1er bon point, c'est étrange et agréable d'aller au cinéma et de se sentir au théâtre. La mise en place est particulièrement réussi, on devient familier avec cette salle. L'ensemble est original mais finit par tirer à la ligne.c'est drôle mais pas très drôle, malin mais pas intelligent. L'unité de temps et de lieu permet de maintenir l'intérêt et le final est presque touchant, avec son message sur l'amour et la communication. Merci Quentin et merci Yannick, malgré le démonstration de force
Dupieux n'est pas le dernier à proposer des canevas scénaristiques rocambolesques, alignant des personnages toujours un peu fêlés pour une morale restant souvent obscure. Dans ce film très court, on ne perd pas de temps en fioritures et on concentre un maximum d'effets avec le minimum de temps mort, autour de ce spectateur soudain rebelle auquel Raphaël Quenard apporte une dimension humaine en évitant le surjeu. Si la fin est, comme souvent, un peu abrupte, le film s'avère amusant à venir égratigner la condescendance parisianiste.
Comme souvent, Quentin Dupieux part d'une bonne idée de départ, originale et loufoque pour finalement nous laisser sur sa faim, ne développant pas vraiment son sujet jusqu'à l'absurde auquel il se prête pourtant. Alors, comme c'est c'est court, plutôt bien écrit et plutôt bien joué, on se laisse séduire un moment, on sourît plus qu'on ne rit, on est parfois mal à l'aise car une tension sous jacente ne demande qu'à exploser.
Un film poil à gratter. Ca pique et ça chatouille. Ça dérange et ça démange. Un film cocace qui pose des questions sans prendre de gants. Un film sans fard dans lequel chaque personnage expose sa vérité ce qui tourne forcément à la confrontation.
Un film de Quentin Dupieux c'est comme un kebab : fait avec n'importe quoi indigeste et très souvent on regrette beaucoup. Mais pour une fois celui-ci c'est le moins kebab de tous et on passe un bon moment très agréable.
Une pépite comme on aimerait en voir plus souvent. C'est vrai que c'est un petit film puissant qui fait à peine plus d'une heure. Mais il est très astucieux, très fin , un jeu extraordinaire des acteurs, une forme de sympathie qui se déclenche pour tout ce petit monde. on se demande ce que l'on aurait fait si on avait été dans la salle ! Je le reverrai volontiers.
bon... ça commençait vraiment bien l'idée est absolument super mais ça traîne un peu très vite on ne s'amuse plus on sent qu'il y a des plans pris uniquement pour rallonger le film et au final c'est un peu décevant
Film considéré improprement comme une comédie. La salle (bondée) n'a pas arrêté d'éclater de rire aux moment les plus inopportuns, alors que pour moi il n'y a rien de drôle dans ce film (ce n'est pas un reproche : ce film est un drame qui ne m'a pas donné envie de rire du tout, je l'ai trouvé triste et dur). Une certaine noirceur, vu a tord comme l'éloge de la beaufitude.
J'habite à la campagne donc cinquante minute de trajet pour aller au ciné fatigué de ma semaine j'avais grand besoin de me détendre , inconditionnel de Quentin Dupieux j'étais sûr de mon coup ... Dès la musique d'introduction j'ai senti comme un malaise et puis le film a commencé ... L'ennui s'est installé très vite pour ne plus me quitter jusqu'à la fin du film ! J'ai cherché Quentin dans la salle , il n'était pas là le signe qu'il sévoue lui même son propre film ? je lui aurais volontier demandé de revoir sa copie , j'aurais bien interrompu le film pour faire part aux acteurs de ma détresse mais à quoi bon ? Je suis donc rentré jurant qu'il ne m'y reprendrai plus ! je lui met une demi étoile le ciel de son inspiration est bien trop nuageux pour que je puisse discerner le moins astre sur sa toile !
J ai du voir 2 ou 3 films de Dupieux qui ne m ont pas marqué Celui ci est affligeant tellement il est inintéressant Plus des grands moments de malaise lors du monologue de Yannick "je plaisante"
Le désir d’accomplir, au moyen du cinéma, un geste d’anti-cinéma tourné vers la restitution d’une performance pure n’a certainement jamais été aussi présente, chez Quentin Dupieux, que dans ce Yannick, éloge de la simplicité comme caractère où se rencontrent la naïveté risible et l’esprit avisé, où s’exhibent les rouages d’une pièce qu’il faut réécrire en direct, où se dit à voix haute l’inconscient d’un spectateur qui, le temps du spectacle, suspend son jugement mais refuse de quitter le confort rassurant de son fauteuil. Nous pourrions parler de film performatif, dans ce sens où il semble s’accomplir devant une caméra témoin davantage que directrice ; le refus de tout subterfuge de mise en scène dépouille les séquences et nous donne accès au corps et au cœur des comédiens dépassés par des situations qui les touchent pleinement, et non pas engagés dans la répétition du même. Le long métrage recourt à l’antithèse : il s’empare d’une pièce de théâtre médiocre pour la corriger et susciter le rire par des grossièretés pires encore mais délicieuses parce qu’immédiates ; il choisit la thématique de l’adultère, stéréotype cher aux pièces de boulevard mais aussi à la grande tradition antique puis italienne, pour s’engager dans un hors-piste tonal et générique ; il renvoie une impression d’improvisation alors même que son scénario est parfaitement écrit et suivi, ce qui n’est pas sans évoquer la pratique des canevas dans la commedia dell’arte. Le terme d’improvisation touche peut-être moins juste que celui de variation, plus musical et porteur de la sensibilité de Quentin Dupieux, de son souci de concevoir un anti-film cohérent et autonome, un microcosme musical où l’essentiel est que le texte sonne. Cette originalité folle, pirate par le sabordage artistique qu’elle suppose, s’apprécie par l’intelligence mais non par les sens ; en cela, Yannick demeure enfermé dans un dispositif qui le contraint à la liberté, qui le bloque dans un chronotope où tout est possible mais où, par la conscience de cette omnipotence, rien n’advient vraiment.
De cette histoire du spectateur qui prend en otage une salle de théâtre -acteurs et spectateurs-, parce que la pièce ne vaut pas le déplacement, je retiens surtout Raphaël Quenard, découvert dans le superbe Chien de la casse. Je fais pourtant des efforts pour apprécier le cinéma de Quentin Dupieux mais je n'y arrive pas... Pas grave ! Je ne vais plus quitter Raphaël Quenard. Emotions immédiates et sensations garanties...
Un bon Dupieux, un très bon Raphaël Quenard (révélé dans le magnifique Chien de la casse de Jean-Baptiste Durand) et un excellent divertissement qui aborde et c'est le comble du film la societé du spectacle. Comme souvent chez Dupieux, une bonne idée, on tire le film sans forcer le talent. Heureusement, le talent est tel, que même sans forcer, ça donne des oeuvre majeures, étonnantes, puissantes. En fait son chef d'oeuvre à Dupieux, c'est son oeuvre. Irréverencieuse, iconoclaste, poétique, Yannick poursuis discrètement le sillon d'un poète contemporain dont le travail vient magnifier le paysage de la comédie Française