C est l histoire d un homme qui a tout le poid du monde avec son sac de charbon sur ses epaules ( il regarde toujours le sol, parle peu, est gentil avec ses employés, est crédule) ,qui veut sauver le monde ( le garçon dont le père est alcoolique, la fille qui dort dans la cave à charbon). Il en oublie quasiment sa famille. C est soporifique mais sauvé par les magnifiques images et par le moment horrifique de cette fable qu est la mère supérieur du couvent: Une vrai héroïne de film d horreur. On sent sa puissance sur la société extérieure ( avec son argent et le fait qu elle peut choisir les eleves) et interieur ( à l intérieur du couvent où la scene du thé avec la vieille religieuse et les quasi esclaves qui travaillent dans le couvent). Sauf qu on ne la voit qu à la fin. Un conte fondé sur des faits véridiques qui aurait été plus intéressant si le personnage principal ne paraissait pas si simplet.
J’étais très enthousiaste à l’idée de revoir un film de Murphy mais déçu du résultat. Malgré tout son talent d’acteur, il n’a pas su sauver le manque de contenu du film qui, sans être mauvais, laisse trop d’interrogations en suspend. Dommage
Un film contemplatif, non sur les horreurs commises dans les couvents de la Madeleine, mais sur la fronde silencieuse et coûteuse d'un homme généreux et empathique face au silence complice de la communauté et les menaces à peine voilées des religieuses. Cillian Murphy excelle mais on s'ennuie.
Très intéressant , et étouffant , film de Tim Mielants inspiré du scandale dont l’Eglise catholique Irlandaise , drames liés aux couvents de la Madeleine , et adapté du Roman éponyme de Claire Keegan . Le film s’articule là autour d'un observateur externe de ces drames , Bill Furlong (Cillian Murphy) un Homme foncièrement bon qui porte en lui le fardeau de l’orphelin . La force du film repose sur son authenticité puisque le spectateur est immédiatement plongé au sein d’une histoire riche et lourde de sens ! En incorporant de de multiples flashbacks à l'histoire du protagoniste , Bill Furlong , cela accentue et fait comprendre son état de souffrance devant le drame qui se déroule !
Par une épure rare, et une délicatesse surprenante, MIELANTS parvient à faire de ce récit simple, une émouvante plongée dans la psyché d'un homme torturé, rongé, violenté par la vie, mais qui devient malgré lui, un héros d'un jour
Irlande, 1985. Un modeste marchand de charbon et père de famille, mène une vie tranquille. Lors d'une livraison au couvent local, il découvre un secret profondément troublant. Cette révélation le confronte non seulement à son propre passé, mais aussi au silence complice d'une communauté vivant dans la peur.
Présenté en ouverture de la Berlinale 2024, le film a valu à Emily Watson l'Ours d'argent de la meilleure performance de second rôle, récompensant son interprétation marquante de la Mère Supérieure. Le jeu de Cilian Murphy est lui tout en retenue et en introspection.
Le film aborde des thèmes lourds avec délicatesse, comme le silence, la culpabilité et le courage face à l'injustice.
Mais le rythme lent et l'absence de tension dramatique empêchent de captiver pleinement.
De plus, la narration, un peu trop elliptique, rend le film moins accessible à ceux qui ne connaitraient pas le contexte des couvents de la Madeleine en Irlande.
Enfin, la construction sur fond de flashbacks sur l'enfance du personnage principale, semble un peu convenue et ces séquences n'apportent finalement pas grand chose au récit.
L'on soulignera tout de même une bande son efficace, qui sait renforcer la tension dramatique quand il le faut, ainsi que l'effort pour éviter toute forme d'outrance, le film reposant essentiellement sur le regard ô combien profond de Cilian Murphy.
Axé sur des événements historiques douloureux, Tu ne mentiras point plaira surtout à ceux qui apprécient les drames psychologiques basés sur des faits réels.
Film très prenant servi par l’extraordinaire acteur qu’est Cillian Murphy! Émilie Watson en sœur Mary est délectable! On a bien de la peine pour cette Irlande rétrograde, et qui heureusement sait revisiter son passé Bémol : une fin abrupte d’un film (pour une fois) malheureusement trop court qui nous laisse un peu sur notre faim
Un beau film, sur un sujet poignant. Cillian Murphy est formidable en père taiseux, responsable et profondément bon. Témoin d’un événement, il ira au bout de son humanité. THE MAGDALENE SISTERS de Peter Mullan, sorti il y a presque 25 ans, donnait un éclairage terrible sur la situation que Bill Furlong découvre dans ce film de 2025.
Small Things Like These se complaît dans le caractère taiseux et tourmenté de son protagoniste, répète inlassablement les mêmes déplacements – révélateurs du genre de la chronique familiale et sociale – ainsi que les mêmes gros plans sur le visage Cillian Murphy qui ne cesse de détourner le regard ou d’afficher un regard fuyant, courbe le dos, peine à l’ouvrage, comme chargé de secrets comme des sacs de charbon qu’il faut acheminer de la carrière aux particuliers. L’écriture procède par d’incessantes analepses qui alourdissent voire contredisent la retenue pudique du récit-cadre, recourt pour cela à des astuces de mise en scène (mouvements de caméra, montée de la musique, travail du son) qui vite s’automatisent. La spontanéité ne cesse d’échapper au film alors que les louvoiements intérieurs puis l’élan de bonté dont témoigne Bill Furlong reposaient sur elle. Une production figée et fixatrice, en dépit d’une photographie soignée signée Frank van den Eeden, collaborateur de Lukas Dhont.
Le film mérite le détour avant tout pour l'interprétation de Cylian Murphy, tourmenté par son enfance et par ses hésitations à outrepasser le quand-dira-t-on et la puissance de l'église (encore elle, tiens !). Quant au thème, le scandale des couvents de la Madeleine en Irlande, on lui préférera sans doute Magdalene sisters de Peter Mullan mais il n'en reste pas moins qu'on est tout de même tenu en haleine pour ne pas