Freud, la dernière confession est adaptée de la pièce de théâtre Freud’s last session, de Mark St. Germain, elle-même inspirée du livre The Question of God, du docteur en psychiatrie et professeur à Harvard Armand Nicholi. En outre, Mark St. Germain est le co-scénariste du film.
Le réalisateur Matthew Brown a souhaité mettre en avant dans son film le dialogue entre les deux hommes (Freud et C.S. Lewis) qui représentent à eux deux l’athéisme et le christianisme. C’est la tolérance et le débat qui a plu au cinéaste et qui l’a poussé à réaliser le film.
Le père de Matthew Brown était psychiatre, donc le réalisateur a grandi avec la figure Freud. Toutefois, pour élaborer son film, il a fait appel à de nombreux spécialistes du psychanalyste.
Freud, la dernière confession n’est pas un biopic sur Sigmund Freud, chose que Matthew Brown s’attache à souligner. Il s’agit de montrer un pan de son existence, un homme au crépuscule de sa vie, qui fait face à ses erreurs passées. Il n’existe même aucune trace de la réelle confrontation entre les deux hommes.
Anthony Hopkins a longtemps travaillé pour se fondre dans le personnage de Sigmund Freud, en modulant sa voix pour la rendre plus rocailleuse et en travaillant de longs mois sa posture, sa manière d’être. C’est un habitué de l’exercice puisqu’il a déjà joué Richard Nixon dans Nixon d’Oliver Stone, Pablo Picasso dans Surviving Picasso de James Ivory, Alfred Hitchcock dans Hitchcock de Sacha Gervasi ou Benoit XVI dans Les Deux Papes.
Le long-métrage a été tourné dans la reproduction exacte de la véritable maison londonienne de Sigmund Freud qui, d’ordinaire, n’accueille pas les tournages. La cheffe décoratrice Luciana Arrighi s’est ainsi rendue à plusieurs reprises au Freud Museum et a pu ainsi la reproduite : " La maison de Freud regorge de figurines provenant de diverses cultures du monde entier, qu’il avait rassemblées au fil de ses voyages. Luciana a su reproduire cette atmosphère en studio, donnant le sentiment que l’on pénètre réellement dans le salon de Freud." raconte Matthew Brown.
Si le long-métrage relate une joute verbale entre deux thèses opposées, le réalisateur n’a pas hésité à inclure des éléments oniriques, fantaisistes et même des flashbacks. Il met ainsi en scène celui qui a écrit L’Interprétation des rêves, en utilisant cette dimension dans son film.
Dans son long-métrage, Matthew Brown a décidé d’inclure le personnage de J.R.R Tolkien, en raison de l’influence que l’auteur du Seigneur des Anneaux a exercé sur Lewis, l’incitant à réfléchir sur sa foi. Ensemble, ils formaient même un groupe littéraire d’Oxford appelé les "Inklings". En outre, le réalisateur a choisi d’intégrer également le personnage d’Anna Freud, la fille du psychanalyste, pour ajouter un point de vue féminin et souligner son importance dans la vie de son père.
Pour camper Anna Freud, le réalisateur a fait appel à une actrice très connue en Allemagne, Liv Lisa Fries, qui rejoint ainsi un casting anglo-saxon.
Freud, la dernière confession a été présenté en compétition officielle au Dinard Film Britannique ainsi qu'au Festival International du film de la Roche-sur-Yon.
En totalisant les pays où il est déjà sorti, le film a rapporté 2,7 millions de dollars.
S'il incarne aujourd'hui Sigmund Freud face à Matthew Goode, Anthony Hopkins a déjà incarné C.S Lewis dans le film Shadowlands (1994) aux côtés de Debra Winger.
Le long-métrage a été tourné dans les studios Ardmore à Dublin en Irlande, alors que l'action du film est censée se dérouler à Londres. Néanmoins, tourner à Londres était très coûteux et, en outre, la rue dans laquelle se trouve le musée Freud est dotée d'un éclairage moderne qui ne convenait pas à l'époque du film. Ils ont alors opté pour la capitale irlandaise, dont les rues ressemblent au quartier de Hampstead.