Cleaner c’est un Die Hard like typique, mais qui n’en a malheureusement pas la saveur ! Coté casting c’est honnête certes. Daisy Ridley est plutôt athlétique à priori, elle peut convaincre dans un rôle d’action, Clive Owen est d’ordinaire un acteur solide, et il y a une galerie de seconds couteaux, type Taz Skylar qui peuvent faire illusion. Malheureusement faudra pas compter sur Owen qui est quasiment absent du film, sur Ridley qui passe 80 pct du film à ne rien faire, tandis que Skylar joue un méchant très méchant franchement caricatural avec un acteur qui en fait des caisses. Là on tient la première déception.
La seconde déception tient à un scénario lénifiant. Non content de copier trait pour trait Die Hard, le film réussit l’exploit de passer complètement à côté du concept « action » ! L’héroïne ne fait rien pendant 80 pct du temps, il y a plein de scènes à rallonges franchement interminables, et le film n’exploite jamais le format de son building. On reste confiné dans quelques lieux, et même la dimension vertigineuse promise, ben on l’a pas ! C’est fou. Pourtant Campbell avait déjà livré un très bon Vertical Limit dans le registre, mais là, sûrement handicapé par des fonds verts et une exigence de budget restreint, c’est fait un peu à l’arrache avec des effets spéciaux moyens et un manque de spectacle vertigineux certain. Franchement, c’est dommage, car il subsiste dans la dernière partie surtout quelques bonnes séquences d’action, ce qu’on aurait aimé voir dans le reste du film, mais trop attentiste et bavard, le film échoue à convaincre sur ce plan.
Par ailleurs, la violence promise justifiant le classement R n’est pas au rendez-vous, ce qui n’aide pas encore à relever l’intérêt de l’amateur d’action déviant !
Cleaner est donc un petit film oubliable et décevant, alors qu’il exploite un filon au succès quasi-assuré, si tant est qu’il remplisse le cahier des charges. Ici, ce n’est pas le cas. 2.
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