251 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
32 critiques spectateurs
5
2 critiques
4
12 critiques
3
12 critiques
2
5 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Miami_Chorize
23 abonnés
290 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 6 juillet 2026
Étonnant film égyptien, qui mélange l'intime (une histoire d'amour et une histoire familiale) et le politique (la dictature égyptienne et les conflits du Moyen-Orient), entre les années 1960 et les années 1980.
L'histoire d'amour est transculturelle, entre un Égyptien musulman et une Autrichienne catholique, qui se sont connus... spoiler: par correspondance et que la musique classique a réunis . Ce n'est pas la partie la plus emballante du film, mais je trouve que les interprètes s'en sortent bien.
La partie la plus savoureuse est celle qui décrit la vie familiale au Caire, entre musique, football, politique et soucis du quotidien. C'est truculent, avec des personnages hauts en couleur.
C'est parfois un peu bancal mais plein de vie et de sentiments forts.
Le spectateur d’ici sera sans doute plus à l’aise s’il a déjà quelques repères sur l’histoire contemporaine de l’Egypte (avant 1985 en fait). Car la saga familiale dont il est fait un récit (fictif) ici est rythmée par les évènements politico-historiques du pays. En vrac : naissance du nationalisme égyptien (Nasser), les tensions sociales, les émeutes même autour de la vie chère, la conversion du régime d’une économie administrée au libéralisme capitaliste, la guerre puis la paix avec le voisin Israélien, l’assassinat du Président de la République (el-Sadate). Le tout sur fond de parole officielle via l’écran de télévision. Un mot revient plusieurs fois au gré du scénario avec tous les dangers pour le citoyen qui ose le prononcer : corruption. L’image et la mise en scène sont dans leur jus (suranné). Pour un public curieux de productions cinématographiques devenues rares en provenance d'un pays qui a eu son heure de gloire sur le registre du cinéma social à visée éducative pour le peuple. Ici il s'agit a priori d'un film écrit et tourné hors des frontières. Sinon, je ne suis pas sûr qu'il passe la censure.
"Notre histoire : Chroniques du Caire" assez bien noté par la critique est une comédie dramatique qui se regarde. Le cinéaste d'origine égyptienne Abu Bakr Shawky livre une œuvre touchante, sensible et parfois humoristique retraçant le destin d'une famille égyptienne entre la fin des années 1960 et les années 1980. Le film dépeint les bouleversements politiques et sociétaux en Égypte, sur fond de guerre avec Israël, et met en lumière la performance d'Amir El-Masry, tiraillé entre sa passion pour le piano et sa loyauté familiale dans le film.
«La photo avec le Président» On rit souvent dans ce film qui décrit la vie d’une famille égyptienne de l’ère Nasser à celle de Sadate puis on entrevoit Hosni Moubarak. Car ce qui change une vie c’est d’avoir une photo de soi prise avec le président. Cela rythme tout le film ainsi que le football et le piano. Avec une jolie histoire, au départ centrale, d’un des fils qui épouse sa correspondante épistolaire allemande (c’était avant le smartphone et les sites de rencontre…). Donc si vous voulez plonger dans cette univers dépaysant, intéressant et sympathique n’hésitez pas.
Voilà un film plus qu’intéressant, passionnant même, qui au travers de la vie d’une famille, nous fait revisiter l’histoire de l’Égypte, entre 1967 et 1985….De la bonne humeur, il y a, et des dialogues à la fois réalistes ou romantiques, avec un regard entre le football, fil rouge, et le piano, passion du fils. J’ai adhéré aussitôt la mise en scène et au scénario même si j’aurais aimé voir davantage Le Caire….Seul regret, donc, cette vie familiale est étonnante, parfois drôle, parfois poétique, voire politique, qui n’a pas entendu parler de Nasser, de Sadate ( c’est ma jeunesse passée si vite). Le film est bavard, mais ‘est ici une belle qualité….Je conseille ce petit bijou,.Il nous montre aussi que la vie au Proche orient, ne fut pas un long fleuve tranquille.
J’ai beaucoup aimé Notre Histoire. Un film touchant, drôle, plein d’émotion et d’humanité, qui nous embarque dans une très belle aventure. On rit, on est ému, et on découvre aussi beaucoup de choses sur l’Égypte, sa culture, son atmosphère et son histoire. Un film à la fois dépaysant, sensible et généreux, qui fait passer un très beau moment de cinéma.
A la fois construction d'un couple, saga familiale et histoire de l’Égypte de la fin des années 60 au début des années 90, c'est un très joli film partiellement autobiographique, avec des personnages attachants, beaucoup de fantaisie, de la nostalgie et de l'émotion. Réalisé avec peu de moyens semble-t-il, loin des blockbusters un peu trop présents sur nos écrans en ce début d'été, un film à voir !
Chronique à la fois familiale et historique en Égypte de 1967 jusqu'aux années quatre-vingt, ce film doit plus parler aux égyptiens qu'à un français mais pourtant, on suit avec plaisir cette famille haute en couleur et très, très... bruyante !
Né d’un père égyptien et d’une mère autrichienne, Abu Bakr Shawky raconte l’histoire de ses parents et de leur rencontre dans les années 70.
"Notre histoire" est une coproduction internationale tournée en Égypte et en Autriche. Elle a le parfum intemporel des fresques familiales. Elle a aussi celui d’une pièce de théâtre puisqu’elle ne sort quasiment jamais du petit appartement où s’entassent les membres de la famille Shawky : le père et la mère d’Ahmed, ses deux frères, son oncle…
On pense à "L’Immeuble Yacoubian", aux romans d’Alaa al-Aswany pour la bruyante exubérance de tout ce petit monde. On pense aussi aux documentaires autobiographiques de Namir Abdel Messeeh ("La Vierge, les Coptes et moi", "La Vie après Siham") et à leur sens de l’auto-dérision. On pense enfin aux comédies italiennes des années 70 de Dino Risi ou d’Ettore Scola.
En arrière-plan, "Notre histoire" avec une minuscule raconte la grande histoire avec une majuscule. Celle de l’Égypte de Nasser, battue en 1967 pendant la guerre des Six-Jours. Celle de Sadate, battue en 1973 lors de la guerre du Kippour, qui laissera paradoxalement en Égypte un souvenir glorieux. Une Égypte dont les citoyens ont le sentiment honteux d’être les éternels vaincus de l’histoire, à la guerre comme au football.
On crie beaucoup chez les Shawky. On y crie autant qu’on y s’aime. L’arrivée d’un corps étranger en la personne de Liz, la correspondante autrichienne devenue, après un séjour d’Ahmed en Autriche, sa fiancée, pourrait remettre en cause l’harmonie familiale. Mais, il n’y a aucun mauvais sentiment dans ce feeel-good-movie. Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. En tout cas, ils en eurent un…. qui rend hommage à ses aïeux cinquante ans plus tard dans ce beau film autobiographique placé sous le signe de la nostalgie.
Ce film est à la fois une belle histoire d'amour, une fresque historique contemporaine, un drame intime, une comédie familiale... c'est un film qui déplie l'épaisseur du temps, qui nous fait découvrir l'Egypte contemporaine, et nous montre de manière assez subtile finalement que la famille est parfois notre seul rempart face à l'adversité
Avec ce film qui rappelle à la fois les grandes heures du cinéma égyptien et, plus encore, les grandes heures de la comédie italienne, . Shawky confirme, dans un genre très différent, les qualités de réalisateur qu’on avait perçues dans "Yomeddine". Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film..
Un tour de force sensible et inventif, où Abu Bakr Shawky transforme l’histoire de ses parents en une fresque intime de l’Égypte contemporaine. Dans des décors volontairement théâtralisés, entre carton-pâte et appartement exigu, Notre histoire mêle avec une grande fluidité chronique familiale, éveil amoureux, vocation artistique et secousses politiques, de Nasser à Moubarak. Drôle, émouvant et constamment vivant, le film brille par ses personnages attachants, son sens du détail et sa capacité à faire surgir le politique au cœur du quotidien. Une œuvre chaleureuse, foisonnante et profondément humaine. Lire la critique sur le site d'Africultures.
Bon film égyptien regardé en avant-première dans le cadre du festival du cinéma arabe de Fameck. L'histoire est bien construite et la trame nous tient dans une envie de voir la suite tout le long du film. Je recommande de le voir en festival si possible.
Sympathique comédie aux accents parfois mélodramatiques qui entremêle chronique familiale et histoire d'amour intercontinentale - d'abord épistolaire - entre un Égyptien et une Autrichienne, revisitant à cette occasion plusieurs décennies de l'histoire égyptienne depuis les années 1960. Film vu en avant-première.
belle surprise AFCAE ciné surprise. on est immergé dans ce bruit et suit ces loosers magnifiques ! quelle ambiance sur fond d récit historique et de biographie de la famille du réalisateur