Hamnet
Note moyenne
4,1
4423 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

438 critiques spectateurs

5
112 critiques
4
161 critiques
3
86 critiques
2
46 critiques
1
20 critiques
0
13 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Louismouquet
Louismouquet

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2026
Chloe Zhao nous offre avec Hamnet,un sacré bon film. J'ai beaucoup aimé l'histoire. L'histoire est belle. Que ce soit Jessie Buckley ou Paul Mescal, tous deux offrent une sacrée performance. De même que ceux jouant leurs enfants. Film coup de cœur de ce début 2026 me concernant.
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 226 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2026
De l’étincelle amoureuse dans la campagne élisabéthaine à l’abîme creusé par la perte d’un enfant, Chloé Zhao tisse une fresque intime et dévastatrice sur l’amour qui unit et le deuil qui fracture. Le parcours d’Agnes et William traverse toutes les nuances de l’humain : l’émerveillement des premiers regards, la fureur impuissante face au malheur, la lente remontée vers une forme de paix fragile.
Peu importe si certains passages flirtent une émotion trop insistante, le récit emporte tout sur son passage. Zhao, fidèle à son regard naturaliste hérité de "Nomadland", capte la beauté brute des paysages et des visages, tandis que Jessie Buckley et Paul Mescal livrent des performances d’une intensité rare, presque physiques. On sort de la salle un peu secoué, mais étrangement apaisé par cette catharsis shakespearienne. Un grand film sur ce qui nous brise et nous relève.
Amenemhat
Amenemhat

4 abonnés 59 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2026
Ça commence comme un envoûtement par la nature, puis se poursuit par la vie quotidienne dans la campagne anglaise du XVIe siècle, avec ses joies, ses problèmes relationnels et ses misères. Le sujet du film (la genèse romancée d'une œuvre magistrale) n'apparaît que peu à peu pour se sublimer dans la dernière séquence, et du coup je ne regrette pas de ne pas avoir su de quoi il s'agissait avant d'aller le voir, tant le final est amené avec finesse. C'est romantique, assaisonné d'un soupçon de fantastique mais surtout de bout en bout d'une rare intensité et si certains peuvent y voir une forme de mélo, alors c'est un mélo de très haut vol !
Linconnudu13e
Linconnudu13e

5 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2026
Un récit progressif, une mise en scène délicate et une montée émotionnelle parfaitement maîtrisée. Hamnet devient bien plus qu’un personnage : une présence qui donne au film sa dimension la plus forte.
tupper
tupper

190 abonnés 1 570 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 février 2026
L’esthétique est remarquable mais l’émotion elle est quasi absente, sauf dans le final qui est certes d’une grande puissance. C’est trop peu et frustrant.
Antoine F.
Antoine F.

4 abonnés 25 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2026
Une œuvre magistrale, brillamment interprétée, qui ne laisse pas insensible... loin s'en faut. Un tire-larmes ? Sans doute. Un grand film ? Assurément.
Miguelithor
Miguelithor

7 abonnés 41 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 février 2026
[TO BE OR BOT TO BE !]

Ce film, d'une intensité rare, nous plonge au cœur d'une tragédie familiale où le rapport au deuil imprègne chaque image.
Une mise en scène de l'oppression et de la transcendance
La mise en scène utilise judicieusement des courtes focales, permettant de capturer l'intimité des objets et des corps dont on ne peut s'extraire. À l'inverse, les plans larges dans la forêt symbolisent l'égarement des personnages au sein d'une nature luxuriante, métaphore des méandres complexes de l'existence.
Le découpage visuel renforce ce sentiment d'écrasement : les personnages sont filmés à mi-corps, souvent en plongée, comme s'ils étaient accablés par une force supérieure. La nature, quant à elle, est magnifiée par des contre-plongées qui soulignent sa puissance transcendante et son imposante fatalité, dominant l'humain de toute sa superbe.
Le cycle de la vie et le mysticisme
Dès l'ouverture, le plan de Jessie Buckley, recroquevillée en position fœtale sur l'herbe près d'un tronc d'arbre, est saisissant. Cette posture, presque cadavérique, illustre l'interconnexion viscérale entre l'homme et la terre. Elle évoque un naturalisme délicat teinté d'un lyrisme affirmé, instaurant dès les premières minutes le tempérament mystique de la protagoniste et sa compréhension intuitive du vivant.
L'abîme et l'immobilité
L'usage fréquent de plans fixes donne l'impression que le temps s'est figé sous le poids de la perte. Le zoom sur ce "trou noir" au milieu de la forêt devient une métaphore visuelle de la dépression et de l'angoisse ; une abîme où le cycle de la vie est marqué par la disparition. La morale de cette histoire est que ce que nous mettons au monde finit toujours par nous échapper, aspiré par le vide, illustrant le célèbre dilemme shakespearien de "l'être ou ne pas être".
Catharsis et transfert : Le salut par l'art
Le récit explore également le phénomène de transfert et de filiation. Dans un geste de résurrection artistique, Shakespeare fait revivre symboliquement son fils en incarnant le spectre du Roi du Danemark. Ce procédé fait écho au sacrifice mystique de l'enfant qui, par ses prières, a sauvé sa sœur de la peste au péril de sa propre vie — un échange impossible que le dramaturge tente de résoudre par la création.
Cette pièce devient alors un processus cathartique, né de la culpabilité d'avoir été absent lors de l'agonie de son fils. À l'opposé de ce lyrisme, sa femme représente le contrepoint du réel ; sa douleur est filmée avec une netteté brute, sans aucun flou, ancrant son émotion dans une réalité tangible et décharnée.
Conclusion
À travers cette œuvre, la réalisatrice nous invite à une catharsis sur la mort infantile. En filmant la grâce du quotidien, elle sublime l'importance des souvenirs et leur fugace instantanéité. Le film nous place ainsi face à un paradoxe universel : l'impératif de vivre pleinement tout en portant le poids irrémédiable de la fatalité.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 839 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2026
Magistralement mis en scène, transformant les plans en tableaux, grâce au soin apporté à chaque détail (la peau salie par le labeur, les deux départs de William), une attention constante portée aux lumières ou aux couleurs (symboliques), une volonté de justesse dans les décors, les costumes, la reconstitution de la vie (théâtrale) de l'époque, ce drame débute comme une histoire d'amour un tantinet longuette au regard de l'essentiel du propos, à savoir la réflexion sur le deuil, la capacité à le transcender par une catharsis artistique rendant un hommage vibrant au disparu, la différence de réaction engendrant incompréhension voire rancoeur entre deux amoureux, la nécessité d'accepter l'impermanence même de ses enfants. Ainsi, l'épreuve endurée incite à un respect spirituel et oblige à l'humilité face à la nature, même de la part d'une héroïne qui ressent viscéralement son appartenance chthonienne, tout en rappelant cruellement aux parents la portée de leurs gestes (la mère, saisissante Jessie Buckley) ou de leurs mots (le père, bouleversant Paul Mescal) qui accélèrent le funeste destin de leur fils (époustouflant Jacobi Jupe). D'une touchante délicatesse.
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2026
Quatre ans après l'incartade Marvel avec Les Éternels, Chloé Zhao revient à ses amours et reconnecte directement avec les marginaux accablés. Elle adapte le roman Hamnet de Maggie O'Farrell, qui livrait une interprétation très libre sur les germes de la tragédie légendaire signée Shakespeare. Mais ici, le poète et dramaturge passe au second plan car la lumière se destine à Agnès (Jessie Buckley, simplement prodigieuse), sa conjointe et mère de ses trois enfants. Le personnage renvoie à un mysticisme qui n'est pas sans évoquer Terrence Malick, en prise avec des choses qui échappent au commun des mortels. Sa communion avec un esprit aussi fécond que l'auteur de Hamlet coule de source. C'est d'ailleurs cette première partie qui ensorcelle. Un lyrisme étrange souffle alors que la réalisatrice évite les écueils du film d'époque compassé pour aller vers une forme à la fois directe (pas de circonvolutions, plusieurs ellipses) et abstraite. La photographie envoutante de Łukasz Żal et la composition des cadres sont à la fois raccord avec le naturalisme dont Zhao est coutumière tout en restreignant le champ comme si nous nous trouvions...devant une scène de théâtre. Ce qui va évidemment prendre une tout autre envergure lors de la deuxième partie d'Hamnet, hélas beaucoup plus convenue. Mais le film se rattrape dans ses dernières minutes où la notion de deuil sépare puis rassemble deux êtres qui n'ont eu de cesse de lutter face à lui, chacun à sa manière. Et dans cet instant de vulnérabilité, le besoin d'un récit cathartique. Chose qui sera là aux grands moments d'Agnès et de son mari, à leur rencontre jusqu'à leur acceptation de la mort. Ça fait du bien de retrouver Chloé Zhao.
AdriBrody
AdriBrody

16 abonnés 775 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 février 2026
Les 20 dernières minutes sont plutôt bonnes, avec la mise en scène d'Hamlet, mais c'est malheureusement tout. Pendant un long moment du film, j'avais même cru que je m'étais trompé, que j'avais mal lu le scénario et que ça ne parlait pas du tout de Shakespeare. Finalement si, il faut juste attendre le générique de fin pour lire William Shakespeare... On est dans un surjeu permanent assez insupportable, sur une mise en scène pauvre (on peut tout résumer à la volonté de faire du théâtre au cinéma, mais il va falloir comprendre un jour que ça ne marche pas...) et un scénario alambiqué. Quid de la sorcière de la forêt ? D'où viennent les pouvoirs d'Agnès ? Si tant est qu'elle en a vu ce qu'elle dit à Hamnet... Ajouter du fantastique à une histoire réelle est un choix curieux et douteux, surtout pour n'apporter aucune réponse. Mais je dois bien l'avouer, je m'attendais vraiment à un film sur l'écriture d'Hamlet. Ce n'est le cas que pendant 10 minutes.
Nine
Nine

14 abonnés 154 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2026
Très beau film sur la vie de Shakespeare, et ce qui l"amena à écrire Hamlet. La fin cependant un peu trop emphatique pour moi.
Mallaurystuffs
Mallaurystuffs

7 abonnés 151 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 février 2026
Hamnet murmure que la perte transforme tout: l’amour, l’art, la famille, le temps lui-même. Rien ne redevient comme avant, mais quelque chose d’autre naît dans cette fissure.
Il n’existe pas une seule façon « correcte » de faire son deuil. La souffrance peut se transformer en langage, en histoire, en beauté – sans jamais disparaître vraiment.
Le film rend hommage à celles dont l’histoire a été effacée derrière les grands hommes.
Patricia F.
Patricia F.

1 abonné 50 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 janvier 2026
J'ai adoré ce film qui raconte de façon plus ou moins romancée l'histoire d'amour et la paternité de l'un des plus grands auteurs de tous les temps. Pour bien faire comprendre que l'histoire, n'est pas le reflet exact de la réalité, les noms de personnages ont été changés en partie. Le grand auteur est juste Will et sa femme est Agnès. Dans la réalité sans femme se prénommait Anne. Quant aux enfants, les noms ont été conservés.
J'ai adoré les acteurs aussi bien les adultes que les enfants mais avec un gros waouh pour l'actrice Buckley que je ne pense pas avoir déjà vu dans un autre rôle mais qui est formidable dans le rôle d'Agnès et le jeune Jacobi Jupe qui joue Hamnet et qui m'a fait verser quelques larmes.
J'ai aussi aimé les décors, particulièrement celui de la scène finale, le théâtre qui est vraiment incroyable dans sa structure, ses couleurs, les mouvements du public happé par le spectacle et les émotions qui fusent de toutes parts lorsque les chagrins d'Agnès et de Will se rejoignent. C'est un film magnifique. Un vrai chef d'œuvre.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 février 2026
Agnès et William s’aiment d’un amour fougueux dans une campagne luxuriante de l’Angleterre du XVIe siècle.
Un drame familial va faire vaciller leur couple et engendrer la création d’une œuvre éternelle.
Le cinéma sensoriel de Chloé Zhao se rapproche je trouve de plus en plus de celui de Terrence Malick. La nature est filmée comme un personnage, elle soigne et elle apaise la cruauté de l’existence humaine.
Quand l’indicible arrive la mère est seule pour l’affronter mais le père prendra sa part â la fin du film dans une scène d’une beauté et d’une puissance sidérante.
Hamnet parle du deuil, et le plus difficile â accepter, et même s’il ne réfrène pas ses effets tire-larmes impossible de ne pas reconnaître sa délicatesse, sa justesse et sa perfection.
Perfection du jeu, de la narration, de la direction artistique, de l’ambiance, de l’intention , des envolées et des silences.
Mendes et Spielberg ne se sont pas trompés en choisissant Zhao pour l’adaptation de ce livre dans un geste cinématographique sublime qui nous fait accepter l’ombre alors que la lumière a disparu.
Herve Montaigu
Herve Montaigu

6 abonnés 46 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 février 2026
Une chronique de l’amour, la paternité-maternité, la mort, le deuil… puis la création arthistique comme une thérapie, au final la naissance d’un dramatuge hors norme construite sur la base de sa vie cabossée… un très grand film, lyrique et beau, un jeu d’acteur flamboyant ! Quelle ralent Chloe Zhao, armeicaine et chinoise, un cocktail qui produit de l’or, Bravo !
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse