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Math719
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3,0
Publiée le 11 janvier 2026
Un film pas du tout gay et sombre, dans cette maison.. On trouve l’intérêt avec cette situation difficile, un film toutefois lent et parfois ennuyant !
Quel paradoxe cruel que le seul élément réussi d'un drame voulu féministe, moderne, dénonciateur soit le portrait du mari! Au-delà de la prestation nuancée de Swann Arlaud, c'est l'écriture d'un personnage pris entre son éducation, les attentes de son temps, les conventions sociales et son propre parcours personnel, sa sensibilité honteuse, ses failles narcissiques. Pour le reste: réalisation insignifiante, rebondissements prévisibles spoiler: (jusqu'à un dénouement ridicule) , anachronismes risibles. Car les femmes, spoiler: malgré leurs divergences sociales, se soutiennent, se confient l'une à l'autre, se comprennent! Et bien sûr, spoiler: si l'épouse se refuse à son homme, c'est parce qu'elle est lesbienne ! Un manifeste terriblement contre-productif!
Jérôme Bonnell signe avec La condition une transposition cinématographique du Huis-clos littéraire de Léonor de Récondo, Amours où Galatéa Bellugi (Céleste) et Louise Chevillotte (Victoire) forment le cœur du film accompagné de Swann Arlaud qui complète ce triangle avec une interprétation subtilement problématique puisque loin d’être un simple bourreau caricatural, son personnage apparaît comme l’enfant du patriarcat, écrasé par une mère castratrice, rongé par la peur de la stérilité et son incapacité à gérer la frustration . Enfin pour moi dans ce qui s'apparente à un Huis-Clos le coeur du film est les Non-Dits avec un un épilogue que j'ai en quelque sorte trouvé jubilatoire !
Il y a d’abord un vrai plaisir à retrouver Jérôme Bonnell, dont le très délicat Le Temps de l’aventure avait séduit par sa nuance, il y a maintenant plus de dix ans. On retrouve ici son goût pour les les émotions retenues, les récits où tout semble se jouer dans les silences plus que dans les éclats.
La mise en scène, très classique, est d'une rigueur presque académique. Décors austères, parquets qui grincent, intérieurs éclairés à la lueur tremblante des bougies : le film installe un climat de raideur et d’enfermement qui évoque un monde figé dans ses hiérarchies. Cette sécheresse formelle finit par peser, d’autant que le récit met près d’une demi-heure à installer une histoire dont la bande-annonce avait déjà dévoilé tous les contours.
C’est là que le film trébuche : quelques longueurs et des dialogues trop souvent trop explicatifs ou creux, qui affaiblissent une matière pourtant intéressante.
Et pourtant, sous cette enveloppe sage se glisse un scénario étonnamment moderne. Le cinéaste aborde avec justesse les questions de patriarcat et de lutte des classes, observant avec acuité les rapports de domination ordinaires. Mais le film prend une tout autre ampleur lorsqu’il prend un virage franchement plus féministe.
C’est dans l’émergence de cette sororité discrète mais déterminée que le récit trouve enfin sa respiration et permet au film de se libérer, et gagner en justesse et en émotion. On regrette alors que cette veine ne traverse pas plus largement l’ensemble.
Un film donc inégal, parfois trop contraint par sa propre retenue, mais traversé par de beaux élans, et porté par la justesse de jeu de ses comédiens.
Film avec des costumes et un décor d époque pour notre grand plaisir. Pas de portable, ni ordi ni SMS mais des chevaux, une maison de maître et des bougies. Mentalités aussi d une époque révolue. La réalisation est parfaitement maîtrisée. Les personnages très bien interprétés. Bon scénario bien que je ne connaisse pas le roman. Quant au titre ”la condition” il est riche de double sens comme bien des gestes et des répliques.
Swan Arlaud est toujours parfait quelques soit son rôle dans ces années là ce n'était pas drôle et les femmes s'ennuyais beaucoup ,au final ce film montre une fin surprenante et les acteurs sont bon
Un très beau film tout en sensibilité…une belle surprise . Il parle de la condition des femmes au début du 19ème siècle…en racontant l’histoire de deux femmes que tout oppose …une bourgeoise de bonne famille qui a fait un beau mariage et son employée de maison ou plus crûment sa bonne … C’est beau et délicat …. Quelques longueurs malgré tout . Et en 2025 à l’heure du consentement dans les débats , ce film fait écho et nous montre malgré tout que beaucoup a été fait …et reste à faire .
Le scénario et la direction artistique sont très réussis. Les acteurs sont excellents avec Swan Arlaud en tête et Emmanuelle Devos, dans un second rôle étonnant. L’argument est audacieux.
De Jérôme Bonnell (2025) . Un drame social autant que sociétal sur cette France du début du 20 ième siècle . A commencer d'abord par une reconstitution juste et documentée de ces années 1910-1920 . Ensuite la description à la fois lancée et sas compromis de la bourgoiserie de l'époque où l'apparat , les convenances jouent un rôle prédominant ! A ce titre le film fait penser à du ''Chabrol'' dans la façon de montrer autant que suggérer tous les travers de cette bourgoiserie . L'histoire enfin de ces femmes de milieu très différents certes mais pourtant enfermées dans leur condition de femme du début du 20 sème siècle . Une femme de toute petite condition qui ne comptent presque pas n'ayant pratiquement aucun statut social et de l'autre coté une femme de ce que l'on peut considérer de la haute société qui à priori a tout à savoir l'argent et le rang social . Et pourtant le film montre très bien leur condition à la fois respective en surface très différente et pourtant identique dans leur soumission au patriarcat et leur effacement d'une société qui les relègue en supplétive de la puissance masculine . A l'orée de ce film , on peut mesurer aujourd'hui le chemin parcouru de la condition féminine . Enfin le film ne traite pas seulement de la condition sociale des femmes à la veille du second conflit mondial mais aussi due la condition sociétale et le désir d'émancipation . Un bon film bien interprété notamment par l'excellent Swann Arlaud, Galatea Bellugi et Louise Chevillotte .
la condition !! oui tout est dans le titre, quelle que soit la condition sociale de la femme, à cette période de l'histoire de France, elle n' a pas d'existence, pas de droit, sauf celui de subir, de plaire et de se conformer à ce qu'on attend d'elle, de ce que les hommes ont prévu pour elle.. Une vie sans beaucoup de choix et de plaisirs mais celle de cette bourgeoise jouée si finement par Louise Chevillotte. Galaeta Belugi que je découvre, est lumineuse dans ce rôle de domestique obéissante qui accepte sa condition et sa vie si monotone et dure. la rencontre de ces 2 femmes que tout devrait opposer mais que leur intelligence de coeur et... Félix va leur permettre de vivre leurs vies ! Mais les femmes seront toujours plus intelligentes que les hommes .. la fin du film en est la preuve..
En Normandie, au début du 20ème siècle, les secrets et les tensions à l’intérieur d’une famille de notables. Sur une trame qui pourrait paraître sans surprise, le film intéresse immédiatement par sa finesse et sa profondeur psychologique. On sent l’influence de Maupassant, de Chabrol alliée à une modernité dans l’approche des personnages féminins, subtils. La mise en scène est très délicate, les éclairages soignés, souvent à la bougie. Les acteurs sont excellents, Swann Arlaud bien sûr, mais tout particulièrement Louise Chevillotte, remarquable en bourgeoise de province, toute en intelligence et en maîtrise des affects. Un très bon film !
Voilà un film à costume dans l'air du temps ! Un peu trop : peu de surprises. Le notaire provincial du début du vingtième siècle est conforme à l'archétype habituel, les deux femmes vont éprouver une tendresse réciproque, conforme au concept novlanguien de sororité... Cette tendresse se construit ici, au moins autant que dans la résistance au machisme, autour du sentiment maternel. J. Bonnel ne creuse sans doute pas assez pas assez cet aspect de l'histoire...
Une leçon de cinéma intimiste sur un sujet de rapport de classe, le tout corseté par la religion et les bonnes mœurs hypocrites de la "Belle Époque". L'atmosphère étouffante d'un foyer bourgeois est rendue avec brio par la mise en scène, les décors ainsi que par une photo et des mouvements d'appareil remarquables. L'interprétation est éblouissante. Swann Arlaud excelle pour rendre complexe un rôle de sale machiste, frustré et torturé. Galatea Bellugi et Louise Chevillot rivalisent de subtilité pour tisser par petites touches une complicité féminine vraiment renversante. Emmanuelle Devos compose une mère handicapée, muette et colérique qui intrigue et détonne dans ce climat poisseux des convenances. On pourra bien sûr dénoncer l'intrusion de tonalités actuelles dans une histoire d'un autre âge. Ça ne m'a absolument pas gêné que des protagonistes d'une époque révolue découvrent un féminisme avant l'heure, malgré la pression sociale et les conseils ignobles d'un curé. Je lis avec stupeur que certains ont trouvé ça long et mal dialogué. Vraiment, je ne comprends pas, tellement j'ai été pris par un scénario qui vous enserre avant de vous libérer par fin idyllique qui résout les tensions.
Séduite par la bande-annonce, mais sans savoir tout à fait où je mettais les pieds, La condition a été une excellente surprise. Des personnages bien écrits, deux héroïnes pour lesquels on ressent une profonde empathie grâce à une mise en scène et une direction artistique qui nous font étouffer avec elles dans cette maison bourgeoise, tout en se passionnant pour le scénario habile et inattendu. Les thématiques évoquées résonnent parfaitement avec le présent. les acteurs, en particulier Swann Arlaud et Louise Chevillotte sont très bons. Et surtout une fin très réussie spoiler: et particulièrement satisfaisante .
Comédie de Jérôme Bonnell inspiré du roman « Amours » de Léonor de Récondo, qui nous plonge dans une ambiance austère et bourgeoise du début du siècle dernier, et brosse le portrait de deux femmes de conditions si différentes. La première, Céleste ( Galatea Bellugi ) est servante chez la seconde, au sein de ce couple sans enfant : André ( Swann Arlaud ) et Victoire ( Louise Chevillotte ). Nous voilà en présence d’ un triangle, propice aux intrigues, où le père de famille, notaire provincial, va exercer une pression autoritaire et se tromper, parfois, de porte la nuit tombante. Ce dernier, très finement joué par Swann Arlaud, va devoir composer, dans une nouvelle répartition des rôles, avec la maternité affectant la soubrette Céleste. Victoire, telle une femme moderne, va diriger les opérations tout en découvrant les aspects pratiques d’ une maternité via servante interposée. Magnifiques interprétations de ces deux femmes, que la caméra s’ attache à percer les intentions et les ressentis. Au-delà des dialogues, et des non-dits, cette réalisation sculpte avec délicatesse le lien naissant entre ces deux femmes aux antipodes, que l'instinct maternel rapproche et pas seulement….Le casting ajoute la maman acariâtre du notaire, Emmanuelle Devos, et la surprise jouissive qu’ elle confiera à son fils, dans un rôle très effacé. Scénario rigoureux qui réussit à nous surprendre agréablement…. !!**