Beaucoup de blabla, des péripéties peu intéressantes, pas d'humour... Je n'ai aimé que la rencontre sur la première moitié du film. L'arrivée de Ray Liotta remue la mayonnaise mais très vite, le film repart dans une routine peu attractive jusqu'à la scène dans la salle de bain qui est également moyenne et suggestive. Fade, très fade.
Un road-movie en deux parties, la première menée par un duo contrasté et déjanté et qui tourne plus vers la comédie, la seconde avec un troisième personnage dans la course, toujours aussi déjanté et contrasté, et qui tourne vers le drame. L'histoire est bien écrite, les rebondissements ne manquent pas et on passe un très agréable moment dommage que parfois l'on ne sache pas comment se situer par rapport aux événements.
Un sympathique road movie qui demarre sur les chapeaux de roues pour ensuite chercher son 2eme souffle avec l'apparition de l'ex mari avant de finir dans le mur sur un final sanglant grotesque.Dommage car le couple toute en opposition formé par la belle et sauvage Griffith et le naif BCBG Daniels (tres bon acteur trop rare sur les ecrans) fonctionne a merveille ,par contre le rythme elevé du debut faiblie dangereusement jusqu'a l'incursion salutaire de l'excellent Liotta en ex-mari taulard completement cinglé qui relance la mecanique au point de faire basculer le film de la gentille comedie vers une sombre histoire de vengeance qui se termine dans un corps a corps des + ridicules avant le classique happy end.
Un film très "eighties" : décors, costumes, humour ... Melanie Griffith est excellente (à l'image de sa prestation dans Working girl d'ailleurs) et Jeff Daniels naif à souhait. Si le film avait pu garder les idées et le rythme de la première partie [sur son ensemble], il eu été une réussite. Mais là, en guise de deuxième partie, on a le droit à une banale histoire pseudo-policière qui vire au drame !!! Assez étonnant vue l'entâme déjantée à laquelle on avait eu le droit. Et donc frustant ...
Jusqu'à ce que le personnage de Lulu devienne blonde, le film passe encore. On attend la suite en ce disant "ça peut donner un bon film". Mais la blondeur achève le "quelque chose de sauvage". A la fin, on ne sais pas s'il faut rire, pleurer, trembler, s'émouvoir ... ou aller se coucher. 'fin bref, c'est marqué Demme dessus, mais c'est du petit Demme.
Si le regretté Jonathan Demme est principalement connu pour l'immense « Silence des agneaux » et « Philadelphia », il serait vraiment dommage de laisser de côté « Dangereuse sous tous rapports » qui, sous ses airs un peu anodins, dégage quelque chose d'assez puissant. Se plaçant longtemps sur le ton de la comédie déjantée et du « road trip » assez irrésistible car très bien réalisé, écrit et pensé, le film va brutalement basculer vers quelque chose de beaucoup plus grave et violent, sans que le cinéaste ne perde le fil un seul instant. Au contraire, j'ai été saisi à la fois par la simplicité et la rigueur dont fait preuve Demme pour rendre le scénario cohérent et souvent prenant, celui-ci n'ayant pas besoin de grands discours pour rendre très attachant ses deux héros, imaginant au passage avec bonheur ce qui est sans doute le fantasme « caché » de beaucoup d'hommes... Il y a quelque chose d'à la fois vraiment piquant et assez tragique que peu de réalisateurs sont capables de maîtriser, surtout en passant d'un genre à un autre en quasiment une seconde. L'œuvre d'un auteur libre (la singulière et réjouissante bande-originale en est la parfaite incarnation), à la fois fort divertissante tout en nous offrant une histoire d'amour pas franchement comme les autres, où les talents conjugués de Mélanie Griffith (irrésistible), Jeff Daniels (impeccable) et Ray Liotta (glaçant) font merveille. À (re)découvrir.
Dans ce film, le premier qui a fait connaître Jonathan Demme, futur réalisateur du Silence des Agneaux, il y a deux parties très distinctes. La première, la meilleure, est une sorte de comédie loufoque et pimentée qui voit un jeune cadre dynamique être littéralement "débauché" par une entraîneuse un peu barjot qui le mène par le bout du nez. Superbe numéro de Mélanie Griffith à la chevelure Louise Brooks, et Jeff Daniels n'est pas mal non plus en ahuri consentant. Cette première partie ne laisse pas présager le tournant que prends le film dès qu'apparait l'ancien mari de Griffith (Liotta), une brute sanguinaire. Avec lui, la comédie laisse place à l'angoisse, à la souffrance physique, à la violence. On sent toujours un léger parfum parodique, mais la fin est particulièrement violente. Ce tournant est un peu artificiel, et il s'explique peut être par l'interprétation "chargée" de Ray Liotta dans son premier rôle (où il s'est d'ailleurs fait remarquer). Sachant que Demme aime les sujets scabreux, on peut aussi penser que cette dérive violente soit tout à fait volontaire.