse du réalisateur, évoque l'exode en France des Pieds-noirs à la fin de la guerre d'Algérie. Utilisant un ton humoristique, l’auteur retrace les difficultés d’adaptation d’une famille exilée dans son nouvel environnement. A la fois léger, parfois caricatural, le récit contient néanmoins beaucoup de tendresse. Cela repose sur la présence de Roger Hanin et surtout Marthe Villalonga dans le rôle irrésistible d’une mère possessive et insatisfaite. La présence de Patrick Bruel, pour sa première apparition au cinéma, reste quant à elle plus anecdotique. Bref, une douce chronique familiale qui ne parvient néanmoins jamais à provoquer de vives émotions.
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 383 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 août 2016
"Le coup de Sirocco" (1979) Chérie 25 le 15.08.2016

Pour un coup d'essai, on est loin d'un coup de maître du réalisateur et coscénariste Alexandre Arcady, qui signait ici son premier film, et pour tout dire, je me suis ennuyé durant cette histoire quasi autobiographique .Certes, cette histoire avait été millionnaire en entrées lors de sa sortie en salles, mais n'avait intéressé surtout que la communauté des pieds noirs, contente de se retrouver, puisque l'histoire raconte leur exil douloureux d'Algérie, et la perte de tous leurs biens... Arcady n'a par la suite jamais beaucoup innové dans ses thèmes comme si le fait d'avoir été pied-noir constituait une caste parmi les français...

Avec le temps, les plaies de la guerre d'Algérie se sont cicatrisées, ceux qui l'ont connue disparaissent les uns après les autres, et on ne parle plus guère de ces pieds noirs. Le scénario s'avère donc monotone.
D'autant que le succès doit aussi beaucoup au couple Hanin- Vilalonga... Encore que le futur Navarro joue toujours dans le même registre : il braille en faisant de grands gestes Lassant à la longue... Ne parlons pas du jeune Bruel qui débute dans le show-biz et qui fait carrément tapisserie ! Un film couscous ayant aidé à échapper aux insipides JO 2016 qu'on nous inflige tous les soirs et nuits !
willycopresto
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