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Zebrakelo
14 abonnés
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3,5
Publiée le 30 juin 2025
Ode réaliste soulevant plusieurs thèmes actuels sociaux comme l'individualisme ou l'apparence, menant possiblement au burn-out. Très original par sa mise en situation, on regarde avec distance ce protagoniste perdu dans cette société pleine de tromperies.
Une satire mordante et un brin artificielle des relations humaines. Le trait est un peu gros et le rythme peche un peu, le film avec un humour assez cruel, et dans des cadres tres symétriques, moque la société des tout services. Fils de substitution, compagnon de soirée, tout devient possible aujourd'hui. L'anti-heros à la bonne idée d'essayer d'évoluer dans un monde des apparences et le final est assez fort, avec un plan final de retour à la nature.
Un film autrichien pince sans rire et étonnant. La prise de conscience tardive de l'hypocrisie d'une certaine société. L'idée de base du scénario semble copié sur l idée de "L'arnacoeur" la romance en moins. Un très bon moment malgré tout.
Une satire de votre société contemporaine. Drôlement et tragiquement vraie. Le héros, pris au piège de ses rôles et obligations professionnels, réalise à temps quel sens donner à sa propre vie. Des passages très caustiques
«Trouble de la personnalité» Une idée autrichienne amusante d’une entreprise qui prête des gens pour jouer un rôle auprès de clients (le père de l’enfant d’une femme divorcée pour présenter son métier à toute la classe, l’accompagnant d’une vieille dame a un dîner…), À force de jouer des rôles dans tous les sens, le héros en perd sa propre personnalité. Grinçant.
Comme cela fait du bien de voir un film décapant et néanmoins non dénué d'humour (noir?), une véritable satire sociale de la société que nous sommes tous en train d'accepter... Ou à laquelle nous essayons de nous adapter. Mais S'adapter, c'est survivre et non pas vivre... Ce que démontre ce film avec son héros, attachant malgré tout, qui est sur le point de se perdre complètement... Très chouette film, qui rebooste et donne envie d'une autre société et d'une autre façon de se relier aux autres.. Bien mieux à mon avis que tous les films insipides actuels ou intellectuels français, qui parlent beaucoup mais sans vraiment d'âme... Ici, pas de parlotte, c'est du cinéma.
Excellent film de Bernhard Wenger qui réussit là un tour de force pour son premier Long-Métrage en proposant une satire jouissive sur les dérives d’un Monde obsédé par les apparences à travers cet Homme "parfait" en crise qui se savoure jusqu’à son ultime pétage de plomb totalement barré Film qui fait penser au réalisateur Ruben Östlund , "The Square" - "Sans Filtre" avec un côté plus empathique que narquois !
Ce film est génial Un ovni Cette histoire est décalée à souhait Des moments excellents l'absence de théâtre peinture, la fin et plein de moments entre A voir absolument
Très amusant, très grinçant, très original, très bien mis en scène, très bien interprété: un realisateur est né! N'écoutez surtout pas les critiques faire la gueule.
Matthias travaille pour MyCompanion, une société de service qui loue le compagnon idéal. Il accompagne une vieille dame qui veut parader à l’opéra, se fait passer pour un pilote d’avion auprès des camarades d’école d’un orphelin, sert de répétiteur à une femme qui hésite à se séparer de son mari… Mais à force de se glisser avec talent dans la peau des autres, Matthias est en train de perdre pied. Sa femme lui reproche d’être devenu une enveloppe vide.
"Peacock" nous vient d’Autriche. Il m’a rappelé les films glaçants d’Ulrich Seidl ("Sparta", "Rimini") ou de Jessica Hausner. Les critiques évoquent à son sujet "Her" de Spike Jonze dont le héros , interprété par Joaquin Phoenix, retrouvait goût à la vie au contact d’une intelligence artificielle sensuelle. Nous sommes dans la même dystopie, pas si futuriste, puisque des agences de location du même genre existeraient déjà au Japon.
"Peacock" nous donne à voir plusieurs situations dans lesquelles le recours à un compagnon de location s’avère utile ou au contraire désastreux. À accumuler les saynètes, il aurait couru le risque du film à sketches. Aussi suit-il un autre fil rouge : celui de la personnalité de Matthias qui, justement, n’en a plus à force d’emprunter celles des autres.
Cette perspective-là s’avère en fait décevante. Car elle se réduit à une alternative binaire : Matthias réussira-t-il à retrouver en lui l’élan vital qui semble l’avoir abandonné et, en rejetant un métier qui l’asservit, à recouvrer son identité ? La réponse, qui ne fait guère de doute, survient à l’issue d’une scène qui rappelle "The Square" de Ruben Östlund et qui est presque aussi malaisante.
Un film autrichien à l’humour très particulier, il assume pleinement son rythme nonchalant. Cette chronique décalée sur la société d’aujourd’hui prend le temps d’observer ses personnages, quitte à déranger le spectateur par des scènes déroutantes. Pourtant, on se laisse porter par ce récit, un ovni auquel tout le monde n’adhérera pas, mais Peacock a le mérite d’aborder des thématiques fortes sur la personnalité et l’authenticité. Comme dirait un humoriste bien connu : « c’est en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui ! »
De la belle ouvrage, déprimés s'abstenir. Un film à la réalisation ciselée, on sent (peut-être un peu trop) que tout est calculé au millimètre. Un rythme délibérément lent, comme le phrasé de l'acteur principal, excellent. Un univers de gens aisés voire très riches qui ne fait pas envie du tout, mais alors pas du tout, tout en montrant appartements, chateaux, extrêmement beaux. Bref, un film singulier qui reflète une société exsangue, étonnant miroir.
"Peacock" est son premier long métrage et il a été présenté à la Semaine de la Critique de la dernière Mostra de Venise. Bernhard Wenger est un jeune réalisateur autrichien et on ne s'étonnera pas de trouver dans son film un peu de Hausner, un chouia de Seidl et une pincée de Haneke. Toutefois, c'est surtout vers le suédois Ruben Östlund, deux fois Palme d'or à Cannes, qu'on doit se tourner pour trouver une comparaison pertinente. Une comparaison qui n'a rien d'écrasante tellement Bernhard Wenger sait se montrer à la fois caustique et plein de finesse dans sa satire d'une certaine société contemporaine. Une société où, ce qui compte avant tout, c'est le "paraître" (d'où le titre du film, "Peacock", le paon), une société où on peut louer quelqu'un qui, en vous accompagnant à un concert, saura, par sa culture musicale, vous mettre en valeur auprès de votre entourage ; louer un fils tellement parfait qu'il vous permettra d'obtenir le poste que vous ambitionnez; etc. Mathias est l'employé modèle de la société "My companion", spécialisée dans ce type de location, c'est celui dont tous les clients donnent les appréciations les plus positives après ses prestations. Finalement, la seule qui ne l'apprécie plus, c'est Sophia, sa compagne, qui lui reproche de ne plus être lui-même. Comme chez Östlund, il y a un mélange savoureux de drôlerie et de profondeur ; comme chez Östlund, la satire de la société contemporaine s'étend à sa composante artistique. Le comédien allemand Albrecht Schuch qu'on avait déjà remarqué dans "Paula" et dans "Benni", est remarquable dans le rôle de Mathias.
Pour taper paon (ce n'est pas une faute d'orthographe) dans le mille, Bernhard Wenger a de qui ternir, inspiré par ses compatriotes cinéastes autrichiens (Hausner, Seidl, voire Haneke) même si l'on songe surtout à Ruben Östlund, pour une scène bien précise. Loués soient mes proches, au cas où l'on n'en posséderait pas, la satire des relations humaines de Peacock, dans notre monde moderne, a du mordant dans une vision acerbe de l'hypocrisie de tout un chacun et de la prépondérance de l'image que l'on renvoie, quitte à ce qu'elle soit insincère. Si le film n'évoque presque pas les réseaux sociaux et peu l'intelligence artificielle, c'est bien de l'absurdité contemporaine dont il est question, au détour de scènes insolites, cadrées avec une précision d'orfèvre et agencées dans un crescendo dépressif, très drôle parce que c'est la voie choisie par le scénario mais qui pourrait aussi bien se révéler d'une tristesse abyssale. L'acteur principal, Albrecht Schuch, omniprésent, est sidérant de par sa capacité à faire passer le vide intérieur et l'absence de personnalité de son personnage, tout en le rendant, dans le même temps, absolument touchant. Peut-être aussi parce qu'il nous ressemble, jusqu'à un certain point, dans une société où la représentation et le mensonge sont difficilement évitables.
Le propos est très intéressant, le film bien réalisé. Mais les images, les décors et le personnage principal, qui m'a fait penser tout du long au Ken de Barbie, sont tellement léchés qu'on ne peut que rester à la surface. C'est parfois drôle, sans être hilarant, parfois longuet voire ennuyeux et prévisible. Une curiosité...