Cette adaptation du roman de Maggie O’Farrell par Chloé Zhao fait couler beaucoup d’ encre, et pour ma part, m’ a instruit sur la vie familiale de William Shakespeare et sa femme Agnès sur le drame vécu à l’ origine de l’ œuvre magistrale, plus connue, et notamment la célèbre tirade « To be or not to be…. » ! Un peu de mal à garder une attention fine, pendant ces deux heures inégales, avec une évocation à l’ attachement excessif à la nature pour Agnès, forçant l’accent sur l’ absence de William aux tâches ménagères, à la vie à la ferme et l’ éducation de ses enfants, pour écrie, jouer, et tenter de gagner sa vie à Londres. C’ est donc sous l’ angle d’ Agnès, incroyablement interprétée par Jessie Buckley, que Chloé Zhao fait jaillir toute la beauté de l’ œuvre du dramaturge dans ce final, au décor sublime de la magnifique reconstitution du Globe Théâtre, à travers ses yeux et la révélation des sentiments insoupçonnés de William dans l’épreuve de la mort de son fils Hamnet, que la peste a frappé à 11 ans. Le final est émouvant et ces mains tendues de la foule vers la scène, gomment un rythme historique et sombre parfois envahissant mais captivant…..!!**
LE MYSTÈRE DÉVOILÉ Hamnet ou Hamlet ? Avec ce film de Chloé Zhao, le grand William Shakespeare n’est plus un mystère. Nous savons tout (ou presque) sur ce qu’a pu être sa vie familiale et ses fêlures, explorées par la réalisatrice et co-scénariste du film avec Maggie O'Farrell, auteure du livre éponyme "Hamnet". Le film nous montre les tourment du dramaturge, écartelé entre son rôle de père et sa fièvre créatrice de comédien-auteur-metteur en scène. Happy end, toutefois, avec le triomphe de sa pièce où Hamlet, joué par son fils Hamnet, meurt sur la scène d’un théâtre où les spectateurs se trouvent de plain pied avec la troupe. Une petite recherche sur Internet me permet de vérifier que le scénario de Chloé Zhao colle à la réalité historique : Will écrit, joue et met en scène ses pièces ; il est bien le père des jumeaux Hamnet et Judith ; le gant de fauconnerie que Will offre à sa future épouse est un clin d’œil à son gantier de père… D’après la biographie de Shakespeare, mise en ligne par l’Encyclopédie Larousse, les querelles sur la paternité de ses œuvres sont aujourd'hui « éteintes » et « son existence est parfaitement établie ».
Une déflagration émotionnelle. Sans compter une photographie sublime. Alors oui c’est parfois un peu pompier, oui la musique de Richter c’est un peu prise d otage mais on va au cinéma pour ça : pour l’émotion pure.
Superbement mis en scène, magnifiquement interprété par un duo d’acteurs au faîte de leur talent et orné d’une colorimétrie et d’une bande-son ciselées, Hamnet s’impose comme un bouleversant hommage à la femme du fameux dramaturge. Usant d’un réalisme (voire d’un naturalisme) éprouvant, Chloé Zaho ne se contente pas d’évoquer le deuil mais l’incarne et prend à témoin le spectateur. Seul bémol : passé la première heure de film, le scénario semble boucler sur lui-même, versant dans l’affliction au risque de s’y limiter et de s’y complaire.
La dernière séquence du film est une magistrale et puissante ode à l’amour maternel et à l’amour tout court, celui qui fait revivre les morts et sublime toutes les pertes. Celui qui dit qu’entre une mère et son enfant rien n’est jamais fini. La réalisation cinématographique de ce dernier plan d’interprétation dans l’interprétation, dont le décor est une forêt déchirante de vérité, s’avère vertigineuse et d’une rare puissance émotionnelle, nous laissant quasiment abasourdi jusqu’à la fin du film et au delà. La salle sentait les sanglots.
Un très grand film. D’un point de vue technique, c’est clairement très maîtrisé avec une Chloé Zhao toujours aussi inspirée pour filmer les drames intimistes. Les décors sont somptueux et surtout le mixage son est marquant, insufflant une vague de mystique au film et apportant une grande épaisseur à l’histoire. Les acteurs sont tous très bons, soutenant une Jessie Buckley magistrale. Un film qui marque et qui va hanter encore longtemps.
Nouveau film de Chloé Zhao, après l’excellent Nomadland et le décevant Les éternels, ici elle adapte un roman autour d’un moment de la vie de William Shakespeare qui lui a inspiré Hamlet.
La mise en scène est plutôt élégante, c’est beau et soigné techniquement. Mais je n’ai pas accroché : ni à l’histoire, ni aux personnages. J’ai trouvé ça long et assez ennuyeux, même si la dernière demi-heure relève un peu le tout. Un certain côté poétique tout de même mais pas vraiment d'émotion pour moi. Un brin trop austère sans doute. On me l'avait annoncé comme un tire-larme, j'ai pourtant la larme facile mais là rien. Heureusement niveau interprétation, rien à dire : Jessie Buckley et Paul Mescal sont parfaits, même s'ils en font parfois peut être un peu trop. Et on retrouve avec plaisir Emily Watson l'inoubliable Bess de Breaking the waves.
Bref, un film dont j’attendais beaucoup, mais qui m’a passablement déçu. Dommage
L'amour s'invite avec passion entre deux êtres que presque tout oppose au 16ème siècle en Angleterre. De cet amour nait une famille avec trois enfants dans cette campagne sauvage que la femme affectionne tandis que le mari cherche un autre eldorado avec l'écriture. La nature, le village les maisons sont filmés avec douceur et profondeur. Agnès et William sont interprétés avec une force et une sincérité qui désarçonne le spectateur tant l'émotion est palpable. Talents insufflés par la réalisatrice qui peut se targuer de saisir l'indicible dans la joie et la douleur. A voir !
Chloe Zhao nous offre avec Hamnet,un sacré bon film. J'ai beaucoup aimé l'histoire. L'histoire est belle. Que ce soit Jessie Buckley ou Paul Mescal, tous deux offrent une sacrée performance. De même que ceux jouant leurs enfants. Film coup de cœur de ce début 2026 me concernant.
De l’étincelle amoureuse dans la campagne élisabéthaine à l’abîme creusé par la perte d’un enfant, Chloé Zhao tisse une fresque intime et dévastatrice sur l’amour qui unit et le deuil qui fracture. Le parcours d’Agnes et William traverse toutes les nuances de l’humain : l’émerveillement des premiers regards, la fureur impuissante face au malheur, la lente remontée vers une forme de paix fragile. Peu importe si certains passages flirtent une émotion trop insistante, le récit emporte tout sur son passage. Zhao, fidèle à son regard naturaliste hérité de "Nomadland", capte la beauté brute des paysages et des visages, tandis que Jessie Buckley et Paul Mescal livrent des performances d’une intensité rare, presque physiques. On sort de la salle un peu secoué, mais étrangement apaisé par cette catharsis shakespearienne. Un grand film sur ce qui nous brise et nous relève.
Ça commence comme un envoûtement par la nature, puis se poursuit par la vie quotidienne dans la campagne anglaise du XVIe siècle, avec ses joies, ses problèmes relationnels et ses misères. Le sujet du film (la genèse romancée d'une œuvre magistrale) n'apparaît que peu à peu pour se sublimer dans la dernière séquence, et du coup je ne regrette pas de ne pas avoir su de quoi il s'agissait avant d'aller le voir, tant le final est amené avec finesse. C'est romantique, assaisonné d'un soupçon de fantastique mais surtout de bout en bout d'une rare intensité et si certains peuvent y voir une forme de mélo, alors c'est un mélo de très haut vol !
Un récit progressif, une mise en scène délicate et une montée émotionnelle parfaitement maîtrisée. Hamnet devient bien plus qu’un personnage : une présence qui donne au film sa dimension la plus forte.
L’esthétique est remarquable mais l’émotion elle est quasi absente, sauf dans le final qui est certes d’une grande puissance. C’est trop peu et frustrant.