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albancinedvd63
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2,0
Publiée le 20 octobre 2023
C'est un bon nanar avec tous les ingrédients du bon nanar. Les bons côtés, car il y en a , une histoire sympa, une ambiance et des personnages qui font bonnes figures (du moins au début) et puis après la catastrophe, tout est loupé. Les acteurs sont dans un stage pour débutant dans le cinéma ou n'ont pas envie d'être là, l'histoire par en cacahuète et les maquillages sont dignes du niveau maternelle, même pour un film début 80. Et le ponpon, c'est de le voir en français, le doublage est complètement loupé.
Night Shadows vaut pour le ralentissement qu’il impose au surgissement de l’horreur, dernière partie grand-guignolesque façon zombies de George A. Romero ; la première heure lui oppose le rythme lancinant d’une small town du Sud des États-Unis, similaire en cela au cadre investi par The Texas Chainsaw Massacre (Tobe Hooper, 1974), bourgade pommée que l’on trouve en s’égarant et dans laquelle même la station-service est fermée… Le film dialogue ainsi avec tout un pan de ce cinéma bis appelé par certains « rednecksploitation » en choisissant deux protagonistes non seulement étrangers à la région mais, pire encore, issus du Nord ; s’y rejouent spoiler: la frontière identitaire entre les deux Amériques ainsi qu’un sentiment d’humiliation post-Sécession, clichés inhérents au genre mais non dépourvus de pertinence géographique et idéologique. La spoiler: transformation en zombies constitue évidemment une métaphore filée de l’abrutissement exercé par ces terres reculées sur les individus qui y vivent, processus enduré par l’un des frères ravi pendant son sommeil. La partition de Richard Band contribue à installer ce climat dérangeant que figure à terme l’arrivée du brouillard façon The Fog (John Carpenter, 1980). Une petite production impersonnelle mais tout à fait divertissante.