Note moyenne
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J'écris cette critique juste pour préciser que, contrairement à ce que signale Allociné, ce film n'est pas une comédie, sous aucun point de vue. Je suis entré voir ce film avec cette information et cela m'a beaucoup perturbé car j'ai attendu à ce que ce soit drôle et ce n'était pas du tout l'intention de l'auteur.
Un film tout en finesse, mené avec une grande délicatesse, qui évite les clichés pourtant nombreux sur les thématiques traitées. La photographie est magnifique, la tension permanente et ténue, et le résultat est une franche réussite.
excellent film, tant dans son scénario que dans le jeu des acteurs. une belle histoire. c est un des meilleurs films que j ai vu récemment.
Dans La Condition, Jérôme Bonnell met en scène avec une justesse remarquable la place assignée aux femmes au début des années 1900 et, par ricochet, tout ce que ces existences contenues disent encore de nous aujourd'hui (malheureusement). La mise en scène, à la fois discrète et précise, laisse affleurer une sensation dramatique profonde, sans jamais tomber dans l'emphase.
Le film raconte l'histoire de Céleste, jeune bonne au service de Victoire et André, en 1908. Mais c'est aussi, et peut-être surtout, l'histoire de Victoire : une femme incapable d'endosser le rôle d'épouse modèle qu'on attend d'elle. Deux femmes que tout oppose en apparence. Classe sociale, éducation, statut. Mais que la vie réunit sous le même toit, au coeur d'un monde régi par les conventions et les non-dits.
spoiler: Lorsque Céleste met au monde un enfant, Victoire entrevoit, à travers lui, la possibilité de garder auprès d'elle un amour qu'elle n'a jamais pu faire exister autrement. Les deux femmes choisissent alors d'élever l'enfant ensemble. Ce pacte intime, fragile et transgressif, devient peu à peu le terreau d'un lien plus profond. Un amour qui se construit en silence, dans les interstices d'une société qui ne leur laisse aucune place.
spoiler: Bonnell filme cette relation avec délicatesse : aucun geste n'est superflu, chaque regard pèse son poids de désir, de culpabilité et de liberté rêvée. La retenue du récit rend les éclats d'émotion d'autant plus bouleversants.
Au final, La Condition est un film d'une grande sensibilité, autant sur la maternité que sur l'émancipation, qui interroge la possibilité d'aimer autrement dans un monde corseté. Un excellent film : subtil, poignant, et durablement marquant.
Le film raconte l'histoire de Céleste, jeune bonne au service de Victoire et André, en 1908. Mais c'est aussi, et peut-être surtout, l'histoire de Victoire : une femme incapable d'endosser le rôle d'épouse modèle qu'on attend d'elle. Deux femmes que tout oppose en apparence. Classe sociale, éducation, statut. Mais que la vie réunit sous le même toit, au coeur d'un monde régi par les conventions et les non-dits.
spoiler: Lorsque Céleste met au monde un enfant, Victoire entrevoit, à travers lui, la possibilité de garder auprès d'elle un amour qu'elle n'a jamais pu faire exister autrement. Les deux femmes choisissent alors d'élever l'enfant ensemble. Ce pacte intime, fragile et transgressif, devient peu à peu le terreau d'un lien plus profond. Un amour qui se construit en silence, dans les interstices d'une société qui ne leur laisse aucune place.
spoiler: Bonnell filme cette relation avec délicatesse : aucun geste n'est superflu, chaque regard pèse son poids de désir, de culpabilité et de liberté rêvée. La retenue du récit rend les éclats d'émotion d'autant plus bouleversants.
Au final, La Condition est un film d'une grande sensibilité, autant sur la maternité que sur l'émancipation, qui interroge la possibilité d'aimer autrement dans un monde corseté. Un excellent film : subtil, poignant, et durablement marquant.
voila un film qui retrace bien les us et coutumes de l'époque , juste avant la première guerre mondiale. Trois personnages : un notaire évidemment vieille France, sa femme qui ne l'aime pas et une servante . Les personnages n'expriment pas ouvertement leurs sentiments mais la femme s'éloigne de plus en plus de sa mari, lui pose d'ailleurs un ultimatum et se rapproche de la servante. Grosse pesanteur puis dénouement final ou la femme part de chez elle avec "son enfant" et la servante la rejoint pour un départ au Canada.
Dommage à mon avis, qu'il y ait autant voire trop d'intriques entremêlées,, le film y aurait gagné à élaguer certaines parties du scénario.
J'ai aimé.
Dommage à mon avis, qu'il y ait autant voire trop d'intriques entremêlées,, le film y aurait gagné à élaguer certaines parties du scénario.
J'ai aimé.
Le pitch est simple et classique. Le bourgeois notaire viole sa plus jeune bonne, quand l'officielle épouse se refuse à lui.
Le scénario est issu d'un roman écrit récemment, et cela transpire légèrement, à savoir des comportements féminins modernes dont on peine à imaginer qu'ils arrivaient à bourgeonner dans un monde provincial empesé dans les conventions et les interdits de la religion catholique de l'époque (1908).
Dans ce huis clos, fait d'ombres et de lumières, seulement éclairé de rares bougies la nuit, Bonnell met en scène avec délicatesse et sans appuyer l'évolution du comportement de ses personnages. Le chassé-croisé des rencontres nocturnes est un théâtre d'ombre et de lumière plutôt bien réussi.
Arlaud incarne André, un patriarche faussement solide, héritier dépassé par les habitudes de sa classe dominante, sous l'emprise de sa mère grabataire - quelle présence de E. Devos mutique et castrante! Ce petit coq peine à s'imposer dans le poulailler rempli de femmes qu'est sa demeure.
On retrouve Bellugi dans le rôle de la naïve et fraiche Céleste, la bonne à tout faire, y compris à s'émanciper! On mettra en parallèle son rôle d'institutrice délurée dans le film L'engloutie, situé aussi dans les années 1900, qui sort simultanément sur les écrans. Même époque, des milieux aux antipodes, mais une domination masculine identique.
Louise Chevillotte dans le rôle de la maitresse de maison, effacée mais aussi dressée dès sa jeunesse, peine plus à convaincre.
Le scénario esquisse un début de libération, puis de complicité féminine, qui semble naturelle avec nos yeux d'aujourd'hui, mais que l'on peine un peu à croire si l'on revient un siècle en arrière. Quant à la conclusion finale, elle échappe complètement du cadre subtil et en demi-teinte, que la réalisation a préservé et bien réussi à maintenir dans le chassé-croisé de cette grande demeure normande.
cinéma - décembre 2025
Le scénario est issu d'un roman écrit récemment, et cela transpire légèrement, à savoir des comportements féminins modernes dont on peine à imaginer qu'ils arrivaient à bourgeonner dans un monde provincial empesé dans les conventions et les interdits de la religion catholique de l'époque (1908).
Dans ce huis clos, fait d'ombres et de lumières, seulement éclairé de rares bougies la nuit, Bonnell met en scène avec délicatesse et sans appuyer l'évolution du comportement de ses personnages. Le chassé-croisé des rencontres nocturnes est un théâtre d'ombre et de lumière plutôt bien réussi.
Arlaud incarne André, un patriarche faussement solide, héritier dépassé par les habitudes de sa classe dominante, sous l'emprise de sa mère grabataire - quelle présence de E. Devos mutique et castrante! Ce petit coq peine à s'imposer dans le poulailler rempli de femmes qu'est sa demeure.
On retrouve Bellugi dans le rôle de la naïve et fraiche Céleste, la bonne à tout faire, y compris à s'émanciper! On mettra en parallèle son rôle d'institutrice délurée dans le film L'engloutie, situé aussi dans les années 1900, qui sort simultanément sur les écrans. Même époque, des milieux aux antipodes, mais une domination masculine identique.
Louise Chevillotte dans le rôle de la maitresse de maison, effacée mais aussi dressée dès sa jeunesse, peine plus à convaincre.
Le scénario esquisse un début de libération, puis de complicité féminine, qui semble naturelle avec nos yeux d'aujourd'hui, mais que l'on peine un peu à croire si l'on revient un siècle en arrière. Quant à la conclusion finale, elle échappe complètement du cadre subtil et en demi-teinte, que la réalisation a préservé et bien réussi à maintenir dans le chassé-croisé de cette grande demeure normande.
cinéma - décembre 2025
Un film féminin et d'un féministe délicat sur deux femmes de conditions sociales très différentes qui les enferment de façon égale cependant. Acteurs formidable avec Swann Arlaud en homme désemparé et abuseur, et Emmanuelle Devos inattendue en vieille femme handicapée et caustique. Implacable envers la grande bourgeoisie. Une belle mise en scène avec de jolis éclairages à la bougie.
Film d'une grande finesse psychologique et magistralement interprété. Swann Arlaud excelle dans ce rôle de fils, mari et père torturé intérieurement, sans comprendre ce qui lui arrive. Louise Chevillote interprète avec finesse ces femmes qui sont sous l'emprise des contraintes éducatives et sociales de l'époque. Galatea Bellugi parait éteinte, comme lui demandent ses Maitres, mais on sent dans son interprétation la capacité de s'en sortir de cette jeune servante. Quant à Emmanuelle Devos, elle éclaire l'intrigue psychologique par le raffinement de son indifférence malveillante. Le rythme est bon, les décors et détails cinématographiques léchés.
Le meilleur film de 2025 à mon goût, d'une beauté et d'une finesse rares. L'interprétation est exceptionnelle, le style sobre. Une mention spéciale à Emmanuelle Devos.
Super Galatea comme d’hab. Alors même que le film et son sujet me paraissaient entendus et si souvent exploités, je me retrouve avec un film très sensible et d’une modernité surprenante. Avec des dialogues vraiment ciselés comme il faut.
J'ai trouvé dans ce film les qualités littéraires de Maupassant : simplicité élégante et précisions dans les âmes humaines. Ce film est un petit chez d'oeuvre. Un drame à huis clos dans une maison bourgeoise, brillamment mis en images, et porté par les interprétations exceptionnelles de Louise Chevillotte, Galatéa Bellugi et Swann Arlaud.
La condition : un film tout à la fois sur la condition sociale, sur la condition féminine, et au-delà sur notre commune condition .
Grande justesse des personnages dans leur complexité et leurs dilemnes, tous parfaitement interprétés. Quant à histoire, on ne la lache pas.
Au total, un film à ne pas manquer.
Grande justesse des personnages dans leur complexité et leurs dilemnes, tous parfaitement interprétés. Quant à histoire, on ne la lache pas.
Au total, un film à ne pas manquer.
Une douce ambiance amer pour ce trio à la trame improbable et pourtant ...
Un déroulement surprenant à la fois tendre et cruel où la femme y trouve son "mot à dire", Emmanuelle Devos y a des petites apparitions, régulières malgré tout, qui lui donnent une "grande place" .
Des rôles tous bien joués, bien menés, une dynamique un peu trop répétitive malgré tout
Un déroulement surprenant à la fois tendre et cruel où la femme y trouve son "mot à dire", Emmanuelle Devos y a des petites apparitions, régulières malgré tout, qui lui donnent une "grande place" .
Des rôles tous bien joués, bien menés, une dynamique un peu trop répétitive malgré tout
Un film très bien construit. L’histoire nous emporte. Toutefois très académique et didactique. Le regard d’aujourd’hui posé sur une époque lointaine est instructif, mais finalement pas si subtil ou artistique.
Un assez joli duo de personnages féminins que tout sépare à priori , et qui pourtant se rapprochent et se rapprochent encore envers et contre un marie/patron abusif.
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