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Mike Brian
1 critique
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4,0
Publiée le 2 mars 2026
Un film qui nécessite d'être vu en VOST... Un début classique, l'histoire d'un couple au 16ème siècle... mais la tournure des évènements met en valeur la qualité de chaque acteur et de la mise en scène. À l'issue de la projection, personne n'a bougé dans la salle, le temps d'essuyer quelques larmes et de se moucher. Film passionnant (encore une fois sous VOST).
Comme l'a joliment dit une des critiques du cercle, on aurait aimé plus de Shakespeare et un peu moins de William. Tout le film est centré sur son acmé, son très beau final, porté par The nature of daylight, le très beau thème de Max Richter. Mais c'est bien long pour y arriver. Par ailleurs piocher dans la mort d'un enfant l'hommage poignant d'un père à son fils et la source d'une des plus fortes œuvres théâtrales peut sembler séduisant mais me paraît plutôt anachronique. Quitte à faire dàs l'interprétation WTF, autant revoir le plus dynamique Shakespeare in love... Plutôt bien en réalité mais assez anecdotique.
J'avoue être allé voir Hamnet avec une certaine inhibition, bien informé que le film de Chloé Zao suscitait des réactions contradictoires. Je pensais y voir un film académique aux costumes ampoulés alors que j'ai vécu une expérience de cinéma qui fait vivre le grand romanesque épique sans pathos, un défaut qu'on a attribué à cette oeuvre majeure. Hamnet est joué par des acteurs époustouflants (Jessie Buckley est réellement possédée, Paul Mescal est tout en retenue et l'acteur qui joue le fils est époustouflant). La mise en scène est à la fois intimiste et émotionnelle, subtile et puissante. L'humour est parfois présent telle le moment de la séparation du père de son fils. La grande force du film est aussi de faire dialoguer en permanence la mort et la vie, visible à l'occasion de scènes sublimes d'accouchement d'une grande force mystique qui évoque l'immense Carl Théodore Dreyer. La scène où la femme se souvient du corps mort de sa mère est d'une telle intensité qu'elle restera à jamais ancrée en moi. Le théâtre est aussi et brillamment vu comme faisant partie du mécanisme de deuil et de réconciliation. En outre, le choix d'une musique moderne qui enrobe doucement le film est contre intuitif.
William Shakespeare a beau être l’un des plus grands poètes de tous les temps, on est en droit d’en apprendre plus sur lui et sa famille. Et autant dire que le film relate bien cette vie, jusqu’à spoiler: la fameuse pièce de théâtre de "Hamlet" inspiré de sa vie . L’histoire est plutôt bien mise en place et il y a un certain plaisir à suivre : on traverse les époques et les temporalités. Mais je dirais que quelques éléments auraient mérité plus de développements comme la vie de William à Londres, bien qu’on ait droit à quelques scènes. Après "Gladiator II", Paul Mescal a enfin un rôle sur mesure et démontre ses talents d’acteur avec un William Shakspeare complexe et avec ses propres failles. Jessie Buckley incarne aussi un personnage complexe et je serais tenté de dire que c’est elle qui tire son épingle du jeu. Les enfants Shakspeare sont tout aussi attachants et font preuve d’un très bon acting : leurs alchimies fonctionnent et on prendra plaisir à les voir jouer spoiler: et accomplir des tâches héroïques . Je m’attendais à dire ça, mais quand Chloé Zhao a les pleins pouvoirs, elle nous offre un cadrage souvent panoramique et plein écran, qui peuvent être lu en double-sens. La direction quant à elle est très crédible et on a vraiment l’impression de voir une Angleterre style médiéval. Pour ce qui est de la musique, je n’ai pas de moments mémorables mais je me souviens de l’avoir apprécié pour son style d’époque et peut-être celle de la fin.
Si "Shakspeare in Love" narre la romance impossible du poète, "Hamnet" nous offre une version plus complexe et nous en dit plus que sa vie sentimentale et familiale. Le rythme du film est malheureusement très lent, mais il met bien en place la situation et j’avoue avoir été ému quand il le fallait. Le casting s’en sort bien, le talent de sa réalisatrice n’est pas à jeter et il est visuellement crédible.
De Chloé Zhao (2026) . Aucune hésitation à voir (et revoir) ce film qui se situe dans l'Angleterre du XVI ième siècle . Tout d'abord la très bonne reconstitution de cette Angleterre des années 1860 . Ensuite l'histoire avec deux manières de l’appréhender . Le film est avant tout un drame puissant sur une relation amoureuse fougueuse et passionnée qui va être bouleversée par un drame au travers de la perte d'un enfant . Le film traite d'une liaison passionnelle et profonde . Et comment celle ci bousculée par un trait du sort va risquer de basculer voire de s'éteindre . Mais c'est aussi un film historique sur la genèse d'un des ouvrages les plus importants de la littérature anglaise (voire mondiale) . Le film est servi par l'interprétation formidable de Paul Mescal et Jessie Buckley. Sublimée par une reconstitution de l'époque, comme notamment celle de la reconstitution d'un théâtre ambulant . Un grand film passionnant et passionnel !
J’ai rarement vu un film aussi beau et aussi touchant sur tout les aspects de la vie. Merci pour ce film qui restera à vie dans nos têtes. Mélange parfois entre le deuil et l’acceptation accompagné de spiritualité qui longe le film.
Hamnet prend le parti de nous raconter un angle rare de la vie de Shakespeare : sa famille laissée à la campagne pendant qu'il compose et met en scène à Londres. On est donc plongé dans la banalité du quotidien de la vie sous Elizabeth I. La dureté de l'époque y est moins décrite par la rudesse des gens (la figure du père le fait mais c'est un rôle marginal) que par la description d'une époque où la maladie frappait impitoyablement les plus faibles. Et de ce côté on est servi ! La réalisatrice réussit à nous attraper par le col et à ne plus nous lâcher : on pleure devant la peur de perdre l'être cher, on se réjouit du courage d'une mère qui réussit l'impossible pour mieux pleurer ensuite. Le film ne lésine pas sur le pathos et on en redemande ! Au-delà c'est la thématique du couple qui subit le choc du deuil et doit se relever, le dépasser, réaliser l'impossible. Prendre la pièce d'Hamlet pour lui faire dire cela était un pari osé et finalement assez réussi. On se demandera si l'histoire est vraie, à titre personnel j'ai plutôt le sentiment d'une écriture par des gens du 21ème siècle et une plongée trop faible dans la mentalité de ce terrible 16ème siècle (imagine t'on ce que les guerres de religion ont pu donner comme individu ?). On le pardonnera tant les sentiments délivrés sont d'une rare puissance.
Hamnet, ne m a pas laissé insensible, c est le moins que l on peut dire, le dernier film de chloe zao à adapté le roman de maggie o farrel qui part du postulat que l une des pièces les plus connus de Shakespeare hamlet qui est un hommage de l un des enfant mort dont on connaît pas la raison et 1qui se prenommait hamnet, le parallèle est tout trouvé. C est une œuvre puissante, marquée d émotions bruts qui ne laisse personne insensible. La douleur est représenté de façon sporadique mais où on pressent petit à petit le drame. La performance de jessie buckley m a laissé pantois, j étais fasciné par son visage, la façon de jouer cette mère dévasté m a subjugué. Visuellement c est une merveille. Chloe zhao arrive bien par ses cadres, décors,nous montrer les humeurs de chaque personnage. J avais déjà apprécié ses talents de mise en scène dans nomadland, ou the rider. Et puis la dernière demi-heure du film est une pure merveille même si tout petit bémol il est un peu tire larme mais à un message fort sur le deuil, bouleversant.
Comment William Shakespeare à eut l'idée d'écrire sa tragédie, qu'elle drame personnel et familiale à conduit à son chefs-d'œuvre, Chloé Zhao tente de le mettre en images. Point positif la réalisatrice confirme son talent pour la mise en scène leché, le tout appuyer par une photographie très réussie, le soucis vient principalement pour ma part de son scénario et son rythme bien trop lent par moment, la première partie jusqu'au drame qui sera la pierre fondatrice du récit arrive déjà assez tard, il ne s'est pas réellement passé grand chose jusqu'ici, puis cette évènement passé le film se remet à végèté aussitôt jusqu'à la scène finale, qui appuie drastiquement sur la corde sensible, accompagnée de la musique de Richter qui réemploi son thème fétiche. C'est bien interprété, filmé mais c'est aussi très codifiée et relativement bateau.
C’est seulement quand on comprend enfin là où Hamnet veut nous emmener, soit dans une réécriture psychologisante de la pièce de William Shakespeare permettant au dramaturge comme à ses proches, par l’expérience cathartique, de purger leurs passions endeuillées, que le château de cartes s’écroule, que l’étrangeté de cette forme sans propos disparaît au profit d’une réduction desdits partis pris formels à un propos ridicule qui uniformise la réception esthétique – spoiler: tous les spectateurs, quelle que soit leur classe sociale, vivent une espèce de transe rappelant, sur le mode de la compassion cette fois, la clausule de The Parfum (Tom Tykwer, 2006) – ainsi que potentiellement la nôtre, musique lénifiante à l’appui. Chloé Zhao entend rejouer sur le mode privé les retournements dramatiques contenues par la pièce mais se méprend sur la notion de mimèsis au point que le réel comme sa représentation paraissent factices : le détour par les mythes advient dans une nature humanisée et esthétisée, que la caméra charge en symboles lourds, et refuse la simplicité de l’attention portée au vivant ; le raccord au spectacle s’intègre mal au reste et conduit les enfants spoiler: à échanger leurs vêtements, à simuler un combat, à répéter leur texte (en latin) servilement . Le flottement général exprime moins le dilemme d’Hamlet – « vivre ou ne pas vivre » – que celui d’un film qui force l’identification et s’efforce de sonder la psychologie de figures elles-mêmes évanescentes, subordonnées aux caprices auteuristes d’une réalisatrice très éloignée de The Rider (2017).
Humain, poisseux, sensuel, Hamnet nous plonge dans la vie au temps de Shakespeare, on y suit une famille dans son quotidien, dans ses joies et ses drames. Bien sûr, on sait qu'on est là dans le foyer du plus connu des dramaturges, on sait aussi qu'on veut nous présenter l'origine de la pièce Hamlet, mais on peut l'oublier car ce n'est pas ici le plus convaincant. Finalement, on y suit davantage deux façons de faire deuil. Et c'est déjà magnifique.
Un drame historique délicat et poignant, porté par une atmosphère mélancolique et une grande sensibilité. Hamnet touche par sa douceur et son émotion retenue.
Les acteurs jouent merveilleusement bien Le décor, le costume et la BO de Max Richter nous plongent dans une ambiance féerique Cest une réussite que nul ne peut regarder sans pleurer Les lumières se sont allumées et les 2 fois où j'ai été le voir jai pu apercevoir l entièreté qui versait encore sa larme