1918 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
175 critiques spectateurs
5
17 critiques
4
66 critiques
3
52 critiques
2
28 critiques
1
10 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
TwinPeaks2003
6 abonnés
138 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 16 février 2025
”Bird” mon deuxième gros coup de coeur de cette compétition cannoise 2024 !
Un véritable conte avec sa petite dose de fantastique. J’ai eu du mal à rentrer dans le film puis l’apparition du personnage de Bird m’a totalement fait changer d’avis, je me suis envolé dans le film. Énorme coup de coeur sur lui, c’est un individu si fou, si lunatique, si étrange, si émouvant, si authentique, pas comme les autres. Bird coeur sur toi, je t'aime
Il y a clairement deux films qui se dessinent, une où on suit la petite ou plutôt la grande Bailey dans sa vie de famille et celle où Bailey aide Bird à la recherche de sa propre famille. Cette deuxième partie m’a beaucoup plus happé je ne vais pas vous le cacher.
Cette fin qui rajoute cette touche de fantastique à la manière du ”Règne Animal” peut surprendre et m’a surpris. J’étais très perplexe puis en voyant la toute fin je me suis dit que c’était justifié là-aussi. Cela permet de montrer que la nature a encore ses droits sur l’Homme.
Coté technique, au début, j’avais de grande crainte avec cette caméra à l’épaule très agressive puis au fil du récit, je me suis dit que c’était totalement justifié comme si la caméra était un oiseau donc bon point. C’est bien monté également.
Dommage que ce film n’a pas eu de prix au festival, il ne l’aurait absolument pas volé.
Une oeuvre qui nous appelle à nous rechercher notre identité, notre liberté. Ne pas suivre les normes, les routes qui sont déjà toutes tracées mais soyons, comme un oiseau, envolons-nous, voyageons, profitons, essayons d’être nous même.
Film sur le passage à l'adolescence, emprunt d'une certaine poésie, Bird est un joli film avec une couleur assez sensible. Les acteurs sont très bons et sonnent tous juste dans cette histoire qui se déroule dans une banlieue anglaise très défavorisée. La misère sociale est très présente et cela peut être un éventuel frein à votre visionnage. Mais l'ensemble est filmé sans condescendance et il y a une réelle volonté de tirer au final quelque chose de positif! Un petit bonus pour moi avec sa B.O. entre électro et punk énervé, ainsi que quelques classiques. Un petit malus, avec sa caméra à l'épaule un peu trop remuante, alors même que la mise au point est bonne, ce qui prouve qu'il y a quelque chose d'intentionnel ici, et pour ma part je m'en serait un peu passé. Le film est un peu long, mais la fin le justifie.
Beau film métaphorique sur les rêves de liberté d’une adolescente tentant d’échapper à sa condition sociale. Beaucoup de poésie dans sa relation avec un homme nommé Bird Andrea Arnold est une cinéaste singulière à suivre.
Film bouleversant. Il montre la capacité de l'héroïne à puiser en elle des ressources pour surmonter une réalité quotidienne très difficile, indicible (situation de la mère et des frère et sœurs) et une situation familiale plus que dysfonctionnelle. Des ressources dussent-elles en passer par l'imaginaire.
Très beau. Si ce film évoque à certains Le Règne animal, à moi, c'est surtout Les Ailes du Désir de Wim Wenders auquel il a fait penser, grâce je crois aux plans montrant la présence immanente de Bird sur le toit de l'immeuble d'en face, veillant de manière singulière, muette, et spirituelle sur la jeune adolescente. Un ange gardien veille. Un être venant de nulle part, étrangement accoutré, qui ne semble pas avoir de vie matérielle (il porte un sac à dos, ok)
Dans une certaine tendance actuelle, contemporaine et bienvenue car tellement nécessaire : beaucoup de plans sur une nature simple et belle en contrepartie du brouhaha et de la laideur morale du monde urbain.
"Don't worry"...
Un film d'initiation et de résilience qui s'adresse à tout âge.
Le dernier plan est magnifique et bouleversanspoiler: t, ces larmes de l'héroîne à Bird, comme un Adieu accepté et transcendé.
Ma-gni-fi-que...
Dieu que le cinéma britannique se porte bien (je pense à Quiet Girl, de haut vol lui aussi)
Un film sympathique une jeune fille dans un milieu pas vraiment favorisé dans l'adolescence doit gérer se situation sociale, des relations familiales un peu compliquées, le remariage de son père par exemple. Elle rencontre "Bird" être réel, fantasmagorique et sa vie est changée par cette rencontre.
Un film a voir si on accepte une part de rêve dans ce monde.
Après son incursion américaine (American Honey) que j’avais trouvée complètement ratée la réalisatrice anglaise est de retour au bercail, et de la plus belle des manières. On suit au plus près du corps Bailey une jeune métisse dans sa vie quotidienne qui a du mal à accepter le nouveau mariage de son père, trentenaire habitant dans un squat espérant tirer de l’argent de la bave d’un crapaud. Andrea Arnold filme cette réalité de manière onirique et quand Bailey rencontre Bird (interprété par l’étrange Franz Rogowski) le film se déploie dans une sorte d’entre-deux mondes. Le regard qu’elle porte sur ses personnages est toujours tendre et poétique et leur interprétation est magistrale. Ils sont tous déglingués, désargentés et borderline mais on aimerait faire partie de leurs vies. Et puis la bande son est exceptionnelle avec, entre autres, la superbe musique de Burial, si cinématographique. Sans aucun doute le meilleur film de ce début d’année.
Toujours la tête dans les nuages en quête de liberté. Un côté poétique ce dégage du film, avec des plans contemplatifs. Les personnes sont haut en couleurs et le film ose aller jusqu'au bout de son côté mystique qui s'y dégage.
Magnifique film pour son énergie, sa bienveillance, ses interprètes … et ses moments de grâce… quand tout semble perdu … une caméra qui tourne , file, virevolte et … capte fraîcheur et tendresse dans un monde brutal : seul le rêve et … les enfants permettent de garder l’espoir.
"Bird" d'Andrea Arnold est une œuvre d'une poésie rare, dépeignant avec justesse et modestie le passage délicat de l'adolescence. Le film suit Bailey, 12 ans, qui, dans un environnement familial dysfonctionnel, cherche à s'évader de son quotidien morose. La rencontre avec le mystérieux Bird, interprété par Franz Rogowski, apporte une dimension presque fantastique à ce récit ancré dans le réalisme social. Sans jamais tomber dans la moralisation, Arnold offre un portrait sensible et authentique de la jeunesse, sublimé par une mise en scène à la fois brute et poétique.
Lueur d’espoir avec un ange et son ange gardien et 2 acteurs lumineux au milieu de la noirceur et la violence des cités pauvres anglaises …Filmé avec un iPhone ? Quelques longueurs … Vision positive :Nos banlieues n’en sont pas là Vision pessimiste: Elles ne vont pas tarder à être au même niveau
Et en second un excellent Quatrième Mur 4/5 = avec un Lafitte au top entouré de très beaux acteurs locaux , une parabole autour d’Antigone… Désespérant cependant sur l’existence d’une solution et d’un espoir quelconque au Liban et au Moyen Orient avec le passif historique (très bien montré sur la période 1982-83)
Il y a de belles intentions dans ce film : du social, de la misère, de la violence mais beaucoup d'amour, le tout filmé en caméra-épaule (la base pour un film social). Le problème du film tient à sa crédibilité. Certes, ce genre de familles existe, au Royaume-Uni comme en France, mais le réalisateur, Andrea Arnold, a probablement eu peur de ne pas être assez proche de la réalité. Alors il a ajouté quelques accessoires... et même beaucoup d'accessoires : des tags sur tous les murs de son film, des mégots et des bouteilles qui traînent sur chaque plan, comme si on avait rajouté des valises vides à Auschwitz de peur que la visite du musée ne soit pas assez bouleversante. C'est trop. Cela fait décrocher du film. Et ce n'est pas cet étrange personnage métaphorique qui ramène à la réalité. Dommage que le réalisateur ne manque pas de talent et, surtout, parce que la jeune Nykyia Adams et Barry Kéeoghan rendent de magnifiques performances d'acteurs.
Un film magnifique dont on ressort bouleversé(e), avec des acteurs époustouflants, d'une puissante poésie dans un monde de brutes. Les mots me manquent pour décrire ce superbe hommage aux oiseaux... à voir absolument!
D'emblée le ton est donné avec une musique rock et un rodéo à trottinette à travers un quartier défavorisé au Nord du Kent. Il faut un moment pour rentrer dans ce film tellement celui-ci dépeint une situation précaire et violente. Au milieu de tout cela, Bailey, jeune adolescente androgyne de 12 ans voit son père totalement immature lui imposer sa tenue pour son mariage avec sa nouvelle copine. Au milieu de tout ce marasme, il y a Bird (magnifique Franck Rogowski) qui va (surtout dans la deuxième partie) amener sa sensibilité jusqu'à une forme de grâce. Et Bailey se redonner le droit de rêver en se sentant plus légère comme avec cette sortie à la mer. Un ensemble qui remue autant qu'il bouleverse avec une BO géniale. Une réussite.
Dans Cow, documentaire sorti en 2021, la réalisatrice invitait le spectateur dans le quotidien d'une vache laitière. “Quand je regarde Luma, notre vache, c’est notre monde que je vois à travers elle.” disait la réalisatrice. Bird, son dernier long-métrage, est l’expression de ce même amour pour le trivial sublimé. Le trivial - dans le sens du banal - ce sont ces hommes et femmes qui s’évertuent à trouver du beau dans le tragique, à créer des cercles d’outcasts dans une société qui les méprise.
Tous et toutes ont leur monde intérieur, de la fille, Bailey (Nykiya Adams), fascinée par les êtres volants, du père célibataire (Barry Keoghan), romantique naïf qui s’efforce de faire de son mieux, au demi-frère (Jason Buda) qui veut être un bon père pour sa petite-copine enceinte, jusqu’à la mère de Bailey (Jasmine Jobson), dont les premiers traits sont cruels mais qui a sans doute ses raisons d’avoir écarté sa fille de son toit.
Film d’auteur hybride entre le drame et le fantastique, Bird a une odeur, une texture (notamment parce qu’il est entièrement filmé à la pellicule) et une partition onirique. Andrea Arnold nous convie, comme son héroïne, à attraper les petits signes de la vie, à se saisir des messages tagués, apprécier le vivant qui nous entoure; choisir le verre à moitié plein.