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Erwan Guevel2
17 critiques
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5,0
Publiée le 1 septembre 2025
J'avais adoré CLOUD et CHIME et je trouve saissisant que Kurosawa arrive à être toujours aussi surprenant et cohérent : c'est un cinéaste pessimiste quant à la nature humaine mais j'aime voir ses films pour l'intelligence subtile de sa critique du capitalisme, du masculisme, du rapport à la violence - qui germe en chacun de nous... Très belles idées de casting (dont une qu'on ne dévoilera pas à la fin du film) !
Super film vu en projection à Paris, un des bons cru de Kurosawa tourné à Paris. L'ambiance hyper particulière de son cinéma fonctionne toujours aussi bien, même en France. Le casting dégage quelque chose de fascinant, tout particulièrement Ko Shibashi (mystérieuse et illisible avant la révélation finale) et Damien Bonnard toujours juste
Quel gachis, Damien Bonnard, Mathieu Amalric, Grégoire Colin dans un film absolument pas crédible, surjoué et sans grand interet Je ne m'attendais pas à grand chose après avoir lu les critiques mais c'est pire que ce que j'avais imaginé
Albert, un père dévasté par le meurtre de sa jeune fille cherche un responsable. Accompagné de Sakoyo, une mystérieuse psychiatre japonaise, il mène donc l’enquête et décide de faire justice lui même. Le film est lent, répétitif et trop peu surprenant… Décevant.
Après " Chime " et " Clouds " sortis il y a quelques semaines, le japonais Kyoshi Kurosawa ( sans aucun lien de parenté avec Akira Kurosawa) mais auteur de " les amants sacrifiés" ( selon moi son meilleur opus ), propose " la voie du serpent" (2024 ).
Tourné en France avec un casting franco/japonais, ce thriller qui n' est pas sans faire penser aux titres qui composent la trilogie de la vengeance du coréen du sud Park Chan Wook, " la voie du seigneur" n' est généralement pas très bien reçu.
Le scénario, assez nauséabond, par l'arrière fond du sujet ( le commerce d'enfants, le trafic d'organes, la perversité à l'égard d' êtres sans défense ) propose manipulations et vengeance glaçante, tordue et va finalement très loin dans le dégoût moral que ces personnages inspirent.
Parmi les trois derniers opus de son auteur, c'est de mon point de vue le plus réussi. La seule réserve que je formulerais, sera à l'égard de l'actrice japonaise dont l'accent en français rend difficilement compréhensible certaines répliques.
Un film dont le jeu d'acteurs guidé par le réalisateur les amène à la boucherie. Le texte prononcé par l'actrice, jouant la psychiatre, est inaudible. Dommage car l'idée était intéressante.
“La Voix du Serpent” est un film qui siffle plus qu’il ne parle, rampe lentement dans tes nerfs, et injecte son venin par microdoses jusqu’à ce que tu doutes de tout — même de toi. Pour Les Inrocks, c’est “une œuvre hypnotique, vénéneuse, qui joue avec les codes du thriller psychologique pour mieux les détruire”, tandis que Télérama déplore “un exercice de style trop content de lui, où l’énigme étouffe l’émotion”. Le Monde salue “un travail sonore d’une rare précision, où chaque souffle devient menace”, pendant que Libération y voit “un geste de cinéma rare, mais parfois asphyxié par son propre symbolisme”. Un film qui ne cherche pas à séduire mais à contaminer — et dans cette époque d’images criardes, c’est presque un acte de guerre.
Aïe! Il y a un gros problème avec la direction d'acteur, peut être lié au fait que le réalisateur est japonais, mais tout sonne faux, même pour les bons acteurs du casting. L'intrigue est poussive et incoherente, les personnages sont tous antipathiques, le sujet est nauséeux, sale, et la conclusion est sans logique. Allez-y si vous avez envie de passer un très mauvais moment.
Auteur japonais. Moi il y a longtemps que je ne goute pas trop au cinéma japonais souvent dit d'auteur, mais c’est moi. Variante ici puisque c’est somme toute un film français, tourné en France, avec des acteurs (pas tous) de chez nous. Un remake me dit-on. Connais pas. De quoi me mettre davantage en confiance. Répertorié dans le registre policier. Certes, spoiler: même si pas un seul policier , si spoiler: un gardien de la paix mais pour une infraction au stationnement ! Surtout un thriller avec tous ses ingrédients. Des fausses pistes. Des retournements de situation. Des retours en arrière (pour bien embrouiller l’affaire ?). Une approche psycho aussi avec spoiler: soupçons de manipulation . Au final bien compliqué et bien long (presque deux heures). Quelque peu glauque et sordide aussi. Interdiction aux moins de 12 ans oblige. Bref, pas convaincu.
Albert (Damien Bonnard) a été totalement dévasté par le kidnapping et la mort atroce de sa fille, huit ans. Il a décidé de se venger lui-même de ses meurtriers. Une psychiatre japonaise installée en France lui sert de complice. Ensemble, ils kidnappent l’ancien comptable d’une fondation mêlée à un trafic d’organes.
Voici le troisième film de Kiyoshi Kurosawa sorti cette année, après "Chime" fin mai et "Cloud" début juin. Ils n’ont aucun lien les uns avec les autres même si on reconnaît quelques traits communs : des histoires aux confins de la science-fiction, du thriller et du slasher, des scénarios à l’équerre, filmés à l’os, sans fioritures, des ambiances glauques…
On peut aimer… ou pas. J’appartiens plutôt à la seconde catégorie. Je reconnais volontiers au cinéma de Kiyoshi Kurosawa ses qualités, sa bizarrerie ; mais je le trouve plus dérangeant qu’autre chose. En soi, être dérangeant n’est pas un défaut pour un film. C’est même souvent une qualité. Le cinéma n’a pas pour fonction de nous conforter dans nos certitudes mais de nous dé-ranger, de nous ranger ailleurs, hors de notre cercle de confort.
"La Voie du serpent" est un film sur la vengeance. Il met en scène deux « victimes » qui, au nom de la justice, vont administrer aux auteurs présumés des sévices infligés à leurs enfants des souffrances plus cruelles encore. Cette loi du talion, qui n’a plus cours depuis l’Ancien Testament sinon dans quelques théocraties rétrogrades, est barbare. La voir à l’écran met mal à l’aise. Le film est d’ailleurs, à bon droit, interdit aux moins de douze ans. Une interdiction aux moins de seize ans, eu égard à la cruauté de certaines situations et de l’atteinte à la dignité humaine, n’aurait pas été selon moi disproportionnée.
Le problème de ce film-là – et au-delà des autres réalisations de Kiyoshi Kurosawa – est que cette immoralité n’est mise au service de rien, sinon d’un sombre nihilisme. Elle se conclut inévitablement dans un hangar désaffecté par une ultime course poursuite. C’est le défaut de sortir trois films par an : s’ils ne se renouvellent pas un tant soit peu, ils donnent vite l’impression de se répéter.
Sans surprise, "La voie du serpent" s'inscrit qualitativement dans la lignée des dernières réalisations de Kiyoshi Kurosawa : c'est-à-dire mauvaises. Il est loin le temps des "Curse", des "Kairo" et autres "Retribution". Ici, le cinéaste japonais nous propose une histoire de vengeance inintéressante, plate et peu inspirée. Des acteurs mal dirigés débitent un texte sans saveur. L'ambiance ne prend pas mais l'ennui, lui, se manifeste assez vite. A l'instar de ses derniers longs métrages, Kurosawa se prend les pieds dans son scénario jusqu'à perdre le spectateur. Ne perdez pas de temps avec "La voie du serpent et (re)visionnez plutôt les premières oeuvres de Kurosawa.
Si nous pouvions craindre qu’en posant sa caméra en France, Kiyoshi Kurosawa ne pourrait pas faire aussi bien qu’au Japon, c’était bien sous-estimer le cinéaste japonais. Malgré la barrière de la langue, il a dirigé à la perfection toute son équipe et l’ensemble de ses acteurs pour signer un nouveau grand thriller comme il en a le secret. Il y a peu de chances de trouver un meilleur thriller « français » que ce La Voie Du Serpent que nous espérons voir en bonne place dans les favoris pour les prochains César.[Lire la critique complète sur le site freakingeek]
Kiyoshi Kurosawa réalise là un remake de son propre « Chemin du serpent (1998) en transposant l'action du Japon en France . Le récit est très étrange avec un climat mystérieux et à du coup tendance à perdre les spectateurs , donc moi , dans les méandres d’une enquête plus que complexe ! Enfin le jeu de Damien Bonnard , acteur que j'apprécie beaucoup , est par moment assez approximatif quant à Ko Shibasaki on a par instant du mal à comprendre ce qu'elle dit en Français ! Malgré ses défauts le Thriller reste captivant !
Le réalisateur aurais dut plutôt s’inspirer du silence des agneaux pour faire son remake : la réalisation est molle, le film manque de rythme et l’interprétation est très moyenne. Par moment, l’actrice japonaise n’est pas compréhensible dans son français… 
Difficile à pleinement cerner, malgré un style marqué et angoissant, KUROSAWA manque de clarté dans la structure de son récit, dans la logique de ces personnages, dans la montée en crescendo de sa tension, mais livre un métrage cryptique et prenant, qui tient tout de même en haleine