Lire Lolita à Téhéran
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lau for
lau for

2 abonnés 30 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 avril 2025
Film autobiographique qui nous fait replonger en 1979 avec la révolution en Iran. Cette histoire simple nous raconte la bascule qui s'est opérée pour les femmes, les étudiants, les mœurs, la culture avec l'emprise du fait religieux qui devient la règle de la société iranienne.
Marthem31
Marthem31

19 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2025
Vivre en dictature, et le choc : la perte des libertés, le nivellement de toute pensées, le conformisme hypocrite, tout s'installe à une vitesse folle. Le film suggère avec puissance, efficacité et talent, l'enfermement de tous, les hommes comme les femmes. Sauf que pour elles il n'y a aucun dérivatif, aucune échappatoire. Alors les livres, mais surtout se retrouver entre femmes, parler avec son cerveau et son cœur, quand toute parole est devenue fausse. Un très grand film admirablement porté.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 412 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 avril 2025
Mise image du livre de mémoires d'une professeur d'université de littérature revenue dans son pays après la chute du shah et l'arrivée au pouvoir des mollahs.

C'est bercé de beaucoup d'espoir que le personnage principal et sa famille reviennent en Iran après avoir vécu aux usa. La désillusion sera à la mesure des espérances.

Certains critiques ( je pense au masque et la plume) n'ont pas été tendres avec ce nouvel opus mis en scène par l'israélien Éran Riklis et tourné en Italie.

Il faut presque voir " lire Lolita..." comme une sorte de documentaire mis en images, constitué de plusieurs vignettes d'événements tragiques qui rendent compte des tensions et des difficultés, pour les femmes émancipées surtout et pour l'auteur de vivre sous un tel régime.

Certains ont voulu comparer ce film avec " les graines du figuier sauvage" de M.Rassoulof. Soyons clairs " lire Lolita ..." est au plan cinématographique beaucoup moins fort.

On pourra aussi reprocher le titre du film qui ne rend pas vraiment compte de ce qu'on voit à l'écran. D'ailleurs, il n' y a pas que le roman de Nabokov dont il est question ici, mais aussi de Scott Fitzgerald, de Henry James.

Toutefois, malgré les imperfections du scénario ( peut-être y a t il trop de personnages dans ce film, contrairement à ce que le début nous laisse entrevoir ?), le spectateur intéressé par la problématique ne le manquera pas.
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 avril 2025
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes :
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Lire un livre à Téhéran, vraiment ? Oui, parce que dans Lire Lolita à Téhéran, chaque page tourne avec l’énergie d’un coup de poing, même si le film ne crie jamais. Eran Riklis a choisi de ne pas nous hurler à l’oreille, il nous parle dans un chuchotement. Et c’est là toute sa force : il ne nous montre pas la répression comme une scène de guerre, mais comme une étouffante réalité quotidienne. Le film se glisse en nous, lentement, mais sûrement. Vous en ressortez avec cette petite brûlure qui refuse de partir.

Le cadre ? Un Iran post-révolutionnaire où la moindre pensée dissidente peut coûter cher. Mais il y a plus : ces femmes qui se réunissent en secret pour lire des livres "interdits", et pas n'importe quels livres. Nabokov, Fitzgerald... Rien que ça. C’est comme un coup de vent glacé qui vous fait frissonner sans bruit. Ce n'est pas un film qui en rajoute. Non, c’est un film qui laisse de la place à chaque regard, à chaque livre que l’on tourne discrètement, comme si c'était un acte de bravoure.

Les actrices. Elles sont là, présentes, mais presque absentes, comme si elles étaient en train de se fondre dans la noirceur de la pièce, de leur propre souffrance. C’est l’un de ces films où l’expression d’un regard, le petit tremblement de la main, peuvent raconter plus que mille mots. Il y a une pudeur dans leurs gestes, une tension qui n’est jamais bruyante. Vous n’avez pas besoin de grandes scènes de crise pour comprendre l’enjeu : juste une tasse de thé, un livre, et des gestes furtifs.

Mais ce n’est pas parce que le film chuchote qu’il est mou. Non, loin de là. Chaque scène vous gifle, mais en silence. La répression ne s’illustre pas par des coups violents, mais par la retenue, par ce que l’on ne dit pas. Et là, il faut le dire : la mise en scène de Riklis n’a rien d’extravagant, mais elle sait où elle va. Pas de grands effets de caméra, pas de mouvements frénétiques, juste une caméra posée, presque calme. Le danger se trouve ailleurs. C’est ce silence, ce vide entre les personnages qui, dans leur repli, deviennent tellement plus parlants.

Oui, c’est un film classique dans sa forme. Très, peut-être trop, calme pour certains. Peut-être. Mais franchement, fallait-il vraiment plus de fureur ? Quand l’invisible est aussi assourdissant, pourquoi surcharger l'image ? Une scène où une femme cache un livre sous son manteau, un autre moment où l’on échange un regard furtif : voilà, c’est ça la rébellion ici. Une rébellion sans éclat, mais infiniment forte.

Si je devais résumer, ce film c’est un peu comme un mot que vous pouvez à peine dire, mais qui pèse lourd. C’est la liberté sur un plateau d’argent, cachée sous un voile d’ombre. C’est subtil. Et, si vous êtes un minimum sensible à ce genre de révolte silencieuse, vous en sortirez avec ce frisson. Vous ne saurez pas exactement pourquoi, mais vous l’aurez.
Nebuzon
Nebuzon

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 avril 2025
Lire Lolita à Téhéran ? Extra. Je suis tombée sous le charme poignant de la détresse, de la resilience, de l’amour développé dans ce réseau instruit de petite bourgeoisie Iranienne.
Comment exister sous le poids de l’oppression ?
A voir absolument pour comprendre l’iran
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 568 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 avril 2025
A vu « Lire Lolita à Téhéran » d’Eran Riklis d’après l’autobiographie d’Azar Nafisi. En 1979, suite
à la révolution iranienne et aux espoirs qu’elle engendre, Azar qui est professeure de littérature revient des Etats-Unis pour enseigner à la Faculté de Téhéran. Très rapidement les droits des femmes se restreignent et les livres occidentaux deviennent interdits par le régime. Aussi Azar réunit certaines de ces anciennes élèves chez elle pour y organiser des lectures de ces livres jugés dangereux pour la société. Ces quelques heures de lecture sont aussi des moments de liberté entre femmes où les livres ouvrent des échanges et des confidences sur l’espoir, l’amour, le mariage, les hommes… Lire « Lolita » de Nabokov en plus d’être une parabole sur leur propre situation est un acte transgressif et politique. Moi qui adore le cinéma iranien et ses acteurs, c’est toujours un immense bonheur que de voir Golshifteh Farahani, Zar Amir Ebrahimi, Mina Kavani sur un grand écran. Si le scénario tiré du livre est passionnant, la réalisation est bien trop plate et illustrative pour laisser la moindre émotion poindre. Le cinéma d’Eran Riklis est à des lieues de ceux de Saeed Roustaee, Asghar Farhadi, Abbas Kiarostami, Jafar Panahi, Mohammad Rasoulof… où la censure et l’oppression obligent ses géniaux réalisateurs iranien à une inventivité tant dans la grammaire cinématographique que scénaristique. Ici, tout est attendu, convenu et surtout scolaire. La reconstitution est trop visible, l’urgence absente, les dialogues didactiques. Le film ne donne même pas envie de relire Nabokov et Jane Austen et à peine celui d’Azar Nafisi. Le film ne tient donc que pas ses actrices extraordinaires ailleurs et très bien ici. Femme, Vie, Liberté !
Huguette SCHOENAHL
Huguette SCHOENAHL

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 avril 2025
Ayant vécu en Iran au moment de la révolution islamique ,au moment du renversement du Shah et de l'arrivée de Khomeini, j'ai adoré ce film.
Ce que j'y ai vu, je l'ai vécu .
Les acteurs, actrices sont d'une beauté et force incroyable.
Cette violence,nous l'avons vu et ces femmes sont juste merveilleuses.
Le rôle principale est magnifiquement incarné, joue.
Belle, forte,cette tension tout au long, nous l'avons ressenti. Le fahrsi langue magnifique en Iran, les personnages nous ont ému.
Un film remarquable, très fort et superbement deroule.J'ai adore .Bravo
Dans tous les conflits, c'est la littérature qui sauve le monde.Helas autour de nous, l'ignorance reprend et c'est affreux.MERCI pour ce très grand film .A voir et pouvoir dire: "PLUS JAMAIS CETTE HAINE et CETTE VIOLENCwe"
VILLE.G
VILLE.G

77 abonnés 805 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 avril 2025
Un bon film sur un sujet dramatique: la brutalité des hommes et de certaines femmes dans un régime oppressif. Il semblerait que dans certains pays les hommes aient des problèmes avec leur sexualité et ne l’envisage que sous forme violente. Ça fait peur.
Natissy
Natissy

12 abonnés 218 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 avril 2025
Réalisé par Eran Riklis, le film retrace le portrait de femmes se battant pour leurs droits en Iran en pleine révolution en 79. Leur arme les livres occidentaux the great gatsby, orgueil et préjudice, lolita..superbe interprétation de l'actrice principale qui incarne une professeure de littéraire..on voit bien la dure réalité à laquelle elles sont confrontées..film à voir.
Gérard Bourgeois
Gérard Bourgeois

3 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 avril 2025
Rester ou ne pas rester à Téhéran ? Les jeunes Iraniennes qui se réunissent au domicile de Azar Nafisi, leur professeure de littérature anglo-saxonne, se posent la question.
En attendant de sauter le pas, les livres et les échanges littéraires sont leur refuge, leur oxygène pour tenter d’échapper à l’étouffement que leur inflige la dictature des mollahs.
1h 47min sous tension, montant à son maximum pendant la séquence du fouet dont est victime une étudiante que ses geôliers contraignent à signer de faux aveux d’adultère.
A plusieurs reprises, de lourds nuages traversent l’écran en faisant contraste avec les montagnes enneigées qui enserrent la capitale iranienne. Dans leur valeur symbolique, ils soulignent la noirceur du régime islamique et de ses dirigeants.
Seule l’évocation d’œuvres littéraires comme « Gatsby le Magnifique » de F. Scott Fitzgerald, apporte un peu d’oxygène à cette atmosphère oppressante, très bien rendue par le film du réalisateur israélien Eran Riklis, dont le titre est repris du livre de la romancière Azar Nafisi, interprétée avec nuance et fougue par la belle comédienne Golshifteh Farahani.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 avril 2025
Film impressionnant sur la réalité de la vie à Téhéran dans les années 80- 90.... Avec les répressions envers les étudiants et l'enfermement social des femmes qui n'a cessé de s'amplifier incitant douloureusement les gens à quitter leur pays
PASCAL C
PASCAL C

27 abonnés 296 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 avril 2025
L'Iran de la petite bourgeoisie enseignante prise dans l'étau de la répression mais qui finit par pouvoir repartir aux USA. Un milieu très loin de celui de "Mon gateau préféré". Tout cela manque singulièrement de puissance, on ne sent pas vraiment comment la lecture de livres interdits - à part ce geste dangereux en lui même pour les lectrices - met en péril ce régime politique.
Ufuk K

617 abonnés 1 722 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2025
"Lire Lolita à Téhéran" adapté du livre Azar Nafisi est un drame italo-israélien pertinent. Le réalisateur Eran Riklis s'est inspiré de la vie de l'écrivaine iranienne Azar Nafisi pour créer une œuvre puissante qui plaide contre le fanatisme religieux, pour la liberté et contre l'oppression des femmes en Iran, tout en défendant la liberté d'expression. Les performances des actrices, notamment Golshifteh Farahani et Zar Amir, sont remarquables et les scènes soulignent de manière forte et sensible l'histoire de l'Iran.
LaureS
LaureS

20 abonnés 149 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2025
Un très beau film de sororité, qui pourrait parfaitement se passer de nos jours
J'ai beaucoup apprécié de centrer le film presque uniquement sur les femmes
La littérature y occupe bien sûr une place prédominante, comme outil d'émancipation mais aussi comme séquençage du film et de sa chronologie
C'est un film dur mais aussi très émouvant
Il faut absolument rester pour le générique de fin, qui inscrit explicitement ce film dans le combat "Femme, Vie, Liberté"
Claudia MATHIEU
Claudia MATHIEU

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2025
Un excellent film qui raconte avec décence les horribles conséquences dues à l'arrivée de Khomeini.
Le film est très structuré et permet ainsi de constater l'évolution de la politique des moeurs et son contrôle.
Golshifteh Farahani donne de l'épaisseur à son rôle de professeur de littérature anglaise à l'université de Téhéran.
Elle exprime avec subtilité son mal-être.
Toutes actrices sont parfaites et symbolisent avec brio les femmes iraniennes soumises aux préceptes politiques.
Un film qui laisse en haleine. J'en suis sortie bouleversée.
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