Je n’avais pas prévu de voir ça, mais je ne regrette pas. Ce film nous montre de manière assez crue comment la famille japonaise peut être un carcan pour les femmes. C’est une comédie, mais les messages qu’il véhicule sont forts et vrais. Un film qu’on ne voit pas souvent.
Tiens un film japonais ou l’on rit. Tout va pour le mieux pour l’héroïne, avec ses petites habitudes. Elle appartient à la secte de l’eau. Oui mais voilà, son mari revient à la maison atteint d’un cancer. Et quand on a ses habitudes, c’est un problème. L’actrice principale est formidable.
Le Jardin Zen est un mélange original de comédie et de réflexion sociale. Il critique habilement le modèle familial japonais avec une approche féministe très pertinente. L’humour noir est bien dosé, mais ce film touche à des sujets sérieux. Un bon équilibre entre légèreté et profondeur.
Luxe, calme et volupté ? Tout va pour le mieux dans la vie parfaitement réglée de Yoriko ? Introduire ainsi ce film n’incite pas à le comprendre : il n’est question ni de luxe, ni de volupté dans la vie de Yokiro et le calme n’y existe que par sa recherche. Si une comparaison est possible avec le tableau de Matisse ainsi nommé, ce serait par la technique du divisionnisme qui peut avoir guidé Naoko Ogigami dans la construction du film : il serait donc son regard par petites touches de couleurs pures porté sur une société japonaise en rupture apparente avec ses traditions et pourtant fortement imprégnée par celles-ci. N’étant pas spécialiste du Shinto, ( une voie du divin qui reconnaît le caractère sacré de la Nature ) le film m’a plutôt fait penser aux vertus théologales : Foi, Espérance, Charité et cardinales : justice, prudence, force et tempérance. Yokiro recherche la paix, le calme, l’harmonie ; la vie en société ne cesse de lui montrer des frontières, des limites. Frontières ténues entre Foi et endoctrinement, entre Espérance et naïveté, entre Charité et faiblesse. Dans sa vie familiale elle est aux prises avec la justice, la prudence, la force et la tempérance. Sa condition de femme la rendant particulièrement vulnérable. Comment être juste quand on a été victime d’injustice, d’abandon ? La prudence est-elle nécessaire ou une forme d’égoïsme ? Faut-il utiliser la force lorsque la situation le permet ? Faut-il appliquer à autrui la tempérance à laquelle on s’oblige ? Naoko Ogigami n’impose aucun point de vue, à chacun de prendre ou pas partie, de relever les indices qu’elle dépose dans le décor par petites touches, indices aussi présents/absents que le jardin zen incolore et inodore qui est peut-être le second héros du film. Mariko Tsutsui qui incarne le personnage principal est toute en subtilité dans une interprétation retenue et pourtant tellement expressive, insaisissable et transparente comme l’eau que Yokiro a choisi de vénérer. Son personnage est-il victime d’une secte ou en recherche d’une voie qui lui permettrait de surmonter sa solitude autant que les multiples questions que pose chaque circonstance de la vie ? Maîtrise-t-elle la violence qu’elle sent parfois en elle, ou la subit-elle autant que les inévitables souillures de la vie ? C’est à chacun de décider la frontière entre Tsumi ( action mauvaise), kegare (souillure ) ou tatari ( châtiment) ; j’utilise les termes d’une culture que je connais peu mais qui sont universels comme le plaisir qu’on peut prendre à voir ce film excellent.
L'humour japonais derrière une histoire dramatique c'est pas si courant donc rien que pour ça j'aime bien ce film qui décrit avec justesse cette culture si différente au travers des émotions des personnages. 異
Le Jardin Zen propose une satire sociale qui ne manque pas de piquant. L’humour est noir, mais l’analyse du couple et de la famille japonaise est vraiment pertinente. C’est un regard féministe que j’ai trouvé rafraîchissant et très juste. Ce film m’a interpellée et m’a bien fait rire.
Un beau film, bourré d’humour au second ou troisième degré et où on rit souvent. c’est aussi une critique féroce de certains aspects de la société japonaise (mais pas seulement japonaise). les seconds rôles sont savoureux. À voir !
Vu en avant première durant la semaine Hanabi... et c'était une délicieuse surprise, pleine de finesse sur les relations, ce qui motive nos choix de vie, la subjectivité des jugements et des croyances... et l'art japonais de dire, montrer et révéler dans la subtilité!
Un film audacieux, qui mêle humour noir et satire avec brio. Sous des airs de comédie, Le Jardin Zen dénonce avec finesse les travers de la société japonaise, notamment la place de la femme dans le couple et la famille. Un regard incisif et féministe, incontournable !
Je viens de voir ce magnifique film en avant-première, dans le cadre du coup de cœur surprise mensuel proposé par mon petit cinéma. Une très belle surprise pour un film surprenant à bien des égards. À voir en VO bien sûr !
Très déçue comme à chaque fois quasi je rentre voir un film asiatique. On aborde quasi tout le temps un cas cancer et c’est toujours la mort la suite normal凉 Je suis rentrée pour me dé stressée et j’avais encore une fois oublié cette éventualité, je me suis retrouvé au top de mes émotions et dû quitter avant la fin du film… Un peu de respect svp pour la douleur des cancéreux qui s’accroche à la vie, chose que vous comprenez pas parce que vous êtes pas dedans 凉