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tuco-ramirez
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4,0
Publiée le 24 avril 2026
se trouver avant tout Camille, élève en sport étude, est déjà un champion de boxe. Sélectionné en équipe de France pour les championnats d'Europe, il est le leader de sa section dans son lycée. Quand il est victime d’un très grave accident et qu’il est sauvé par son meilleur ami Matteo ; tout son monde va se retrouver chamboulé. Valery Carnoy, pour un premier long métrage auto biographique, s’est vu décerner un prix lors de la Quinzaine des Cinéastes. En effet, lui-même était en sport étude foot avant de se tourner vers le cinéma ; et quand on sait cela, on comprend bien une des thématiques principales du film. L’amitié entre Camille et Matteo dès leur plus jeune âge tourne autour de la boxe ; et l’accident dont est victime Camille lui impose à se poser des questions qu’il ne s’est jamais posé ; à savoir, fait-il ce sport par habitude ? Car il y trouve son estime de soi par sa réussite ? Ou par amitié ? Au travers du portrait de ce jeune qui doit redéfinir sa place au sein d’un groupe, c’est bien l’importance de se trouver soi-même avant de persévérer ou non dans une voie qui est abordé ici. Pour illustrer ceci, Anna Heckel (la lycéenne pratiquante de taekwondo) vient introduire de la sensibilité, loin de tout cliché, en marge des affrontements deux groupes de garçon. Sportive de haut niveau, elle développe d’autres centres d’intérêt comme la musique, le duo qu’elle forme avec Camille sur de nombreuses scènes apporte de la douceur et de la poésie au propos ; et amène Camille sur d’autres territoires inconnus pour lui. Elle est un parfait contrepoint à la masculinité exacerbée sous testostérone que l’on retrouve bien souvent chez les jeunes hommes. Cette relation l’éclaire sur ses propres choix et ses aspirations profondes. Ce film très sensible sur l’adolescence dévoile bien toutes les fragilités liées à cet âge ; tout est possible, mais derrière les premiers succès se logent aussi les premiers échecs. Ascension et chute doivent permettre aussi de se comprendre soi-même et de construire sa propre masculinité dissociée du regard des autres. Si quand on regarde de la boxe, on voie bien le parallèle avec la danse des renards ; c’est aussi le parallèle de ces relations entre jeunes garçons qu’elle symbolise aussi. Et Samuel Kircher et Faycal Anaflous joue aux deux renards se livrant des coups à fleurets mouchetés dans un face à face amical fracassant. Et tous les non professionnels qui les entourent sont au diapason. Même si aussi bien le coach que l’encadrement restent bienveillant et dans le souci de la préservation de la santé des jeunes ; le regard porté sur le sport étude est intelligent et intéressant en montrant bien que la compétition sportive construit tout autant qu’elle fragilise. L’impératif de victoire est bien présent et la compétition entre pair peut être destructrice. Jean Baptiste Durand (le réalisateur du magnifique « Chien de la casse ») joue un coach tout en nuance dont on ne peut pas reprocher grand-chose, loin des monstres vus dans de récents films comme « Slalom » ou « Julie se tait » par exemple. Cependant il est bien le symptôme d’une société aveugle aux crises d’angoisse et à la dépression chez les jeunes. Si le corps va tout va. Un film immersif et touchant à voir impérativement.
Premier long-métrage du cinéaste belge Valéry Carnoy, La danse des renards nous plonge dans l’univers de la boxe, au sein d’un groupe d’adolescents évoluant en sport-étude. Porté par un Samuel Kircher impeccable, le film décrit avec intelligence et finesse un monde fait d’amitié, de solidarité mais aussi de concurrence acharnée, qui va être ébranlé par la défaillance du plus prometteur des jeunes boxeurs, victime de troubles psychosomatiques après avoir réchappé d’une chute qui aurait pu être mortelle. S’il n’est pas exempt de faiblesses et de maladresses, ce coup d’essai sincère et intègre s’avère tout à fait prometteur.
Valéry Carnoy signe un premier long métrage sensible et maîtrisé, qui utilise le monde de la boxe pour raconter bien plus qu’une simple histoire de sport. Ce drame belge plonge dans le quotidien d’un jeune athlète confronté à un événement qui bouleverse ses certitudes et ses liens avec les autres. La mise en scène privilégie une approche intime, au plus près des corps et des émotions, avec une caméra qui capte aussi bien la tension des entraînements que les fragilités des personnages. Le scénario avance avec finesse, évitant les clichés du film sportif pour explorer la reconstruction, l’amitié et la difficulté à trouver sa place. Les acteurs livrent des interprétations naturelles et habitées, portées par une belle justesse dans les silences et les regards. La photographie sobre, le travail sonore immersif et un montage précis renforcent l’atmosphère du film, même si quelques passages peuvent sembler plus contemplatifs. Malgré un rythme parfois lent, l’ensemble conserve une vraie force émotionnelle. Une œuvre délicate et prometteuse, recommandée aux spectateurs en quête d’un cinéma humain, authentique et profondément touchant.
À ranger à côté de « The Wrestler » de Darren Aronofsky (2009), pour son portrait d’un corps sacrifié et d’un homme confronté à ses propres limites pour une passion dévorante.
Les images sont trop belles. Chaque scène est super bien faite et ça donne vraiment envie de rester jusqu’à la fin. L’histoire est un peu mystérieuse, mais c’est ça qui est cool, parce que ça fait réfléchir et on ne s’ennuie pas. Les personnages sont intéressants et pas comme dans les films habituels. J’ai aimé essayer de comprendre ce qu’ils ressentent,