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balisto
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5,0
Publiée le 30 avril 2025
L'histoire est émouvante, intrigante, triste, mélancolique et pourtant pleine d'espoir. L'atmosphère irlandaise est parfaite , la cinématographie Murphy est l'homme qu'il faut pour le rôle qu'il faut dans ce film, il est terriblement touchant et une fois de plus démontre tout son talent.
Revenant sur un scandale qui a secoué l'Irlande et qui a déjà fait l'objet de deux films " Magdalene Sisters" ( Lion d'or à Venise) et " Philomenia".
" Tu ne mentiras point" s'intéresse à la maltraitance perpétrée par une communauté religieuse à l'égard de personnes en détresse qui leur étaient confiees.
A la différence des deux autres titres, c'est ici par un angle intimiste que " tu ne mentiras pas " aborde la thématique.
Le scénario repose sur l'explication progressive par laquelle un homme va prendre une décision cruciale qui pourrait sembler contraire à ses intérêts professionnels et à ceux de sa famille.
Ce sont les flashs backs ( le spectateur éventuel devra être attentif car c'est là que tout se jouera ) et donc des éléments fondamentaux du passé du personnage principal, qui expliqueront son basculement psychologique et sa décision finale.
Plus que " tu ne mentiras point " ( titre particulièrement discutable au regard du scénario) c'est " tu ne trahiras pas tes valeurs " que ce film irlandais aurait pu s'intituler.
Mais si le sujet et son développement casuistique méritent la réflexion, le traitement me semble beaucoup plus contestable.
Le manque de dialogues, la, peut-être, trop grande simplicité du scénario, la difficulté qu'éprouve le réalisateur à transmettre le climat émotionnel du personnage principal, me conduise à exprimer quelques réserves à l'égard de ce film.
C'est finalement ( selon moi) plus passionnant d'en débattre après l'avoir vu, que de le voir.
Drame Irlandais de Tim Mielants, mis en scène sur un rythme très lent destiné à exagérer la noirceur du thème. A un point tel que le risque est de décrocher.... Et c'est bien dommage, car la puissance de la caméra et de sa précision, et surtout l' interprétation poignante de Cillian Murphy ( Bill Furlong ) tient le spectateur en haleine. Les décors réels d' époque à peine revus, l' étrange luminosité blafarde et le métier même de Bill, dans son entreprise de livraison de charbon et de bouteilles de gaz, concourent à ce climat obscur, ajouté à l' extrême pauvreté de la famille. Ainsi la véritable intrigue repose dans l' attitude de Bill face aux mystérieuses pratiques découvertes dans ce couvent.... Beaucoup de misère et trop de lenteurs......!!**
À travers Small Things Like These, Tim Mielants nous invite à plonger au cœur d'une Irlande gangrenée par l'omerta sociale et morale des années 1980. Avec la pudeur et la gravité que requiert son sujet, il capte l'essence silencieuse d'une époque où chacun devait choisir entre la tranquillité de l’aveuglement et la déchirure de la vérité. Adaptant le roman envoûtant de Claire Keegan, et porté par un Cillian Murphy habité, le film devient un tableau vivant, où chaque regard, chaque silence, pèse autant que les mots tus. Ici, tout est geste juste, tout est murmure assourdissant. Un cinéma qui ne clame pas, mais qui imprime.
Small Things Like These / Tu ne mentiras point bouleverse par sa sincérité brute et son art du non-dit. Le cinéaste signe un film où chaque image respire la douleur muette et la beauté tragique d'une humanité en lutte contre elle-même. Un moment suspendu, où le spectateur, comme le héros, se retrouve face à ses propres silences. Une œuvre qui laisse une empreinte durable, comme une main posée sur l'âme, discrète, mais inoubliable.
Un film où le silence devient vérité, et où la bonté, même vacillante, reste le plus grand des actes de courage.
Le silence du film est retentissant et l'absence d'une bande sonore est un vrai choix, ce ne sont pas vos larmes qu'ils recherchent, c'est l'émotion brute. Le film n'est pas guidé par son intrigue, mais par son message qui ne porte pas de jugement, mais vous invite à réfléchir. Le film se termine lorsque l'histoire commence, tout comme le livre. Mais le message est si puissant et le dilemme si difficile que vous passerez deux jours à vous demander ce que vous auriez fait à la place de Bill Furlong (Cillian Murphy). Une réflexion sur notre société passée et présente à voir absolument, une petite œuvre d'art!
Small Things Like These est une œuvre forte et nécessaire, qui laisse une empreinte durable par sa finesse et son message universel sur la dignité humaine et l’importance de ne pas détourner le regard face à l’injustice. Acteur au top Cillian Murphy
Ne pas se fier aux critiques positives qui flattent en effet 1 caricature de film d'art et d'essai. Même si Cilian Murphy est 1 acteur excellent, même si on aime les films d'auteurs, les sujets sensibles, cette réalisation est insupportable d'ennui, de lenteur, tout est tellement elliptique qu'on ne comprends rien, qu'est il exactement arrivé à la mère, l'oncle est il le père, pourquoi cet homme recueilli par 1 femme riche n'arrive t il pas à être autre chose qu'un charbonnier, pauvre, épuisé, au sommet du malheur ? Parce que c'est 1 accablement d'être l'enfant d'une mère mise au ban ? Franchement lourdingue... Un bon court métrage aurait suffit, il ne se passe absolument rien dans ce film, je n'aspirais qu'à 1 seule chose, qu'il se termine, j'ai même failli sortir. Sur le douloureux sort de ces femmes, on a franchement fait tellement plus fort...
Subtile et glaçante, avec un Cillian Murphy magistral, cette évocation d'un scandale religieux est paradoxalement imprégnée de spiritualité tout en empruntant les chemins d'un faux film noir et d'un vrai drame psychologique, sans lourdeurs ni sentimentalisme.
On connaît depuis longtemps la qualité du cinéma irlandais (même si le réalisateur est ici belge), et notamment les films sociaux qui montrent la difficulté de vivre sur une terre pauvre, dotée d’un climat éprouvant, ballottée souvent en des conflits religieux interminables, et fortement imprégnée d’une religion omniprésente. Le spectateur français avait découvert il y a plus de vingt ans avec les Magdeleine Sisters, le rôle sordide des congrégations féminines dans le prétendu combat moral contre le « péché majeur » consistant pour les jeunes filles à avoir des relations sexuelles hors mariage. Punies par le kidnapping du fruit de leur amour « coupable », par leur esclavage au profit de ces si charitables religieuses, des dizaines de milliers de femme ont souffert alors que tout leur environnement connaissait peu ou prou leur supplice.
Le film de Tim Mielants montre un homme qui a le courage d’affronter l’hypocrisie générale au risque de perdre la clientèle de sa petite entreprise de charbonnage, de nuire à la scolarisation de ses filles et de s’opposer à tout son environnement social. La sincérité du ton, l’humilité du discours sont en phase totale avec la forme épurée de l’image et des dialogues. L’interprétation, remarquable, conforte la réussite de ce bel exemple de film militant. Film à voir
Un film sur un sujet fort et à la photographie soignée, mais manquant d'une véritable incarnation dans son exécution parfois redondante (surtout dans sa première heure) pour m'attacher suffisamment à ce récit ainsi qu'au personnage interprété par un Cillian Murphy très (trop ?) en retenue, malgré un regard toujours aussi parlant. Un parti-pris passif qui m'a laissé un peu trop à distance de son histoire de culpabilité et de choix.
Sur un sujet similaire, je vous recommanderai plutôt le film «Philomena» ou la mini-série «The Woman in the Wall».
Mon Dieu que c'est lent et long. Je sais qu'il 'e fallait pas s'attendre à un blockbuster plein d'action et de testostérone mais ici il ne se passe rien pendant plus d'une heure et demi.
Seuls les acteurs sont bons, à part ça l'histoire est sans intérêt et le rythme insupportable.
Un homme qui se triture l esprit en sachant que des filles recueillies par des nonnes se font maltretes. Le film est plein de profondeur avec des prises de conscience pour le personnage principal. À voir mais sans plus
Tu ne mentiras point revient sur l’édifiante histoire des couvents de la Madeleine, ces foyers pour « filles perdues » qui ont perduré jusqu’en 1998 dans une Irlande au puritanisme aussi aveugle que radical, et dans lesquels les malheureuses pensionnaires expiaient leurs fautes à force d’humiliation, d’asservissement, de sévices moraux et corporelles…. En suivant le parcours de l'une d'elles depuis l’intérieur d’une de ces institutions, Peter Mullan, en 2001 avec « The Magdalane Sisters », avait traité avec force et sincérité ce sujet controversé de l’intégrisme religieux et de sa violence. Cette fois Tim Mielants l’aborde à travers le regard d’un marchand de charbon, qui en assurant quotidiennement sa livraison, va peu à peu comprendre les drames humains qui se jouent derrière la façade respectable et respectée du couvent. Cette prise de conscience le confrontera bientôt à son passé douloureux comme à la lâcheté de sa communauté incapable de se libérer d’une emprise toxique. Mais la théâtralité des situations, la répétition des symboles christiques, la lenteur et les clairs-obscurs de la mise en scène, les ressorts grossiers du scénario, le jeu taiseux et appuyé de Cillian Murphy finissent par étouffer la gravité du sujet…
Il ne se passe vraiment rien dans ce film. Mais quand on y ajoute des acteurs dépressifs, des bonnes sœurs caricaturées et des dialogues réduits à quelques mots étouffés, on aboutit à un film somnifère. Dommage, de beaux plans photos.
A vu le film « Tu ne mentiras point » de Tim Mielants d’après le roman de Claire Keegan. En Irlande en 1985, Bill Furlong a une petite entreprise où il livre du charbon dans son camion jaune. Un jour qu’il fournit le couvent de sa petite ville il est témoin, bien malgré lui, de choses qu’il n’aurait jamais du voir et cela va le replonger dans son enfance et faire remonter des traumatismes du passé. La très belle photographie nous fait presque croire que le film est en noir et blanc si ce n’était le jaune sale du camion et les éclairages mordorés des rues vides et froides. Très peu de musique. Une atmosphère d’austérité. Un rythme assez lent. On a du mal à imaginer que les images que nous voyons se situent en 1985 à l’époque d’ Elton John, Lady Di et Bananarama… La caméra suit en permanence Bill (Gillian Murphy décidément j’ai beaucoup de mal avec cet acteur !) le taiseux, l’introverti, le pleurnicheur… Le personnage est un peu monolithique et les postures de sidération qui le renvoi à son enfance ne fonctionnent pas vraiment. Bill a 6 filles que l’on n’identifie pas vraiment et une femme Eileen (Eileen Walsh) qui n’a pas grand chose à jouer. Soeur Mary (Emily Watson très bien mais le rôle est assez court) tient le couvent et les secrets d’une main de maître. Le scénario est assez subtil mais probablement trop puisqu’il n’esquisse le sujet principal plus qu’il ne l’affronte. Nous sommes très très loin de l’excellent « The Magdalene sisters » de Peter Mulan sorti en 2002. Dans le cas présent tout est un peu figé par le froid et la neige, tout est noirci à plaisir et silencieux. On est très loin du pathos excessif puisque le film ne dégage aucune émotion, sinon au bout d’un moment l’ennui et l’indifférence.