Je sors de Hamnet. Bouleversé ! De grands acteurs, y compris les enfants qui véhiculent des émotions fortes. L’amour qui surgit par miracle, les enfants qui survivent par chance, et la mort qui frappe subitement. Puis vient le deuil impossible, les reproches, les remords. Et enfin le Théâtre comme catharsis. Une séquence sublime où la tragédie révèle son sens caché. Et ce rire quand le deuil est accompli. Pffou ! À la campagne (la vraie vie) jamais une seule fois le prénom ou le nom de l’homme ne sont prononcés. Il n’est pas grand chose, un bon père, un bon mari, mais absent. Et arrivé à Londres le frère dit le nom : « Wiliam Shakespeare ». Comme si le nom n’existait que par et dans le théâtre. Alors que la femme communie avec la nature, l’artiste lui communie avec le public. Il n’y a d’ailleurs à la fin ni acteur ni public, plus d’artifices mais une compassion pour un prince qui meurt. Le cinéma a aussi ce pouvoir, faire disparaître l’illusion, le fabriqué, et nous immerger dans une émotion qui abolit l’espace (l’écran, la salle) et le temps (XVIe siècle - 2026). Les frontières sont abolies quand on se connecte à une œuvre.
J'y suis allé suite aux avis dythirambiques. Et alors là. Mais là. Je suis tombé de haut. Il y a le personnage féminin ésotérique, un peu druide, un peu devin, cette histoire d'accouchement au milieu des racines dans la forêt et puis la mort d'un enfant. Et c'est cette mort qui va inspirer à Shakespeare Hamlet. Euh... Peut-on réduire encore un peu plus le degré de lecture d'un film, la compréhension d'une oeuvre aussi riche et complexe que Hamlet ? EN vérité, je me demande ce que les gens qui adorent y ont trouvé, dans cet Hamnet ? Hormis la posture un peu sundance, ciné indé de la réalisatrice. Qu'est-ce qu'il y a à admirer dans cette oeuvre ? La lecture psychologique est ténue, presque gênante. On avance sans quête. Les débuts de Shakespeare au théâtre sont emmêlés, nébuleux. On se focalise sur la femme, d'accord. Mais elle est fortement réduite cette vision de cette Agnès. A part ses enfants, à part la mort, qu'est-ce qui la définit ? Les plantes ?
Magnifique scénarios, acteurs sublimes. Un peu long par moment, trop long pour construire l’ambiance familiale, un peu trop répétitif les rapports parents-enfants. Mais le fin était super, profond, touchant…
Le début du film est un peu déroutant mais la mayonnaise prend petit à petit pour finir en scene culte du cinéma. La meilleure façon pour decouvrir Shakespeare
Les 10 dernières minutes sont grandioses. C'est seulement la fin du film qui traite le sujet le plus intéressant : la transcendance de la mort d'un enfant en une œuvre qui lui offrira l'immortalité. Le reste du film est certes très beau et Jessie Buckley est magnifique mais c'est un peu trop lent et grandiloquent, parfois même légèrement surjoué. La lenteur dans ce genre de film classique n'est pas un souci mais ici cela manque de profondeur, de sincérité. Il en résulte que les scènes dramatiques, notamment lorsque les enfants sont malades, sont finalement moins émouvantes que la fin qui est vraiment très très belle.
Puissant et dramatique. Un casting impeccable (passion Jesse Buckley). Une super réalisation (direction d’acteur et une nature très bien filmée) Malgré quelques longueurs mais finalement dans lesquelles on se laisse happer, le film m’a emportée.
C’est de L’ART ! Le mélange entre un récit remplie d’humanité et d'émotion, la performance des acteurs (surtout le gosse qui joue hamnet !), la mise en scène et composition des plans, c’est beau, et ça laisse le temps de voir, d’apprécier ce qu’on nous propose. C’est très agréable de voir des images qui parle tout seul et qui ne vas pas trop vite ! J’ai regardé le film en Vo sans sous titre à Manchester, et vu que j’apprends l’anglais même si j’ai pas compris 100% des dialogues, ça me permettait d’être encore plus concentrer sur le visionnage des plans, et de l’esthétisme dont j’accorde beaucoup d’importance, et qui est ici très réussi.
C’est absolument géniale, j’ai tellement apprécié la séance (et j’étais pas le seul vu le nombre de personne qui pleurer à la fin) surtout le scène de fin pour pas trop spoil, je dirais juste que c’est le but de l’art, du cinéma, du théâtre, de l’écriture, de transformer des expériences de vie et des moments d’humanité, tristes ou joyeux, en « expérience artistique » afin de partager ce qu’on a de plus profond aux autres, car finalement ce qui nous touches le plus profondément, où justement on pense qu’on est les seules à vivre ça par moment, c’est ce qui touche le plus de personne.
(Je ne mets pas 5/5 parce qu’il y a juste quelques petites incohérence sur la première partie du film qui m’ont déranger, mais dans l’ensemble c’est un chef d’œuvre, allez le voir si ce n’est pas déjà fait)
Hasard des sorties, je viens de voir ce film quelques jours après Hurlevent. Quel contraste avec la jolie, clinquante et creuse adaptation du roman d'Emily Bronte ! Dans Hamnet, tout est beau, juste, rien ne fait "toc", rien ne parait calibré pour faire des vues sur les réseaux, au contraire, le film est traversé par un authentique souffle romanesque. C'est beau, c'est déchirant, c'est sombre, lumineux et on sort de la salle avec le sentiment d'avoir vécu un moment particulier. Les deux acteurs sont extraordinaires, ils sont peut-être moins "spectaculairement" beaux que Margot Robbie et Jabob Elorbi mais ils sont bien mieux que ça : ils sont sublimes et bouleversants.
Hamnet est une œuvre d’une beauté saisissante, presque irréelle. Chloé Zhao propose une mise en scène théâtrale d’une élégance rare, sublimée par une photographie plus que soignée : certaines scènes ressemblent à de véritables tableaux peints à la main, créant une illusion magnétique et envoûtante. Jessie Buckley incarne ce personnage complexe avec une sensibilité et une force hallucinantes, bouleversante dans chaque regard. Paul Mescal confirme une nouvelle fois l’étendue de son talent avec une justesse profonde et habitée. Le jeune Jacobi Jupe est, lui aussi, absolument saisissant. Les 2h05 passent à une vitesse folle tant l’écriture du fil conducteur hypnotise et emporte. La musique transcendante accompagne chaque émotion avec puissance. J’aurais toutefois aimé des dialogues parfois plus profonds, moins retenus, et un traitement encore plus frontal du deuil et de la perte d’un enfant. Mais la scène finale, percutante et hypnotisante, vient sceller l’émotion avec une intensité remarquable.
Film poétique, brut, visuellement beau, visceral, soigné, porteur de sens, une portée cathartique universelle. Pas d'expications inutiles mais rien de compliqué non plus pour le spectateur. Oeuvre à la fois tout public et onirique, qui touche le coeur et éveille l'imagination. ça touche très fort. Bravo à toute l'équipe de cette masterpiece
Qu'est ce que c'est beau, j'en ai étendu que du bon avant de le voir et c'est d'ailleurs ça qui m'a poussé à prendre ma place de cinéma. Film multi-nominé aux oscars et à juste titre. La réalisation est top, la musique également, mais ce qui m'a le plus touché est évidemment le scénario ainsi que le jeu d'acteur. Paul Mescal est excellent, il a déjà fait ses preuves mais il est loin d'être le meilleur acteur du film. Il est d'ailleurs un peu en retrait par rapport à sa femme et ses enfants dans le film à partir d'un certain moment de par ses allers retours à Londres pour le théâtre. On peut parler de Jessie Buckley qui endoce un rôle qui demande beaucoup mais vraiment beaucoup d'expressions très forte et ça marche ! Je trouve vraiment que dans le désespoir et la détresse, au cinéma, si c'est mal joué, c'est ce qui pardonne le moins. On a besoin d'un très bon jeu pour véritablement être touché et on voit très vite les défauts dans ces moments là.
Maintenant, les jeunes acteurs jouants les enfants sont également excellents et c'est une grande révélation. On a peut être de futurs grands acteurs dans ce film, on sait jamais !
spoiler: J'ai l'impression qu'il y a eu un petit débat entre quel moment est le plus émouvant du film entre la mort du gosse et la fin au théâtre à Londres. Personnelement je trouve que la scène de détresse au milieu du film est bien plus touchante et elle m'a dévasté.