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Raoul Peck construit une réflexion dense sur notre époque à partir de 1984, en multipliant les correspondances entre fiction et réalité. Le film est génial de par sa matière, sa construction et la force de ses images, qui donnent le vertige face aux dérives contemporaines.
Magnifique, devrait etre vu pas tous les ados, extrêmement éducatif sur la prise de conscience du monde qui se crée autour de nous...
Le roman « 1984 » de George Orwell (1903-1950), paru en 1949, est devenu un classique de la littérature dystopique. Dans son ultime œuvre, l’écrivain fait preuve d’une finesse d’analyse sur le fonctionnement des sociétés totalitaires et dont l’Union Soviétique lui servit de modèle (ce qui était fort courageux en 1949, où beaucoup d’intellectuels étaient aveuglés par le communisme, dicté par Lénine puis par Staline). Orwell fait état d’une préscience remarquable car son analyse reste toujours d’actualité, non seulement dans les dictatures (qui sont des théocraties car leurs présidents sont infaillibles comme Dieu) mais aussi dans les démocraties, contaminées par la tentation sécuritaire pour le « bien-être » de tous (dont le meilleur exemple reste la prolifération exponentielle des caméras de surveillance en milieu urbain ou l’usage de pass lors de pandémies). D’où la bonne idée de Raoul Peck de décrypter le monde actuel à l’aune d’Éric Blair, dit George Orwell, à partir de ses 2 dernières œuvres [dont « La ferme des animaux » (1945)] et notamment des 3 slogans de « 1984 » (« La guerre, c’est la paix », « La liberté, c’est l’esclavage » et « L’ignorance, c’est la force »). Malgré l’insertion de films adaptés des livres d’Orwell [dont ceux de Michael Anderson en 1956 et de Michael Radford en 1984 pour « 1984 »], ou en rapport avec le sujet [« Brazil » (1985) de Terry Gilliam, « Minority report » (2002) de Steven Spielberg, « Moi, Daniel Blake » (2016) de Ken Loach], sans oublier le discours de la Philippine Maria Ressa, prix Nobel de la Paix en 2021 (en raison de sa lutte pour sauvegarder la liberté d’expression), le documentaire part dans tous les sens et se disperse, en mêlant de nombreux événements historiques,
spoiler:
ayant eu lieu depuis la guerre civile espagnole (1936-1939), à laquelle l’écrivain et sa première femme, Eileen, participèrent, en rejoignant le . (Parti Ouvrier d’Unification Marxiste), antistalinien, jusqu’au bombardement russe de Marioupol (Ukraine) en 2022, en passant par l’assassinat, le 2 octobre 2018, du journaliste saoudien Jamal Kashoggi dans le consulat saoudien d’Istanbul, l’assaut du Capitole à Washington par les partisans de Donald Trump (janvier 2021) pour contester l’élection de Joe Biden, les bombardements israéliens de civils dans la bande de Gaza.
Malgré un discours juste (cf. la décence ordinaire ou common decency relative aux « gens ordinaires qui n’abandonnent jamais leur code moral ») et la voix d’Éric Ruf citant l’écrivain (notamment lors de son séjour (1946-1948), dans l’île de Jura dans les Hébrides Intérieures en Ecosse, partie dispensable), l’ensemble manque de pédagogie (absence de progression chronologique et de mise en perspective des événements cités, parfois à la hâte) et de concision (d’où la durée de 2 h). Cela aura, peut-être, donné envie de lire ou relire Orwell et/ou de voir ou revoir les films tirés de son œuvre.
Malgré un discours juste (cf. la décence ordinaire ou common decency relative aux « gens ordinaires qui n’abandonnent jamais leur code moral ») et la voix d’Éric Ruf citant l’écrivain (notamment lors de son séjour (1946-1948), dans l’île de Jura dans les Hébrides Intérieures en Ecosse, partie dispensable), l’ensemble manque de pédagogie (absence de progression chronologique et de mise en perspective des événements cités, parfois à la hâte) et de concision (d’où la durée de 2 h). Cela aura, peut-être, donné envie de lire ou relire Orwell et/ou de voir ou revoir les films tirés de son œuvre.
Un ( très mauvais) film de propagande qui constitue un détournement de l'oeuvre d'Orwell
L'écrivain de génie doit se retourner dans sa tombe ; ce film est un fatras prétentieux de préjugés prêts à penser
Un seul bon moment : quand je me suis endormi
L'écrivain de génie doit se retourner dans sa tombe ; ce film est un fatras prétentieux de préjugés prêts à penser
Un seul bon moment : quand je me suis endormi
L'illustration par des images essentiellement d'aujourd'hui, de la correspondance privée des derniers mois de George Orwell, n'est qu'un prétexte à un déferlement de critiques très orientées politiquement.
Le véritable génie prémonitoire d'Orwell mérite beaucoup mieux.
Le véritable génie prémonitoire d'Orwell mérite beaucoup mieux.
Lu dans les années 1970, "1984" faisait alors figure de lointaine science fiction !!!
Le travail remarquable de Raoul Peck décrypte avec précision la modernité de l'œuvre d'Orwell. Une réalisation de haut vol pour dire la terrible réalité des totalitarismes qui envahissent la terre. Et peut-être ouvrir une lueur d'espoir si les peuples se lèvent au lieu de se laisser asservir ?
Le travail remarquable de Raoul Peck décrypte avec précision la modernité de l'œuvre d'Orwell. Une réalisation de haut vol pour dire la terrible réalité des totalitarismes qui envahissent la terre. Et peut-être ouvrir une lueur d'espoir si les peuples se lèvent au lieu de se laisser asservir ?
Superbe documentaire, superbement monté ! C'est 1984 en 2026 pour ceux qui en doutaient encore ! Magnifique !
N'ayant pas lu 1984, je me suis dit que ca serait un bel apercu avant de lire le livre...
Pas du tout! Tout était mélangé, les idées, les images, compliqué à suivre. Bref, je n'ai pas adhéré et pire je me suis endormie.
Pas du tout! Tout était mélangé, les idées, les images, compliqué à suivre. Bref, je n'ai pas adhéré et pire je me suis endormie.
Documentaire passionnant. Basé sur le roman d’Orwell, 1984, ce film s’appuie sur des archives, ou des discours récent pour raconter et décortiquer le monde. Orwell a théorisé dans son oeuvre dystopique de nombreux concepts qui façonnent notre monde moderne. Une lecture intelligente et brillante de notre époque.
Les critiques de ce film sont aussi révélatrices que le film lui-même. Elles vont d'un extrême à l'autre ; le documentaire aussi. Signe des a priori et des raccourcis de ces critiques-là, ainsi que du réalisateur.
Génial ou nul (comme le voient ces critiques extrêmes), ce film FORCE à la réflexion, ce qui est excellent comme résultat (tant de "suiveurs" ne réfléchissent plus). Rien que pour cette raison, ce film est à voir. Innombrables sont les suggestions de réflexion.
Il invite à constater qu'on semble être, et depuis des années, dans un monde qui va vers celui imaginé par Orwell, du fait d'un progrès technologique inéluctable. Cela peut ouvrir des yeux, normalement occupés ailleurs. Le spectateur pourra alors avoir mal au cœur et mal au cerveau. Mais avec ou sans cette technologie (qui aujourd'hui domine), l'homme possède cette disposition à s'emparer d'un quelconque pouvoir pour asservir l'autre depuis toujours (les historiens et les archéologues le relatent sur 10000 ans).
L'intérêt du film ne se réduit pas à réfléchir là-dessus. Il s'intitule "Orwell" (accessoirement 2+2=5 pour insister sur le mensonge bête qui pétrit homo sapiens). Le documentaire ne s'intitule pas "1984" (du nom de son dernier roman en 1949). Il est censé parler de George Orwell D'ABORD, lequel s'est regardé dans un miroir en écrivant 1984.
Ce documentaire parle donc de l'homme et de sa création (son roman), tout autant qu'il délaye l'histoire comparée des diverses folies humaines. Quand le film fait le parallèle entre la Birmanie des Rohingya de 2021 et la Birmanie de l'empire britannique en 1922, il rappelle aussi que Orwell était sergent dans la police impériale en Birmanie en 1922 (lequel écrit en 1949 "pour détester l'impérialisme il faut en faire partie"). Ce n'est qu'un exemple.
Donc, inutile de se gargariser avec les formules chocs du roman (genre "la guerre c'est la paix"), qui s'opposent au principe de non-contradiction dans la science. Il y a sans doute à s'effarer de la double pensée (doublethink), de la novlangue, et de ce qui se passe dans l'actualité, mais on peut aussi admirer l'introspection du personnage qui cherche à se faire entendre.
Génial ou nul (comme le voient ces critiques extrêmes), ce film FORCE à la réflexion, ce qui est excellent comme résultat (tant de "suiveurs" ne réfléchissent plus). Rien que pour cette raison, ce film est à voir. Innombrables sont les suggestions de réflexion.
Il invite à constater qu'on semble être, et depuis des années, dans un monde qui va vers celui imaginé par Orwell, du fait d'un progrès technologique inéluctable. Cela peut ouvrir des yeux, normalement occupés ailleurs. Le spectateur pourra alors avoir mal au cœur et mal au cerveau. Mais avec ou sans cette technologie (qui aujourd'hui domine), l'homme possède cette disposition à s'emparer d'un quelconque pouvoir pour asservir l'autre depuis toujours (les historiens et les archéologues le relatent sur 10000 ans).
L'intérêt du film ne se réduit pas à réfléchir là-dessus. Il s'intitule "Orwell" (accessoirement 2+2=5 pour insister sur le mensonge bête qui pétrit homo sapiens). Le documentaire ne s'intitule pas "1984" (du nom de son dernier roman en 1949). Il est censé parler de George Orwell D'ABORD, lequel s'est regardé dans un miroir en écrivant 1984.
Ce documentaire parle donc de l'homme et de sa création (son roman), tout autant qu'il délaye l'histoire comparée des diverses folies humaines. Quand le film fait le parallèle entre la Birmanie des Rohingya de 2021 et la Birmanie de l'empire britannique en 1922, il rappelle aussi que Orwell était sergent dans la police impériale en Birmanie en 1922 (lequel écrit en 1949 "pour détester l'impérialisme il faut en faire partie"). Ce n'est qu'un exemple.
Donc, inutile de se gargariser avec les formules chocs du roman (genre "la guerre c'est la paix"), qui s'opposent au principe de non-contradiction dans la science. Il y a sans doute à s'effarer de la double pensée (doublethink), de la novlangue, et de ce qui se passe dans l'actualité, mais on peut aussi admirer l'introspection du personnage qui cherche à se faire entendre.
Très partagé. Belle idée que de confronter les textes d'Orwell aux images contemporaines, mais à peine une idée a-t-elle été exprimée qu'elle est chassée par une autre, ne nous laissant pas le temps de réfléchir. C'est une grosse limite. Je suis aussi très troublé par le fait que ce brûlot anticapitaliste soit produit par Universal, qui appartient à Comcast, qui n'est autre que l'un des plus grands conglomérats médias du monde... C'est pour moi rédhibitoire.
Une histoire d’orwell magnifiquement racontée mais utilisée pour faire des liens plus que douteux avec la politique actuelle, en ne citant volontairement pas certains personnages du paysage politique actuel tout autant concernés (coucou Mélenchon). La partie censée nous donner la signification des termes utilisés dans le paysage politique et médiatique est d’une stupidité et d’une honte sans nom
"Orwell 2+2=5" interroge frontalement : visionnaire ou anarchiste ? En entremêlant la vie de George Orwell, son roman 1984 et ses adaptations avec les échos brûlants de notre actualité, le film offre un éclairage pertinent sur le colonialisme et les injustices sociales. D’une densité vertigineuse, le montage enchaîne idées et images à un rythme parfois épuisant, au point de presque reproduire ce qu’il dénonce. Hypnotisant et saisissant, le documentaire résonne surtout comme un appel à la conscience. Même si pour moi, la lecture d’Orwell, à notre propre rythme, reste l'arme la plus percutante.
insta : maxfaitsoncinema
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Même si la démonstration est très appuyée, elle est nécessaire. Le parallèle entre 1984 de Orwell et notre monde d'aujourd'hui est salutaire, nous serons ainsi plus nombreux à entrer dans la pleine conscience non pas de ce qui nous guête mais de ce qui est déjà notre propre histoire à l'heure de la novlangue et de la fameuse formule "La guerre c'est la paix".
Il faut absolument aller voir ce film. Les mots et la pensée d’Orwell confrontée aux images du monde sont saisissantes. Ce film est une prise de conscience. Mais n’ayez pas peur d’y aller cela se termine par un message d’espoir de fraternité et de possibles issues positives si on s’y met tous :)
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