Left-Handed Girl
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Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 octobre 2025
Kaléidoscope enchanteur

Après avoir visionné ces 108 minutes signées Shih-Ching Tsou – sans oublier le scénario de Sean Baker, Palme d’Or 2024 pour Anora -, on comprend mieux pourquoi elles sont encensées par la critique et plébiscitées par le public. Une mère célibataire et ses deux filles arrivent à Taipei pour ouvrir une petite cantine au cœur d'un marché nocturne de la capitale taiwanaise. Chacune d'entre elles doit trouver un moyen de s'adapter à cette nouvelle vie et réussir à maintenir l'unité familiale. Une extraordinaire plongée pleine de tendresse dans les profondeurs de Taipei des petites gens qui tentent de survivre. Digne du grand Kore-Eda.
Que ce film ait été primé à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes 2025 n’est vraiment pas une surprise. Tout est là pour nous offrir un des plus beaux films du moment. D’abord, à son origine il y a un souvenir très précis de la réalisatrice, dont c’est d’ailleurs le 1er film, à savoir celui de son grand-père qui lui disait toujours de ne pas utiliser sa main gauche car c’était celle du diable. La cinéaste a fait le choix particulier de filmer à l’Iphone. Un procédé qu’avait déjà justement utilisé son acolyte Sean Baker dans son film Tangerine en 2015. Un procédé qui, généralement, m’agace mais qui, ici, reconnaissons-le, est parfaitement maîtrisé et en adéquation avec l’aspect trépidant de la vie de ces protagonistes au sein d’un immense marché nocturne où semble se concentrer la plupart des activités de la capitale. Ce film trace le portrait d'une famille soumise à de grandes turbulences et tensions. Le montage incisif – là encore de Sean Baker -, donne rapidité et efficacité au récit, sans qu'aucune piste narrative ne soit négligée, en débouchant sur une scène d’anthologie, aussi cruelle qu'hilarante, digne d’un Festen miniature. Solidarité, tendresse et débrouillardise sont les ressorts de vie – pour ne pas dire de survie – des personnages de cette comédie dramatique à déguster dès que possible.
A part l’extraordinaire – et le qualificatif n’est pas galvaudé -, et toute jeune Nina Ye, la cinéaste a fait appel à des personnalités bien connues à Taïwan, comme Janel Tsai, Shin Yuan-Ma ou Brando Huang. Le film nous fait bien ressentir que dans cette société, sous ses aspects modernes, se tapit toujours la place prépondérante qu'occupent les hommes et de la Chine, la grande sœur qui ne lui veut pas que du bien. On ressort de ce merveilleux petit film bourré d’énergie et d’espérance dans la vie. Pourquoi s’en priver ?
frederic T.
frederic T.

29 abonnés 255 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 octobre 2025
Ne vous fiez pas à la malice et la mignonnerie apparentes de Left-handed girl qui est avant tout un cri de rage et de révolte. Une mère et ses deux filles : Shih-Ching Tsou en dresse trois portraits de femme qui se répondent, se complètent et s'opposent, Tour à tour faibles ou fortes, elles se confrontent à la brutalité d'un environnement social qui ne leur fait aucun cadeau. Dans ce tryptique, Nina Ye - la petite fille du titre - est époustouflante de justesse, à la fois attendrissante, drôle et charmeuse. Shih-Ching Tsou compose une immersion sensorielle dans un microcosme fascinant, en évitant tout pathos et misérabilisme, et en nous réservant un final aussi inattendu que libérateur. Left-handed girl réussit ainsi à être à la fois une chronique sociale sensible et un feel-good movie porté par une énergie pop, à l’image des lumières des stands du marché de nuit de Taipei, et des enseignes fluo qui illuminent les rues de la mégalopole asiatique
Nums75
Nums75

6 abonnés 103 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 octobre 2025
Très joli film, remarquablement joué, notamment par la petite fille, impressionnante d'énergie, et la jeune fille, puissante et gracieuse. Le scenario est fin, délicat, l'intrigue avance efficacement tout en nous laissant le temps de participer au quotidien de cette famille originale. Le montage est rythmé, sans être agité ni démonstratif, et nous plonge avec plaisir dans cet environnement dépaysant qu'est pour nous Taipei. Un vrai, bon moment.
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2026
Quel plaisir ce film ! Film touchant mais aussi très drôle ! On s'attache tt de suite à cette famille qui lutte pour joindre les 2 bouts... Tout d'abord grâce à l'interprétation qui est excellente mais aussi grâce à la mise en scène que j'ai trouvée assez originale mais sans trop en faire non plus - La photo est également très chouette ! Bref - un très bon film, une bonne surprise qui mérite vraiment le coup d'oeil !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 octobre 2025
Un très bon film taïwanais qui nous plonge bien dans les difficultés sociales régionales. J’ai bien apprécié l’ambiance luxueuse qui planait au-dessus du récit et cette caméra assez documentaire la plupart du temps. Pas mal de plans m’ont percuté. Mais, pour moi, le plus gros point fort reste le personnage de I-Jing. Je l’ai trouvé super bien développé avec beaucoup de différents traits de personnalité intéressants. J’aurais qualifié le métrage d’excellent s’il n’avait pas trop appuyé sur toute l’idée autour de la main du diable. Quelques allusions auditives et visuelles auraient suffi afin de conserver la poétique subtilité. En fait, Sean Baker devrait rester au poste de scénariste uniquement. 15/20
Chanblo
Chanblo

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 octobre 2025
L’histoire d’une famille , la maman et ses 2 filles qui arrivent dans la capitale d3 Taïwan • Elles do8vent faire leur vie s’adapter , gagner de l’argent
Shawn Atreides
Shawn Atreides

35 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2026
Dès que retentissent les premières notes du leitmotiv musical (Ouch Potato – Bleeding Fingers), c’est un véritable plaisir de se laisser guider dans cette aventure taïwanaise, à hauteur d’enfant, portée par la pétillante et intrépide Nina Ye !

Au fil du visionnage, il m’a semblé évident de comprendre ce qui a pu séduire Sean Baker, réalisateur d’Anora, ici présent comme scénariste, producteur et monteur de cette fable à multiples facettes.

Au menu : une accumulation de non-dits, le poids de l’héritage familial, et tout ce qui se dresse sur notre route lorsqu’on tente de tracer son chemin tant bien que mal, souvent à contre-courant des attentes et contradictions d’une société à plusieurs vitesses. Le tout au cœur d’un portrait de femmes sur trois générations, perdues entre tradition et modernité.

Une première réalisation enivrante et maîtrisée de la part de la cinéaste taïwanaise Shih-Ching Tsou qui, sans rien réinventer, s’inscrit avec justesse dans la lignée des films familiaux typiquement coréens ou japonais.

Hâte de découvrir la suite de son parcours !
Natissy
Natissy

12 abonnés 218 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2025
Ce film porté par 3 femmes Se déroule. Au cœur de Taïwan Notamment dans un marché nocturne ou la débrouillardise est leur quotidien.
On aborde plusieurs thèmes avec le qotidien de 3 femmes la maternité des problèmes d'argent. Les relations familiales. Le poids des traditions... Un film très bien rythmé où l'on ne s'ennuie pas
Eleni
Eleni

19 abonnés 146 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 octobre 2025
Un film intéressant et bien réalisé, qui aurait vraiment gagné être plus resserré. Beaucoup de répétitions à la fois de situations et d'images.
Ratafia
Ratafia

10 abonnés 164 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 octobre 2025
Women power à Taipei ! Émouvant, drôle et instructif (sur la vie taïwanaise). A voir sans hésitation 
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

32 abonnés 332 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2025
Mais quel amour de petite fille ! On ne peut que fondre devant la mignonitude de cette bouille !

La benjamine de cette famille de femmes indépendantes subie sans broncher les changements de sa vie, entre déménagement et nouvelle école.
Elle assiste sans pouvoir dire mots aux disputes de sa mère et de sa soeur ainée tout en ayant conscience des évènements qui se déroulent sur ses yeux.

Elle garde sa naïveté d'enfant tout en comprenant les difficultés financières que sa mère traverse.

Les passages où elle figure à l'écran m'ont fait aussi bien sourire que procurer de l'émotion !

On retrouve en coréalisation, coscénarisation et montage Sean Baker, le réalisateur primé à Cannes pour "Anora" qui a permis que cette première réalisation en solo voit le jour... Pour mon plus grand plaisir !

Ce trio de femmes force le respect et on ne peut qu'être admiratif de leur parcours et de leur lutte pour faire vivre leur famille.

C'est un premier film traitant d'un sujet fort tout en délicatesse et justesse.

Le final retourne le coeur : une belle surprise !
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 869 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2025
Pour une première œuvre on peut dire que l’une des plus fidèles collaboratrices de Sean Baker frappe juste. En effet, on peut affirmer sans détour que « Left-handed girl » est une totale réussite et un film mignon comme tout, comme on devrait plus en voir en ces temps moroses. Une œuvre qui fait du bien, qui nous fait passer du sourire (beaucoup) à l’émotion (un peu) en un instant. On ressort de la salle conquis et touché par ce « feel-good movie » qui ne ressemble à aucun autre. Shih-Ching Tsou a tourné dans son pays natal de Taiwan une chronique tout publics, qui touchera donc autant les plus jeunes (à partir de dix ans environ) que les parents, puisqu’on y suit une maman et ses deux filles, une adolescente devenue adulte et une enfant.

Le récipiendaire de la dernière Palme d’or au Festival de Cannes avec « Anora » (sans compter sa razzia aux Oscars), Sean Baker a même décidé de produire le film de son amie scénariste et costumière. Et quand on y regarde de plus près, « Left-handed girl » porte un peu sa marque sur certains aspects, chose que l’on n’aurait cependant pas décelée si on n’avait pas vu son nom au générique. C’est surtout dans la manière énergique de filmer façon caméra à l’épaule, au plus près des visages et des actions que l’on se rappelle au bon souvenir de son cinéma. En effet, le film nous immerge dans un Taipei interlope où, tantôt à hauteur d’enfant quand la gamine coure entre les différents étals du marché, tantôt à hauteur d’adulte lorsqu’on suit la mère et l’ainée, on est au plus près de leurs déambulations. L’immersion dans ce marché coloré est totale et rappelle d’ailleurs les néons de Las Vegas dans « Anora » ou ceux de Los Angeles dans « Tangerine ». C’est également dans la manière de représenter des séquences de disputes, très énergiques et amusantes, que l’on se souvient du cinéma de Baker. Le final au restaurant à l’anniversaire de la grand-mère est en ce sens presque aussi mémorable que la dispute amenée à devenir mythique d’Anora dans la villa du jeune russe.

Malgré ce patronage et ces clins d’œil intéressants, Tsou trace sa propre voie. Durant cette chronique emplie de tendresse mais sans véritable fil narratif à proprement parler, on assiste aux petites aventures et aux galères de cette famille monoparentale. Entre la petite persuadée que, étant gauchère, sa main est celle du Diable et qui va accumuler les petits larcins et grosses bêtises, la grande sœur qui fait un travail pas très net et tombe enceinte de son patron et la mère qui galère à joindre les deux bouts avec son stand et s’entend mal avec ses parents et ses autres sœurs, on a un portrait familial aussi simple de la vie de gens normaux à Taïwan qu’une cartographie de Taipei. Ces micro-aventures écrites avec une finesse folle nous touchent, nous captivent et s’avèrent la plupart du temps très drôles. En plus, « Left-handed girl » est très rythmé et ne nous laisse aucune minute de répit en plus d’un rebondissement final inattendu. Cerise sur le gâteau, la jeune actrice est craquante à souhait, cela faisait longtemps qu’on n'avait pas vu une petite si attendrissante au cinéma. De la mignonnerie en barre et une jolie surprise dans tous les cas.

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Cha
Cha

3 abonnés 86 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2025
Un film simple et sincère, qui capture avec justesse la tendresse et les difficultés d’une famille taïwanaise. Touchant sans artifices, il émeut par sa justesse.
François Kermoal - Media Jungle
François Kermoal - Media Jungle

18 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 octobre 2025
Un très joli film qui met un peu de temps à installer les personnages mais la deuxième moitié vaut vraiment le coup. Le film est tourné à l’iphone, ce qui lui donne un look assez chromo qui va bien avec le propos.
Esicard1
Esicard1

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 octobre 2025
Si vous avez aimé les bas-fonds de Gorki, vous aimerez ce film.
Bons décors et images sur ce que l’on imagine être Taipeh à Taiwan.
Moments drôles avec cette petite fille si débrouillarde.
Mais où va-t-on ? Filmer une personne à plusieurs reprises sur le siège des toilettes, est-ce que cela apporte de la densité ? où est le scenario ? nous étions 9 spectateurs dans notre salle d'Arts et Essais,et 2 sont partis avant la fin.
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