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Alexandre Cacheux
76 abonnés
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3,5
Publiée le 10 juillet 2024
Du même réalisateur, j'avais adoré "L'école du bout du monde"; ou l'histoire d'un instituteur nommé au fin fond du royaume du Bhoutan. Cette fois, Dorji s'intéresse à la transition démocratique vécue par le Royaume en 2008. Ou comment éduquer un peuple à voter et donc à choisir. Et à gérer les inévitables querelles et oppositions que des élections peuvent amener. Souvent drôle, parfois acide, ce film est une ode au pacifisme et à la tolérance. Cela fait du bien !
Excellent film du cinéaste Bhoutanais Pawo Choyning Dorji qui retrace là avec tendresse et drôlerie le chemin particulier de son Pays vers la Démocratie et l'ouverture à la modernité . La question ouverte par le Moine , à savoir lui trouver un fusil , trouve une conclusion savoureuse et pleine d’enseignement , décidemment nous autres Européens somment dans une autre logique , dans ce Conte moral porté par l’immensité des paysages sublimes !
Venu du Bhoutan ( pays d'Asie situé aux confins de l'Himalaya), " le moine et le fusil" propose une réflexion sur les différences culturelles ( ici l'orient bouddhiste et le monde occidental), le refuge dans la tradition, le rapport au bien matériel, le système de gouvernance démocratique.
Un collectionneur américain se rend au Bhoutan afin d'acheter un fusil qui date de la guerre de sécession. Mais, la volonté du roi démissionnaire qui compte organiser des élections démocratiques, perturbe le projet du visiteur occidental.
Si l'on ne peut que saluer le choix du casting et les points de vue d'une vallée du pays soigneusement photographiée, mais " le moine et le fusil" pêche (selon moi) par un scénario qui manque beaucoup trop de ressort.
On ne saura pas grand chose de ces personnages, observés de trop loin pour dépasser l'anecdote.
Le résultat est sympathique, mais en terme de cinéma " le moine et le fusil" me semble bien trop lisse .
L'intertitre final peut surprendre en ce qu'il paraît tout de même un peu en décalage avec ce qu'on vient de nous montrer. Difficile de lutter contre le cours des choses, nous dit ( peut-être) le cinéaste.
Je prend volontairement le contre-pied de cet enthousiasme que je partage par ailleurs. Qui en effet ne serait pas séduit par ce paradis perdu ou le « bonheur » remplace le « produit » dans le PIB ? J’ai aimé regarder ce film et son dénouement m’a charmé. J’avais aussi adoré « l’école du bout du monde » du même réalisateur. Mais il y a une autre lecture moins naïve. À qui profite ce message qui questionne la démocratie dans un pays où persiste un large système d’autocensure (147eme sur 190 d’après RSF en 2024). Le grand frère Chinois n’est pas loin et bénéficie de ce message totalitaire où les US « leader of the free world » n’est aussi présent que comme vendeur d’armes.
L’école du bout du monde était autrement plus passionnant. Ici le temps ne passe pas très vite. On s’ennuie souvent avec cette fable un peu naïve. Décevant au final comme objet cinématographique.
Je n’avais déjà pas trop aimé ´l’école du bout du monde’ et ca n’a pas mieux fonctionné cette fois ci. Certes c’est plutôt sympathique, mais c’est vraiment très gentillet et le rythme assez lent devient assez vite soporifique. En dépit des bonnes critiques, ce genre de cinéma n’est pas vraiment pour moi .
Film excellent le scénario a un vrai fond qui fait réfléchir sur la démocratie dans le monde avec une visualisation plusieurs fois de ce film. Certaines scènes nous paraît évidentes. C’est un très bon film.
Le discours du film est un peu ambigu (il y a effectivement des gens qui meurent pour la démocratie, laquelle est ici confondue avec la cupidité) mais on rit pas mal. Pendant tout le film on se demande ce que le vieux Lama va faire de ce fusil et comment il entend "redresser la situation".
L’École du bout du monde avait conquis la planète par sa belle candeur, sa générosité et ses valeurs, tout en épinglant le Bhoutan sur une carte, pour ceux qui auraient ignoré sa localisation particulière. Avec Pawo Choyning Dorji, toujours à la réalisation, Le moine et le fusil se révèle nettement moins passionnant et d'une naïveté presque niaise en son dénouement, se laissant cependant voir pour ses paysages et sa sage philosophie de vie, assez éloignée des canons occidentaux de modernité; C'est davantage que de l'exotisme à la petite semaine que de raconter comment ce pays bouddhiste a finalement accepté Internet, la télévision et la démocratie, sous forme d'élections, en l'espace d'une poignée d'années, dans la première décennie du siècle. Les enjeux du scénario sont moins immédiats que dans L'école du bout du monde mais Le moine et le fusil nous régale de personnages pittoresques, comme dans une comédie de Pagnol. Quand le Bhoutan arrive et rejoint le reste du monde, tant sur le plan de la course à la technologie que sur celui de l'éducation et du gouvernement de son peuple, il n'en reste pas moins, semble t-il, attaché à des traditions et des valeurs immémoriales. Et avec son propre rythme de vie qu'il n'est pas interdit de lui envier.
Flm sympathique et surprenant comme son précèdent film au Bouthan. Même si celui-ci emprunte certains clichés de comédie de boulevard. La fin vaut le coup.
"Le moine et le fusil" s'apparente à mon sens à un comte philosophique au sein du pays du Bonheur National Brut, le Bhoutan. On peut y voir l'arrivé de la culture occidentale avec la télévision, la célèbre boisson gazeuse et des élections en préparation en cette année 2006. A travers ce marchand d'armes, on voit tout de suite un parallèle très juste avec les Etats-Unis. Cette réflexion est ponctuée de répliques drôlissimes. Cela m'a donné envie de combler une lacune, c'est à dire voir "L'école du bout du monde"(2019) du même cinéaste bhoutanais, Pawo Choyning Dorji. Le gros bémol de ce film est sa lenteur, mais sans doute correspond-t-elle au rythme de vie de ses habitants...
Un film fin et charmant sur les risques de bouleverser les modes de vie au nom du progrès démocratique. Les gens n’y comprennent rien sont apparement très contents de leur roi et non pas envie de changer. Les moines résistent et le lama local trouvant le moment propice pour rappeler les fondamentaux aura recours à un procédé étonnant. A voir donc pour la découverte de ce petit pays bouddhiste qui n’a rien à envier aux grands et qui devrait même s’en méfier. La culture occidentale a conquis le monde et rien ne peut s’opposer à la déferlante. Il doit quand même y avoir des avantages…
On peut considérer ce film comme un documentaire sur le mécanisme d’une démocratie mais aussi comme une fable. A chacun sa façon de le concevoir. Dans tous les cas il est à voir surtout en ces périodes d’élections
« Le Bhoutan passe à la démocratie» Tout à fait d’actualité en cette période électorale, ce « Feel Good Movie » retrace le passage à la démocratie de ce petit paradis jusque là administré par un monarque qui a abdiqué en 2006 pour ouvrir son pays aux urnes. Le lama local sent que cela va générer des problèmes pour sa population rurale sans sens politique et que l’on quasi-force à voter. Il demande à son moine de partir en quête d’un fusil. Pourquoi faire?... Un film qui fait du bien avec sa naïveté, ses paysages splendides, son dénouement symbolique. On voyage et on se fait du bien pendant 1h47