La Mer au loin
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Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mai 2026
Le parcours sobre et touchant mais manquant de rythme d’un jeune Marocain sans papiers à Marseille dans les 90´s, porté par un bon casting, excepté Anna Mouglalis pas du convaincante. 2,75
Sushibimbap
Sushibimbap

4 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 mars 2026
Scénario fragile, paresseux, manquant de situations vraiment fortes. Un mot pour décrire le film: soporifique.
J. Le Sommier
J. Le Sommier

1 abonné 53 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2026
« La Mer au loin », beau film triste et touchant, suit le parcours de Nour, jeune marocain clandestin, sur les années 1990 à 2000. A Marseille, il mène d’abord avec ses amis une vie légère à la marge entre larcins, squats, fêtes et amourettes avant d’être rattrapé par son statut de sans-papiers. Lors d’un contrôle, Nour rencontre Serge, un flic charismatique qui le prend sous son aile avec Noémie avec laquelle il forme un couple peu conventionnel dans une période marquée par le sida.
La mer, si loin, si proche. La mer (la Méditerranée) qu’on ressent différemment d’un côté à l’autre, la mer qui avive la douleur de l’exil et qui, avec le temps, devient un gouffre. La terre natale qui finit par se dérober à soi, la terre d’accueil où l’on reste l’étranger. La famille restée au pays avec laquelle les liens se distendent, la famille qu’on se choisit.
Dans un Marseille des bas quartiers, le film raconte avec délicatesse une vie d’exilé faite d’obstacles, d’espoirs déçus, de résignation, mais aussi de moments de joie (où la musique et la danse transportent), d’amitiés solides et d’amour.
Dans son premier rôle au cinéma, Ayoub Gretaa convainc en émigré fougueux ou en retrait, lumineux malgré les épreuves. Grégoire Colin, silhouette massive, est remarquable dans le rôle de Serge, personnage magnétique à la sexualité libre, rejeté par son père et ses frères. Le personnage d’Anne Mouglalis à la beauté grave semble éperdu de solitude.
Alexandre lesobre
Alexandre lesobre

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 janvier 2026
Super film poignant et bien réalisé
L’histoire est touchante, l’ensemble des acteurs sont géniaux
Un film authentique
Lamia Iddouche
Lamia Iddouche

7 abonnés 211 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2026
La Mer au loin peut se lire comme un portrait psychologique de l’exil vécu non pas comme un événement spectaculaire, mais comme une fracture intime et silencieuse. Le personnage principal n’est pas seulement éloigné géographiquement de son pays, il est surtout coupé de lui-même, prisonnier d’un entre-deux où le passé continue d’exister sans jamais pouvoir être rejoint. La mer, constamment présente mais inaccessible, devient le symbole de ce désir impossible : elle attire, rassure, mais rappelle aussi la distance irréversible. Psychologiquement, le film montre un état de suspension, presque de paralysie émotionnelle, où les sentiments sont contenus, jamais pleinement exprimés, comme si toute intensité risquait de rouvrir une blessure trop profonde. Le silence, la lenteur et les gestes quotidiens traduisent une solitude intérieure plus forte que l’isolement social, celle d’un individu qui survit plutôt qu’il ne vit, et qui comprend peu à peu que le retour n’est pas forcément une solution, mais parfois une illusion nécessaire pour continuer à avancer.
Lynebonnaud
Lynebonnaud

2 abonnés 131 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 novembre 2025
LA MER AU LOIN de Saïd Hamich

Nour a traversé la mer Méditerranée avec un groupe d’amis. Clandestins, ils vivent ensemble dans un squat marseillais, entre fêtes et débrouillardises. Ils ont pour eux l’apanage de la jeunesse.
Lors d’une descente de police, ils se retrouvent au poste. Serge, le commissaire, les relâche tous sauf Nour, dont il brûle le passeport sous les yeux avant de le faire déguerpir à son tour. Le jeune homme un peu frondeur, n’avait pu s’empêcher de rire quand les siens têtes baissées gardaient le silence.

Le film commence au début des années 1990 pour se terminer une décennie plus tard.
Construit en 3 parties, chacune porte sur l’un des personnages du trio – Nour, Serge et son épouse Noémie.
Le thème principal reste celui de l’exil et des identités multiples que l’on porte en soi. Mais la mise en scène et l’écriture du scénario sont suffisamment subtils pour venir interroger l’altérité dans le couple, la famille, avec les amis ou les rencontres plus éphémères. Et c’est bien là, toute la beauté de « La mer au loin ».
Le réalisateur n’utilise jamais la musique par facilité. Elle ne vient pas remplir des silences ou sursignifier certaines scènes. Elle vient unir ceux qui la partage, et prend son sens dans la charge émotionnelle qu’elle peut susciter au plus profond de l’âme. Quelques notes peuvent suffire pour s’animer dans une danse vers un ailleurs fantasmé, enfin trouvé pour quelques instants suspendus hors du temps.

Ayoub Gretaa qui interprète Nour, donne à son personnage une grande douceur indépendamment des traits apaisés de son visage. Grégoire Colin, dont la beauté gracile irradiait l’image du « Beau Travail » de Claire Denis, prend à l’approche de la cinquantaine une envergure à l’écran qu’on ne lui connaissait pas.
Quant au timbre de voix rauque d’Anna Mouglalis, il remplit tout l’espace. Il tranche avec la langue arabe si musicale dans la variation des flux d’air.

De Marseille, ce très beau film qui parle vrai, nous emporte de l’autre côté de la mer Méditerranée, à Saïdia et Oujda.
Ces lieux qui pour moi sont ceux de la petite enfance, ce qui m’a serré le cœur durablement après la dernière image.

La mer au loin (. – 1h57) de Saïd Hamich avec Ayoub Gretaa, Anna Mouglalis, Grégoire Colin, Omar Boulakirba, Rym Foglia
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 octobre 2025
Du début des années 90 à Marseille et durant 13 ans, on va suivre la vie d’un jeune marocain. Arrivé clandestinement, il va s’insérer grâce à des rencontres qui vont lui permettre de s’ancrer en France tout en conservant sa culture et ses attaches avec son pays.
Pour son second long métrage, Said Hamich parvient à nous faire ressentir la douleur de l’exil sur un temps long ; et au combien l’insertion aura comme contrepoint le déracinement. Quitter son pays ne va de soi et l’acculturation passe aussi par une perte de soi. Et ce film montre bien le tiraillement du personnage principal qui doit se réconcilier avec son passé, maintenir du lien avec ses racines et profiter de la nouvelle vie qui s’offre à lui. La difficulté des parcours migratoire prend ici tout son sens dans un film qui, par ses ellipses, montre bien plus un trajet qu’un portait. De fait, on reste assez distance de cette histoire humaine. Le film aussi se perd dans une multitude de sujets annexes (le SIDA, l’amour libre, la Police ripoux, les familles recomposées,…) guidés par des choix scénaristiques alambiqués ; il nous fait perdre de vue l’essentiel, voir pourrait discréditer l’ensemble.
Néanmoins les vingt dernières minutes sont touchantes et pleine de philosophie ; et font bien prendre conscience que derrière l’exil et la dureté du déracinement se cristallise l’impossible retour. Plus rien ne sera comme avant, et il faudra faire avec ou plutôt sans le pays de son enfance et de ses parents.
Une belle intention générale
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2025
Une belle fresque avec de beaux personnages interprétés par 3 acteurs qui crèvent l’écran. COLIN est magistral dans un rôle de commissaire brumeux, MOUGLALIS avec sa voix de Fanny ARDANT, nous captive et nous trouble, et bien entendu AYOUB qui cultive l’embarras dans toutes ses facettes.
La musique Raï rythme les nombreuses fiestas et c’est réjouissant. La famille marocaine nous livrera une belle scène troublante de non accueil de la famille française. Tous les seconds rôles sont intéressants et enrichissent le propos. Belle fresque !
Karim El Attar
Karim El Attar

28 abonnés 251 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juillet 2025
Un film sur l’exil et l’intégration dans les années 90. Malgré une narration linéaire et parfois trop lisse, l’histoire de Nour nous touche. Le contraste entre sa vie passée au Maroc, révélée progressivement, et son quotidien en France met en lumière les dilemmes identitaires et les blessures de l’exil. Nour évolue, mais ses démons, comme ceux de ses amis, demeurent (de très beaux exemples sont montrés tout au long du film). À voir
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 juillet 2025
« De quelle chance tu me parles ? » Nour est arrivé à Marseille avec l'espoir d'avoir une meilleure vie pour aider sa famille restée au pays, mais ça se passe mal. Une vie de galérien jusqu'à sa rencontre avec Serge, un policier qui est bien différent de la première impression que l'on a de lui. Divisé en plusieurs chapitres, "La mer au loin", qui s'étale sur plusieurs années, retrace le parcours de cet homme perdu. Il cherche quelque chose et pas que lui-même, mais ça ne semble jamais suffisant. Il y a les attentes de la famille qui ne sont jamais satisfaites et il y a les siennes qui ne le sont jamais non plus. Une quête du bonheur complexe avec ce désagréable sentiment de n'être jamais à sa place nulle part. Les difficultés de l'exil et la difficile relation avec les racines dans un parcours de vie assez spécial notamment en raison de ces rencontres peu communes. Nour donne systématiquement l'impression d'être spectateur de sa vie. Les personnages sont intéressants, mais il m'a manqué quelque chose. Je n'ai jamais été transporté par cette histoire touchante, mais linéaire, et ce malgré un très bon Ayoub Gretaa qui m'a beaucoup fait penser Reda Kateb au niveau du regard et des expressions. Au final, un film avec un certain charme, mais qui m'a laissé sur ma faim.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 539 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 juillet 2025
Au cœur des années 90, sur fond d'immigration clandestine, c'est bien une aventure humaine et d'un combat pour une vie meilleure dont il est question. Le métrage souffre toutefois de longueurs, de scènes accessoires et peine à trouver un second souffle.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 avril 2025
Nour a 27 ans, en France, il vit clandestinement de petites combines dans les rues de Marseille jusqu’à sa rencontre avec Serge, un commissaire qui le prend sous son aile. Un improbable triangle se forme avec Serge et sa femme Noémie, marqué par de terribles épreuves. Une fresque emplie d’humanisme et de sincérité.
Mende53
Mende53

33 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2025
L'atmosphère de ce film est extrêmement charmante, et ce malgré la dureté de la trajectoire du personnage principal. Une poésie se dégage de l'ensemble, une douceur vraiment attachantes. J'ai beaucoup aimé l'interprétation toute en retenue du personnage principal et Anna Mouglalis trouve ici un de ses meilleurs rôles. Le film parvient à évoquer-incarner des choses très subtiles sur le déracinement. Très beau.
Jules Langonnet
Jules Langonnet

2 abonnés 28 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 mars 2025
Scénario : très original
Réalisation : maîtrisée
Rythme : bon
Acting : bon
Ressenti final : on est embarqués du début à la fin

On s’attend à voir des paysages, à voir la mer, de beaux plans pour planter le décor. Que nenni ! Il n’y a aucune place pour le futile ou l’abstrait, ça roule, sans pouvoir trop souffler. On est lancés avec Nour dans une course pour récupérer sa vie, lui qui émigre à Marseille, et qui fait diverses rencontres. On rit, on est mal à l’aise, on pleure, on apprend à aimer. Belle leçon de vie et d’humilité, qui cette fois nous penche du côté de celui qui arrive, et non celui qui reçoit. Il semblerait que notre vision d’Européen est un peu laissée de côté, et ça fait du bien. Merci.
JCR
JCR

2 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mars 2025
Film empreint de sensibilité, profond et lumineux. La complexité de l’exil, des univers culturels est très bien rendue
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