Peacock
Note moyenne
3,5
287 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

40 critiques spectateurs

5
3 critiques
4
12 critiques
3
19 critiques
2
6 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juin 2025
Peacock de Bernhard Wenger surprend par son élégance feutrée et son humour discret, au service d’une satire sociale aussi absurde que mélancolique. Le pitch — un homme qu’on peut louer pour jouer un rôle dans votre vie — pourrait faire penser à une comédie légère à la . Il n’en est rien. Ici, tout est retenue, inconfort, et introspection.

Albrecht Schuch incarne avec une justesse remarquable Matthias, caméléon professionnel, qui se perd à force d’incarner les autres. Sa performance est bouleversante, d’autant que le film choisit souvent le silence ou l’ambiguïté pour exprimer la douleur de son personnage. À ses côtés, la lumineuse Theresa Frostad Eggesbø offre un contrepoint rafraîchissant, figure de l’imprévu et de la sincérité.

Avec une mise en scène ciselée et une direction artistique soignée, Peacock évoque l’école scandinave du malaise doux-amer. On rit, mais jaune. On regarde, mais on s’interroge. Jusqu’à se demander si nous aussi, parfois, nous ne jouons pas un peu la comédie dans notre quotidien.

Un film qui prend son temps, dérange doucement, et laisse une trace bien plus profonde qu’il n’y paraît.

Un miroir social bien poli, qui renvoie surtout notre vide intérieur. Peacock, c’est Her sans l’IA, sans la gaudriole. Ici, pas de happy end, juste un homme payé pour simuler l’amour, la famille ou l’amitié… et qui finit par ne plus savoir ce que tout ça veut dire. Chaque scène est une gifle feutrée à notre société de l’image : on loue un sourire, on sous-traite une émotion, on externalise le lien humain comme on ferait appel à un traiteur. Matthias, c’est un pro du faux-semblant qui paume sa vérité. À force de faire semblant d’être tout le monde, il n’est plus personne. Et toi, t’as checké combien de fois ton reflet aujourd’hui ?
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 894 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juin 2025
Jolie bonne surprise, ce premier film autrichien à l'humour très nordique. Certaines situations font penser à Toni Erdmann, la nudité théâtrale et décomplexée par exemple.
Malgré quelques petites longueurs, le scénario ne manque pas d'idées loufoques pour illustrer la dérive de Matthias (un Albrecht Schuch convaincant) qui a force d'endosser d'autres rôles pour des raisons commerciales n'est plus capable d'avoir de vraies relations avec sa femme et ses proches. On se rappellera ainsi le doberman noir immobile comme une statue et le petit chien en location! Ou les échanges verbaux avec les dispositifs AI destinés à exécuter les ordres domestiques.
Les cadrages sont soignés (l'escalier de l'appartement rappelle celui de Parasites) et le ton reste gentiment caustique sur les dérives d'hommes de pouvoir, capables de manipuler les opinions et de retourner les loupés en leur faveur.
AP projection surprise AFCAE - juin 2025
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juin 2025
Pour taper paon (ce n'est pas une faute d'orthographe) dans le mille, Bernhard Wenger a de qui ternir, inspiré par ses compatriotes cinéastes autrichiens (Hausner, Seidl, voire Haneke) même si l'on songe surtout à Ruben Östlund, pour une scène bien précise. Loués soient mes proches, au cas où l'on n'en posséderait pas, la satire des relations humaines de Peacock, dans notre monde moderne, a du mordant dans une vision acerbe de l'hypocrisie de tout un chacun et de la prépondérance de l'image que l'on renvoie, quitte à ce qu'elle soit insincère. Si le film n'évoque presque pas les réseaux sociaux et peu l'intelligence artificielle, c'est bien de l'absurdité contemporaine dont il est question, au détour de scènes insolites, cadrées avec une précision d'orfèvre et agencées dans un crescendo dépressif, très drôle parce que c'est la voie choisie par le scénario mais qui pourrait aussi bien se révéler d'une tristesse abyssale. L'acteur principal, Albrecht Schuch, omniprésent, est sidérant de par sa capacité à faire passer le vide intérieur et l'absence de personnalité de son personnage, tout en le rendant, dans le même temps, absolument touchant. Peut-être aussi parce qu'il nous ressemble, jusqu'à un certain point, dans une société où la représentation et le mensonge sont difficilement évitables.
Nicolas E
Nicolas E

23 abonnés 32 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2025
Malgré un rythme un peu lent qui mériterai d'être accéléré.
Le film explore avec finesse les thèmes de l'identité, de l'authenticité et des pressions sociales contemporaines. La réalisation de Bernhard Wenger est louée pour son regard acéré sur la manière dont les individus modulent leur comportement en fonction des attentes sociales, notamment à l'ère des réseaux sociaux.
Peacock est une comédie dramatique intelligente qui offre une réflexion pertinente sur la quête d'identité dans une société où les apparences priment souvent sur l'authenticité. Grâce à la performance exceptionnelle d'Albrecht Schuch et à la réalisation subtile de Bernhard Wenger, le film parvient à mêler humour et profondeur avec brio.
On peut aussi faire un petit rapprochement avec le film Pretty Woman.
manfred zimmerman
manfred zimmerman

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juin 2025
Vu en avant première.
Excellent .à voir en VO pour les accents. Complètement barré et en même temps très profond.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juin 2025
"Peacock" est son premier long métrage et il a été présenté à la Semaine de la Critique de la dernière Mostra de Venise. Bernhard Wenger est un jeune réalisateur autrichien et on ne s'étonnera pas de trouver dans son film un peu de Hausner, un chouia de Seidl et une pincée de Haneke. Toutefois, c'est surtout vers le suédois Ruben Östlund, deux fois Palme d'or à Cannes, qu'on doit se tourner pour trouver une comparaison pertinente. Une comparaison qui n'a rien d'écrasante tellement Bernhard Wenger sait se montrer à la fois caustique et plein de finesse dans sa satire d'une certaine société contemporaine. Une société où, ce qui compte avant tout, c'est le "paraître" (d'où le titre du film, "Peacock", le paon), une société où on peut louer quelqu'un qui, en vous accompagnant à un concert, saura, par sa culture musicale, vous mettre en valeur auprès de votre entourage ; louer un fils tellement parfait qu'il vous permettra d'obtenir le poste que vous ambitionnez; etc. Mathias est l'employé modèle de la société "My companion", spécialisée dans ce type de location, c'est celui dont tous les clients donnent les appréciations les plus positives après ses prestations. Finalement, la seule qui ne l'apprécie plus, c'est Sophia, sa compagne, qui lui reproche de ne plus être lui-même. Comme chez Östlund, il y a un mélange savoureux de drôlerie et de profondeur ; comme chez Östlund, la satire de la société contemporaine s'étend à sa composante artistique. Le comédien allemand Albrecht Schuch qu'on avait déjà remarqué dans "Paula" et dans "Benni", est remarquable dans le rôle de Mathias.
Les sorties de Philippe
Les sorties de Philippe

76 abonnés 100 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 juin 2025
Matthias travaille pour MyCompagnion, une société qui vous permet de louer une personne pour jouer le rôle de votre compagnon, votre fils, le père de votre enfant, etc. car rien n'importe plus que de sauver les apparences dans la bonne société viennoise. Mais à force de s'adapter à ces différentes personnalités, Matthias perd la sienne, ce qui fait fuir sa compagne, et va provoquer une crise existentielle. Très bon film à l'humour froid à la Östlund (Snow Therapy, The Square), qui moque aussi l'art contemporain, Peacock (paon en anglais) est une amusante comédie sur qu'est-ce être en société.
> Plus d’infos culture sur mon Instagram "Les sorties de Philippe"
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mars 2025
Ce film autrichien est très original dans sa conception et son ton. La réalisation est soignée et même sophistiquée. Il bénéficie de la bonne interprétation du personnage principal incarné avec brio par Albretch SCHUSH. Le film décrit aussi très bien certains travers de la haute société autrichienne. C’est un premier long métrage de bonne facture, parfois drôle, voire grinçant, avec un final très réussi.

Bernard CORIC

(Film visionné à la convention PYRAMIDE du 12/03/2025 au cinéma L'ENTREPOT à PARIS)
Karim El Attar
Karim El Attar

28 abonnés 251 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juin 2025
Un film autrichien à l’humour très particulier, il assume pleinement son rythme nonchalant. Cette chronique décalée sur la société d’aujourd’hui prend le temps d’observer ses personnages, quitte à déranger le spectateur par des scènes déroutantes. Pourtant, on se laisse porter par ce récit, un ovni auquel tout le monde n’adhérera pas, mais Peacock a le mérite d’aborder des thématiques fortes sur la personnalité et l’authenticité. Comme dirait un humoriste bien connu : « c’est en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui ! »
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 juin 2025
Matthias travaille pour MyCompanion, une société de service qui loue le compagnon idéal. Il accompagne une vieille dame qui veut parader à l’opéra, se fait passer pour un pilote d’avion auprès des camarades d’école d’un orphelin, sert de répétiteur à une femme qui hésite à se séparer de son mari… Mais à force de se glisser avec talent dans la peau des autres, Matthias est en train de perdre pied. Sa femme lui reproche d’être devenu une enveloppe vide.

"Peacock" nous vient d’Autriche. Il m’a rappelé les films glaçants d’Ulrich Seidl ("Sparta", "Rimini") ou de Jessica Hausner. Les critiques évoquent à son sujet "Her" de Spike Jonze dont le héros , interprété par Joaquin Phoenix, retrouvait goût à la vie au contact d’une intelligence artificielle sensuelle. Nous sommes dans la même dystopie, pas si futuriste, puisque des agences de location du même genre existeraient déjà au Japon.

"Peacock" nous donne à voir plusieurs situations dans lesquelles le recours à un compagnon de location s’avère utile ou au contraire désastreux. À accumuler les saynètes, il aurait couru le risque du film à sketches. Aussi suit-il un autre fil rouge : celui de la personnalité de Matthias qui, justement, n’en a plus à force d’emprunter celles des autres.

Cette perspective-là s’avère en fait décevante. Car elle se réduit à une alternative binaire : Matthias réussira-t-il à retrouver en lui l’élan vital qui semble l’avoir abandonné et, en rejetant un métier qui l’asservit, à recouvrer son identité ? La réponse, qui ne fait guère de doute, survient à l’issue d’une scène qui rappelle "The Square" de Ruben Östlund et qui est presque aussi malaisante.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 juin 2025
Le scénario tente de brosser le portrait d'une société narcissique où règne l'apparence, la fausseté des rapports et par voie de conséquence de la toxicité relationnelle.

Le titre " peacock " autrement dit " le paon " et la dernière scène parlent d'elles-mêmes. Le personnage principal saborde enfin les faux semblants par une mise à nue presque littérale qui ne sera totalement accomplie que par un bain et un éloignement salvateur.

Malheureusement le scénario manque d'unité pour assurer la fluidité bien utile entre les scènes ( dont certaines sont il est vrai plutôt réussies).

Le point de départ laisse espérer le meilleur, mais on restera ( du moins en ce qui me concerne ) beaucoup trop sur sa faim.

Une fois encore, un très bon sujet ne fait pas forcément un bon film.
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 480 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 juin 2025
J'ai eu cette impression durant le film que c'était presque un remake du film français "" de Philippe Lacheau.

Certains passages du film étaient marrants. Sinon je n'ai pas trop accroché.
Croissant S
Croissant S

8 abonnés 19 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juin 2025
Drôle et absurde, acteurs au top. Mais quelques longueurs et quelques scènes peut-être inutiles. Dommage car l’idée de départ est très intéressante.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juin 2025
Une satire de votre société contemporaine. Drôlement et tragiquement vraie. Le héros, pris au piège de ses rôles et obligations professionnels, réalise à temps quel sens donner à sa propre vie. Des passages très caustiques
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juin 2025
Excellent film de Bernhard Wenger qui réussit là un tour de force pour son premier Long-Métrage en proposant une satire jouissive sur les dérives d’un Monde obsédé par les apparences à travers cet Homme "parfait" en crise qui se savoure jusqu’à son ultime pétage de plomb totalement barré  Film qui fait penser au réalisateur Ruben Östlund , "The Square" - "Sans Filtre" avec un côté plus empathique que narquois ! 
Les meilleurs films de tous les temps