Pour son premier passage derrière la caméra, Reda Kateb a l’honnêteté de faire un film de comédiens sur des comédiens, transposition de son expérience d’acteur et hommage rendu à l’association Le Rire médecin qui vient en aide, chaque année, à spoiler: des dizaines de milliers d’enfants hospitalisés . Son approche ressemble, à s’y méprendre, aux derniers films signés Olivier Toledano et Éric Toledano, en particulier à Hors Normes (2019), en témoignent l’investigation d’un milieu socioprofessionnel singulier, la construction d’un récit schématique qui franchit aux moments indiqués les balises du genre, la musique tantôt lénifiante tantôt vectrice d’un compte à rebours artificiel. L’ouverture impose une esthétisation léchée empruntée à The Neon Demon (Nicolas Winding Refn, 2016), que le reste du long métrage tente de retrouver, au contact des enfants et des autres clowns, comme pour panser et penser la cassure originelle. Il n’empêche que Sur un Fil reprend davantage à son compte les codes du cinéma social français qu’il ne les réinvente, n’ose pas se faire clown au sein d’un genre qui, parce qu’il traite de sujets sérieux, apparaît telle une impasse à la créativité et, ici, au rire. Car si ces artistes rendent hilares les patients, ils peinent à nous amuser.
Vu avec 3 ados (11 et 14 ans x 2), nous avons toutes été conquises par l’histoire de Jo / Zouzou, et de toutes les personnes qu’elle rencontre au cours du film ! Reda Kateb réussit à traiter un sujet grave sans mièvrerie, en portant un regard politique et plein d’empathie grâce à une troupe de comédiens et comédiennes formidables (mentions spéciales pour Aloïse Sauvage et Elsa Wolliaston), auxquels se mêlent de vrais soignants et soignantes. La bande originale aussi est très bien. Du baume au cœur nécessaire <3
Un gentil film qui ne révolutionnera pas le cinéma et sur des thèmes un peu trop souvent vus récemment au cinéma ( Booder avait interprété un rôle proche il y a moins de 2 ans). L'ensemble reste correct à regarder et pas mal interprété mais reste juste un divertissement familial avec de belles valeurs.
Jo est une jeune acrobate travaillant pour un cirque. Alors qu'elle performe son numéro plusieurs mètres au-dessus du sol, elle fait une chute terrible qui l'emmène à l'hôpital. Non-assurée et très angoissée par le futur, elle se rapproche d'un collègue en quête de solutions. Ce dernier décide de lui montrer sa deuxième activité : clown dans un hôpital pédiatrique. En salle le 30 octobre.
spoiler: "Sur le fil" est un joli petit film français sans prétention qui participe à faire découvrir le rude quotidien d'un hôpital pédiatrique. L'intrigue est assez simple et classique, et il est difficile de percevoir une vraie patte artistique malheureusement. Le personnage principal n'est pas d'une complexité dingue et je ne crois pas vraiment au happy-ending qui nous est servi. L'intrigue ne propose aucun réel constat social ou politique, et tous les personnages du film sont gentils et bienveillants. L'univers des clowns est mis en valeur. La musique donne une vraie ambiance aux images, ce qui m'a particulièrement plu.
Inertie au sein de l'hôpital au service pédiatre d enfants gravement malades ou des artistes clowns àpportent un peu de gaite, de la tendresse. film très touchant, plein d'humilité bravo
Le court-métrage de Reda Kateb est une véritable pépite cinématographique. Rarement un film parvient à mêler rires et larmes avec une telle justesse. À travers une mise en scène aussi sensible avec des enfants et des parents qui souffrent. Le film parvient à capturer leur courage, leurs rires et leurs larmes, tout en abordant la réalité avec beaucoup de délicatesse. Il nous transporte dans un univers où les émotions se succèdent avec une intensité rare. La profondeur des situations et des liens qui se tissent entre eux. C'est un film plein d’émotions, poignant et lumineux à la fois. Une véritable leçon de vie, qui mérite d’être vue et applaudie. Excellent travail de Reda Kateb, à la fois sincère et percutant.
Film émouvant, important autant que ces clowns qui soulagent les enfants, les parents et accompagnent le personnel médical. Des acteurs justes. A voir absolument ! Bravo Reda, le 1er est très réussi tu peux continuer à nous régaler comme ça autant que tes prestations d'acteur.
vu en avp au fif85 2024. une belle intention energique, joyeuse et humaine, qui emballe par moments, mais le scénario est malheureusement un peu trop programmatique et prévisible pour apprecier pleinement
"Sur un fil" marque les débuts prometteurs de Reda Kateb en tant que réalisateur. Ce premier long-métrage suit le quotidien d'une troupe de clowns de l'association "Rire Médecin," qui s'efforce d'apporter rires et réconfort aux enfants hospitalisés. S'il connait quelques maladresses, le film reste une chronique touchante et bienveillante grâce porté par un casting profondément engagé.
Franche réussite que ce 1er film en tant que réalisateur de Reda Kateb qui fait passer le spectateur par diverses émotions ! Le film interroge aussi sur la place de l'Art dans l'appréhension de la douleur aussi bien physique que psychologique ! Aloïse Sauvage , qui possède une formation circassienne , est parfaite dans son rôle !
C’est dommage. Le film aurait pu avoir l’intensité d’un « Hors Normes » avec Cassel et Kateb. Ce dernier maintenant passé coté réalisateur pour « Sur un fil » un sujet passionnant avec de très bonnes actrices telles que Giraudeau et Sauvage. Malheureusement le scénario s’éparpille et perd en crédibilité : passer principalement du temps qu’avec un seul enfant, ne pas dissocier le manque de la mère de l’apport thérapeutique clownesque, greffer l’histoire d’une ado clairement hors sujet. Ce qui était passionnant dans « je vois encore vos visages » était les stages de préparation dans la justice restauratrice. Ici, ces stages sont réduits à des figures clownesques sans profondeur. Enfin, la fin devient irréaliste et trop idyllique.
Sur un fil, première réalisation de Reda Kateb, est une œuvre qui touche en plein cœur. Il aborde un thème délicat en plongeant dans le quotidien d’enfants hospitalisés. On est frappé par la dure réalité de leur combat ce qui entraine des scènes déchirantes. Au milieu de toutes cette douleur, les rires que provoquent les clowns apportent une lueur d'espoir. Philippe Rebbot incarne ce réconfort avec authenticité, et la présence d'acteurs non professionnels ajoute une dimension de sincérité. Le film montre à quel point ces clowns sont essentiels, non seulement pour les enfants, mais aussi pour redonner du courage au personnel soignant. Aloïse Sauvage est remarquable dans son rôle. Son personnage se trouve à un carrefour entre le rêve d'être adulé en tant qu'acrobate et le choix d'apporter de la joie aux enfants malades.
Beaucoup d’instants « magiques » au chevet de ces enfants malades. On sourira délicatement au burlesque de toutes ces interventions clownesques mais aussi branquignolesques dues à l’apprentissage de notre funambule éclopée. L’image est fade (les éclairages de l’hôpital n’aidant pas), mis à part les premiers instants de funambulisme circassien. Zouzou sera le personnage central mais SAUVAGE l’incarnera mollement sans effet particulier. REBBOT, comme d’habitude, est lunaire, cette fois-ci en clown « poireau » déguingandé. GIRAUDEAU incarnera parfaitement cette infirmière en chef sobre, sérieuse, humaine et opérationnelle. Mais, pour moi, la palme reviendra à cette mamie sage black, en qualité de Présidente de l’association embauchant les clowns hospitaliers. Le happy end est un peu artificiel, mais surlignera la bienveillance de l’entreprise. Pas mal pour un 1er film !