Hamnet
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438 critiques spectateurs

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brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 227 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 janvier 2026
indéniablement sublime sur la forme, la mise en scène et la prise de vue sont magnifiques, le film comporte des scènes fortes qui confirment le talent de la réalisatrice. les acteurs sont également fabuleux. par contre, sur le fond, on peut rester dubitatif sur la genèse de l oeuvre la plus célèbre du dramaturge anglais. et force est de reconnaître que la cinéaste abuse un peu trop du procédé lacrymal.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 février 2026
C’est seulement quand on comprend enfin là où Hamnet veut nous emmener, soit dans une réécriture psychologisante de la pièce de William Shakespeare permettant au dramaturge comme à ses proches, par l’expérience cathartique, de purger leurs passions endeuillées, que le château de cartes s’écroule, que l’étrangeté de cette forme sans propos disparaît au profit d’une réduction desdits partis pris formels à un propos ridicule qui uniformise la réception esthétique – spoiler: tous les spectateurs, quelle que soit leur classe sociale, vivent une espèce de transe
rappelant, sur le mode de la compassion cette fois, la clausule de The Parfum (Tom Tykwer, 2006) – ainsi que potentiellement la nôtre, musique lénifiante à l’appui.
Chloé Zhao entend rejouer sur le mode privé les retournements dramatiques contenues par la pièce mais se méprend sur la notion de mimèsis au point que le réel comme sa représentation paraissent factices : le détour par les mythes advient dans une nature humanisée et esthétisée, que la caméra charge en symboles lourds, et refuse la simplicité de l’attention portée au vivant ; le raccord au spectacle s’intègre mal au reste et conduit les enfants spoiler: à échanger leurs vêtements, à simuler un combat, à répéter leur texte (en latin) servilement
. Le flottement général exprime moins le dilemme d’Hamlet – « vivre ou ne pas vivre » – que celui d’un film qui force l’identification et s’efforce de sonder la psychologie de figures elles-mêmes évanescentes, subordonnées aux caprices auteuristes d’une réalisatrice très éloignée de The Rider (2017).
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 février 2026
Agnès et William s’aiment d’un amour fougueux dans une campagne luxuriante de l’Angleterre du XVIe siècle.
Un drame familial va faire vaciller leur couple et engendrer la création d’une œuvre éternelle.
Le cinéma sensoriel de Chloé Zhao se rapproche je trouve de plus en plus de celui de Terrence Malick. La nature est filmée comme un personnage, elle soigne et elle apaise la cruauté de l’existence humaine.
Quand l’indicible arrive la mère est seule pour l’affronter mais le père prendra sa part â la fin du film dans une scène d’une beauté et d’une puissance sidérante.
Hamnet parle du deuil, et le plus difficile â accepter, et même s’il ne réfrène pas ses effets tire-larmes impossible de ne pas reconnaître sa délicatesse, sa justesse et sa perfection.
Perfection du jeu, de la narration, de la direction artistique, de l’ambiance, de l’intention , des envolées et des silences.
Mendes et Spielberg ne se sont pas trompés en choisissant Zhao pour l’adaptation de ce livre dans un geste cinématographique sublime qui nous fait accepter l’ombre alors que la lumière a disparu.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 janvier 2026
Du grand cinéma au service du théâtre

En 2021, la chinoise Chloé Zhao avait fait une entrée fracassante avec Nomadland, son 1er film, qui avait tout de même raflé 3 Oscar – sans compter 3 Bafta Awards et 2 Golden Globe -, dont celui du meilleur film et de la meilleure réalisation et, pour clore la liste, le Lion d’Or à Venise. Pas mal pour une débutante… Son incursion dans le domaine des super-héros à la mode Disney avait été plutôt concluante. Nouveau changement de genre avec ces 125 minutes absolument éblouissantes. Angleterre, 1580. Un professeur de latin fauché, fait la connaissance d’Agnes, jeune femme à l’esprit libre. Fascinés l’un par l’autre, ils entament une liaison fougueuse avant de se marier et d’avoir trois enfants. Tandis que Will tente sa chance comme dramaturge à Londres, Agnes assume seule les tâches domestiques. Lorsqu’un drame se produit, le couple, autrefois profondément uni, vacille. Mais c’est de leur épreuve commune que naîtra l’inspiration d’un chef d’œuvre universel. Tragédie fascinante de beauté, de force et d’émotion. Peut-être le meilleur film de ce début d’année.
Rares sont les films qui nous parlent de Shakespeare. Depuis 1998 et le Shakespeare in Love de John Maidden, je n’ai pas souvenir d’une autre production ayant pour sujet l’auteur lui-même, sans oublier les très nombreuses adaptations de ses pièces pour le grand écran. Certes, on ne sait pas grand-chose de la vie réelle de l’auteur. – Certains même doutent de son existence… c’est vous dire ! -. Ce film est basé sur un livre écrit par l’autrice nord-irlandaise Maggie O’Farrell, dont le projet était de mettre en avant le jeune fils de Shakespeare décédé de la peste bubonique, et largement ignoré dans les livres d’histoire. Elle a donc effectué des recherches sur la vie à la fin du XVIe siècle en Angleterre, et sur, bien entendu, le célèbre Globe Theater où les pièces du grand William furent jouées pour la première fois, mais, sachons-le, une grande partie de l’histoire sur lequel le scénario est construit est purement fictionnelle. Et alors !!! L’histoire est ici centrée sur Agnès, Madame Shakespeare herself, et non sur celle de l’auteur célèbre. En aucun cas, il ne s’agit d’un biopic. Chloé Zao a donc pu se débarrasser des conventions souvent empesées de la reconstitution historique pour évoquer l’amour, le deuil et le pouvoir réparateur de l’art. Cela nous donne une œuvre viscérale, âpre et bouleversante.
Le casting est entièrement dominé par l’incarnation flamboyante de la magnifique Jessie Buckley, favorite des Oscar. Paul Mescal, pour sa part, parvient à humaniser celui qu’on ne perçoit que comme une sorte de monstre de la littérature et du théâtre. Citons encore Emily Watson, Joe Alwin, et surtout le jeune Jacobi Jupe dont on reparlera à coup sûr. Et ce n’est pas tout. Quand on s’intéresse aux génériques, on y découvre des choses passionnantes. D’abord que la musique splendide est signée du grand Max Richter et que le film est coproduit par Sam Mendes et Steven Spielberg… excusez du peu ! La cinéaste fait de la première partie du film, une sorte de chant primitif célébrant la nature, les sens et les passions humaines. Dans la deuxième partie, le film tente avant tout – et réussit – à matérialiser l’intolérable douleur du deuil, d’une manière très physique. Enfin, le final culmine dans un paroxysme émotionnel irrésistible qui contribue pleinement à la réussite magistrale de ce film comme on n’en voit peu. Magistral, je le répète !
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 février 2026
J'ai tellement adoré les trois premiers films de Chloé Zhao qu'écrire ce texte va me faire un mal de chien, mais l'honnêteté intellectuelle m'oblige à le faire.

Hamnet est terriblement raté de bout en bout.

La première partie nous montre un jeune professeur fauché et sa femme se rencontrer, faire des enfants, puis en perdre un. Rien d'original là-dedans, on a vu cela mille fois, en beaucoup plus émouvant et surtout en moins larmoyant. Dans Hamnet tous les éléments sont en effet pointés dans le même sens : essayer de nous arracher des larmes à tout prix, ne reculant devant aucun procédé, aussi vulgaire soit-il.

Nous avons donc droit à un jeu très appuyé de Jessie Buckley, une musique horripilante de Max Richter, des effets d'un symbolisme douteux (ouh, le trou noir prémonitoire au pied de l'arbre dans la forêt) et une esthétique intasgrammable à base de feuilles bien vertes et de jolis faucons.

Quand commence la deuxième partie, on se demande bien quel est l'intérêt d'avoir accolé la petitesse de cette existence à l'immense talent du grand William. Le film tente une réponse bien maladroite, qui frôle le révisionnisme historique, puisque le rapport entre la pièce Hamlet et le fils décédé de Shakespeare est pour le moins factuellement vaporeux (Hamlet est vraisemblablement plutôt en rapport avec Amleth, un personnage médiéval de Saxo Grammaticus, dont l'histoire est très similaire à celle racontée par Shakespeare).

Bref, tout cela ne serait peut-être pas rédhibitoire si dans cette partie Hamnet ne parvenait pas à des sommets d'irréalisme et de tentatives indécentes d'extraction lacrymale forcée, à travers un dispositif d'une artificialité sidérante.

Le jeu de Jessie Buckley, qui tente d'imiter une sorte d'orgasme mystique dans lequel son deuil semble se dissoudre, franchit alors les limites du ridicule.

Il n'y a qu'une lettre de différence entre les titres Hamlet et Hamnet, mais il y a un monde entre les deux oeuvres : celui qui sépare le génie intemporel de la médiocrité larmoyante.

Il ne me reste plus qu'à attendre le prochain Chloé Zhao avec impatience (et inquiétude).
Dan S.
Dan S.

19 abonnés 438 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 février 2026
Déroutant au départ, obligatoire est le chemin. Éblouissant par son jeu, par ses émotions, face à un tel chef d’œuvre, rare est cet instant. Rare est ce que l’être humain est capable de faire de si pure et si fort.
Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 364 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 janvier 2026
Film très fort émotionnellement qui retrace, avec quelques libertés, l'origine de la pièce Hamlet de William Shakespeare. La réalisatrice filme des plans relativement longs, avec des acteurs qui surjouent leurs émotions. Des scènes sont particulièrement poignantes avec Jessie Buckley qui joue la femme de Shakespeare. Par moments, trop larmoyant et sombre
Michel Moatti
Michel Moatti

21 abonnés 107 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2026
Curieux sentiment lorsque je sors de la salle.
j'ai vu un récit intense du couple Shakespeare et de leurs enfants.
Tout est très/trop beau, décors, costumes, jeu des comédiens, musique...

Et en même temps il ne reste pas grand-chose de ce scénario qui donne la part belle à l'union de cet homme dont on sait si peu de chose et cette femme mi sorciere mi ménagère.
l'oeuvre géniale aurait pour origine la mort d'un enfant ? On n'ose pas y croire tant le génial poète a su s'affranchir de toutes les conventions de son temps.
c'est le genre de film qu'on oubliera tant il cherche à "cocher" toutes les cases du biopic hollywoodien.
Nathbar
Nathbar

67 abonnés 92 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 janvier 2026
Grandiose, Époustouflant, Magnifiquement joué, rarement un film étranger ne m'aura procurée autant d'émotion !
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 481 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2026
Etre ou ne pas être : telle est la question.

Chloé Zhao prouve encore une fois que c'est une grande réalisatrice. Une nomination pour l’Oscar du meilleur réalisateur c'est sûr. La gagner je l'espère beaucoup.

C'est un film très émouvant. Le jeu des acteurs et actrices est tellement touchant et beau.

Jessie Buckley elle était incroyable durant toute la durée du film. J'espère beaucoup qu'elle sera récompensé au vue de son talent.

Ainsi que Paul Mescal en William Shakespeare. Il a offert une très bonne performance.
Corentin L.
Corentin L.

12 abonnés 20 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2026
Après Hamnet, mon ressenti est profondément ambivalent. Tout le film m’a d’abord semblé être une véritable prise d’otage émotionnelle : une succession de gros plans sur les deux acteurs principaux, tour à tour en larmes, en cris, en rires. À force, cette intensité constante a fini par m’épuiser et a rendu le visionnage presque pénible, comme si l’émotion était exigée plutôt que partagée.
Puis, à peu près dans le dernier tiers du film, survient la scène de la première représentation de Hamlet. Et là, c’est le miracle. Par le théâtre montré à l’écran, l’émotion cesse d’être gratuite : elle trouve enfin un sens, une forme, et parvient réellement à m’atteindre. À tel point qu’au terme de cette scène, lorsque le générique de fin apparaît, je me sens profondément bouleversé par la puissance émotionnelle qui s’en dégage.
Un film peut-il être sauvé par une seule scène, aussi sublime soit-elle ? C’est la première fois que je me pose la question. Et rien que pour cela, Hamnet mérite sans doute son succès.
Cha
Cha

3 abonnés 86 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2026
Bouleversant, renversant, touchant et surtout puissant.
Que dire de plus si ce n’est qu’on en ressort différent.
Eric Dugelay
Eric Dugelay

8 abonnés 162 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 janvier 2026
Hamnet est pure beauté ! Voir ce film de Chloe Zhao la semaine de la première de Hamlet au Théâtre de l’Odéon et de ma découverte de l’œuvre, cela me fait rentrer en connivence avec la souffrance de William Shakespeare, orphelin de fils (il n’existe pas de mot pour cet état) et la beauté de son Hamlet ! Un chef-d’œuvre, avait écrit Le Monde. Je suis d’accord.
Miguelithor
Miguelithor

7 abonnés 41 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 février 2026
[TO BE OR BOT TO BE !]

Ce film, d'une intensité rare, nous plonge au cœur d'une tragédie familiale où le rapport au deuil imprègne chaque image.
Une mise en scène de l'oppression et de la transcendance
La mise en scène utilise judicieusement des courtes focales, permettant de capturer l'intimité des objets et des corps dont on ne peut s'extraire. À l'inverse, les plans larges dans la forêt symbolisent l'égarement des personnages au sein d'une nature luxuriante, métaphore des méandres complexes de l'existence.
Le découpage visuel renforce ce sentiment d'écrasement : les personnages sont filmés à mi-corps, souvent en plongée, comme s'ils étaient accablés par une force supérieure. La nature, quant à elle, est magnifiée par des contre-plongées qui soulignent sa puissance transcendante et son imposante fatalité, dominant l'humain de toute sa superbe.
Le cycle de la vie et le mysticisme
Dès l'ouverture, le plan de Jessie Buckley, recroquevillée en position fœtale sur l'herbe près d'un tronc d'arbre, est saisissant. Cette posture, presque cadavérique, illustre l'interconnexion viscérale entre l'homme et la terre. Elle évoque un naturalisme délicat teinté d'un lyrisme affirmé, instaurant dès les premières minutes le tempérament mystique de la protagoniste et sa compréhension intuitive du vivant.
L'abîme et l'immobilité
L'usage fréquent de plans fixes donne l'impression que le temps s'est figé sous le poids de la perte. Le zoom sur ce "trou noir" au milieu de la forêt devient une métaphore visuelle de la dépression et de l'angoisse ; une abîme où le cycle de la vie est marqué par la disparition. La morale de cette histoire est que ce que nous mettons au monde finit toujours par nous échapper, aspiré par le vide, illustrant le célèbre dilemme shakespearien de "l'être ou ne pas être".
Catharsis et transfert : Le salut par l'art
Le récit explore également le phénomène de transfert et de filiation. Dans un geste de résurrection artistique, Shakespeare fait revivre symboliquement son fils en incarnant le spectre du Roi du Danemark. Ce procédé fait écho au sacrifice mystique de l'enfant qui, par ses prières, a sauvé sa sœur de la peste au péril de sa propre vie — un échange impossible que le dramaturge tente de résoudre par la création.
Cette pièce devient alors un processus cathartique, né de la culpabilité d'avoir été absent lors de l'agonie de son fils. À l'opposé de ce lyrisme, sa femme représente le contrepoint du réel ; sa douleur est filmée avec une netteté brute, sans aucun flou, ancrant son émotion dans une réalité tangible et décharnée.
Conclusion
À travers cette œuvre, la réalisatrice nous invite à une catharsis sur la mort infantile. En filmant la grâce du quotidien, elle sublime l'importance des souvenirs et leur fugace instantanéité. Le film nous place ainsi face à un paradoxe universel : l'impératif de vivre pleinement tout en portant le poids irrémédiable de la fatalité.
Julien Botcazou
Julien Botcazou

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2026
tout est parfait ! Les acteurs, l'histoire, la musique. C'est un vrai chef d'oeuvre comme il en arrive peu
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