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Catherine H.
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5,0
Publiée le 14 avril 2025
Goldhifteh est excellente, très belle , beaucoup d' émotions et se sentiments exprimés avec sobriété et authenticité ce qui est d'autant plus émouvant que l'on connait la situation en Iran.
Film tout à fait louable sur le combat des femmes iraniennes pour la reconnaissance de leur existence et leurs droits. L'interprétation est excellente.
Exilée aux Etats-Unis pendant la dictature du Shah d’Iran, Azar Nafisi, professeure de littérature anglaise à l’université, revient enseigner à Téhéran en 1979 après sa destitution. Mais elle déchante très vite, face à l’intolérance des mollahs, qui censurent les livres impies, obligent les femmes à se voiler, embastillent et torturent les opposants au régime. De guerre lasse, Azar abandonne son enseignement et réunit chez elle quelques fidèles étudiantes pour lire les livres interdits.
On a scrupule à critiquer un film qui dénonce le régime des mollahs, la chape de plomb qu’il a fait tomber sur l’Iran au nom d’une conception dévoyée de la religion et qui salue le courage de celles et ceux qui osent en braver les interdits. Sur le papier, "Lire Lolita à Téhéran" coche toutes les cases : un titre qui claque, un sujet en or inspiré d’une histoire vraie, celle d’Azar Nafisi elle-même qui, exilée aux Etats-Unis, a écrit l’histoire des vingt ans passés à Téhéran, un casting constitué des actrices iraniennes les plus talentueuses du moment, condamnées par le régime à l’exil (Golshifteh Farahani, à laquelle les gazettes prêtent des liaisons rocambolesques, Zar Amir, réalisatrice de "Tatami" et tête d’affiche des "Nuits de Mashhad", Mina Kavani l’héroïne de "Red Rose"…).
Pour autant, ce film-brulot ne brûle guère. Sa facture est trop classique, sa mise en scène trop banale, ce qu’il raconte hélas trop convenu. Sans remettre en cause notre admiration pour les femmes iraniennes en lutte contre un régime oppresseur et notre soutien, on peut ne pas être enthousiasmé par "Lire Lolita à Téhéran".
Depuis 46 ans, on ne peut pas dire que l’on ne sait pas. Un pays cultivé et civilisé peut régresser pour retomber au moyen-age sous l’influence durable d’extrémistes religieux. Les femmes en sont victimes mais sont aussi les bourreaux de leur sœurs. Les hommes sont présentés soit comme des brutes sans discernement soit comme des rêveurs résignés. Constat pessimiste : la seule option est l’exil. A méditer dans notre doux cocon Européen car nous voulons rester libres.
J'ai vraiment aimé ce film. Déjà l'actrice Golshifteh Farahani est magnifique, tellement vraie dans ses rôles (bonus avec Coldplay), bravo aussi à tous les autres acteurs - l'histoire en Iran des femmes obligées de se cacher, se voiler après la montée du régime iranien et ses islamistes.
Est-ce un parti pris délibéré de mise en scène pour faire ressentir la sourde « omniprésence-absente » du régime des mollahs que le film d’Eran Riklis soit à ce point convenu et sans aucun relief ? Car si le propos est grave, Lire Lolita à Téhéran ne dépasse jamais le stade illustratif de l’installation d’un régime oppressif qui contraint ses ressortissants à l’exil ou au renoncement à la libre pensée. Et bien que son sujet résonne fort à propos avec l’actualité du mouvement « femmes, vie, liberté », son traitement beaucoup trop scolaire ne parvient jamais à nous transmettre ce sentiment de révolte et de tension permanente que « les graines du figuier sauvage » de Mohammad Rasoulof distillait avec une redoutable efficacité.
Le film a seulement le mérite d'avoir été fait, mais il n'apporte pas grand chose.. Dommage qu'il soit confus et décousu, ennuyeux à regarder ces femmes nanties décortiquer la littérature anglaise.
L’Iran des mollahs avec leurs déviances vis à vis des femmes, des intellectuels. Quelle tristesse de voir les iraniens réduits à ce triste sort. Mais la littérature les aide à se sortir de ce morne quotidien au travers de réunions de lecture.-Quand littératureespoir rime avec espoir et évasion.Quelques lourdeurs mais globalement un film intéressant .
Le thème du film de Riklis est inattaquable, son hommage aux femmes est un témoignage politique nécessaire. Un acte militant. Le constat final est amer: ne peut-on continuer à s'exprimer qu'en s'exilant, situation des toutes les artistes qui ont contribué au tournage. Sur la forme, scénario et mise en scène, on ne qu'être réservé, tout le monde n'est pas Rasoulov. Ni Kubrick tournant Lolita… La réalisation est scolaire et loin d'être universitaire. Le film se veut didactique, mais ce n'est pas pour autant que les ellipses sur le parcours des différents acteurs, dont le confident homme de Azar, permettent de connaitre ou de comprendre leur parcours personnel. On ne retient pas grand-chose de nouveau à la lecture de citations des livres cités, au-delà de leur réputation préexistante et de leur titre. Heureusement, les actrices sont lumineuses, bien sur Farahani est bouleversante et habitée par ses convictions - comme d'habitude- mais aussi Zar Amir Ebrahimi, découverte dans le rôle principal des Nuits de Mashaad. cinéma - avril 2025
« Autodafé iranien» La chute du Shah et l’arrivée au pouvoir de l’ayatollah Khomeyni a suscité un énorme espoir en Iran en 1979. Certains reviennent de l’étranger pour participer à la la nouvelle page qui s’écrit. C’est le cas d’Azar, professeure de littérature qui revient des USA dans ce but. Sa déconvenue sera bien sûr énorme et elle organise des salons de lecture secrets entre femmes. Histoire poignante et intéressante, avec des actrices merveilleuses, sur un scénario un peu trop lisse.
Beaucoup de bonnes intentions, une justesse historique , une analyse assez fine de la situation géopolitique en Iran , mais le film est un peu mou , un peu lent et long . La réalisation manque de panache et de brio. Et pourtant le thème de ces femmes qui se retrouvaient en cachette pour lire des livres interdits était un excellent support, mais les passages de lecture de livres célèbres de la littérature occidentale auraient mérités plus de créativité. Seul le passage sur Jane Austen s’anime avec l’esquisse d’une danse traditionnelle, où les filles participent et s’amusent se libérant de tous leurs carcans. La partie sur la lecture de « Lolita » est par exemple très décevante, rien de percutant, l’allégorie entre le personnage de Humbert et le régime islamiste ,est mal expliqué, mal illustré. Les actrices sont pourtant excellentes, rien à dire, beaucoup de finesse et de subtilité dans leur jeu, pour un sujet si délicat.
Un film qui retrace le basculement idéologique de l'Iran depuis les années 80 en mettant l'accent sur le changement radical du mode de vie de la population et essentiellement des femmes. Apres quoi on ne peut que comparer, realiser et se réjouir de notre extraordinaire chance de liberté au sein de pays occidentaux..
Ces derniers temps, j’ai vu comme films iraniens, tatami et le figuier Sauvage. Ce sont des films forts qui nous bouleversent et nous obligent à réagir. Lire Lolita à Téhéran, c’est bien joué, mais cela manque de nerfs, de pêche, je me suis ennuyé en attendant la fin du film
Le début est prenant et l'on assiste à la mise en place d'une théocratie intolérante et sanguinaire, mais très vite le champ se restreint à un club de lecture dans lequel des bourgeoises lettrées se cherchent des points communs avec des personnages de la littérature anglaise. Trop nombriliste, trop feutré pour ne pas finir par lasser...
La chute du régime impérial iranien en 1979 provoque une onde d'espoir et pousse plusieurs exilés à rentrer en Iran. L'établissement de la cruelle république islamique va progressivement doucher les espérances, frigoriser les libertés et enfermer les femmes. Comment résister sans mourir ? Comment ne pas capituler au risque de perdre son âme ? Film féministe et engagé, LIRE LOLITA démarre passionnément mais finit par s'étioler et finir d'une manière ultra conventionnelle. Un comble avec un tel sujet !!