La Mer au loin
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88 critiques spectateurs

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Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 février 2025
Nour (Ayoub Gretaa) a quitté le Maroc pour la France au début des années 90. Sans papiers, il vit avec une bande d’amis de petits trafics sous la menace permanente d’une reconduite. Il fait la connaissance de Serge (Grégoire Colin), un commissaire de police, qui, au mépris de toutes les règles, le prend sous sa protection. Nour devient l’intime du commissaire et de sa femme, Noémie (Anna Mouglalis).

Le premier film de Saïd Hamich, "Retour à Bollène", ne m’avait qu’à moitié convaincu. Le second, sept ans, plus tard, m’a enthousiasmé. Le réalisateur franco-marocain y explore les mêmes sujets : l’exil loin de la terre natale, la difficile intégration en France, la construction douloureuse d’une identité à cheval entre deux cultures, sous la double accusation d’avoir abandonné la première et de n’être pas légitime à se revendiquer de la seconde…

"La Mer au loin" est un film qui se déroule au début des années 90. L’époque peut sembler proche à ceux, de mon âge, qui l’ont vécue. Le réalisateur prend le parti de la dater, non seulement avec ses décors, avec quelques références iconiques (la tête de Basile Boli à Bari pour l’OM en 1993, les années Sida….) mais avec un étonnant travail sur l’image qui rappelle la photo surannée des films de Kaurismäki. On a l’impression d’être plongé dans un vieux film de Mehdi Charef ("Le Thé au harem d’Archimède"), de Karim Dridi ("Pigalle") ou d’Abdellatif Kechiche ("La Faute à Voltaire").

La Mer au loin relève le défi du mélo au long cours – Saïd Hamich dit avoir été inspiré par "L’Education sentimentale" de Flaubert. Son histoire se déroule sur une dizaine d’années. Il m’a rappelé le dernier film de Gaël Morel, Vivre, mourir, renaître, qui se déroule à la même époque et met lui aussi en scène un triangle amoureux raconté dans la durée. La Mer au loin se paie même le luxe d’un retour au pays natal qui est l’occasion d’une révélation aussi étonnante que pudique.

La réussite du film doit beaucoup au talent des trois interprètes de Nour, Serge et Noémie. ses trois acteurs. Ayoub Gretaa est la grande révélation du film. Grégoire Colin joue un rôle étonnant de flic bisexuel, brûlant la vie par les deux bouts. Mais c’est surtout Anna Mouglalis qui crève l’écran dès qu’elle y apparaît. Sa voix, sa sensualité enflamment la pellicule.

"La Mer au loin" ne révolutionnera pas le cinéma, mais livre un tableau particulièrement réussi de la situation immigrée en France dans les années 90 en évitant le double piège du misérabilisme et du sentimentalisme.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 février 2025
Film sur le déracinement, un peu caricatural où plein de choses sont mélangées et abordées qui montre les différences culturelles
Romahnn
Romahnn

20 abonnés 47 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 février 2025
Mais comment c'est possible de produire un film qui raconte une histoire avec aussi peu d'intérêt ? L'image est belle, il y a un vrai soucis du détail des années 1990 dans les vêtements et les décors, mais les personnages et leurs vies sont ennuyeuses à un niveau extraordinaire.
Ratafia
Ratafia

10 abonnés 164 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 février 2025
Fim touchant mais désespérément linéaire et un peu fourre-tout. On s'ennuie vite dès que le son des fêtes Raï des années 90 s'estompe.
Jones C.
Jones C.

13 abonnés 22 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 février 2025
Le film se noie dans ses ambitions. Malgré un cadre visuel travaillé, le film s’étire dans une lenteur soporifique, avec des personnages peu attachants et un récit qui semble tourner en rond. Une exploration de l’exil qui n’apporte rien de neuf, si ce n’est l’envie de regarder ailleurs... comme au loin.
Olivier Barlet
Olivier Barlet

329 abonnés 433 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 novembre 2024
La Mer au loin est un des plus beaux mélodrames de ces dernières années, qui vous arrache les larmes sans pathos ou manipulation. Il est à la fois magnifique et bouleversant, d’une impressionnante justesse. (...) Le raï vibre d’amour ou de mal du pays, mais il imprime la vie et la fête. Il participe de la puissance et du souffle de cette fresque impressionniste qui offre, et c’est suffisamment rare dans le cinéma français pour bien le noter, une vision de l’immigration d’une belle richesse, complexe et très vivante. Ni misérabilisme ni paternalisme : tout simplement de l’humain, et ça fait du bien. Lire l'intégralité de la critique sur le site d'Africultures : http://africultures.com/la-mer-au-loin-de-said-hamich-benlarbi-16193
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 février 2025
Dix ans de vie, d’espoirs et de désillusions. "La Mer au loin" suit le parcours d’un jeune immigré avec une pudeur qui évite tout pathos, préférant le réalisme brut à la surenchère émotionnelle. Si la direction d’acteurs manque parfois de justesse, la sincérité du récit compense largement, capturant avec une douceur mélancolique ce tiraillement entre deux mondes.
Un film imparfait mais touchant.
ABOUVA
ABOUVA

54 abonnés 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2025
Le film de Saïd Hamich est un superbe film d'amour et d'exil. Sur un sujet qui appelle plus le film social ou militant, le film nous emmène d'une façon extement convaincante dans une forme d'utopie romantique bouleversante. Le personnage de Nour joué par Ayoub Gretaa est tout simplement magistralement déssiné, Ana Mouglalis, au sommet de son art nous propose une Noémie qui navigue constament entre force et drame sans la moindre once de pathos épais. Et que dire de la complexité du personnage de Grégoire Colin, bouleversant cohérence trash.. Le film dégage une poésie douce, mélancolique parfois au service d'un propos extrmement exigeant sur le sentiment de l'Exil, qu'il soit géographique, intérieur.. Un film parfaitement en place ou chacun des personnages naviguant dans le chaos d'un monde éclaté est dans un mouvement permanent.
Quel beau film.
velocio

1 538 abonnés 3 498 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 février 2025
Il y 7 ans, le réalisateur franco-marocain Saïd Hamich avait fait naître de belles promesses avec "Retour à Bollène", son premier long métrage, un film qui, malgré sa brièveté (67 minutes), regorgeait de moments très forts. On ne peut qu'être déçu à la vision de "La mer au loin", son 2ème long métrage, un film qui, bien que beaucoup plus long (près de 2 heures), présente beaucoup moins de moments forts, un film dont le récit donne souvent l'impression de tourner en rond. Le réalisateur a souhaité ajouter une dimension romanesque à laquelle il est difficile de croire à la peinture, très réaliste, des difficultés liées à l'exil. Malheureusement, la mayonnaise ne prend pas. C'est à Marseille que se déroule la plus grande partie de l'action, mais c'est un court épisode qui se passe dans le nord-est du Maroc, à Oujda et à Saïdia, qui représente le sommet du film.
La période prise en compte, 1990/1999 est celle où le RaÏ, musique née en Oranie, a rencontré un succès international : on en entend pas mal dans le film. Finalement, c'est dans la photographie due à Tom Harari, le frère d'Arthur et le beau-frère de Justin Triet, que réside la qualité principale du film.
Le_Mutant_du_16éme
Le_Mutant_du_16éme

14 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 février 2025
La Mer au loin , c’est surtout l’ennui tout près. Une lenteur insupportable, des personnages fades et un scénario qui peine à captiver. On sort de la salle en se demandant ce qu’on vient de perdre : du temps !
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2025
Un film étonnant, casse gueule même tant l'histoire tient sur un fil et ne cherche pas à être aimable aux yeux des spectateurs.
Nour quitte le Maroc pour Marseille et après des menus trafic, il est aidé par un commissaire de police et son épouse et ce drôle de "ménage à trois" va traverser les années et les époques au gré des maladies et des évolutions des uns et des autres.
C est une belle étude de moeurs avec de beaux dialogues et une sincérité qui crève l'écran. Si l'anticonformisme ne vous rebute pas, ce film est fait pour vous.
David S
David S

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 février 2025
Le film est soporifique et le jeu d'acteur est mauvais.
La mise est classique champ contre champ. La thématique vu et revu, aucun intérêt.
Ellionis
Ellionis

3 abonnés 39 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 février 2025
Enième film abordant le sujet de l'exil : Le jeu d'acteur est bon, la mise en scène moyenne assez classique rien de bien révolutionnaire mais elle a le mérite de délivrer un sentiment d'authenticiter, je ne peux en revanche mettre d'autres bons points tant le scénario et le rythme est attendu, vu et revu dégoulinant de bons sentiments et de moraline.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 février 2025
Les difficultés liées à l'exil sont présentes mais sont traitées assez superficiellement. Moyen sans plus
Magda Kachouche
Magda Kachouche

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 février 2025
Un film important et indispensable.
Comment parler de nos identités et de nos ressources multiples complexes et entrelacées. Comment parler du cœur des hommes. C’est poétique, et porté par des acteurs et actrices SUBLIMES.
Un grand film. ⭐️⭐️⭐️
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