Lire Lolita à Téhéran
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Benoit C.
Benoit C.

4 abonnés 52 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mars 2025
Récit poignant, sur ça aucun souci. Mais la longueur du film ainsi que le manque de rythme affaibli un peu le film. Il manque ce quelque chose en plus pour en faire un grand film...
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mars 2025
"La liberté est un droit non négociable."

Le réalisateur israélien Eran Riklis adapte le roman autobiographique de l'iranienne Azar Nafisi et nous narre la résistance intérieure et silencieuse d'un "book club" féminin face à la République Islamique qui s'est mise en place en 1979 (suite à la "révolution" pour renverser le Shah d'Iran), et dont les principales victimes des lois répressives qui ont suivi étaient (et sont toujours) les femmes.

Tourné exclusivement en Italie (où le Téhéran des années 80-90 a été entièrement reconstitué), un drame à mi-chemin entre «Le Cercle des poètes disparus» et «Persepolis», où nos protagonistes interrogent leur propre pays et leur place au sein de celui-ci à travers les "ouvrages interdits" qu'elles vont lire et décortiquer.
Que faire ? S'habituer à tout ça, résister, partir ?

Une approche intéressante (l'art, vecteur de liberté des consciences face à l’obscurantisme religieux) et pouvant compter sur un casting impliqué (avec à sa tête la toujours talentueuse Golshifteh Farahani), mais dont la mise en scène manque de tension et d'une vraie incarnation, ce qui vient impacter en partie le récit du film, un peu trop didactique et ronronnant pour convaincre comme il faudrait.

Un portrait parfois trop en surface d'un groupe de femmes unies face au système autoritaire et machiste voulant les remodeler à son image (sans volonté et sans vie personnelle, un peu à l'image de Lolita), les faire se sentir fautives et les faire taire.

Dans un genre similaire et récent, «Les Graines du Figuier sauvage» était plus maîtrisé et impactant dans son message et la manière de nous le délivrer. 6,5/10.
ancarlafernandes
ancarlafernandes

4 abonnés 57 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mars 2025
Cette adaptation cinématographique du livre du même nom, a le mérite d'avoir reussi à recréer l'Iran des années 70, même si les images ont été tournées en Italie. Dans Lire Lolita à Téhéran il y a un côté "cercle des poètes disparus", quand un groupe de femmes au profil très différent les unes des autres, se réunie pour échanger, apprendre, résister en toute illégalité, à l'aide de la littérature étrangère.
Ce film m'a fait prendre conscience de la chance que j'ai d'être une femme qui vit dans le pays des droits de l'homme et dont la devise est : liberté, égalité, fraternité.
maximeberro
maximeberro

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2025
Très beau film. Quelques longueurs à certains moments mais ce film est une belle claque. On en ressort retourné ! Je recommande.
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 584 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mars 2025
Un film assez intello. Pour le comprendre il faut connaître l histoire de la révolution iranienne. Mais le film est aussi une réflexion sur la liberté, notamment des femmes, et sur l importance de la littérature. A noter une scène remarquable sur la façon d aborder l univers de Jane Austen.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2025
La lecture est une amitié (M. Proust)

Eran Riklis est israélien et sa filmographie depuis 2004 et La Fiancée syrienne et Les Citronniers de 2008, parle en sa faveur. S’en suivront deux autres excellents films¸ Le Dossier Mona Lisa et Mon fils. Ce ne sont sûrement pas ces 107 minutes qui me feront changer d’opinion à son propos. Azar Nafisi, professeure à l’université de Téhéran, réunit secrètement sept de ses étudiantes pour lire des classiques de la littérature occidentale interdits par le régime. Alors que les fondamentalistes sont au pouvoir, ces femmes se retrouvent, retirent leur voile et discutent de leurs espoirs, de leurs amours et de leur place dans une société de plus en plus oppressive. Pour elles, lire Lolita à Téhéran, c’est célébrer le pouvoir libérateur de la littérature. Un hymne à la puissance libératrice et salvatrice de la littérature et de l’art en général.
A chacun de ses films, Eran Riklis mêle les histoires intimes et l’Histoire universelle. Dans La Fiancée Syrienne, une épouse coincée entre deux postes-frontières, Les Citronniers, une veuve à la frontière entre Israël et la Cisjordanie, ou un jeune palestinien s’interrogeant sur sa propre identité dans Mon Fils. Dans Lire Lolita à Téhéran, ce sont des portraits de femmes, confrontées à la République Islamique. Il s’agit ici, de l’adaptation de l’autobiographie d’Azar Nafisi, qui nous parle des débuts de la révolution islamique à partir de 1979. Une époque rarement traitée dans toute cette série de films sur l’Iran des Mollahs. Le tournage s’est déroulé en Italie parce que c’est dans ce pays qu’a été produit où il a fallu reconstituer le Téhéran des années 80-90, quand le Shah a été chassé, une partie de la diaspora a regagné ses terres en rêvant de jour meilleurs. Hélas c’était pour tomber sous la chape de Khomeiny et sa clique. Entre courage, désespoir et survie, on suit celles qui choisissent comme une évidence la résistance à travers l'art et la littérature. Certes, on n’atteint pas les sommets des Graines du figuier sauvage ou même de Mon gâteau préféré, plus d’actualités, mais ce cinéaste israélien continue à nous offrir des films importants qui valent le coup d’être vus.
Le casting a duré 18 mois à travers le monde : Paris, Londres, New York, Los Angeles, Berlin, Oslo et Rotterdam, pour aller à la rencontre des acteurs qui y vivent. Golshifteh Farahani, d’une intensité bouleversante réussit encore une fois une performance inouïe. Quelle immense actrice ! Elle est entourée par Zar Amir Ebrahimi, Mina Kavani, Bahar Beihagui, Raha Rabahri et bien d’autres, dans ce drame iranien qui devient vite universel. On comprend pourquoi la brutalité du pouvoir islamique ne parviendra jamais à étouffer la force de la littérature et le poids de ses mots. Le mot est liberté. (Z. Valdès)
Renukadasi
Renukadasi

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 mars 2025
Un film magnifique, bouleversant pour ceux qui sont sensibles à la condition féminine.
Le sujet est traité à travers l'amour de la littérature avec finesse et delicatesse. Ces rencontres entre femmes résistantes, les questions abordées montrent leurs questionnements et eur fragilité touchante. Le drame, les violences vécus par les femmes iraniennes sont toujours d'actualité. En ces temps où Machiavel semble être l'inspiration des dirigeants de ce monde, ce film peut être une alerte sur le basculement soudain et inimaginable d'une société libre en un enfer tyrannique. J'irai le revoir.
Flower 0478
Flower 0478

106 abonnés 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2025
Un biopic basé sur un livre qui mérite d'être vu encore une fois ça fait réfléchir sur ce qui se passe en Iran et dans d'autres pays c'est là qu'on voit que la liberté c'est important ne l'oublions pas et la liberté de s'exprimer l'actrice principale incarne parfaitement son rôle les autres actrices jouent bien aussi je vous conseille ce film est à voir.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mars 2025
Quand le Shah est chassé par Khomeiny une partie de la diaspora regagne ses terres en rêvant de jour meilleurs.
Mais l’espoir ne dure pas longtemps et une professeure de littérature anglophone contrainte dans ses cours par le voile que pose sur la culture et les femmes la révolution islamique décide de fonder un book club pour ses élèves à son domicile. On y parle de livres désormais bannis mais surtout de leurs liberté vis à vis du régime , vis à vis des hommes.
L’adaptation de cette autobiographie est classique mais le casting est idéal pour illustrer cette sororité asphyxiée.
Caroline  Pedrola
Caroline Pedrola

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mars 2025
Profondément touchant, joué avec finesse et excellence par Golshiftey Farahani ainsi que les actrices qui l’entourent, ce film ne peut laisser indifférent, bien, au contraire, il révèle avec talent l’immense courage des femmes qui ont lutté pour leur liberté sous un régime autoritaire et oppressif.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mars 2025
Film italien, tourné en Italie par un réalisateur arabo-israélien et une Directrice de la photographie française, interprété en farsi et en anglais par des comédiennes iraniennes exilées un peu partout dans le monde, "Lire Lolita à Téhéran" est l'adaptation cinématographique d'un livre au titre identique, un livre très autobiographique de Azar Nafisi. Dans le film, c'est Golshifteh Farahani qui interprète le rôle de l'écrivaine qu'on voit revenir en 1979 en Iran, pleine d'espoir à la suite de la chute du Shah. Le film est présenté sous forme de 4 chapitres, chacun de ces chapitres étant le titre d'un des romans anglo saxons (Gatsby le magnifique, Lolita, etc. ) que Azar, devenue professeure dans le département anglais à l'Université de Téhéran, cherche à faire connaitre à ses étudiants et, plus encore, à ses étudiantes, les considérant comme particulièrement émancipateurs. Le problème, c'est que des étudiants islamistes les considèrent eux comme étant sulfureux et contraires aux "valeurs" de l'Islam. Ce film raconte donc un combat mené par des femmes dès le début du régime des Mollahs, un combat qui, 40 ans plus tard, a repris de la force avec le mouvement Femme, vie, liberté. Si le fond du film est donc particulièrement fort, si l'image réalisée par Hélène Louvart est magnifique, si les comédiennes sont toutes très poignantes dans leur jeu, si on apprécie la sororité qui les lie, on ne peut s'empêcher de regretter que le réalisateur arabo-israélien Eran Riklis se montre beaucoup moins convaincant dans sa mise en scène et son montage par rapport à des films précédents qu'on avait particulièrement appréciés : "Mon fils", "La fiancée syrienne" et, surtout, "Les citronniers".
Shawn777

805 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mars 2025
Réalisé par Eran Riklis, le film retrace le portrait de femmes se battant pour leurs droits dans un Téhéran en pleine révolution. En effet, après la révolution de 1979, les règles deviennent de plus strictes, parmi elles, le voile devient obligatoire et les livres considérés comme étant "impropres" sont interdits. Cela concerne donc "Lolita", comme le titre du film l'indique, mais également "Gatsby le magnifique" et "Orgueil et Préjugés". Trois films qui composent les trois chapitres du film. Ce qui est plutôt astucieux puisque cela permet de relier les évènements de l'Histoire de Téhéran aux propos des livres étudiés. Par exemple, les femmes qui se retrouvent en groupe clandestinement dans l'appartement de la professeure comparent leur vie à celles des héroïnes qu'elles étudient. Seulement, le film est une production italo-israélienne, de quoi faire peur pour traiter d'un tel sujet dans un tel pays ! En effet, même si le film est adapté d'un livre, écrit par l'héroïne du film dont c'en est alors l'autobiographie, les propos auraient pu être modifiés, voire complètement déformés pour coller à une certaine idéologie. En réalité, ce n'est pas vraiment le cas ; enfin pour être tout à fait honnête, je n'ai pas lu le livre donc je ne pourrai pas le comparer à ce dernier mais le film est en tout cas, historiquement parlant, très intéressant ! Le portrait de ces femmes est également parfaitement bien dépeint ; on ressent leur colère et on la partage ! Surtout celle de l'héroïne bien-sûr, pointée du doigt car elle ne peut plus enseigner correctement ! Seulement voilà, cinématographiquement parlant, le film est très inégal. Certes, nous avons des plans assez marquants, la colorimétrie est volontairement terne, nous plongeant ainsi plus facilement dans cet univers triste et morose, voire même violent, mais scénaristiquement, le film laisse quelques fois à désirer. Nous avons par exemple quelques problèmes de rythme, surtout dû à ces va-et-vient entre le passé et le présent, rendant la trame assez confuse par moments, ce qui est très dommage ! En dehors de ça, "Lire Lolita à Téhéran" est, je le répète, un film particulièrement intéressant, porté par des actrices vraiment impliquées dans leur personnage.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2025
"Peut-on vivre, ou même survivre, dans une prison sociale et patriarcale ? Un vent de révolution et de liberté répond à cette réalité iranienne et continue de souffler vers nos cinémas, quand bien même ce film a été tourné en Italie. Lire Lolita à Téhéran réussit le pari de restituer de précieux témoignages sur l’émancipation des femmes, portées par la littérature, mais échoue à insuffler une âme ou de la tension à son intrigue."

"Méthodique et symbolique dans sa mise en scène, le réalisateur israélien s’applique à surligner les valeurs intuitives du régime islamique de l’Iran, dont certaines sont encore valides à ce jour. Riklis apporte un grand soin à sa composition de l’image, en étant conscient de sa portée patrimoniale et pédagogique pour les générations futures. Les femmes d’un côté, les hommes de l’autre, le port du voile, détentions arbitraires, torture et peine de mort sont autant de thématiques récurrentes du cinéma iranien autour des droits humains bafoués. Et parmi eux, Azar s’est frotté à l’impitoyable censure du gouvernement. Il fallait une Golshifteh Farahani remarquable pour camper ce rôle clé, celui d’une matriarche de la littérature, et c’est le cas. Cependant, Riklis manque à lui insuffler l’énergie des premiers cours d’Azar tout le long d’un récit aussi linéaire que ses personnages."

"Lire Lolita à Téhéran souffre d’un traitement et peu convaincant de la tension, au détriment d’une reconstitution lissée du parcours d’Azar Nafisi à travers la rigidification d’une société renfermée sur elle-même. C’est un film qui n’ose pas et qui ne se risque pas à froisser ses valeurs féministes, qu’il en trahit ses intentions initiales."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Jean-Christophe M
Jean-Christophe M

17 abonnés 57 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mars 2025
Bien mais très en dessous de film comme les graines du figuier sauvage. Scénario un peu plat et contexte politique pas vraiment expliqué malgré que plusieurs années passent sans que soit réellement présentée l’évolution de la société
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 479 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2025
Lire Lolita à Téhéran : une adaptation qui manque de mordant

L’adaptation cinématographique de Lire Lolita à Téhéran, réalisée par Eran Riklis, ambitionne de transposer le récit poignant d’Azar Nafisi à l’écran. Ce roman autobiographique explore la résistance culturelle des femmes iraniennes face à l’oppression en mettant en avant le pouvoir libérateur de la littérature. Cependant, malgré un casting prestigieux composé d’acteurs iraniens exilés, le film peine à capturer l’intensité et la profondeur du livre.

Le message central du film dénonce les dangers de la pensée unique et du totalitarisme, qu’il soit religieux, politique ou social. Il met en lumière l’absurdité des lois qui interdisent le contact entre hommes et femmes tout en tolérant les violences faites aux femmes. Pourtant, au lieu d’une révolte vibrante, le film se contente d’exposer les injustices sans réellement incarner la lutte de ces femmes.

Visuellement, Lire Lolita à Téhéran offre une reconstitution soignée du Téhéran des années 1970, bien que tourné en Italie. Cependant, son approche trop académique et son traitement sage diluent l’émotion et l’urgence du propos. Là où le livre était un cri de résistance, le film semble hésiter entre le drame intellectuel et le récit historique.

Si le film rappelle l’importance de la littérature face à l’oppression, il reste en deçà des attentes. Plutôt qu’une œuvre coup de poing, il se présente comme un témoignage modéré, éloigné de la radicalité du combat mené par les femmes iraniennes aujourd’hui. Peut-être que la jeunesse retiendra davantage la chanson de Tom Odell, devenue un véritable hymne de soutien.
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