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2,5
Publiée le 22 avril 2025
Après s'être essayé à de grosses productions, Jaume Collet-Serra est de retour à la tête d'un film plus modeste qui lui permet de renouer avec le genre qui l'a fait connaître. Ramona peine à émerger de son cauchemar éveillé et à se remettre de la mort de son mari, mais l'inquiétante présence d'une femme toute vêtue de noir devant chez elle va l'obliger à sortir de sa torpeur... Le réalisateur isole très vite tout le monde pour éliminer la moindre perturbation extérieure dans cette journée ensoleillée qu'il n'a aucun mal à transformer en une situation inconfortable. Son film fonctionne cependant beaucoup mieux quand on est dans l'attente avec cette présence immobile qui se fait sentir et craindre. C'est beaucoup moins le cas quand ça s'anime et que ça devient "physique". C'est comme si l'exécution gâchait une bonne prémisse, et ce même si on a déjà vu très souvent ce concept de drame horrifique. Plus on avance, plus ça s'ouvre, moins c'est bien. Au final, un film moyen qui tombe à plat malgré une sympathique ambiance, une solide réalisation et une bonne utilisation des ombres.
Sinon, il y a un film vraiment flippant, avec exactement le même scénario : une maison isolée au milieu des champs, un vieux couple avec un chien qui sont en proie à une étrange forme humaine qui gémit dans le champ d'en face, et se rapproche de la maison, quand personne ne la regarde... Oui, bon, d'accord, c'est un vieil épisode de Courage, Le Chien Froussard, mais il file mille fois plus la pétoche que cette longue et prétentieuse production de Blumhouse, voulant se montrer adulte avec le thème de la dépression suicidaire, mais se vautrant lamentablement tant dans les ressorts de son scénario (on ne comprend rien à son histoire de monde inversé, jusqu'au plan final d'une prévisibilité accablante... C'était censé être un twist ?) que dans les ressorts d'effroi (juste des jumpscares abrutissants qu'on voit venir à cent mètres, si l'on prête attention à l'arrêt de la musique). Ce The Woman in the Yard est un ratage total de Blumhouse, dont on doute carrément de la présence de Jaume Collet-Serra derrière la caméra (après son incursion chez Disney, ce Monsieur ressemble de plus en plus à un yesman à gros studios, dommage, quand on a sa filmographie...), tant tout manque d'audace, de beaux plans, d'un peu de tension... Il n'y a pas grand chose à dire de plus, si ce n'est que la boucle temporelle n'apporte rien (l'héroïne qui spoiler: se répond à elle-même, puisqu'à un moment, c'est elle qui est en-dessous du voile mortuaire ) et que l'histoire du miroir n'est pas mieux écrite. Bref, remettez-nous Courage, Le Chien Froussard (épisode King Ramses' Curse), ça, c'était vraiment flippant.
Probablement l’un des meilleurs films de Collet-Serra, ce qui ne veut pas forcément dire grand-chose. L’entité spectrale symbolisant les pulsions morbides de la mère, le fantôme qui utilise l’ombre pour attaquer, même le final avec le jeu de reflet, tout a déjà été vu et revu… mais ça reste bien filmé.
Woman In The Yard, sorti le 6 août en digital et en Blu-ray, surprend d’abord par son ambiance : soignée, pesante, toujours juste. Jaume Collet-Serra, qu’on attend rarement dans un registre aussi frontalement horrifique, signe une mise en scène précise et élégante. C’est carré, maîtrisé, et le casting fait le job sans fausse note. Une belle surprise, sobre mais efficace.
Agréablement surprise par ce film relativement court, bâti autour d'une idée simplissime : un matin, dans le jardin d'une famille endeuillée et endettée, une femme en noir apparaît. Au fur et à mesure des heures, elle semble se rapprocher.... Je ne spoilerai pas sur l
Jaume Collet-Serrat nous offre un film approximatif et, il faut bien l'avouer, assez raté. Le début est intriguant, puis The Woman in the Yard prend une tournure plus psychologique que flippante, sans pour autant approfondir son sujet. Ça donne un long métrage a la croisée des genres, mais qui ne parvient jamais a convaincre.
Un bon début qui nous laisse finalement sur notre fin tant le film se veut subtil et finit par se faire prendre à son propre jeu. Finalement, on n'y comprend pas grand chose et Woman In The Yard tend vers le vu et revu. Oubliable.
La femme dans le jardin titre Fr. Ramona, une femme rongée par le chagrin qui a survécu à l'accident de voiture qui a été fatal à son mari, doit s'occuper de son fils et de sa fille, seule dans leur propriété rurale. Un jour, une femme prend forme dans leur jardin.
Une grosse perte de temps, ennuyeux du début a fin, cette réalisation ne tient absolument pas en haleine, les acteurs font ceux qu'ils peuvent mais c'est tellement une coquille vide, qu'on espère vite la fin.
Le début du film commence plutôt bien. On se laisse prendre par l'histoire, par le mystère autour de la mort du père et cette femme, assise devant la maison qui ne bouge pas. Puis, ensuite, c'est le néant. Pas de profondeur des personnages, l'histoire n'avance pas et ce n'est pas très clair. C'est dans la catégorie horreur mais rien de vraiment effrayant. Le studio Blumhouse nous a habitué à mieux. Je salue l'originalité du scénario qui questionne sur des questions plus profondes et ambiguës. Mais, je pense que la mise en scène n'était pas adaptée. C'est dommage.
Jaume Collet-Serra s'éloigne des grosses productions pour revenir à son genre de prédilection, à savoir l'horreur, en s'associant cette fois avec Blumhouse pour un film au synopsis alléchant. Une femme se trouve dans un jardin et personne ne sait trop ce qu'elle fait là. Bon dit comme ça, ça n'a pas l'air très alléchant mais il faut remettre un peu de contexte. Après la mort de son compagnon, Ramona tombe dans la dépression tout en devant gérer ses deux enfants. La femme représente alors soudainement une menace pour cette famille, déjà déchirée par un accident mortel. Évidemment, tout de suite, on pense à l'incarnation de la dépression même ou en tout cas du deuil. Et c'est effectivement le cas, la fameuse femme dans le jardin représente la perte et la maladie mentale qui vient s'insinuer peu à peu dans la famille. Mais littéralement puisqu'elle pénètre petit à petit dans la maison sous forme d'ombres, ce qui donne d'ailleurs lieu aux scènes les plus réussies du film. Mais aussi bon soit-il, le concept n'ira pas plus loin. C'est-à-dire que si ça part comme un film A24 pas trop subtil (fin je veux dire, la femme porte un voile noir, difficile de ne pas y voir le deuil), Blumhouse retombe dans ses pires écueils avec de l'horreur à base de jump-scares qui ne raconte rien. Nous avons effectivement sous les yeux un film extrêmement creux doté d'une fin balancée à l'arrache et surtout qui ne surprend pas, tellement le reste est peu subtil donc. De plus, hormis les jeux d'ombres, la mise en scène reste relativement classique, avec tout de même quelques plans marquant, notamment celui de la femme assise sur sa chaise que l'on voit à travers les carreaux d'une fenêtre mais ça n'ira pas beaucoup plus loin non plus. Ainsi, si "The Woman in the Yard" est loin d'être catastrophique, il est également loin d'être réussi.
Ça démarrait pourtant bien, c'est bien joué et le début avec cette femme est intriguant. Hélas plus celle-ci se rapproche plus nous sommes perdu à ne plus rien comprendre.
Film fantastique assez confus et qui ne scotche pas le spectateur dans son fauteuil. C'est regardable, mais certainement pas mémorable. Il n'y a aucun passage captivant, c'est limite.
Synopsis intrigant et scénario original, du moins au départ, servi par une très belle réalisation et une direction artistique soignée dans l'ensemble. The Woman in the Yard est un film qui aurait pu en avoir sous le capot : la forme y était. Malheureusement, comme souvent avec Blumhouse, plus le métrage avance, plus cette bonne idée est mal exploitée, pour finir en pétard mouillé ultra conventionnel qui n’essaie même plus de faire réellement peur. On en arrive même à quelque chose de confus et de peu intéressant. Dommage.