Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan
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Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mars 2025
 MA MÈRE, DIEU ET SYLVIE VARTAN - Ken Scott | � 6,5/10

Après En Fanfare et On ira, le cinéma français surfe décidément sur une vague de comédies populaires "feel good", portées par de grands acteurs, qui misent tout sur l'émotion et qui se révèlent au final sympathiques mais pas transcendantes, cinématographiquement parlant.

Après une première moitié très enlevée et réussie, sur l'enfance de Roland Perez, avec une jolie reconstitution des années yéyé et Sylvie Vartan en madeleine de Proust pour fond sonore, le film s'enlise quelque peu dans une seconde partie moins convaincante durant laquelle le réalisateur semble passer à côté de son sujet, n'approfondissant pas assez la relation du protagoniste devenu adulte avec son idole, et préférant enchaîner les scènes à la manière d'un biopic qui cherche à tout couvrir, et pour autant sur un faux rythme qui fait que l'on s'ennuierait presque. Et si la piste du fils qui cherche à se libérer de l'emprise de sa mère laisse entrevoir une réflexion intéressante, il est regrettable que tout soit constamment traité sur le même plan : l'anecdotique comme le plus profond.

Leila Bekhti, dont la performance est à saluer, donne tout, parfois même un peu trop. Difficile de dire si sa prestation sera éligible à une récompense. Toujours est-il que c'est pourtant lorsqu'elle est moins en surrégime et qu'elle ne joue quasiment pas qu'elle est souvent la plus drôle et que ses répliques font mouche. Après Making Of de Cédric Kahn, Jonathan Cohen confirme qu'il est dorénavant capable de sortir de son personnage d'amuseur tête à claques.

Sur le fond, le film semble osciller entre le récit plein de tendresse d'un amour infini d'une mère pour son enfant et celui plus à charge d'une mère ultra possessive, voire abusive, et de son fils empêché. Et s'il ne sait jamais vraiment choisir son camp (mais ce qui correspond finalement aux sentiments contradictoires du personnage principal), il se termine, après un dernier quart d'heure très émouvant, par ce très joli proverbe juif qui résume finalement tout : "Dieu ne pouvait être partout, alors il a créé la mère".

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Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mars 2025
En 1963, Esther Perez (Leïla Bekhti) met au monde son sixième enfant. Il est affligé d’un pied bot et condamné par les docteurs à être handicapé et lourdement appareillé. Mais sa mère s’y refuse, contre toute raison, et attend un miracle.

"Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan" est l’adaptation de l’autobiographie éponyme de l’avocat Roland Perez. Il y raconte, à la première personne, son enfance dans un HLM du 13e arrondissement parisien, son handicap, sa scolarité dans un cours de théâtre puis sa brillante carrière au barreau. Il y raconte surtout en filigrane l’amour démesuré de sa mère.

Leïla Bekhti se glisse avec gourmandise dans ce personnage de mamma juive séfarade immigrée du Maroc, plus vraie que nature. Comme la mère de Romain Gary elle prophétise à son fils bien-aimé un avenir prestigieux. Elle réussit à être profondément attendrissante dans l’amour qu’elle porte à son enfant, capable de déplacer des montagnes, et horripilante dans ses excès caricaturaux. Le maquillage qui la vieillit outrancièrement dans la seconde partie du film est bien lourd à porter ; mais Leïla Bekhti est une si bonne actrice qu’elle le supporte sans se ridiculiser.

Le scénario du film boîte, comme son héros. Il est l’adaptation, je l’ai dit, d’une autobiographie. Mais il se focalise, non sans raison, sur le handicap de naissance du jeune Roland et l’entêtement insensé de sa mère à le soigner. Cette histoire-là aurait suffi à nourrir un film. Elle constitue d’ailleurs les deux tiers de Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan. Elle est l’occasion de croquer une famille nombreuse et joyeuse dans le Paris coloré et rock’n roll de la fin des années 60.

Mais le film est lesté d’un troisième tiers qui le déséquilibre. On pourrait penser, à en croire son titre, que ce troisième tiers est consacré à Sylvie Vartan. Ce n’est qu’en partie vrai. Certes, on y voit la chanteuse, aujourd’hui âgée de quatre-vingts ans passés, le visage à ce point corrigé par la chirurgie esthétique qu’on le dirait redessiné par une intelligence artificielle. Mais on y voit surtout Roland Perez adulte, interprété par Jonathan Cohen, se marier, fonder une famille, et tenter de se sevrer de la relation vampirique qui l’unit à sa mère. Cette partie-là du film n’est pas inintéressante… mais c’est un autre film qui dévoie le premier.
folyr
folyr

37 abonnés 72 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 mars 2025
Je me suis beaucoup ennuyée pendant ce film qui cumule les poncifs sur les mères juives, la solidarité d'antan, toutes religions confondues, dans les HLM. Leila Behkti sur-joue son personnage. Jérémy Cohen, sans être mauvais, n'a cependant aucune présence. La bande son est trop présente, pénible, la réalisation va à la pêche à l'émotion, qui, pourtant, est absente. Et le film n'en finit pas.
ebp
ebp

3 abonnés 38 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mars 2025
C'est une comédie pas très drôle, la salle était pleine aux Halles et quelques rires ont fusé... J'étais assez mal à l'aise pendant la première partie du film où on voit une mère abrutie de religion maltraiter son fils et le maintenir au stade larvaire pendant qu'elle s'enfonce dans la bigoterie. Le personnage de cette mère n'est finalement pas drôle, ni aimable et presque détestable alors que ce n'est pas l'intention du film.
Les effets speciaux sont ratés, Sylvie Vartan jeune ressemble à un androïd, Leïla Bekthi a 25 ans pendant 20 ans, devient subitement une mamie ratatinée et à la fin de sa vie a la peau rebondie mais jaune.
Jonathan Cohen a dû se faire lifter, il a 25 ans toute sa vie et à la fin ça en devient gênant car il a l'air plus jeune que son fils.
L'intrigue s'essouffle au bout d'une heure et on attend la fin avec impatience.
Yann C.
Yann C.

31 abonnés 74 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 janvier 2025
vu en avant-première CGR, une belle histoire, portée essentiellement par une très drôle et poignante Leila Bekhti. de beaux moments.
Julien C.
Julien C.

39 abonnés 66 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 avril 2025
La tartouillerie de l’année. On ne comprend pas très bien l’intérêt de cette histoire, où tout est appuyé, lourdement démonstratif. Les acteurs sont sympathiques mais les personnages tellement caricaturaux, tout comme les situations. Cette histoire de mère juive possessive a déjà vue mille fois… et le concours du musée Grevin avec l’apparition du zombie de Sylvie Vartan provoque un profond malaise (impossible de regarder sans frémir ce masque de cire).
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2025
Voilà un long métrage spoiler: (signé, à la réalisation, du Canadien Ken Scott – voir notamment, en 2011, son « Starbuck ») qui aurait pu s'intituler « Le Film de ma mère », tant l'hommage de Roland Perez, avocat et animateur radio-télé de son état, fait penser, dans sa démarche (d'abord un livre autobiographique dudit, d'ailleurs) au bouleversant « tombeau » (au sens littéraire du terme, mutatis mutandis) d'Albert Cohen (« Le Livre de ma mère » - 1954)... « Esther » est bien plus[spoiler] que la figure archétypale de la mère juive, c'est une mère d'exception, qui porte au plus haut cet amour sublime qu'est l'amour maternel (mais souvent sur la ligne de crête de l'amour possessif, cependant)... « Dieu ne pouvait être partout, alors il a créé la mère » - belle et convaincante « Défense et Illustration », donc ici, de ce proverbe juif !
Sans signature dramaturgique particulière, « Ma Mère... » est cependant de bonne facture, et les 102 minutes passent vite, spoiler: entre récit d'apprentissage et nostalgie des « sixties » (& co), via la « vartanmania » ambiante (aux vertus étonnantes !)
. Grâce, surtout, à l'aisance d' "Esther", alias Leïla Bekhti (très beau travail de maquillage, au passage – la fin du film mettant en scène l'actrice principale dans ses vieux jours) et de Jonathan Cohen, « Roland », adulte.[/spoiler]
Jonesss
Jonesss

71 abonnés 43 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 mars 2025
Ce film est tiré d’une histoire vraie… je pense que l’auteur du livre a inventé pas mal de choses... Y’a bcp d’incohérences. Mais ce qui me choque le plus c’est de mettre en avant le comportement de la mère comme un comportement d’amour alors que ses comportements relèvent clairement de la maltraitance et de la toxicité !! Déjà quelle image est-ce que ce film renvoie du handicap ? C’est terrible. De plus une mère qui Prive son enfant de son enfance et l’attache à un lit pendant un an et demi sans qu’il ne puisse rien faire, pour que son pied redevienne « normal » ce n’est pas de l’amour, c’est de la maltraitance !!
SRE
SRE

13 abonnés 3 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 février 2025
Une catastrophe. Tout sonne faux dans ce film qui accumule
Les clichés les plus éhontés et multiplie les scènes tire-larmes. L’ensemble frise le ridicule et devient vite pénible jusqu’à une scène finale d’une prétention insupportable.
coraly
coraly

19 abonnés 179 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 février 2025
Vu le film en avant-première dans le cadre du Label UGC.
Une comédie dramatique menée tambour battant, qui célèbre un personnage de mère déterminée, qui ne vacille jamais dans sa foi en la "guérison" de son fils et dans sa capacité à être un enfant "comme les autres". Un postulat de départ qui peut interroger, mais s'inscrit dans le contexte des années 60. Cette mère quelque peu étouffante est très bien jouée à différents âges par Leïla Bekti, qui est toujours excellente tant dans les moments de comédie que d'émotions. Cet équilibre entre comédie et drame est cependant moins réussi à l'échelle du film, beaucoup de sujets, beaucoup d'évènements à raconter, ce qui fait que tout est un peu lissé. Dommage également que les personnages secondaires n'existent quasiment pas, tout tourne autour de cette mère et de son fils. Il manque un petit quelque chose qui aurait pu en faire un grand film, mais cela reste à voir pour passer un très bon moment et pourquoi pas raviver la nostalgie de la période yéyé.
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mars 2025
Esther est une jeune mère de famille juive emménageant en plein Paris avec son mari et ses enfants à la naissance du sixième et petit dernier: Roland. . Malheureusement, on lui annonce à sa naissance qu'il a un pied-bot et qu'il sera handicapé toute sa vie. Décidée à affronter le destin de son fils, Esther se lance dans une quête pour soigner la jambe de Roland. En salle le 19 mars.

spoiler: "Ma mère, dieu et Sylvie Vartan" est un objet assez étrange. J'ai eu l'impression de voir deux films différents pendant la séance. La première partie est magistrale : on suit l'entêtement d'une mère de famille solaire dont la foi parvient in fine à offrir la meilleure vie possible à son petit garçon. Leïla Behkti est merveilleuse dans son rôle. Et puis, le temps s'accélère soudain et on voit les personnages vieillir, les acteurs changent, on s'enfonce dans la vie assez banale de Roland et le film perd toute sa magie. Quel dommage! Je ne suis pas convaincu par cette leila bekhti grimée en vieille dame, et je trouve les enjeux bien moins éclatants. J'aurais préféré voir juste la genèse.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2025
Un film émouvant que cette véritable histoire de Roland Perez, 6ème enfant d'une famille d'immigrés juifs marocains, que l'acharnement et l'amour débordant de sa mère propulsera, en surmontant douloureusement son handicap, à des fonctions de grand avocat, homme public et ami de Sylvie Vartan, l'idole de toute la famille, et qui plus est grâce aux chansons de laquelle, il a apprit à lire et échapper à la mise sous tutelle voulue par l'assistante sociale...
La profondeur du film repose aussi sur les liens étroits mère-fils, à la façon des mères juives qui veut tout régenter jusqu'à nuire à l'intérêt de l'adulte après avoir servi ceux de l'enfant
Globalement, c'est bien écrit, bien interprété, et on découvre sur la dernière partie la véritable Sylvie qui joue son propre rôle
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 mars 2025
un film que j'ai vu en avant première et qui réussit à faire rire, émouvoir et se remémorer ses souvenirs de jeunesse. Leila Bekhti est impeccable dans le rôle de la mère - à tous les âges - et Jonathan Cohen très crédibles dans la peau de cet avocat à qui sa mère à donné sa vie - au sens propre et au sens figuré - et qui a du mal à couper le cordon.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 mars 2025
Adaptation du roman autobiographique de même titre, Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan procède par énumération de petites vignettes loufoques cristallisant l’amour vampirique d’une mère à l’égard de son fils, spoiler: que la difformité physique assimile d’emblée à une épreuve divine exigeant le don de soi et la combativité
. La première partie, correspondant à l’enfance et à l’adolescence de Roland, insupporte au plus haut point, la faute à la répétition d’une même formule narrative proche du sommaire : jamais les situations de la vie quotidienne ne se posent, jamais une émotion véritable ne naît, tout s’enchaîne vite et mal, rythmé par des chansons qui en gonflent artificiellement le dynamisme et les enjeux. L’interprétation outrancière de Leïla Bekhti crispe un spectateur qui ne sait déjà pas où s’installer, égaré devant un flux d’images et de sons qui ne lui réservent aucune place ; la vieillesse du personnage atténue ces fulgurances ridicules, seconde partie d’un récit qui trouve alors une profondeur et une poésie certaines, quoique faciles et stéréotypées. Nous sommes loin, très loin des audaces torturées d’un Xavier Dolan, de l’éloge nostalgique des romans et adaptations de Pagnol, ou d’une réflexion originale sur la possessivité d’une mère représentée, entre autres, par Eva Ionesco dans My Little Princess (2011). Voilà un long métrage qui manque terriblement de personnalité, et que la présence de Sylvie Vartan ne saurait suffire à singulariser.
Vu en avant-première au cinéma Turenne de Sedan.
Fabienne B.
Fabienne B.

1 abonné 1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 mars 2025
J'ai vu ce film en avant 1ere (pour les journées de la femme au Rex à Châtenay Malabry) et j'ai étais un peu déçu, alors que tout le monde semble s'extasier.
Je n'ai pas aimé le rôle de cette mère interprété par Leïla Bekhti, mal dirigée et trop excessif.
pour moi, ce metteur en scène n'a pas été à la hauteur pour parler de ce sujet et de cette famille.
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