Miroirs No. 3
Note moyenne
3,4
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71 critiques spectateurs

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371 abonnés 479 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 août 2025
Avec Miroirs No. 3, Christian Petzold explore une nouvelle fois les zones grises du deuil et de l’illusion. Laura, étudiante rescapée d’un accident, est recueillie par Betty, femme endeuillée qui l’accueille comme une fille retrouvée. Peu à peu, une relation ambivalente se tisse : maternité protectrice ou magnétisme malsain ? Paula Beer incarne avec intensité cette jeune femme en décalage avec le monde, tandis que Barbara Auer lui oppose une force fragile et troublante. Le film déploie une atmosphère singulière, où l’on ressent sans cesse qu’« il y a quelque chose », mais cette étrangeté ne trouve pas toujours sa pleine résolution. Le twist déçoit, et l’impression d’un moyen métrage étiré domine. Pourtant, la photographie de Hans Fromm, la partition de Ravel et la direction d’acteurs confèrent à l’ensemble une aura envoûtante. Œuvre imparfaite mais habitée, Miroirs No. 3 séduit par instants, tout en laissant un goût d’inachevé.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2025
 MIROIRS - Christian Petzold | ⭐ 7/10

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Un film au rythme lancinant et au dépouillement qui peut déconcerter, qui évoque les questions du deuil et de l'absence.

Si très tôt dans le film, un dialogue, assez maladroitement écrit, fait comprendre au spectateur les enjeux de la relation qui va se nouer entre les deux héroïnes, le réalisateur parvient malgré tout à insuffler ambigüité et mystère.

Grâce à une mise en scène à la fois sobre et élégante, mais d'une rigueur millimétrée, Christian Petzold distille un sentiment de malaise, sans jamais pour autant tomber dans quelque chose de grandiloquent. Ici, la vie parait simple et le temps suspendu : on repeint une clôture en bois, on répare un lave-vaisselle, on se balade à vélo... et pourtant, l'atmosphère qui se dégage des lieux provoque une forme de fascination qui reste longtemps en tête.

Et c'est finalement cette simplicité narrative et le côté minimaliste de la mise en scène qui emportera certains spectateurs (tout en en laissant d'autres sur le côté de la route) dans cette histoire de reconstruction.

Le film se clôture spoiler: sur deux séquences étrangement montée et difficiles à interpréter, qui ouvrent la porte (sans pour autant l'imposer) vers un possible twist, à la David Lynch, ou alors tout simplement vers l'idée d'une cohabitation douce entre deux solitudes, une forme de guérison qui n’annule ni la douleur ni l’absence.


헔혂혁헿헲혀 헳헶헹헺혀 헮혃헲헰 헣헮혂헹헮 헕헲헲헿 : 혓혦 혊혪혦혭 혙혰혶혨혦 et 혖혯혥혪혯혦, du même réalisateur, mais aussi 혍혳혢혯혻 de François Ozon (rôle pour lequel elle fut nommée aux César dans la catégorie Meilleur révélation féminine) et 혚혵혦혭혭혢, 혶혯혦 혝혪혦 혢혭혭혦혮혢혯혥혦.

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Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 568 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 août 2025
Ai vu « Miroirs N°3 » du réalisateur allemand Christian Petzold qui a été présenté au Festival de Cannes 2025 dans la sélection « Quinzaine des cinéastes » et dont les critiques sont excellentes. Dans les 5 premières minutes du film on nous demande de croire à un certain nombre d’invraisemblances scénaristiques qui font qu’il est impossible, pour moi, d’entrer dans le film. On peut juger de la qualité de l’interprétation, de la photographie mais absolument pas de la mise en scène, du cadrage car le scénario est totalement improbable, en plus d’être parsemé de facilités que l’on voit venir de très loin. A quoi bon !!! Laura (Paula Beer) survit à un accident de voiture qui à lieu juste en face de chez Betty (Barbara Bauer) qui en plus d’être témoin du drame, va la recueillir chez elle pour quelques jours. Betty vit seule et fait rencontrer Laura à son mari (Matthias Brandt) et à son fils (Enno Trebs). Le quatuor va reconstituer peu à peu une cellule familiale. 4 comédiens pour ce scénario cousu de fil blanc qui tourne très vite à vide. Toutes les situations sont attendues. Dommage car Paula Beer a un vrai charisme et ses scènes en duo avec Barbara Bauer sont bien jouées. Le titre est tout aussi énigmatique quand bien même il fait référence à une oeuvre de Ravel, le spectateur y projette ce qu’il veut où ce qu’il peut, mais ne connaitra jamais les intentions du metteur en scène. Le mystère de cette narration est proportionnel à l’ennui qui gagne le spectateur, c’est à dire immense.
Régine T
Régine T

30 abonnés 88 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 septembre 2025
Habiter un personnage pour un autre. Sortie indemne d'un accident de voiture, une jeune femme est recueillie par une femme mûre qui la prend en affection et la protège. Son petit ami qui a péri dans l'accident est vite oublié par les égards de la protectrice vis-à-vis de la jeune femme. Cette affection excessive cache un secret, celui de remplacer une enfant disparue.
Excellent.
Muriel F.
Muriel F.

69 abonnés 324 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 août 2025
Une rencontre inattendue entre deux femmes. L'une jeune et l'autre mûre. Un attachement mutuel sous le non dit que cache la plus ancienne avec les douleurs qui semblent s'estomper pour reprendre goût à la vie. Des scènes ordinaires de la vie à la campagne filmées avec simplicité. A voir !
islander29

1 028 abonnés 2 663 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 août 2025
Un film très calme, sur un secret qui va être révélé lors de l’accident d’une jeune femme, et qui lui vaut d’être hébergée par une famille ordinaire ???? C’est aussi cela le drame, les familles ordinaires ont de lourds secrets….C’est très calme, quatre personnages en huit clos, une jolie lumière, de la bicyclette, des allers retours, du piano, cela fait penser à du cinéma français, pas de relief, légèrement psychologique. Pas un film pour jeunes ??? à vous de voir ???? twist subtil quand même….
lionelb30

535 abonnés 2 905 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 septembre 2025
Pas de veritable intérêt pour cette histoire. Pas vraiment credible , reste des acteurs correct , le genre de film qui laisse indifférent au final.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 août 2025
Le dernier cru de ce réalisateur allemand n'est pas le convaincant des six derniers LM que j'ai tous vu. Il n'empêche que ce nouveau volet n'est pas intéressant pour autant, servi par quatre acteurs, dont la fidèle Paula Beer. Sa déambulation au bord des eaux d'une rivière sombre dans le prologue réussit à nous plonger instantanément dans l'ambiance morose du scénario.
La mise en place de la rencontre fortuite entre les deux femmes fait un peu artificielle, qui contraste avec le naturalisme de cette maison rurale, dont le porche et la barrière blanche font penser aux Etats-unis. Le mystère rode et "La nuit du chasseur" n'est pas loin! Mais ne rôde ici qu'un fantôme et pas un pasteur maléfique!
Apparaissent deux hommes, frustres et butés, le père et le fils. Difficile de se sentir en empathie avec eux.
Dans un scénario plus que minimal, Petzold réussit quand même, à force d'aller et retours en bicyclette, à faire évoluer les personnages.
La dépressive Paula Beer doit remonter la déprimée Barbara Auer. Est que moins par moins peut faire plus, tel sera l'enjeu de cette équation minimaliste?
Retenons qu'une nouvelle fois, le réalisateur met les femmes au cœur des histoires délicates qu'il nous propose.
cinéma - aout 2025
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 septembre 2025

Encore un film qui s'attache à explorer avec délicatesse les relations si complexes entre les être humains. Deux êtres qui vont mal: Laura (Paula Beer, égérie de Petzold!) est étudiante en piano; sa vie sentimentale bat de l'aile. Son encore petit ami se tue dans un accident de voiture où elle est elle même blessée, et dont elle est indirectement responsable...
         Elle est recueillie, soignée puis hébergée chez Betty, une charmante, souriante, amicale (excellente Barbara Auer) dame. Non non, ce n'est pas Misery! 
        Entre ces deux là se nouent une amitié forte, spontanée, une complicité qui semble partie pour durer, très, très longtemps. Ce n'est pas très plausible, très réaliste tout ça? En effet, ça ne l'est pas du tout       
         Et Betty, nous découvrons avec Laura qu'elle a un mari, Richard (Matthias Brandt)  et un fils, Max (Enno Trebs), qui n'habitent pas avec elle, et qu'ils font une drôle de tête en  voyant Paula.
             C'est un film qui traite de choses très graves -le deuil, la solitude, avec délicatesse, sans emphase et sans pathos, un film qui magnifie les petites choses de la vie, faire la cuisine, repeindre une clôture, parce que la vie c'est ça: des grands deuils et des petits bonheurs.

Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 août 2025
Une histoire simple, tellement simple que le réalisateur se donne à peine la peine de la raconter, et dont on devine un peu à l’avance le déroulement, voire le dénouement
Jerome
Jerome

50 abonnés 198 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2026
Film dépouillé à l'extrême sur les malheurs des humains et la difficulté à se réparer ; aussi austère que profond.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2025
Miroirs n°3 prend en réparation le cinéma romantique et ses figures spoiler: blessées : le père et le fils sont des mécaniciens qui passent leur temps à démonter la machine à laver familiale, à dépanner les véhicules que des clients leur confient, à passer sous l’évier pour tenter, à leur façon, de régler la fuite d’eau ; de façon plus intime, la mère et sa fille de substitution vivent aussi pour se réparer l’une l’autre, pour accomplir un deuil réciproque et pourtant antagoniste qui, lorsqu’il devient évident, provoque la fuite de l’une.
À l’image du plan inaugural sur l’eau berlinoise d’un côte obscurcie – car située sous le pont – et de l’autre claire, les protagonistes coexistent comme ombres et comme sources lumineuses, et leur drame (romantique, encore) réside dans leur louvoiement entre deux rives contraires : ils sont ce passeur, Charon reconverti en adepte du paddle, éprouvent leur marginalité par un souci de se tenir constamment au-dehors, conçoivent la fiction telle la seule réalité possible. Le film est encadré par spoiler: un même plan sur un rideau volant au vent, baigné de soleil, voile métaphorique de l’ombre créée,
territoire d’existence d’individualités sensibles que scrute la caméra pudique de Christian Petzold.
Pourtant, jamais les lignes de fuite n’auront porté aussi explicitement spoiler: les traumatismes de chacun et les intensions du cinéaste
, subordonnant quelque peu l’aura et le mystère des personnages : la parabole musicale, faisant correspondre la musique intradiégétique et les dissipations de Laura spoiler: à une perte de l’ouïe et des sens en général, symbole de la mélancolie romantique
, est lourdement amenée, similaire en cela à la commande passée par Betty à la fin d’un repas.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 412 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2025
Sur un scénario austère qui paraît d'une grande simplicité ( ce qu'il n'est pas du tout ) , le cinéaste allemand Christian Petzolt propose ( selon moi ) un regard sur le puissant pouvoir cathartique et de reconnexion émotionnelle que peut produire la musique après l'expérience du trauma.

" Miroirs 3" pièce pour piano ( il existe une version orchestrale ) aussi intitulée " une barque sur l'océan", composée par Maurice Ravel traduit le paysage intérieur de l'homme face aux difficultés, à la solitude.

La difficulté de son interprétation, sorte de morceau de bravoure pianistique, est ( peut-être) à la fois le symbole de la tragédie humaine mais aussi de la résilience possible face aux aléas douloureux de l'existence.

On pourra reprocher le caractère brumeux dont Petzolt entoure son propos sous une apparente banalité. Mais certains actes de la vie quotidienne qui nous paraissent anodins ne le sont pas toujours. Ils sont même parfois porteurs d'explications profondes qu'il ne nous serait pas inutile de comprendre .

C'est peut-être à ce décryptage que nous invite Petzolt. Pour nous et bien sûr, pour son film.
Domvill
Domvill

34 abonnés 206 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 septembre 2025
il ne faut pas s'interroger sur la vraisemblance des événements qui constituent la trame...
si cette histoire echappe à toute rationalité, elle est néanmoins agréablement envoûtante et on se laisse captiver par ce parallélisme des relations humaines confrontées a l absence. Le style est lent, épuré mais l ensemble est très bien écrit .
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2025
Une barque sur l’océan

Depuis 2012 et son excellent Barbara, je suis avec beaucoup d’intérêt la carrière de l’allemand Christian Petzold. Ces opus suivants, Phoenix, Transit, Ondine et Ciel Rouge n’ont fait que confirmer mon opinion, c’est un excellent cinéaste. Ce nouveau drame de 86 minutes est dans le droit fil de sa filmographie. Lors d'un week-end à la campagne, Laura, étudiante à Berlin, survit miraculeusement à un accident de voiture. Physiquement épargnée mais profondément secouée, elle est recueillie chez Betty, qui a été témoin de l'accident et s’occupe d’elle avec affection. Peu à peu, le mari et le fils de Betty surmontent leur réticence, et une quiétude quasi familiale s’installe. Mais bientôt, ils ne peuvent plus ignorer leur passé, et Laura doit affronter sa propre vie. Pour moi, ce drame du silence n’est pas, et de loin, le meilleur Petzold, même si, quoi qu’il en soit, le film reste attachant mais ça ne suffit pas à en faire un grand film.
Il y a une petite vingtaine d’années, on a vu poindre avec intérêt un nouveau souffle dans le cinéma européen – autre que le français qui s’est toujours bien porté -, venu d’Espagne, de Scandinavie et bien sûr d’Allemagne. Hélas, il n’en reste aujourd’hui que quelques noms dont celui de Christian Petzold. Dont on dit souvent qu’ils « ont la carte », à savoir bénéficier définitivement de l'attention des critiques, ce qui en veut pas dire éloge en boucle, mais une bienveillance qui leur évite le pire. C’est ici un peu le cas, car il faut avouer que, au-delà d’incontestables qualités, la matière dramatique est bien maigre et que même, si on en comprend trop rapidement le fondement. Le scénario tarde étrangement à énoncer, le pourquoi du comment, alors qu’il ne fait rien de ce délai, ne proposant en définitif rien, pour expédier le film ensuite de façon troublante. C’est beau, c’est doux, c’est pudique, c’est solaire et c’est… tout.
Heureusement, il y a la lumineuse Paula Beer pendant une heure et demi à l’écran et ça nous console de bien des déceptions. Barbara Auer, Matthias Brandt, Enno Trebs, l’entourent fort bien mais dans des rôles trop convenus pour surprendre. Certes, le film est jalonnée de touches allégoriques – souvent fort discrètes -, comme ce titre, Miroirs n°3 – Une barque sur l’océan de Ravel, qui est à peine entendue à la fin du film… Mais pourquoi pas Prélude n°4 de Chopin également interprétée – hélas en partie seulement – par l’héroïne ? Force est de constater qu’à force de faire dans l’allusif et le non-dit, le film perd de sa force dramatique et donc de son intérêt. Petzold demeure le cinéaste du deuil et de l’absence, mais il nous doit une revanche avec une œuvre un peu moins en apesanteur.
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