À voix basse
Note moyenne
3,8
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91 critiques spectateurs

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fata khelil
fata khelil

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 avril 2026
Magnifique, bouleversant, les mots me manquent... Devrait être vu par tous ceux qui ont côtoyé des personnes dont le partage des orientations sexuelles avec l'entourage est difficile, voire tabou .
Un grand bravo à tous ceux qui ont contribué à faire entendre la voix des malheureux...
A voir absolument dans l'absolu.
Antoine Sudre
Antoine Sudre

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 avril 2026
Je suis sorti en larme du film, éblouit par cette histoire et l'élégance de la mise en scène ! A voir !!
Big up à Samuel Etienne
Bmontp
Bmontp

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 avril 2026
Excellente bande son et jeux d'acteurs !
La thématique de l'omerta et du non-dit du film est abordée avec finesse.
Nellycoeuret
Nellycoeuret

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5,0
Publiée le 28 avril 2026
Film sensible et subtile sur l'homosexualité et les secretsdefamille. Les acteurs sont tous excellents
Yves G.

1 858 abonnés 4 067 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 avril 2026
Lilia (Eya Bouteraa) a trente-deux ans. Elle vit en France loin de sa famille. La mort de son oncle l’oblige à revenir à Sousse en Tunisie. Ses funérailles sont l’occasion de mettre à nu des secrets familiaux longtemps enfouis.

"À voix basse" est le troisième film de la réalisatrice tunisienne Leyla Bouzid. J’avais adoré les deux premiers, "À peine j’ouvre les yeux" (2015) et "Une histoire d’amour et de désir" (2021). Aussi suis-je allé avec impatience voir l’avant-première de celui-ci d’autant qu’y participait Hiam Abbass, l’une de mes actrices préférées.

Les quinze premières minutes du film sont les meilleures. On ignore encore tout des personnages, de cet oncle décédé et de sa nièce qui s’est éloignée de sa famille. Mais très vite les secrets qui les entourent s’éventent. Je conseille aux spectateurs qui souhaitent aller le voir le film de suspendre ici leur lecture.

Très vite, on apprend que l’oncle Daly était homosexuel, un secret honteux que sa famille cachait par crainte de la réprobation et de la police. Très vite aussi on apprend que Leila est lesbienne et qu’elle vit depuis plusieurs années en couple avec Alice (Marion Barbeau découverte dans "En corps"). À partir de ce point là, le film va creuser un seul sillon : celui de l’homophobie d’une société et d’une famille.

Bien sûr, la cause est juste. On pense aux pays nombreux qui criminalisent l’homosexualité et à ceux qui, comme le Sénégal récemment, durcissent leur législation à contre-courant d’une évolution mondiale vers plus de tolérance. Mais, comme je l’écris (trop ?) souvent, les belles idées ne font pas nécessairement de bons films. Leur défaut est de prendre en otage le scénario et les spectateurs avec lui. Tout dans "À voix basse" (un titre très bien trouvé pour évoquer la chape de plomb et l’hypocrisie qui entourent l’évocation de l’homosexualité en Tunisie) est mis au service du même projet : dénoncer cette situation inacceptable.

Ce serait bien ingrat de lui reprocher de mal le faire. Le scénario est subtil ; le jeu d’acteurs est excellent, à commencer par celui, tout en silences, de Hiam Abbass. Mais hélas À voix basse pêche par son excès de bons sentiments et par sa prévisibilité. Quand le couple que forment Leila et Alice se dispute, on sait par avance qu’il se réconciliera – et il le fait dans une scène d’une rare maladresse qui aurait pu être filmée par David Hamilton. Quand la mère de Leila, interprétée par Hiam Abbass comprend l’homosexualité de sa fille, on pressent que sa désapprobation cèdera bientôt le pas à une acceptation plus clémente.

"À voix basse" est un bon film que je recommande. Mais il n’est pas du niveau des deux premiers films de Leyla Bouzid qui m’avaient tellement enthousiasmé.
norman06

429 abonnés 1 839 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 avril 2026
Un film courageux et nécessaire dans sa dénonciation de l'homophobie en Tunisie. Cependant, le scénario n'est pas exempt de maladresses et la réalisation est un peu lisse.
Direct-actu.fr

391 abonnés 526 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 avril 2026
À voix basse propose un retour en Tunisie chargé d’intime et de tensions familiales. Entre secrets enfouis et quête de vérité, le film explore ce que l’on tait, ce que l’on transmet, et ce qui finit toujours par ressurgir. Lilia (Eya Bouteraa) revient dans son pays natal pour assister aux funérailles de son oncle Daly (Karim Rmadi), retrouvé mort dans des circonstances troublantes. Installée à Paris, elle mène une vie que sa famille ignore totalement, notamment sa relation avec Alice (Marion Barbeau), une réalité qu’elle dissimule pour éviter le conflit.

Ce retour agit comme un point de bascule. Dans cette maison familiale où cohabitent plusieurs générations de femmes, sa mère Wahida (Hiam Abbass) et sa grand-mère Néfissa (Salma Baccar), chaque geste, chaque silence devient révélateur d’un système codifié. Le malaise s’installe rapidement autour de la mort de Daly, dont les conditions dérangent autant qu’elles interrogent. En cherchant à comprendre ce qui s’est réellement passé, Lilia se confronte à un réseau de non-dits profondément ancré dans la structure familiale.

Le film s’ancre dans un espace précis, cette maison à Sousse, pensée comme un personnage à part entière. Chargée de mémoire, traversée par des tensions invisibles, elle cristallise l’opposition entre tradition et modernité. Face à une société conservatrice où les normes sociales structurent chaque relation, Lilia incarne une tentative d’émancipation fragile. Son existence parisienne, libre en apparence, se heurte à une réalité où l’individu reste lié au regard du groupe.

La force du récit réside dans sa manière de traiter les secrets. Rien n’est frontal, tout passe par les regards, les silences, les attitudes. Daly devient une figure centrale, symbole d’une vie empêchée par la pression sociale. Sa mort révèle un mécanisme familial où l’apparence prime sur la vérité, et où les blessures se transmettent d’une génération à l’autre. Lilia, elle-même, reproduit ce schéma en vivant dans une forme de double vie qu’elle pensait maîtriser.

Le film évite toute caricature dans son opposition à la vision occidentale. Il propose une confrontation concrète entre deux manières d’exister, où aimer librement devient un acte complexe. La relation entre Lilia et Alice en est le cœur sensible, révélant les contradictions d’un couple obligé de s’adapter à un environnement hostile. Ce déséquilibre crée une tension constante, renforcée par le poids des traditions et des attentes familiales.

L’origine du projet repose sur un désir très concret de Leyla Bouzid, filmer une maison de son enfance, capter une lumière, une atmosphère, une mémoire. Ce point de départ donne naissance à un récit où l’intime rejoint le politique, où chaque souvenir devient matière à narration. Le film construit ainsi une trajectoire progressive, de l’enquête vers l’émancipation, sans effet spectaculaire, mais avec une précision rare. Chaque silence, chaque geste retenu participe à une œuvre dense, où ce qui est dit à voix basse finit par prendre toute la place.
Olivier Barlet
Olivier Barlet

329 abonnés 447 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 avril 2026
À voix basse s’impose comme un geste de cinéma courageux, où Leyla Bouzid affronte frontalement la répression de l’homosexualité en Tunisie et montre comment loi, patriarcat et normes sociales pèsent sur l’intime. En filiation avec l’œuvre de Nouri Bouzid, le film reprend le lien entre homosexualité, violence et domination masculine, tout en assumant plus nettement l’identité queer de son héroïne, loin du fantasme de la « contamination » occidentale. Plus qu’un simple film à thèse, il interroge les moyens de faire bouger une société bloquée, entre confrontation directe, ruse et compromis, et s’inscrit dans le mouvement des cinéastes maghrébin·es qui brisent les tabous sur les sexualités minoritaires. Sa singularité tient à une mise en scène délicate, faite d’espaces chargés de mémoire et de clair‑obscurs, qui maintient une véritable histoire d’amour au cœur même de son geste politique. Lire l'intégralité de la critique sur le site d'Africultures.
Arthur Brondy

304 abonnés 1 490 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mai 2026
Lilia est de retour en Tunisie à l’occasion des funérailles de son oncle. Mais les circonstances de sa mort pousse la police à enquêter. Tôt ou tard, ils apprendront son homosexualité. Un sujet tabou qui divise la famille. Une injustice qui va pousser Lilia à défendre son oncle autant que possible. La film aborde cette délicate question de société : comment vivre sa sexualité dans un pays qui criminalise l’homosexualité. C’est puissant, bouleversant, inspirant.
Joce2012
Joce2012

266 abonnés 762 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2026
Ce film est très bien fait, bon scénario qui nous montre comment l'homophobie reste encore très présente de nos jours et rend la vie impossible
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

182 abonnés 591 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 avril 2026
Ai vu « A voix basse » de la réalisatrice franco-tunisienne Leyla Bouzid dont j’avais beaucoup aimé le précédent film « Une histoire d’amour et de désir ». Ici, le sujet est passionnant mais le scénario bien trop maladroit et pas assez bien équilibré pour maintenir une tension jusqu’au bout des deux heures de projection. Lilia (Eya Bouteraa) est ingénieure en France et vit avec son amie Alice (Marion Barbeau). Elle revient en Tunisie, à Sousse, pour l’enterrement de son oncle mort mystérieusement. Dans la maison familiale qui regroupe trois générations de femmes, tout le monde ignore l’homosexualité de Lilia. La jeune femme intriguée par les circonstances de la disparition de son oncle et devant le mutisme de la famille décide de mener « une enquête". Le parti de Leyla Bouzid de dénoncer l’homophobie gouvernementale en Tunisie est tout à fait louable et courageux, mais quel dommage que la démonstration ne soit pas plus subtile et puissante. Le parallèle entre la vie en toute liberté du couple Lilia/Alice en France et des souffrances que vivent les gays en Tunisie est trop évident et la rencontre entre les deux mondes ne se fait jamais vraiment. A part le scénario, l’autre point faible du film est l’interprétation inégale du à un casting très très hétérogène, où l’on a souvent l’impression que les actrices jouent mieux en tunisien qu’en français. Il faut dire que les dialogues manquent eux aussi beaucoup de naturel. Le film est pudique emprunt d’une certaine douceur et d’une délicatesse qui ne font pas le poids face à la violence de l’homophobie. Le film trop didactique est très démonstratif dans sa volonté d’énumérer un programme précis de dénonciation qui souvent ne laisse aucune place aux personnages d’exister réellement. On est très très loin de « La petite dernière » d’Hafsia Herzi qui sur un sujet assez semblable laissait avant tout la vie envahir l’écran.
rvrichou
rvrichou

121 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mai 2026
Un film subtil délicat d une grande pudeur et en même temps d ’une grande passion. Passions au pluriel devrait on dire d une mère remarquablement interprétée par Hiam Abbas toujours aussi excellente pour sa fille, passion d une jeune femme pour sa compagne pour sa famille et pour ses racines qui mélangent les langues et les cultures avec brio. L actrice principale à la fois solaire et sombre incarne merveilleusement cette double identité.
Corinne76100
Corinne76100

87 abonnés 654 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mai 2026
Bien réalisé, bien joué, ce film nous dévoile la perception de l'homosexualité dans le milieu musulman. Très instructif
Mélany T
Mélany T

46 abonnés 840 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2026
Des maladresses notamment dans les dialogues qui ne sont pas toujours justes et dans le scénario décousu et parfois trop didactique, peu subtil mais quelques scènes, le propos et la beauté de la mise en scène touchent et convainquent.
Domvill
Domvill

36 abonnés 222 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 mai 2026
a force de vouloir etre subtiles les situations se dillluent dans l ennui et la structure découpée en narration quotidienne de ces découvertes post mortem sont plombantes..
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