Avec ce film qui rappelle à la fois les grandes heures du cinéma égyptien et, plus encore, les grandes heures de la comédie italienne, . Shawky confirme, dans un genre très différent, les qualités de réalisateur qu’on avait perçues dans "Yomeddine". Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film..
Voilà un film plus qu’intéressant, passionnant même, qui au travers de la vie d’une famille, nous fait revisiter l’histoire de l’Égypte, entre 1967 et 1985….De la bonne humeur, il y a, et des dialogues à la fois réalistes ou romantiques, avec un regard entre le football, fil rouge, et le piano, passion du fils. J’ai adhéré aussitôt la mise en scène et au scénario même si j’aurais aimé voir davantage Le Caire….Seul regret, donc, cette vie familiale est étonnante, parfois drôle, parfois poétique, voire politique, qui n’a pas entendu parler de Nasser, de Sadate ( c’est ma jeunesse passée si vite). Le film est bavard, mais ‘est ici une belle qualité….Je conseille ce petit bijou,.Il nous montre aussi que la vie au Proche orient, ne fut pas un long fleuve tranquille.
"Notre histoire : Chroniques du Caire" assez bien noté par la critique est une comédie dramatique qui se regarde. Le cinéaste d'origine égyptienne Abu Bakr Shawky livre une œuvre touchante, sensible et parfois humoristique retraçant le destin d'une famille égyptienne entre la fin des années 1960 et les années 1980. Le film dépeint les bouleversements politiques et sociétaux en Égypte, sur fond de guerre avec Israël, et met en lumière la performance d'Amir El-Masry, tiraillé entre sa passion pour le piano et sa loyauté familiale dans le film.
Le spectateur d’ici sera sans doute plus à l’aise s’il a déjà quelques repères sur l’histoire contemporaine de l’Egypte (avant 1985 en fait). Car la saga familiale dont il est fait un récit (fictif) ici est rythmée par les évènements politico-historiques du pays. En vrac : naissance du nationalisme égyptien (Nasser), les tensions sociales, les émeutes même autour de la vie chère, la conversion du régime d’une économie administrée au libéralisme capitaliste, la guerre puis la paix avec le voisin Israélien, l’assassinat du Président de la République (el-Sadate). Le tout sur fond de parole officielle via l’écran de télévision. Un mot revient plusieurs fois au gré du scénario avec tous les dangers pour le citoyen qui ose le prononcer : corruption. L’image et la mise en scène sont dans leur jus (suranné). Pour un public curieux de productions cinématographiques devenues rares en provenance d'un pays qui a eu son heure de gloire sur le registre du cinéma social à visée éducative pour le peuple. Ici il s'agit a priori d'un film écrit et tourné hors des frontières. Sinon, je ne suis pas sûr qu'il passe la censure.
Certainement pas mal pour les égyptiens. Ce melange entre histoires familiale et l'histoire de l’Égypte est intéressant mais un peu excluant pour les autres pays.
De l’affaire du canal de Suez à l’assassinat de Sadate, A. B. Shawky parcourt l’histoire de son pays, l’Egypte et sa propre histoire dont s’inspire largement le scénario. A la fin des années soixante, une jeune autrichienne rejoint un artiste égyptien au Caire afin de poursuivre leurs rêves, au sein d’une famille composite . Sa religion est le football, ce qui atterre la seule femme du foyer, et indiffère son fils Ahmed. Il veut devenir pianiste et malgré le fracas du monde se forge une conviction qui au fil des événements sera ébranlée. Ce que nous montre des images d'archives télévisées, le petit écran en support indispensable au cadre de la grande Histoire. Dans la ferveur orientale que la mise en scène restitue sans partage, au milieu du fracas du monde. A. B. Shawky pansent les plaies de l’Egypte au contact d’une humanité qu’il aimerait apaisée, souveraine. Si Ahmed devient professeur de piano, si Zamalek, le club fétiche de la famille gagne enfin sa finale, le réalisateur aura raison. Lui aussi.
Un tour de force sensible et inventif, où Abu Bakr Shawky transforme l’histoire de ses parents en une fresque intime de l’Égypte contemporaine. Dans des décors volontairement théâtralisés, entre carton-pâte et appartement exigu, Notre histoire mêle avec une grande fluidité chronique familiale, éveil amoureux, vocation artistique et secousses politiques, de Nasser à Moubarak. Drôle, émouvant et constamment vivant, le film brille par ses personnages attachants, son sens du détail et sa capacité à faire surgir le politique au cœur du quotidien. Une œuvre chaleureuse, foisonnante et profondément humaine. Lire la critique sur le site d'Africultures.
Très bon et intéressant film que Fresque Familiale , non dénouée d'humour , , se déroulant sur une vingtaine d'années , doublé d'une subtile analyse Politique d'une Egypte, prise au piège des tensions géopolitiques de son époque .
De 1967 et s’étirant sur plusieurs décennies ; on va suivre une famille égyptienne durant toutes ces années de conflit avec Israël en fond historique. Se voulant toujours drôle en singeant toutes les dérives de la société et des membres de cette famille, on sourit souvent ; le contexte historique devient prétexte. Et pour faire un spectacle commercial complet qui a du faire un carton dans son pays de production, une romance vient compléter les tableau entre une autrichienne et un égyptien ; de quoi ajouter quelques scènes cocasses. Et quand on tient on bon gag, on le répète parfois jusqu’à notre épuisement. Une chronique simple qui lorgne du côté de « Nos plus belles années » mais en plus condensé, ouf !!! Une comédie égyptienne à la sauce italienne un peu surannée et manquant sérieusement d’envergure ; juste un bon divertissement.
Ce film retrace l'évolution de l'Egypte sous deux régimes militaires : Nasser et Sadate. Avec les moments clefs de la guerre des 6 jours et de la guerre du Kipour : on assiste au mode de vie – bruyant - d'une famille Egyptienne autour d'une télé et de la destinée d'une équipe de football. En parallèle on assiste aussi à la rencontre des parents du réalisateur – avec le choc des cultures qui a pu se produire dans les années 70. Cela aurait pu être intéressant . Mais le scénario est extrêmement brouillon avec des longueurs à n'en plus finir. Je n'ai pas trouvé mon compte.
«La photo avec le Président» On rit souvent dans ce film qui décrit la vie d’une famille égyptienne de l’ère Nasser à celle de Sadate puis on entrevoit Hosni Moubarak. Car ce qui change une vie c’est d’avoir une photo de soi prise avec le président. Cela rythme tout le film ainsi que le football et le piano. Avec une jolie histoire, au départ centrale, d’un des fils qui épouse sa correspondante épistolaire allemande (c’était avant le smartphone et les sites de rencontre…). Donc si vous voulez plonger dans cette univers dépaysant, intéressant et sympathique n’hésitez pas.
Chronique à la fois familiale et historique en Égypte de 1967 jusqu'aux années quatre-vingt, ce film doit plus parler aux égyptiens qu'à un français mais pourtant, on suit avec plaisir cette famille haute en couleur et très, très... bruyante !
Cette chronique d'une famille cairote de 1967 aux années 80 est à l'image de la société égyptienne : foutraque, bruyante et désabusée. Et ce n'est pas l'irruption d'une amoureuse autrichienne qui va mettre de l'ordre dans ces vies désorganisées par la corruption, l'incompétence et le népotisme. Ce film sympathique est un tantinet longuet et désordonné.