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2,5
Publiée le 13 juillet 2025
Aya attend de changer de vie depuis plusieurs années, mais les promesses qu'on lui fait ne sont jamais tenues. À la suite d'un tragique événement, elle décide de profiter de l'occasion pour repartir à zéro à Tunis. Une nouvelle ville, une nouvelle identité et de nouvelles opportunités, mais l'herbe n'est pas toujours plus verte ailleurs... "Aïcha", c'est une quête de liberté et d'émancipation qui se transforme en une descente aux enfers à la suite d'un engrenage dans un environnement sexiste sur fond de corruption et de dilemmes moraux qui ne concernent pas que la jeune femme puisque d'autres personnes doivent faire le bon choix. La mise en place est réussie et montre bien comment Aya est utilisée par ceux qui l'entourent, mais une fois dans la capitale, on dirait que Mehdi Barsaoui ajoute des incidents au hasard. D'ailleurs, l'accident n'était même pas nécessaire pour raconter tout ce qui suit. Ça renforce le côté artificiel de l'histoire qui semble vouloir trop en faire. Bref, Fatma Sfarr est convaincante, mais tout le reste est moyen.
Aya habite à Tozeur, une petite ville du Sud tunisien. Elle travaille dans un grand complexe touristique et ramène son salaire à ses parents qui désespèrent de la marier. Un drame imprévu lui donne l'occasion de changer de vie et d'aller s'installer incognito à Tunis. Elle y trouve une colocation et un emploi dans une boulangerie. Mais un nouveau drame attire sur elle l'attention de la police.
"Aïcha" est le deuxième film du réalisateur tunisien Mehdi Barsaoui. Son premier, "Un fils", sorti quelques jours avant le Covid en mars 2020, m'avait enthousiasmé. Malgré son peu d'audience, il avait valu à Sami Bouajila le César du meilleur acteur.
Barsaoui utilise les mêmes recettes pour faire le procès de la Tunisie contemporaine, de la corruption qui ronge son administration, de l'horizon bouché qui est offert à ses jeunes. Mais "Aïcha" n'est pas aussi réussi qu'"Un fils" pour deux raisons selon moi.
La première est son scénario qui, certes, ménage de nombreux rebondissements et tient le spectateur en haleine, mais qui souffre d'une construction bancale. L'action commence à Tozeur où lentement une histoire se met en place avec des personnages (Aya, ses parents, ses collègues de travail, le directeur de l'hôtel qui l'emploie...) autour d'un lieu (un palace situé au milieu du désert où le personnel d'entretien se plie aux moindres désirs de touristes invisibles). Brusquement, ce film-là s'interrompt et un autre film commence avec pour seul lien avec le premier, son héroïne, catapultée dans un autre univers.
La seconde est qu'on a vu beaucoup de films sur la Tunisie ces années dernières : "La Source", "Ashkal", "Sous les figues", "Harka", "Noura rêve", "Corps étranger", "Les Filles d’Olfa", "La Belle et la Meute", "Le Challat de Tunis"... Certains parmi eux, notamment les trois derniers cités, étaient si remarquables que, par comparaison, cet "Aïcha" passera inaperçu.
Aicha, jeune adulte, est coincée dans une petite vie étriquée à Tozeur (Tunisie). Fille unique de parents qu’elle entretient, elle est femme de ménage dans un hôtel où elle a une relation avec le directeur qui la laisse espérer une vie commune depuis des années. Côté parents, ses parents essaient de la caser et prévoient déjà un mariage. Un accident de la circulation dans lequel elle est déclarée morte, lui laisse espérer un nouveau départ. Elle va sur Tunis et démarre une nouvelle vie avec une nouvelle identité, mais ce soulagement sera de courte durée. Elle est mal préparée à cette vie citadine, la faune nocturne ; elle se fera abuser par de fausses amitiés. Sous une dimension sociale très présente dans la première demi-heure, ce film tournera très vite au thriller avec une jeune héroïne prise au piège d’une mécanique la dépassant. Elle devra apprendre très vite. Ce début de film axé sur l’émancipation d’une femme dans une société patriarcale augurait du meilleur ; mais la volonté d’en faire un polar à suspense le conduit à l’abondance de sous intrigues, à l’utilisation de personnages secondaires caricaturaux. Dès que l’on passe sur l’enquête criminelle paresseuse, le récit perde de sa force et de son intérêt. L’actrice Fatima Sfar parvient à nous tenir en haleine ; nous sommes préoccupés par le sort que le scénariste lui réserve et par sa force de conviction. Le final ingénieux, même si un poil télécommandé, nous révèle le mystère du titre. A voir sans déplaisir mais sans message fort sur la société tunisienne.
L'opportunisme d'Aya la voit saisir l'occasion de reprendre sa vie à zéro. Mais sa nouvelle colocataire et ses amis la pousse bientôt à marcher constamment sur un fil. Rythmé, Haletant, fluide, complexe !!!
"Grace" a un accident une jeune femme dont l'horizon était limité a la maison de son père et son travail dans un complexe touristique peut quitter ce milieu. Elle monte sur Tunis et découvre et vit une autre vie très éloignée de celle qu'elle connaissait et se trouve mêlée a des affaires pas très claires.
A la fois un peu de suspens, des rapports humains, une vision de la société tunisienne.
"Aïcha" est un film tunisien engagé qui n'hésite pas à dénoncer les injustices dans le pays. Aya, travaille comme femme de ménage dans un hôtel. Quand, lors de son trajet au travail elle est l'unique survivante d'un accident de car, elle va fuir sa région direction la capitale. Remarqué avec "Un fils", Mehdi M. Barsaoui signe un superbe portrait de femme, parfois fragile mais combattante devant les épreuves. Sur fond de corruption de fonctionnaires de police, l'actrice Fatma Sfar impressionne, elle, la fille de la campagne au coeur d'une affaire d'Etat. Un thriller à couper le soufflespoiler: où il faut attendre la scène finale pour comprendre le titre du film . Haletant!
Un bon film, malgré les poncifs qu’il véhicule dans sa fastidieuse enquête socio politico policière : manifs contre le pouvoir, violence de la police, corruption de la classe dominante ou de des sbires. Mais les actrices sauvent la mise
Vu au festival du film politique de Carcassonne. L’histoire d’Aïcha s’étend sur 2h et j’avoue avoir durement maintenu mon attention tout le long. Il ne se passe finalement pas grand chose, et on peine à comprendre ce que le réalisateur a voulu dépeindre. Le scenario est assez incohérent, on ne comprend pas toujours pourquoi "Aïcha" agit comme elle le fait... Je suis passé à côté...
Excellent film avec une tension quasi permanente, de très bons interprètes et une action malheureusement aussi vraisemblable ( tirée d'une histoire vraie apparemment ) que poignante. Tout est filmiquement fin et maîtrisé. spoiler: Par exemple quand l'héroïne une fois libre à spoiler: Tunis et sans soucis d'argent pendant un temps, nettoie le miroir embué de sa chambre d'hôtel. spoiler:
spoiler: Elle sourit et l'on repense à ce geste quand elle était employée et exploitée dans un hôtel. Le miroir représente deux "Aïcha" et lui permet de réfléchir à celle du présent.spoiler:
Une analyse très efficace et esthétiquement menée sur la société tunisienne d'aujourd'hui.
Que feriez-vous si un évènement survenait dans votre vie et vous permettez de tout recommencer à zéro ?
C'est le chemin de vie qui est proposé à Aya après un accident de bus. Elle fait le choix de se laisser déclarer décédée pour démarrer une nouvelle vie à Tunis, loin de ses parents qui veulent la marier à tout prix et de celui qu'elle aime mais qui ne veut pas quitter sa femme pour elle...
Elle sait ce qu'elle quitte mais elle ne sait pas ce qu'elle va retrouver...
C'est un film déroutant car il y a deux histoires en une. Outre sa quête de liberté, Aya assiste à une bavure policière en boîte de nuit et elle est partagée entre rétablir la vérité ou sauver sa peau...
Je ne veux pas spoiler mais tout ce que je peux dire c'est que le récit nous permet de se questionner sur nos propres réactions. Je me suis projeté sur ce que j'aurai fait à la place d'Aya et sur la liberté, oui mais à quel prix ?
Un film qui prend le temps de dérouler son récit et dont la tournure inattendue est intéressante. J'ai notamment été révoltée par le système policier qui se couvre quitte à détruire des vies.
Aicha c’est découvrir la Tunisie, aussi bien ses bleds que sa capitale rutilante et dévergondée, dans les pas d’une femme qui, un jour, aidée par le destin, choisit la rupture. De là débute une fuite en avant haletante. Très bon film, chapeau à l’actrice principale.
J’ai adoré ce film. Alors certes, la longueur fait que par moment, je trouve qu’il y a un petit coup de mou, mais il y a tellement d’excellentes scènes qui redonnent du punch, le trajet en voiture, l’interrogatoire, la boîte sous excta… Il est aussi d’une justesse de jeu, d’une finesse parfaite, les comédiens sont vraiment très bons, variés, subtils, brillants. Alors plusieurs fois, je n’ai pas compris où on nous menait – à quoi ça sert tout ça pour si peu, qu’est-ce que celui-ci vient faire là-dedans… Mais au final, c’est brillamment écrit !! Tout se rejoint, se recoupe, tout est utile et amené quand il faut comme il faut pour servir au moment idéal. Vraiment apprécié ce film ciselé et d’excellente qualité qui, outre un thriller prenant et ingénieux, nous montre une Tunisie après révolution qui a encore le poids des traditions avec une condition de la femme qui n’est toujours pas ouf (même si tous les postes les plus importants dans le film ou presque sont tenus par des femmes…). Brillant.
Haletant, précis, porté par une actrice charismatique et forte, scénario qu'on ne voit pas venir des le début
spoiler: Le dénouement final est un peu rapide, quelques interrogations sur l'image dans le début du film, quelques problèmes de son et de mixage (coucou les bruits du bus parisien dans les ambiances de Tunis)