Note moyenne
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André de Boisvaillant vit entouré de femmes, mais ce n'est pas pour autant qu'il arrive à les comprendre. Ce n'est pas non plus ce qu'il cherche et il a tendance à leur rendre la vie difficile. Un foyer où personne n'est comblé et qui va être encore plus bouleversé par un événement. Ce n'est pas une surprise, mais même s'il ne s'agit que d'un élément déclencheur, l'histoire est beaucoup trop lisible. Jérôme Bonnell n'arrive pas à capitaliser dessus avec des enjeux faibles et un récit d'émancipation féminine cousu de fil blanc. C'est tellement convenu que même les acteurs ont du mal à exister. Ils assurent l'essentiel même si leur performance est parfois trop théâtrale avec des réactions un peu gênantes. Bref, j'ai trouvé ce film plat et sans âme.
Film sympathique avec de très bons acteurs dans une ambiance 1900 ou les hommes de + bourgeois abusent de leur pouvoir. Mais le destin bascule lorsqu'un bébé arrive et la solidarité féminine prend le pas. Les décors et les costumes sont somptueux, la musique nous imprègne tout le long. La fin est un peu brutale et surprenante mais j'en ressors malgré tout conquis, j'ai passé un bon moment.
Avec La Condition, Jérôme Bonnell propose un drame d’époque intimiste, situé en 1908, qui s’attache moins aux grands événements qu’aux mouvements intérieurs de ses personnages. Le film s’inscrit dans une tradition du cinéma français attentive aux relations humaines, aux silences et aux tensions invisibles.
Le récit se construit autour de deux figures féminines : Céleste, jeune domestique, et Victoire, épouse bourgeoise. Deux femmes que tout oppose socialement, mais que le huis clos de la maison rapproche inévitablement. À travers cette cohabitation, Bonnell explore les rapports de classe, mais aussi les attentes pesant sur les femmes au début du XXᵉ siècle.
Victoire incarne en apparence le modèle attendu de l’épouse : discrète, dévouée, inscrite dans un cadre social rigide. Pourtant, le film s’attache à montrer les fissures de ce rôle, les doutes, les décalages entre ce qu’elle est et ce qu’elle devrait être. Face à elle, Céleste observe, apprend, mais développe aussi une forme d’autonomie, malgré sa position subalterne.
Le film repose sur cette tension entre proximité et distance. Les deux femmes partagent un espace, des gestes du quotidien, mais restent séparées par des codes implicites. Progressivement, les non-dits s’accumulent, les regards se chargent de sens, et les frontières sociales deviennent plus poreuses.
Swann Arlaud, Galatea Bellugi et Louise Chevillotte portent cette dynamique avec retenue, dans un jeu qui privilégie la nuance et l’intériorité.
Jérôme Bonnell adopte une mise en scène sobre, centrée sur les corps, les espaces et les rythmes du quotidien. Le décor — une maison bourgeoise — devient un espace clos, presque étouffant, où chaque déplacement, chaque interaction prend une dimension significative.
La Condition interroge ainsi la place des femmes dans une société codifiée, mais aussi la possibilité de s’en affranchir, même de manière discrète. Le film évite les démonstrations frontales pour privilégier une approche sensible, où les transformations passent par des infimes déplacements.
Un drame délicat et maîtrisé, qui explore avec finesse les rapports de domination, les attentes sociales et les zones d’émancipation possibles, dans un cadre historique précis
Le récit se construit autour de deux figures féminines : Céleste, jeune domestique, et Victoire, épouse bourgeoise. Deux femmes que tout oppose socialement, mais que le huis clos de la maison rapproche inévitablement. À travers cette cohabitation, Bonnell explore les rapports de classe, mais aussi les attentes pesant sur les femmes au début du XXᵉ siècle.
Victoire incarne en apparence le modèle attendu de l’épouse : discrète, dévouée, inscrite dans un cadre social rigide. Pourtant, le film s’attache à montrer les fissures de ce rôle, les doutes, les décalages entre ce qu’elle est et ce qu’elle devrait être. Face à elle, Céleste observe, apprend, mais développe aussi une forme d’autonomie, malgré sa position subalterne.
Le film repose sur cette tension entre proximité et distance. Les deux femmes partagent un espace, des gestes du quotidien, mais restent séparées par des codes implicites. Progressivement, les non-dits s’accumulent, les regards se chargent de sens, et les frontières sociales deviennent plus poreuses.
Swann Arlaud, Galatea Bellugi et Louise Chevillotte portent cette dynamique avec retenue, dans un jeu qui privilégie la nuance et l’intériorité.
Jérôme Bonnell adopte une mise en scène sobre, centrée sur les corps, les espaces et les rythmes du quotidien. Le décor — une maison bourgeoise — devient un espace clos, presque étouffant, où chaque déplacement, chaque interaction prend une dimension significative.
La Condition interroge ainsi la place des femmes dans une société codifiée, mais aussi la possibilité de s’en affranchir, même de manière discrète. Le film évite les démonstrations frontales pour privilégier une approche sensible, où les transformations passent par des infimes déplacements.
Un drame délicat et maîtrisé, qui explore avec finesse les rapports de domination, les attentes sociales et les zones d’émancipation possibles, dans un cadre historique précis
L A C O N D I T I O N . Bonne adaptation cinématographique du roman . Toujours ce méfier des notaires finalement. Trois étoiles et demie.
Voilà un film à costume dans l'air du temps !
Un peu trop : peu de surprises. Le notaire provincial du début du vingtième siècle est conforme à l'archétype habituel, les deux femmes vont éprouver une tendresse réciproque, conforme au concept novlanguien de sororité...
Cette tendresse se construit ici, au moins autant que dans la résistance au machisme, autour du sentiment maternel. J. Bonnel ne creuse sans doute pas assez pas assez cet aspect de l'histoire...
Un peu trop : peu de surprises. Le notaire provincial du début du vingtième siècle est conforme à l'archétype habituel, les deux femmes vont éprouver une tendresse réciproque, conforme au concept novlanguien de sororité...
Cette tendresse se construit ici, au moins autant que dans la résistance au machisme, autour du sentiment maternel. J. Bonnel ne creuse sans doute pas assez pas assez cet aspect de l'histoire...
Céleste est employée de maison chez Victoire et André. Au début du XXème siècle, les conventions sociales exigent de ce couple d’avoir un enfant qui ne vient pas. Lorsque la bonne tombe enceinte, un deal est trouvé pour sauver les apparences. L’histoire est très bien écrite, la réalisation est soignée. C’est un joli film.
Assez retors dans sa première partie pour décrire l'hypocrisie étouffante d'un milieu bourgeois étriqué, et c'est toujours un plaisir de voir Louise Chevillotte et Swann Arlaud, La Condition s'enlise un peu ensuite en racontant sans éclat une double émancipation féminine.
La conditon, est-ce celle que Victoire impose à son mari André après que ce dernier ait mis leur bonne Céleste enceinte ? Ou bien est-ce, plus généralement, la condition féminine dans la société française de 1908 ? Les deux évidemment. Rarement titre d'un film aura été aussi simple et percutant à la fois.
Bravo à Jérôme Bonnell d'avoir eu le courage de proposer une fin beaucoup plus positive que dans le roman de Léonor de Recondo (pour autant très beau aussi).
En revanche je n'ai pas accroché au personnage de la malade et tyrannique mère d'André, qui n'est pas dans le roman, et qui semble n'être au scénario du film que pour excuser la faute d'André, expliquer son errance et son comportement lamentable avec sa femme et son employée.
Autre léger bémol : à mon avis il manque une scène entre Victoire et Céleste pour que l'on comprenne mieux ce qu'il y a entre elles. Certes tout le film est dans la retenue et la suggestion, et c'est très beau, très bien filmé, d'ailleurs, avec une reconstitution de l'époque vraiment réussie. Mais enfin on a droit tout de même à une scène de viol et à une autre d'un rapport pénible, tandis que le lien existant entre Victoire et Céleste ne se concrétise jamais à l'écran. On dirait presque qu'il y a une crainte du réalisateur à filmer cet amour-là, c'est étonnant.
Bravo à Jérôme Bonnell d'avoir eu le courage de proposer une fin beaucoup plus positive que dans le roman de Léonor de Recondo (pour autant très beau aussi).
En revanche je n'ai pas accroché au personnage de la malade et tyrannique mère d'André, qui n'est pas dans le roman, et qui semble n'être au scénario du film que pour excuser la faute d'André, expliquer son errance et son comportement lamentable avec sa femme et son employée.
Autre léger bémol : à mon avis il manque une scène entre Victoire et Céleste pour que l'on comprenne mieux ce qu'il y a entre elles. Certes tout le film est dans la retenue et la suggestion, et c'est très beau, très bien filmé, d'ailleurs, avec une reconstitution de l'époque vraiment réussie. Mais enfin on a droit tout de même à une scène de viol et à une autre d'un rapport pénible, tandis que le lien existant entre Victoire et Céleste ne se concrétise jamais à l'écran. On dirait presque qu'il y a une crainte du réalisateur à filmer cet amour-là, c'est étonnant.
Dans les années 1900 , la bonne est soumise à son maître et subi ses avances sexuelles au gré d3 celui ci . Son épouse se refusant à lui . 1 enfant pointe son nez chez la bonne . On va le garder et en faire l’enfant du couple . Mais tout va changer quand les 2 femmes vont s’associer ……….
Magnifique, profondément touchant. Un de mes films préférés de 2025, il y a une vraie exploration des personnages, un développement nécessaire : aucun ne commence comme il termine. Cette exploration nous investi réellement en tant que spectateur, et l'on reste en haleine jusqu'à la toute fin. Le tout, sur le fond d'une réflexion sur l'émancipation de la femme, une sorte de lutte des classes et de lutte des sexes.
Disons que le fond n'est pas déplaisant, cette histoire de cette femme qui marié de "force" qui voit l'opportunité d'avoir un peu de liberté contre son mari. Juste les circonstances...
spoiler:
comme elle ne veut pas de lui, il va voir la bonne qui couche avec, qui va être enceinte, hop la femme après sa colère d'être trompé
va profité de cela pour pose LA condition pour améliorer sa situation vis à vis de son mari. Puis ce qui devait arriver arriva au final, pas de grosse surprise...J'ai vu arrivé tellement gros comme une maison la suite que cela m'a gâché la suite et les circonstances qui s'alignent... dommage sympa mais sans plus.
NOTE : 5/10
va profité de cela pour pose LA condition pour améliorer sa situation vis à vis de son mari. Puis ce qui devait arriver arriva au final, pas de grosse surprise...J'ai vu arrivé tellement gros comme une maison la suite que cela m'a gâché la suite et les circonstances qui s'alignent... dommage sympa mais sans plus.
NOTE : 5/10
De très belles images en clair-obscur dans un décor 1900 éclairé aux chandelles. Une actrice (Galatea Bellugi) et un acteur (Swan Arlaud) remarquables de finesse dans l'expression de leurs émotions pour interpréter ce drame des femmes dans la société machiste de la bourgeoisie provinciale début du XXème siècle. De non-dits en sous-entendus noyés dans les conventions, le scénario est bien construit et la mise en scène plaisante. A voir sans hésiter
Si les décors et costumes sont fidèlemen présentés, le film malgré le talent des acteurs, ne décolle jamais. La réalisation est trop explicative et un tantinet scolaire et manque de rythme, on attend qu'il se passe quelque chose mais il faut attendre une fin improbable et ambigüe
En Normandie, au début du 20ème siècle, les secrets et les tensions à l’intérieur d’une famille de notables. Sur une trame qui pourrait paraître sans surprise, le film intéresse immédiatement par sa finesse et sa profondeur psychologique. On sent l’influence de Maupassant, de Chabrol alliée à une modernité dans l’approche des personnages féminins, subtils.
La mise en scène est très délicate, les éclairages soignés, souvent à la bougie. Les acteurs sont excellents, Swann Arlaud bien sûr, mais tout particulièrement Louise Chevillotte, remarquable en bourgeoise de province, toute en intelligence et en maîtrise des affects. Un très bon film !
La mise en scène est très délicate, les éclairages soignés, souvent à la bougie. Les acteurs sont excellents, Swann Arlaud bien sûr, mais tout particulièrement Louise Chevillotte, remarquable en bourgeoise de province, toute en intelligence et en maîtrise des affects. Un très bon film !
J’adoré ce film pour le jeu de Swann Arlaud.
Le reste est hélas moins bon. Celeste joue bien, s’implique vraiment mais Victoire joue mal (dommage pour le 1e rôle..). Le sujet est mal écrit car trop schématique et militant. Les décors sont assez bien pour nous transmettre l’époque. Un peu partagée sur les textes et répliques (à vérifier..) pour le début du XXe.
Le reste est hélas moins bon. Celeste joue bien, s’implique vraiment mais Victoire joue mal (dommage pour le 1e rôle..). Le sujet est mal écrit car trop schématique et militant. Les décors sont assez bien pour nous transmettre l’époque. Un peu partagée sur les textes et répliques (à vérifier..) pour le début du XXe.
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