Ernest Cole, photographe
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Mélany T
Mélany T

43 abonnés 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juillet 2025
Très beau documentaire, intelligent et passionnant, l'ensemble n'est pas toujours fluide et la voix off parfois déstabilisante mais l'œuvre reste merveilleuse et importante.
Mende53
Mende53

33 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2025
Je ne connaissais pas l'histoire de Cole. Peck la raconte avec beaucoup de talent. Le film est très émouvant dans sa manière de raconter l'engagement. Le destin de Cole en rappelle bien d'autres. Un film fort et important.
Jauffretjeanmarie
Jauffretjeanmarie

14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2025
Excellent. Très beau documentaire sur une figure que je ne connaissais pas, cela m’a passionné. Écriture sensible et rythmée à la fois.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mars 2025
Ernest Cole était un photographe au regard unique, humain, puissant. Ce film raconte son histoire, de son pays, l’Afrique du Sud, alors frappé par l’Apartheid, et ses lois ignobles aux États Unis, où il va vivre dans la misère. On y découvre nombre de ses clichés, très beaux, en noirs et blancs, mystérieusement retrouvés dans un coffre fort d’une banque suédoise. Ce film est l’archive essentielle d’une époque, minutieusement gravée grâce au regard de ce photographe attaché à l’égalité.
Winslowleaachy
Winslowleaachy

87 abonnés 151 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 février 2025
Film sur un grand photographe qui part la force des choses c'est senti obligé de dénoncer par l'image l'apartheid.
Ernest Cole, Photographe, est surtout une vision amer des traumatismes que peuvent engendrer les tyrannies.
Car jamais il ne se remettra de ce qu'il aura vécu. Tiraillé à la fois entre sa soif de libertés, sa paranoïa par rapport à sa condition d'homme noir, et son envie de revenir un jour dans un pays dont il a été banni.
Un portrait qui dresse avec des images fortes, une époque en partie révolue.
Je recommande en particulier si le sujet vous interpelle ou que vous aimez la photographie.
Isabelle K.
Isabelle K.

4 abonnés 91 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2025
Ernest Cole explique avoir été inspiré par le travail du photographe Henri Cartier-Bresson, mais il aurait pu tout aussi bien l'être de celui de Vivian Maier ou de Joan Colom, de tous ceux dont le métier est photojournaliste plus que journaliste, pour restituer la vérité de ce que les mots ne traduiront jamais, pour restituer les regards et les attitudes avec le plus de réalisme et de sincérité possible, sur le vif. Des images en noir et blanc, brutes et sans concession, jamais posées, prises à ses risques et périls, en marchant, au débotté, à hauteur d'homme. "C'est une question de survie. Devoir voler chaque instant."

Comme Armin T. Wegner, qui a voyagé dans l'Empire ottoman pour saisir l'effroi du génocide des Arméniens en temps réel, Ernest Cole était conscient de restituer l'injustice et la barbarie de l'Apartheid telles que les Noirs les vivaient, aussi résignés que les Arméniens, sous la coupe des dominants avides de toujours plus de territoire à conquérir et de différence à éradiquer. Spoliés, marginalisés, ignorés, encampés, violentés, brutalisés, exterminés au seul motif que ces autres étaient ce qu'ils étaient: Arméniens, Noirs.

Ernest Cole avait une prescience aigüe des situations telle, qu'une fois ses témoignages photographiques réalisés, il ne pouvait que s'exiler. D'Afrique du Sud, son pays, au Sud des États-Unis où les Noirs ne vivaient pas une vie plus civilisée.

Ses clichés reflètent l'indifférence, sur les bancs réservés aux Blancs dans les parcs publics ; la cruauté des Noirs battus arbitrairement (83.000 coups de bâtons à 17.000 Noirs encellulés en camps de bannissement) ; l'indigence quotidienne que les passants nient, parfois par dégoût et parfois par impuissance, ou pour sauver leur peau et ne pas être associé à la misère discrétionnaire. Ses images reflètent aussi des sourires et des rires, lorsque les gouvernantes noires jouent et câlinent les enfants des Blancs qui une fois devenus adultes, reproduisent à leur égard ce même comportement répudiant que leur ont transmis leurs parents.

À l'âge de 27 ans en 1967, Ernest Cole, déterminé viscéral à combattre l'Apartheid, publie "House of bondage", la maison des servitudes. Un livre choc de son travail, qui le contraint à l'exil définitif, aux États-Unis, en Suède. Ailleurs, il ne retrouvera jamais l'élan de l'urgence à fixer pour dénoncer les situations inhumaines, celles de son peuple sur leurs terres historiques. Il restera en manque de l'Afrique du Sud sans jamais pouvoir y revenir, persuadé qu'un jour l'Apartheid sera aboli.

"Trois cents ans de suprématie blanche en Afrique du Sud nous ont réduits à la servitude, nous ont dépouillés de notre dignité, nous ont dépossédés de notre estime de nous-mêmes et nous ont enfermés dans la haine."

"Exposer la vérité à tout prix est une chose, mais passer sa vie entière à chroniques la misère, l'injustice et la cruauté en est une autre."

Nul ne peut être indifférent à ce travail et à ce jeune photographe qui a sacrifié sa vie et vécu en martyr, seul contre tous, tout au long de sa trop courte existence, au service d'une cause. Le film de Raoul Peek pourtant, ne m'a pas touchée ni convaincue. La monotonie de la voix off, grave, neutre et linéaire m'a lassée mais ce n'est pas là le problème. Même si cette voix off, censée être celle d'Ernest Cole, prend la parole sur son lit de mort et post-mortem ce qui créé une impression bizarre, de déloyauté. Ce qui permet aussi de savoir que sa mère a fait le déplacement d'Afrique du Sud aux États-Unis, où elle est restée jusqu'au dernier souffle de son fils. Elle a ramené ses cendres sur ses genoux, dans l'avion, jusqu'au cimetière de Mamelodi.

Ce qui m'a gênée, c'est l'absence d'intention, comme si Peck avait hésité. Peut-être que la raison principale réside dans le sujet, encore trop brûlant et prématuré (à la fois, il constitue une étape sérieuse et incontournable vers une résonance plus large).

De même qu'il semble encore impossible de rendre tout à fait audible le génocide des Arméniens, un peuple toujours en attente de reconnaissance et de réparation 110 ans après les faits, il semble impossible de reconstituer l'Apartheid et de la rendre intelligible aux yeux du monde entier. Est-ce parce que, dans les deux cas, le monde entier savait et a laissé faire ? La communauté internationale a laissé l'inhumanité s'enliser. La diplomatie a abandonné les Noirs comme elle a abandonné les Arméniens.

Cette impression qui s'est emparée de moi en visionnant le film, s'est renforcée en apprenant que 60.000 négatifs d'Ernest Cole, découverts en 2017, lui ont été volés et cachés dans le coffre d'une banque suédoise. Par qui, comment, pourquoi: autant de questions dont, pour l'heure, les réponses sont refusées. C'est peut-être cela, le vrai sujet. Cette spoliation, ce mensonge. Il me tarde aussi de savoir élucidé, tout comme il me tarde de prendre connaissance un jour ou l'autre, prochains si possible, de ce qui est fixé sur les 504 tirages vintage "d'une valeur inestimable" et les documents qui ont viennent d'être restitués à la famille d'Ernest Cole.

De l'Apartheid, que nous reste-t-il à découvrir ?

J'espère que le moment venu, Raoul Peck sera disponible pour nous dévoiler les dessous de ces dernières interrogations, les enjeux politiques et rendre publiques les responsabilités. Alors, il sera peut-être possible de réhabiliter le photographe et tout un peuple.
Pour_le_dire
Pour_le_dire

1 abonné 28 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 janvier 2025
Raoul Peck dépeint cette vie d’exil à travers une série de photographies et d’images d’archives. Ernest Cole, qui a longtemps eu la sensation amère de “chroniquer la misère”, décrit son mal être perpétuel à travers des clichés de scènes quotidiennes. Car quoi de plus percutant que ces instants saisis où tout semble paisible, mais qui cachent l’horreur de la ségrégation ?

Ces vies restreintes; et la sienne en sera le témoignage par une maladie qui le saisit à l’âge de 49 ans; sont des pièces importantes dans le puzzle de notre histoire, comme un rappel à l'ordre de ne pas oublier que d’autres humains avant nous ont été capables des pires atrocités. Le documentaire de Raoul Peck est certes un peu lisse dans sa forme, mais le fond nous maintient éveillé par le sentiment de révolte qu’il attise.
Kayo4
Kayo4

3 abonnés 11 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 janvier 2025
J'ai découvert l'histoire d'Ernest Cole, la beauté de ses photos et la réalité de l'apartheid en Afrique du Sud.
Mais il m'a été difficile de suivre la chronologie de cette biographie et même quelquefois de me situer entre New York et l'Afrique du sud
Erwan P.
Erwan P.

14 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2025
Documentaire très prenant de Raoul Peck, comme à son habitude. En sus du contexte politique sud africain, la force du documentaire est d'appuyer sur la dépression de l'exilé dans un pays où la ségrégation et la misère sociale est toute aussi virulente. un bémol cependant, le procédé narratif avec la voix de Raoul Peck lui-même devient lancinant, et trop démonstratif.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 janvier 2025
Ai vu le documentaire « Ernest Cole - Photographe » du réalisateur haïtien Raoul Peck, présenté au Festival de Cannes 2024. Ernest Cole était sud-africain, sa passion puis ensuite son métier ont été la photographie. Il fut le premier a publier un livre (« House of bondage ») et à proposer une exposition pour dénoncer l’apartheid dans les années 60. Suite à ces deux réalisations il a été contraint de s’exiler aux Etats-Unis. Il y est parti plein d’espoir. Mais après avoir visité et pris en photo plusieurs Etats du sud américains, son émoi a été profond de constater que le peuple noir y était tout aussi brimé. Cette triste prise de conscience a beaucoup joué sur sa santé mentale en plus du mal du pays qui s’est fait de plus en plus fort. Nous suivons à travers son travail un homme qui se sent très seul aux Etats-Unis où il dépérit à petit feu. Bon nombre de ses photos ont été retrouvées après sa mort dans un coffre-fort en Suède. On aurait aimé être tenu en haleine par une « enquête » pour dissiper ce mystère. Mais faute d’explication il n’en est rien. Les témoignages de personnes à avoir côtoyées Ernest Cole ne sont pas très palpitants et l’enchaînement des photos les unes après les autres répétitif. Seul son travail et la voix off de Raoul Peck ont un intérêt. Nous n’apprenons donc pas grand chose de ce photographe talentueux tombé dans l’oubli et réhabilité par le présent documentaire. On ressort ravi d’avoir découvert un artiste mais très frustré de ne pas en apprendre plus sur Ernest, Cole homme en souffrance.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2025
Ce photographe de l'Apartheid a dû quitter son pays, l'Afrique du Sud, et n'a jamais été autorisé à y retourner. Dans le film de Raoul Peck qui lui est consacré, on visionne de très belles photos, on survole l'histoire de l'apartheid, on s'intéresse à la comparaison des comportements des blancs par rapport aux noirs aux Etats-Unis et en Afrique du Sud et on entend tout du long d'excellentes musiques. Ca fait déjà pas mal, tout cela !
khesanh76
khesanh76

36 abonnés 343 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 janvier 2025
Le traitement de ce photographe - noir - qui a couvert l'apartheid en Afrique du Sud méritait mieux dans les années 60 ! Ici on a un défilé de photos, qui ne nous apprennent rien. Le destin d'Ernest Cole n'a pas été facile et on apprend qu'il souffrait de dépression...Bref le film est LONG et ENNUYEUX au possible !
On apprend strictement RIEN ! Et je me suis longuement ennuyé, jusqu'à ce que le projecteur tombe en panne ! Un signe du destin ?
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 janvier 2025
Issu d’une famille sud-africaine modeste, Ernest Cole (1940-1990) a documenté l’apartheid en Afrique du Sud avant de s’exiler aux Etats-Unis. C’est à New York que ce photographe naturaliste, héritier de Cartier-Bresson, publie en 1967 son unique album, parfois considéré comme l’un des plus marquants du XXième siècle : House of Bondage.

Ses héritiers ont demandé à Raoul Peck de lui consacrer un film, après avoir vu comment ce documentariste haïtien – qui fut l’éphémère ministre de la Culture de son pays en 1996/7 avant de prendre le chemin de l’exil – avait dans "I Am Not Your Negro" sublimé l’oeuvre de James Baldwin. Ils lui ont offert en prime un bonus et une énigme : 60.000 négatifs laissés en dépôt dans une banque suédoise et découverts un quart de siècle après sa mort sans qu’on sache comment ils sont arrivés là.

Raoul Peck ne force pas son talent pour raconter la vie en deux chapitres de ce photographe injustement méconnu. Le premier se déroule dans l’Afrique du Sud de l’apartheid ; le second dans l’Amérique de la ségrégation et du combat des Afro-Américains pour la reconnaissance de leur dignité. On y voit des photos d’Ernest Cole, parmi lesquelles beaucoup d’inédites retrouvées à Stockholm. On y entend la voix off de Raoul Peck s’exprimant à la première personne en lieu et place d’Ernest Cole sans qu’on sache s’il s’agit d’extraits des carnets du photographe ou de réflexions que le documentariste lui prête.

À vingt-six ans à peine, Ernest Cole a fui l’Afrique du Sud. Il n’y est jamais revenu, sa nationalité lui ayant été retirée et ses demandes de visa rejetées. Loin de l’Eldorado qu’il avait fantasmé, les Etats-Unis des années 60 l’ont profondément déçu. Comme il le résume d’une phrase : « En Afrique du Sud, à cause de la couleur de ma peau, je craignais de me faire arrêter ; dans le Sud des Etats-Unis, je craignais de me faire tuer » Après avoir tant bien que mal vécu de son art pendant une quinzaine d’années, Ernest Cole s’est lentement enfoncé dans la misère et a fini sa vie SDF.

En prime de cette histoire en deux parties, Raoul Peck a hérité d’une postface : 60.000 négatifs mystérieusement retrouvés en Suède – où on apprendra que Ernest Cole a fait quelques séjours dans les années 70. On pense à Vivian Maier et à la célébrité posthume que la découverte de ses photos lui ont valu. Mais hélas, cette histoire fait long feu : à ce jour, les circonstances du dépôt de ces négatifs et de leur conservation demeurent inconnues.
miketbrijou
miketbrijou

2 abonnés 124 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2025
Retour sur les horreurs de l’apartheid, très belles photos noir et blanc de l’époque en Afrique du Sud et à New-york sur fond de jazz. Commentaire sobre… et désespéré. Comme est désespérant le sujet. Très beau documentaire.
Jylg
Jylg

55 abonnés 492 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2025
Film éminement important. Cet homme a donné sa vie pour son pays et la liberté dont on l'a souvent privé. Ses milliers de photos nous décrivent tellement bien une époque pas si révolue. La sobriété des musiques et des commentaires en fait un documentaire à montrer aux jeunes générations.
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